Du vote utile…

Et revoilà le vote utile, le PS est finalement aussi sournois que l’UMP dans sa logique de la peur :

http://www.liberation.fr/rebonds/234542.FR.php?mode=PRINTERFRIENDLY

À cela, une réponse :

http://www.leplanb.org/page.php?sommaire=6#sommaire

« Comment le PS a réformé les services publics. »

Outre la peur d’avoir l’un des deux fascistes (raison qui empêche certains maires de gauche de donner leur signature pour José Bové) il y a aussi un débat dans les collectifs sur le fait de savoir s’il faut appeler à voter Royal au 2nd tour…

Et j’ajoute, comme j’ai tenté de l’expliquer dans le collectif d’Aubenas ce soir :

Dans les deux cas, cela renvoie exactement aux mêmes responsabilités (!) que ce que nous avons eu en 2002 :

Le PS nous a insultés en n’écoutant pas les raisons pour lesquelles nous avons désavoué Jospin, et tente de nous faire peur avec le vote utile. C’est une manipulation de sa part qui en dit long sur le fait qu’il n’a fondamentalement pas changé :

Nous n’avons pas à céder à cette pression pour une raison toute simple : si le peuple de gauche est « majoritaire » en voix en France (moins celles de Lepen), il n’a aucune raison de voter à reculons pour avoir un seul candidat qui ne le représente pas. N’oublions pas que le président ne peut rien sans un gouvernement qui lui ne peut rien sans… Un parlement ! Le vote utile fera que pour les législatives, nos voix, nos valeurs ne seront pas comptabilisées et que donc, le PS se retrouvera majoritaire à l’Assemblée Nationale parce qu’il s’appuiera sur le premier tour des présidentielles pour imposer ses candidats.

Mobiliser les gens uniquement autour des présidentielles, en essayant sous la pression de les faire voter utile, c’est les démobiliser pour les législatives alors que c’est là que se jouent les vrais enjeux, les lois des vraies réformes !

Si le peuple de gauche n’avait pas déserté les urnes aux législatives de 2002, nous n’en serions pas là. Le vrai problème de 2002 n’a pas été le choix entre Chriac et Lepen, le vrai problème de 2002 a été une majorité écrasante d’un seul parti à l’assemblée ! Où était le « peuple de gauche » qui était dans les rues entre les deux tours quand il a fallu élire ceux qui votent les lois ?

Ce point est crucial : l’UMP s’est assis avec un affront d’airain sur la démocratie parce qu’il avait la majorité à l’Assemblée Nationale, il n’était même pas utile de discuter une loi… Elle était là la dictature. Quelle place et quel respect pour les autres tendances du pays ? « Aucune, fallait voter pour les députés bande de cons ! »

Scénario du « pire » : si nous avons le choix entre Sarkozy et Lepen à l’issue du premier tour, Sarkozy sera président. Nous n’aurons que faire de lui : Il faut rester mobilisé aux législatives qu’aux présidentielles, le parlement pourra quand même être majoritairement à gauche, avec un pourcentage de 15 % ou plus de la vraie gauche… Que pourra faire Sarkozy ? ben il ne pourra rien faire ! D’autant qu’il aura au moins 15 % d’UDF !

Le scénario que veulent faire aux Français le PS et l’UMP c’est : démobilisez-vous et votez utile aux présidentielles… Exit les législatives… Et là, il ne nous restera que la rue…

Non seulement on veut nous voler le premier tour, mais surtout, on veut nous voler le 3e tour, celui où on transforme l’essai.

Il n’y a pas de raison d’avoir peur !

Si Ségolène veut nos voix, il faudra qu’elle fasse amende honorable pour le mépris que le PS a eu en signant les traités européens de libéralisation des services publics, pour le mépris qu’il a eu par son autisme face aux raisons pour lesquelles Jospin a été désavoué, et enfin, pour le mépris qu’il a eu face à notre refus d’une Europe marchande (et pas de l’Europe comme il a eu le culot de dire)…

À bon entendeur…