Pas votant s’abstenir de la ramener !

Passés les premiers haut-le-cœur, il faut bien souffler un peu et essayer de faire le bilan.

On savait déjà le cynisme de la nouvelle « droite décomplexée », celle qui n’hésite plus à s’identifier à la « France qui avait choisi le camp des vainqueurs », celle des élites et des parvenus populisant leurs discours pour récolter les voix des poujadistes et des médiocres, amers recalés pour n’avoir pas travaillé à l’école (ce sera d’ailleurs l’objet d’une longue note dans quelques jours).

On savait le parti socialiste autiste et ne sachant plus quelle direction prendre pour se raccrocher à un train, quel qu’il soit, « libéral démocrate », « social-démocrate » ou « centre gauche », enfin tout et son contraire, mais sans rien comprendre et sans rien entendre d’autres que ses gargouillements intestins.

On se « réjouissait », d’une certaine façon, de l’agonie d’un PC totalement hors circuit, et de son corollaire de syndicalisme vieille garde, celui des fonctionnaires qui se syndiquent pour obtenir qui une mutation, qui un changement de statut, qui telle ou telle bonification… En espérant que la majorité des fonctionnaires reprendrait la parole et le combat pour proposer des services publics rénovés et modernes.

On savait la France globalement à droite quand il faut faire, et presque à gauche quand il faut parler…

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Avec la répétition du je-m’en-foutisme de 2002, on sait finalement que ceux qui tendent le cou et froncent les sourcils pour défendre « la gauche », le « social » et « l’état républicain » sont majoritairement des larves de droites complexées et des hypocrites : au fond, ils sont bien d’accord avec la « droite décomplexée » et lui laisse faire le sale boulot, pour pouvoir rester dans leur posture de bobos privilégiés, et se réclamer, se déclamer,« en lutte », mais seulement dans les heures ouvrées…

Lorsque le gouvernement scélérat et sa chambre d’enregistrement passive, tous deux parfaitement légitimes, démantèleront un à un les derniers pans de ce qu’il restait de l’état, ce « peuple de gauche » égoïste descendra dans la rue contester les mesures contre lesquelles il n’a pas voté. Je ne pleurerai pas et je regarderai ailleurs quand ils tomberont à genou sous les coups des forces « de répression » :

Vous n’aviez qu’à voter.