Gestation d’une société coopérative…

Lorsque je rédigeais les statuts de la SCIC que nous voulions alors créer en 2007, je le faisais en inscrivant noir sur blanc le fil de ce en quoi je crois, ce qui fait sens dans ma vie. Les nombreux débats que nous avions eus à l’époque m’avaient amené à formuler le préambule, la charte et les statuts du projet en y formulant ce qui me paraît être aujourd’hui le seul modèle économique valable pour toute action de création, de développement, de production et de commercialisation de biens et de services.

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Extraits :

« CHARTE du Projet

(…)
Cette charte prend en compte l’ensemble des besoins et des liens qui tissent un territoire, son patrimoine, ses acteurs de développement et ses résidents. Ces engagements s’inscrivent dans un projet de vie (développement ?) durable et d’aménagement du territoire.

L’ensemble des adhérents/sociétaires se fixent comme objectifs les points suivants : respect de l’environnement, qualité des produits, qualité des services, action collective, soutien à l’agriculture paysanne.

La démarche comporte plusieurs approches :

Approche sociale :
Recréer, développer et soutenir les échanges et les concertations entre le milieu agricole, les autres acteurs de développement et les consommateurs (particuliers, collectivités) dans une démarche de proximité visant à renforcer notamment un tissu rural local. Garantir le respect des droits élémentaires et fondamentaux de la personne, refus de l’exploitation des producteurs, respect des droits sociaux du travail (repos hebdomadaire, hygiène, sécurité et santé) et de la protection des enfants dans le travail…,

Approche économique :
L’objectif est de développer des filières de proximité créatrices d’emploi (en favorisant un partage équitable de la valeur ajoutée et une juste rémunération des opérateurs). Pratiquer une politique commerciale de « prix minimum garanti » permettant une juste rémunération des producteurs et des salariés pour subvenir décemment à leurs besoins et à ceux de leurs familles, et s’inscrivant dans un objectif de rentabilité économique de l’activité de production.

Approche territoriale et environnementale :
De nombreuses initiatives sont apparues localement afin de travailler au développement d’une agriculture durable, respectueuse de l’environnement (respect de l’eau, des sols, des paysages). La coopérative s’engage à soutenir ces démarches et favoriser la création de nouvelles activités complémentaires.

Approche éducative :
Volonté de sensibiliser les élus, les gestionnaires, les producteurs et les consommateurs sur les relations entre les modes de production et de consommation des produits alimentaires et de consommation courante, y compris en restauration collective, dans le milieu scolaire, auprès des enseignants et des parents d’élèves…

Les différents acteurs s’engagent à soutenir, par leurs choix de consommation, un cahier des charges commun visant aux objectifs suivants :

Dans le domaine agricole (production, transformation, distribution) :
• Mode de production exempt de tout produit chimique de synthèse (pesticides, engrais de synthèse),
• Maintien de la fertilité des sols par des méthodes écologiques : rotation des cultures, utilisation d’engrais verts,…,
• Diversification des productions sur les domaines.
• Participation au sauvetage du patrimoine génétique et à la défense de la semence fermière.
• Exclusion totale, à tous les niveaux des filières, des OGM (Organismes Génétiquement Modifiés),
• Respect du bien-être animal
• Maintien d’un lien au sol pour l’alimentation animale,
• Liaison au sol de l’élevage obligatoire, les surfaces doivent permettre un accès au plein air des animaux et assurer tout ou partie de leur alimentation et de l’épandage de leurs déjections.
• Protection de l’environnement des domaines en rétablissant les équilibres écologiques (haies, protection de la faune et de la flore…).
• Promotion de la transformation à la ferme et des formes de commercialisation qui responsabilisent producteurs et consommateurs et induisent une dynamique sociale (exemple : fixation des prix).

Dans le domaine environnemental et des énergies :
• Réduction des déchets et de la consommation énergétiques à toutes les étapes de production, de transformation et de transport.
• Promotion de la revalorisation des déchets, notamment par la cogénération.
• Privilégier la proximité pour les ventes afin d’éviter au maximum les pollutions des transports et favoriser le dialogue entre producteurs, consommateurs, transformateurs et distributeurs.

Dans le domaine social :
• Privilégier les domaines à dimension humaine, source de main-d’œuvre, où chacun peut conserver sa dignité et trouver son épanouissement.
• Refus de tout système commercial qui pratique la politique de l’écrasement des prix.
• Création de liens entre les consommateurs et les producteurs par l’organisation de rencontres, visites, dégustations.
• Promotion des productions et transformations locales et artisanales respectueuses de l’environnement.
• Actions sociales et interventions pour encourager et développer les initiatives publiques ou privées répondant aux mêmes objectifs.

Mode d’action :

L’ensemble de ces approches se réaliseront sous la forme d’actions complémentaires :

A — Un « point de vente coopératif » de type coopérative de distribution de produits (biologiques, écologiques ou respectueux de l’environnement), provenant soit du plateau ardéchois, soit des zones géographiques les plus proches si les produits ne sont pas disponibles sur le plateau.
Ce point de vente distribuera de manière plus générale des produits courants (épicerie, produits nettoyant etc.) issus de filières respectueuses de l’environnement.

(…)

B — Un système de soutien à la transformation coopérative visant à regrouper, soutenir et cofinancer les groupements de producteurs adhérents souhaitant créer des ateliers de transformation.

(…)

C — Un système de soutien à la distribution équitable de type « circuits courts » favorables aux producteurs et aux consommateurs :
« Paniers maraîchers » en livraison régulière directe par les producteurs adhérents de la SCIC (selon des contrats avec les consommateurs adhérents),
« Groupement d’achat » qui pourra proposer des commandes collectives en gros ou demi-gros pour les produits de producteurs paysans ou artisanaux non locaux.

(…)

D — Des « services coopératifs » visant à permettre des échanges solidaires :

Ces services organisés dans le cadre de la coopérative, avec éventuellement le soutien des moyens de la coopérative, consisteront en l’organisation et à la mise en œuvre d’une partie des actions de la société coopératives, ainsi que d’autres services d’échange entre les adhérents de la coopérative.
Ces services pourront être valorisés par l’attribution de parts dans la société, ou permettront de bénéficier d’une réciprocité de la part d’autres coopérateurs. »

Thinking different, and stepping aside.

Recently, we’ve lost a very important part of our business with Apple.

Losing business is a very common thing in a professional life, isn’t it?

Well sure, but after a few months out of this business, I need to share some thoughts, and when I hear the news around Apple, and some of the recent developments in the chinese factories, I’m not surprised. I’ve kept this note inside for months now, but as I have decided to drastically change the course of my life, I feel now is the time to say one or two things about it.

I will not go through the whole story, but it’s started like this: About ten years ago, I sent a resume to Apple in the hope of getting a contact. A few months later, I was indeed contacted. They were looking for an independent contractor to do some localizing jobs, and more, without going through their regional representative at the time: Apple France. I started of this way and the job was really interesting, and I was so proud to be a tiny little part of it (and I’m still proud of what I did).

I soon started to realize that though I was kind of living a dream becoming true, the internecine quarrels in the company appeared to be a major threat to the objectives that we were given. Over the years, beyond my own errors and adaptations, I understood that the main reasons that sometime prevented me from delivering, or that prevented us all from doing a better job — we could actually do much better — couldn’t be solved because of interpersonal problems between some managers on a higher level, with their respective influence and networks, and that I should just « do what I’m told to do » and only just that. These tensions could be extremely high and violent…

Still, I’m a creative person, and I got so frustrated to have interesting and valuable solutions to offer, and not being able to use them, that I finally bought a ticket, went to Cupertino and asked to present what I thought could provide a major improvement in the workflow. To sum-up, the tool I built was an online relationship database that provided a centralized, multilingual working environment with consistent tools for localizers with Translation Memories, contextual help, accuracy checking of data etc.

The tool could actually save all teams a tremendous amount of time by streamlining and drastically reducing repeating unproductive manipulation processes, by providing a relevant contextual translation memory so we could improve translations consistency, and an adequate validation process… It was directly adapted from the existing tools used at the time so the data and the online deployment was just a matter of days (for dozens of thousands of records) and the training of personal reduced to almost nothing.

I just got a « very interesting » from my direct manager, who perfectly knew it was pointless to begin talking to higher level because of the war of chiefs higher. The ideas of improvements that came from us doers were fine, but that was it. I admit I felt quite demobilized and it took time for me to recover from this event.

Unexpectedly, six years after that, I was asked to come to a presentation of a tool that all localizers for Apple like us should start using, and most of it’s features were in the tools I presented back then. Now I don’t claim to be the owner of these ideas, I just mean that any manager who would have been careful and actually concerned about making the job better, instead of playing power games and career, protecting friends, would have called the actual workers to discuss, and these ideas would have come up, and maybe been implemented at the time. I have to say that one did try to do that, but he wasn’t the power guy.

Over the years, our activity evolved and the majority of our business slipped from a regular workflow for Apple US to timely jobs for Apple EU that were relating to new products sales training and support. As these jobs were mainly related to the release of new products, there were periods with little if no activity, and periods with a lot of work to do. At the beginning, it was still possible to maintain a little team by saving in peak times, taking on other customers, and scrapping the barrels in draught time, but the flow got more and more hieratic, going from long periods with nothing, no information, no words, no contacts, to dense moments of frantic and hectic workflows. And over the years, it kept getting worse, and worse.

We were asked to be able to do more when it was pouring, to have even more availability, but when we started to explain that for that we should at least get a little very minimal regular flow to keep a minimal team, it was like if we asked a favor, an unacceptable request, and it was clearly expressed then that there should never be any discussion again. So we did our best to deliver while the situation got worse and worse: jobs provided to us were more and more badly shaped, unfinished, with errors, and we had less and less time to deliver.

Furthermore, the payments from Apple were as hieratic as the jobs, and a multibillion Inc. could lose the few k€ purchase orders into the wild of it’s SAP system, and delay payments by months for unknown reasons. Of course, when you deal with such big guys, you ought to pretend being unaffected, even if sometime you had bailiffs at the door because during all these months you paid your workers and the taxes… You should only talk about the subject when offered to, or with the tone of a slave feeling sorry for asking his pittance.

We had to be there, any time, any day.

All these years I have been a dedicated worker, carefully scrutinizing his mailbox for very expected but unplanned jobs that could come any day, any time… I was there 365 days, with an eye constantly on my laptop, not even going to pick up my kids to school without my laptop. Sometime it was the dry season, a dry season that could last several weeks, twice it even lasted several months, and ironically, it was the extreme delays in the payments that saved us at the time. Other times it rained, and unexpectedly, it sometime even poured, flooding everything so badly. But that was part of the unwritten deal: take it or leave it.

So I took it. When you have a job that you like, for the Inc. that creates the products you like, well, it could be worse. At least I had some work, and though my conscience started to hitch, I was a real and faithful IRL representative of this distinctive brand, on a personal and professional level, I have always been advocating and demonstrating the quality of it’s products. And my feelings about the products hasn’t changed, but I now believe that there are less and less people within the company that actually still cary the spirit, in particular in the EU zone…

But let’s go back to the working conditions.

Of course, when you’re twenty and thirty you can manage to have a bunch of sleepless days in row, and some weeks where you only sleep three or four hours a day, even less. But with time this is becoming harder and harder. And the rest of your life, loads the bill a bit more every time. The good side of it is that I quit smoking, drastically reduced to a few drinks… By chance, I like a bit of exercise and swimming, and chopping 15 tons of wood for heating, plus a bit of construction work for the house, kept me in good shape so I still manage to deal with this.

Still, came a day when the pressure got so high that after weeks of intense work and being bashed and bashed again, I asked myself : « what should I do more, drawn my kids to have more time, to be more available? » and the hitch started becoming a bruise.

With it’s tremendous success — an internal private joke at the time said « no longer a non profit company » —, Apple faces more issues regarding quality, secrecy, organization issues etc. It’s only fair that with the raise of business, even with a better quality ratio, if any, there can be more problems in numbers. Still, for people like me, who faithfully and constantly worked and gave their best over the years, it’s no surprise and some errors we see when they get out are revealing issues that are far beyond the percentage. We know these issues because they hurt us. I bet there is still quite a number of people within Apple that still have the spirit and are disappointed by this situation.

Too much control on business, too many individuals pursuing a career, too much MBA management, less and less respect for people, less and less spirit. And it’s not the Open community that will challenge this statement. Where’s the creative company that in it’s unforgettable early eighty’s ad stood-up against big B? It’s rather ironical to see multinational companies, whose leaders regularly slash public structures and the inertia of their so called bureaucracy, suffering from similar structural problems (I personally believe that it’s a side effect of the power of the MBA era, just like for instance in France there was an ENA and Polytechnique side effect in the conduct of the state)…

I can illustrate this by this drama, after several months (!) without any job and communication:

Us: We are not receiving work anymore, any problem?
EU manager: Silence.

We wait several weeks, there’s a big product coming and it’s not the first long draught…

Us (to US manager: You said you were very satisfied with our business but we’re no longer receiving anything. What’s wrong?
US manager: They don’t want to work with you anymore.

The simple way of how we learned that we would no longer have business with Apple speaks for itself — we’re talking here about a business that is sustaining about a dozen of persons, so it’s not just a side job for the european team we are.

Breathing.

Strangely, the distress of loosing this business comes with a kind of relief: for 10 years I’ve lived with the constant tension of having a business, having to deal with being a very small business manager, with it’s constrains, responsibilities, furthermore when you have employees and you want to offer them a decent job, a decent salary, decent conditions. I like assuming this job, but not under such condition in subcontracting.

Living with the constant threat of loss of business is also part of business life, and as a business owner and manager, you try your best to develop, be better, be creative, learn from your mistakes, and it’s frustrating to see on the other side that it’s not going anywhere, simply because of the absence of spirit. Over the last 5 years, the pressure kept rising every month, with an irregular workflow, jobs sent to us being more and more inconsistent, full of approximations, unfinished, workflow unmanaged, badly organized, literally speaking « puttered about ».

While we grew in learning, being curious, being reactive, being proactive and our performance grew, we more and more had to deal with career minded individuals giving orders they understood less and less, maybe obsessed by their short term figures, we had to fix issues that were not our responsibility, and yes, rarely, some time we almost failed, but it was like asking us to run a marathon at the pace of the 100 meters while being more and more tripped up by our own side. It felt like starting a game with fixed rules, then seeing them constantly changed by them along the path with a scornful attitude, saying « take it or leave it »…

For years I’ve lived with this pressure, with this impossibility of having a simple dialogue on the content, where I could make translation propositions to the regional managers, not a single exchange on the way the business was going, on how to fix issues, come to mutual agreement. Over the years, we accumulated a very deep understanding of the workflows, the processes, the issues, and a fair experience on how these problems could be solved. Not a single time were we invited to share this experience with them, and when we did ask for a better dialogue, we have not only been opposed a straightforward « no discussion » but been somehow sacked…

A year ago, when the amount of job coming in was discussed with US Inc., we’ve been told that our business, dedication and quality was really much appreciated, and that other departments were willing to work with us, but risk managers said that they couldn’t give us more jobs as we would then rely too much on their business…

But it’s the very inner quality, or should say, inconsistency of the workflows and their lack of management that were actually creating the risk: the level of quality and the total absence of planning of these workflows (you had to be literally waiting behind your desk and start any incoming job right away for faster and faster delivery) that was the risk itself: it was impossible to have other customers… Whatever you planned, jobs, meetings, business travels, and I’m not even talking about personal needs like health, family or whatever… everything had to be dropped right away. It happened that when I had to rush to hospital, or I had to take my kid to medical care… I had to delay because a job came in…

This structural risk situation described by the risk managers was maintained by the so called managers on lower levels due to their inability to organize and improve their workflow, or maybe even worse, their total absence of care regarding a simple decent and fair business relationship.

Needless to say, keeping employees under such conditions becomes rapidly impossible so you end-up alone because the law, and a minimal sense of morality, doesn’t allow you to ask such things to your employees: the orders given to you to deliver, that is subcontracting or outsourcing, that’s passing problem to next level bellow until no one in the beautiful and shiny Inc. gets dirty hands. This way you’re the one who gets the responsibility to set up the workflow in such a way that it is simply impossible to comply with the decent working conditions if you want to deliver in time.

It’s not always like this of course, but beyond the nice and shiny great image, with it’s internal ruling documents such as « The way we do business », the reality is more like this:

The manager gets the jobs on monday, it stays around in it’s mail box until thursday afternoon he/she realizes that it has to be localized and returned to regional PM for review next monday. The time for he/she to ask for a bid, then send out the job, it’s friday 4PM…
Beyond the volume and technicality of the work requiring a bit of time, say normally 4 days for example so it was originally fine in the first place, and a lot of care and concentration than just a few hours, the job has inconsistencies, and errors, some of them might even impact the possibility to execute the order. But when you are digging deep into it, he/she is gone for the WE and will not reply to our email and phones calls until monday morning delivery day.

So not only you had to wait behind your desk for weeks sometimes (without ANY information at all, supposedly because of the secrecy thing you know), not only sometime the type of work requires resources you don’t have because the product is not out yet, or is just coming out so no one except some happy fews within Apple has even the product, but you’re supposed to know what they don’t know themselves, and you are bound to fix the issues that the one who gives the order should have fixed before sending out the job to you… As you want to deliver, and have to prove you can, even after ten years of total dedication, you spend the whole WE discussing with partners, doing more work and research to come up with a good job, that he or she doesn’t even had a clue about.

Acceptance…
How long can you accept this?

Now, you can accept this because you believe that in the long run, managers would appreciate the quality of your work (and they do) your dedication (and they do), your ability to react and deliver (and they do) and perhaps they will finally start to discus with you and leverage on your experience to optimize workflow and fix issues, but that, they don’t. Because they don’t stay long enough, because they don’t actually know what the job is about, because they have a career to manage, and the very short term results they get by putting more pressure on you is enough in their report figures to get a little higher in the inner political system of Apple. Because however valuable is your experience, you’re not big enough to play the power game in the big managers’ courtyard.

And you should not try to come up with solutions you have, when you were not asked to, because you might be sacked, as by doing so, you’re pointing their workflow is not good enough and hence, you’re showing everybody that they are not at their best doing their job.
Simple, isn’t it?

Stress, what will be left of us when we die?

I wrote a few years ago a note on this site that concluded « à qui le tour ? — who’s next?

I’m going to be forty, and over the last years, I have seen my two wedding witness die of cancer in their early fifties, other members of my family, some of my neighbors, some relatives… And we’re all watching this plague gradually eating more and more young people, even kids. It’s spreading, along with fertility problems, miscarriage, malformation…

At this rate, the first children of those born before the 50s will pass away before their parents! So what’s going on?

The world was already wild and unfair enough to the new borns and the innocents, but our parents managed to create an insane system that rises inequities to a level never before achieved, a system that extends war — once a timely evil event that luckily could be unknown to some generations — up to the very simple and daily aspects of our lives trough economical war with it’s so called free market and the massive universal betrayal of it.
As if this wasn’t enough, for the same purpose, they’ve poisoned all our environment so badly that in some countries, it is recommended to women to throw away colostrum as it concentrates heavy metals sometime along with pesticides.

Who can think this is a responsible behavior?

But let’s go back to Apple and it’s human and social responsibility. I have to say that I think the misbehavior that I’m describing here is probably limited and not so frequent within the corporate structure of Apple. Perhaps top managers don’t even know it exists, or at least, set-up rules so that this remains limited. Maybe. Though I have counter examples of it, I’ve been surprised by the difference in the way outsourcing business is conducted with contractors, by the US. Inc and by it’s EU representative.

Apple invested a lot and built it’s distinctive identity on a « different » positioning, a « different » behavior, a « different » attitude on it’s market… I believe EU management is benefiting too much on an image it doesn’t contribute to build, if it doesn’t contribute in reducing it.
It seems to me that for part of the EU management, the rule regarding contractors like us is « keep them thirsty, so they’ll always take the water however poor it is », hence the long period of drought etc. That’s the only consideration they have.

I may be a bit naive, but I think It’s about time for some ass kicking, or to put it differently, time for some managers to grow up and act like responsible adults.

As bad as doing it on purpose, if it wasn’t voluntarily, then not knowing or not taking into consideration the actual human and social consequences of keeping workers into such constrains is simply unacceptable, against any basic notion of ethics. It’s not only wrong, it’s not only bad for the image, it’s unacceptable from a company that publicly claims it’s responsible behavior. Of course, those in charge of polishing and communicating on the « social responsibility » of the company can always argue that this misbehaving is caused by a limited number of individuals, but in a company, whatever the size is, the chain of commandment goes with the chain of responsibility.

I’ve never been a big boss, at the best I only had three permanent employees with a handful of independent workers, but I’ve always participated in the production, and always spent time examining the workflows, discussing it, optimizing it. And I have always assumed my responsibilities and the orders I’ve given. As « important managers » as they are, whatever business school they’ve been through, the vast majority of these so called « managers » have never had to assume the legal and ethical responsibility of their orders, not to mention that they don’t even have a clue about the reality of creating and assuming a business, from scrap… They have a lot of expertise in some aspect of management, but surely have no clue of the greater vision, the global view, the stakes : what managing a business is.

When the orders are so bad, when the orders are more and more inadequately shaped with regards to the final objectives, putting human beings in dead ends and without the possibility to take their situation in hand, when these orders are accompanied by a scornful attitude, when these orders are burning individuals without the possibility to get any form of recognition, when those who give the orders don’t have a clue on how the orders are executed, no wonder terrible consequences arise.

A Chinese factory worker, a European localizer, an Apple manager, all share the same thing: they are human beings that deserve a decent treatment and respect for the work they do. A human being is a human being. No one on this planet is worth more than another one.

Now, who should assume the mess?

Going back to the sense of this note.

Perhaps I should go with the « suicidal trend » (declaration by the scornful CEO of Orange when some of his employees started to commit suicide) and express my distress this way.

Living under such pressure in a professional environment, moreover when you personally involve yourself, is only working as long as you accept it. I accepted it in the hope of getting some recognition — and I’m not talking here about money, wealth — years after years, facing burn out and other associated health problems till I got to the point were I thought this might cause a cancer, for cancer is mostly generated by constant stress exercised by the environment on cells and tissues (drugs, irritation, burns, high energy radiations etc.).

I’ve always told my family and kids that if any day something should happen to me, heart failure, deep depression, even suicide, they should go after those who are giving the orders.

Over the last years, the pressure was so high and it was so impossible to change it that I started telling myself: « this has to stop, cause you’re surely growing yourself a cancer with so much stress ». I was burnt out more than once and I should have let this go before. Because I wasn’t the only one in the boat — being part of an international team spread all over Europe, some are even now true friends — I always kept all this inside to prevent furious retaliation from a company that cannot stand any critics… If I started to raise the issues on a higher level in Apple, then slaps could come from any side, and we wouldn’t even know about it.

I didn’t want my voice to impact my friends’ business.

Now, today, I can say I don’t feel « successful », I can even say « I’m a loser“.

But I can’t help feeling relieved, and somehow sometime even positive. And it’s easy to explain:

Things could be worse: I’m not a little chain worker in the country that some call « the factory of the world ». So I won’t complain.

I’m positive, and I’m proud, because over all these years, I’ve managed to deliver under harsh conditions, I have hired people and tried to give the best working conditions for my employees who knew I was doing all my best for them, I’ve been a loving and respectful father that did more than it’s share, being present and caring. Even though it seems it wasn’t enough, I have been a loving, supporting and faithful husband, I have worked hard to refurbish little by little our house, using environmental friendly products, I have been involved in my community for the schools, sharing with organic farmers, built projects, diversify my activities, made new friends, and boy I have learned: Mac, Windows, Linux, networks, graphics, organic, non profit, cooperative solutions, environment, sharing… Name it!

So yes, I’m now finding myself about to step out of the door of what used to be my house, with nothing else from my past life than a few boxes of souvenirs, but I have what I’ve learned and still so much more to learn, my loving kids are supporting me, I have some friends, and I’m free. I’m changing the path of my business. I’m ready to move on, start again, get involved again, ready to leverage, eager to learn new things… and so much to give, again.

And I don’t feel like saying « never again »: I could give a lot more and work under even worse conditions, but that would only be with people who reckon the investment they’re asking.

Because the worst in all this, is not that one day Apple decided to stop giving us work, that’s business life. Apple can have it’s reasons why it did stop, including not being satisfied with our work — there’s always a good lesson to learn in a failure. No, beyond all the conditions described above, what is really unacceptable is that to top such an irresponsible behavior, they didn’t even dare saying a word, like « we have decided to stop our business with you, for such and such reasons ». No, they just stopped. And didn’t even reply to our mails.

How serious and responsible is this ?

Another thing I’d like to write is that beyond the assurance I have inside, and the lessons I take here in this setback, what actually makes me sad, and sometime makes me lose my temper to say the truth, is to see that some companies and their leaders can use all the power and the might of legal action, fiscal paradise, lobbying on government, pressure on contractors etc. Yes they can use all this, because that’s the way the world goes round now, and once they’ve accumulated huge amounts of wealth, they lecture the world and give their opinion on how the world is going badly, on how they fought to get there etc. ignoring blatantly the consequences of what they did and how they got there, and give a lesson on ethics, work, morality.

À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire*.

In this case, the peril would be to win by being actually different than the others: Winning on competitors by using the same means and methods, crushing, stepping on others, destroying lives isn’t glorious, except for fools.

So, today I have nothing left, but I love my kids, and even more, I care for their own kids by working hard building a better world. The kids of these leaders will never know about it, I know myself and that’s fine for me.

Maybe one day, when they’ll be at the end of their time, feeling naked and week as any human being, about to let go their last breath, they’ll realize that the only wealth they can take with them is the love and the care provided to them by other human beings, the same human beings to whom they refused any form of care when they built their empire.

* Used to say my grand dad who is on his bed living his last hours, at the time I write this, and to whom I dedicate this note.

Hello, again…

Comme vous pouvez le remarquer, le site est en train de recouvrer son aspect et ses contenus d’avant « l’accident »…

À force de rédiger des lettres de motivation et des CV, il m’est apparu que je ne devais pas rougir de mes valeurs, même s’il m’arrive parfois d’avoir une verve peu consensuelle, mais après-tout, il s’agit d’un carnet personnel.

À la recherche active d’un emploi, je réalise que j’ai tu trop longtemps ce qui pourtant m’apparaît peu à peu comme fondamental dans ce qui me caractérise :

Travail, coopération, environnement, éthique…

Fini.

Après 5 ans d’amour, c’est fini.

Comme le témoigne le silence de ce site, malgré un investissement total, je vais devoir partir. Je ne suis plus chez moi. C’est la victoire des rentes financières sur la création de richesses par le travail. L’immobilier est devenu fou, ce n’est pas perdu pour tout le monde.

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À bientôt, ailleurs…

Als sie mich holten, gab es keinen mehr, der protestieren konnte.

Quand ils sont venus chercher les intérimaires, je n’ai rien dit, je n’étais pas intérimaire ; quand ils sont venus chercher les ouvriers, je n’ai rien dit, je n’étais pas ouvrier ; quand ils sont venus chercher les fonctionnaires, je n’ai rien dit, je n’étais pas fonctionnaire ; quand ils sont venus me chercher, il n’y avait plus personne pour protester…

En ce moment, on revient souvent, et d’une certaine façon, à juste à titre quant aux drames personnels, sur les « suicides à France Télécom », sur la situation des agriculteurs « prêts à tout »

La France découvre-t-elle le « Management » des personnels ? Les Français découvrent-ils la dégringolade sociale à l’œuvre depuis la fin des années soixante-dix dans les pays occidentaux, les Français découvrent-ils la désindustrialisation de leur pays ? « Travailler plus pour gagner plus », « Le pouvoir d’achat » n’étaient-ils pas les deux tartes à la crème de la dernière campagne présidentielle ?

Quand dans l’entreprise le climat social n’en est pas au niveau de celui de France Télécom, c’est sur les sous-traitants que s’exercent les pressions du même acabit, et ce n’est pas une nouveauté. Depuis les années quatre-vingt-dix, la novlangue nous a concocté des discours sur la « flexibilité », sur « l’externalisation », sur « l’outsourcing ».
Tous termes qui consistent simplement à faire produire les biens et les services le moins cher possible, en flux tendu, avec le minimum de contraintes (salariales, sociales, légales, environnementales) pour permettre aux ayants droit (CA, actionnaires et partenaires financiers) de tirer les marges maximales et aux consommateurs d’acheter « moins chers »

Quand les lignes téléphoniques sont posées par des équipes de sous-traitants, venues du Portugal, qui s’en offusque puisque c’est moins cher ?

Les syndicalistes, à la flamboyante époque publique d’EDF, ne se sont jamais souciés des mineurs dans les mines de cuivres et d’uranium, les fonctionnaires de La Poste ne se sont jamais souciés des chauffeurs de camions des sous-traitants qui faisaient la liaison entre les centres de tris, les usagers ne se sont jamais privés de critiquer les « cantonniers payés à rien foutre » sur le bord des routes, les prolos ne se sont jamais souciés de savoir d’où venaient leurs chips et leur lait, et les rupins ne se sont jamais souciés de savoir dans quelles conditions étaient produits les cornichons vendus dans leurs épiceries fines…
Les agriculteurs conventionnels et la FNSEA ne se sont jamais souciés du dumping européen sur les marchés africains, les céréaliers français ne se sont jamais souciés des conséquences environnementales et de santé sur les habitants aux alentours de leurs exploitations, les éleveurs français ne se sont jamais souciés des conditions de production des compléments alimentaires OGM sur l’agriculture sud-américaine et sur la forêt amazonienne…

La France entière se tordait de rire quand Coluche, en bon héritier du poujadisme, faisait des blagues sur l’horloge que l’on ne risque pas de voler parce que tous les fonctionnaires ont les yeux rivés dessus…

Même si j’évite au maximum ce genre d’endroit, Il m’arrive parfois de me poser quelques minutes dans un centre commercial, vous savez, sur les bancs installés en face des caisses, dans la galerie commerciale. Et à prendre le temps d’y réfléchir, je ne me fais aucuns soucis pour la surcharge pondérale de M. Le Métayer, aucuns soucis pour l’avenir de la famille Sarkozy, aucuns soucis pour le bronzage de Séguéla, aucuns soucis pour les intermédiaires financiers.

Une crise ? Quelle crise ?

Suite (ou retour, c’est selon) ici. Et là aussi.

éclectik « embedded »…

éclectik est une des rares émissions radio, avec L’Afrique Enchantée et Des Sous et Des Hommes*, qui me donnent envie de me poser et de l’écouter tranquillement, parfaitement — pas béatement toutefois…
Comme son nom l’indique, elle est éclectique, et nous amène parfois à la rencontre de personnages auxquels on ne s’intéresserait pas forcément de soi-même, ou qui nous permette de rencontrer ceux auxquels on s’intéresse déjà… Plus encore, elle sait allier un temps posé de l’interview, du dialogue, de l’écoute et de l’expression, presque intime mais jamais déplacé, avec le temps de l’actualité, avec des regards parfois incisifs, des digressions… Je l’ai toujours enregistrée pour pouvoir, même des mois après, me poser et l’écouter tranquillement, ou l’écouter et l’écouter encore sur la route.

éclectik, c’est ma gourmandise en somme. Chacun la sienne.

C’est étrange, en regardant le portrait d’Emmanuelle hier soir sur Arte, dans l’émission Métropolis, dont une partie a été tournée à la maison, ça m’a fait un drôle d’effet de voir mes photos intégrées dans le document, et ce n’était pas d’avoir vu mes photos « à la télé » qui m’a fait cet effet-là, pas du tout, j’ai même détesté le fait d’être filmé en train de préparer le déjeuner pour l’équipe de tournage et Emmanuelle ; non, c’était d’entendre la voix de Rebecca Manzoni parler et de voir ces photos, parce que certaines d’entre elles sont véritablement, affectivement, imprégnées d’éclectik, avec sa voix, justement.

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Par exemple, j’amenais Lola, puis Paul, le matin à l’école, en traversant le plateau dans la burle, le soleil, la pluie, le vent, la brume ou tous ces éléments à la fois, tout en écoutant éclectik. J’ai fait certaines photos, j’ai tourné certaines séquences, avec en « fond sonore » éclectik qui me donnait du recul par rapport à la situation, et la situation qui me donnait du recul par rapport à l’émission, un aller-retour intérieur très émouvant, très riche. Entendre les chroniqueurs africains parler des pays de mon enfance révélait en moi la blessure de l’absence, du manque de l’Afrique, et donnait encore davantage de relief au décalage entre mon désir d’Afrique et ma présence physique dans un environnement si différent.

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Souvent le matin, la beauté du paysage, la rigueur des éléments se nourrissaient de la voix de Rebecca qui en retour, se posant de manière parfois si décalée sur mon environnement, devenait encore plus prégnante, plus enveloppante. Et là, le mot qui va bien, c’est « justement »…

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Bref. Quand à la fin de l’interview de Vincent Lindon, ce dernier dit « ça m’a fait très plaisir », et que Rebecca Manzoni lui répond « moi aussi », j’ai spontanément, naïvement envie d’ajouter « moi aussi ».
Les Chroniqueurs africains me manquent énormément, mais bon…


Comme je l’ai écrit dans la note précédente, j’ai profité de l’agression récente contre le site pour mettre à jour le contenu, j’ai donc mis à jour les pages de mes archives audio, avec la plupart des émissions d’éclectik dont je dispose (il reste du travail sur la saison 2008/2009).

* Maintenant remplacée par J’ai dû louper un épisode.

¡ Caramba revolución !

Dear readers,
Chers lecteurs,

This site has been hacked and is therefore now being under total reconstruction.
Ce site vient d’être victime de « pirates » et est désormais en cours de reconstruction.
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Please be patient. I’ll take this opportunity to update the content.
Merci d’être patient Je vais profiter de l’occasion pour mettre à jour le contenu.

Esprit critique ?

Jeudi 23 avril, Guillaume Erner * hagiographe d’Arielle Dombasle, elle-même interrogeant Alain Finkielkraut, Bernadette Chirac… C’est à se demander si Philippe Val n’a pas pris les rênes d’Inter !

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Plus sérieusement, le degré zéro d’autocritique d’Arielle Dombasle dans son album et dans la justification qui l’accompagne rejoint celui de son compagnon dans l’hagiographie qui lui a été consacré : « La Déraison dans l’Histoire », documentaire absolument hallucinant consacré à Bernard-Henri Levy commis par Eric Dahan. À regarder sans retenue jusqu’à l’écœurement.

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© FRANCE 5, INTENSER

France Inter devient-elle… Rance Inter ?
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*sous sédatif ?

Plus on est de fous…

Depuis… bien longtemps, Rezo.net est une de mes premières adresses quotidiennes…

Et bien aujourd’hui, il y a L’autre Réseau, et l’on peut s’en réjouir.

C’est bien, (on se demandait un peu ce qu’il se passait avec Rezo.net), comme c’est bien de lire que tous ceux qui ne sont pas « pour Val » ne sont pas du coup forcément «  pro Siné », personnellement, je ne me sens pas à l’aise ni avec l’un ni avec l’autre (et je dis ça en ayant grandi avec, entre autres, Charlie Hebdo, les albums de Reiser et de Wolinsky etc.) je ne me suis donc pas précipité pour acheter le numéro 1 de l’hebdo satyrique du gars qui ne se prend pas au sérieux mais n’a aucun problème à ce que l’hebdo porte, en toute modestie, rien moins que son nom

Bref. J’attends de voir, j’apprécie énormément certaines des signatures que l’on y trouve.

Un peu de subtilité, néanmoins incisive, et de diversité de points de vue, est d’un bien meilleur goût que les sales blagues misogynes (les femmes sucent, les mecs montrent leurs couilles, leur bite, etc.) et limites racistes ou discriminantes : il ne faut pas confondre représenter un président avec une plume dans le cul et traiter ses adversaires « d’enculés ».

On peut être sardon sans être gras ou lourd ! CQFD.

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(note en retard du 11 septembre 2008 15:04)

Modifiée le 2 octobre 2009 : reseau2.net n’existe plus, et renvoyant sur une page de pub, j’ai supprimé le lien.

Hey, I found it!

I have a plan to save our economies and turn back the investments to down to earth wealth creation and this time with environmental preservation, once for all, for the sake of the next generations. It would cost nothing compared to all the billions stolen by the financial serious managers and acclaimed clever investors of the so called* “free market that will self regulates”…

Let’s nationalize The Economist!

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And as a light “go back to school and do your assignments” punishment for each editorial writer of The Econcomist of the last decade, have them to write an essay on: where has the money gone and why financial (unproductive) real economy diverting investments deserve more money then… say… the UN World Food Programme (or just simple SMBs support if that’s too painful for their pen) for example.

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Read on their leader:
“I want your money. No government bail-out of the banking system was ever going to be pretty. This one deserves support…”

This is so… how can I say, mmhh… Unexpected!

Damn, how can anyone take these guys for serious. Will they ever learn something?
And we, the “liberals/green/progressives” are the ones that are not serious?

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* you know the saying: “privatize profits, share losses”, don’t you?

J'ai encore seize ans…

Je m’approche doucement de mon petit garçon, il dort dans son lit.

Je lui parle doucement, en lui caressant le dos. Au bout de quelques secondes, il se redresse et s’approche à genou pour que je le prenne dans mes bras. Il se love contre moi et cette sensation qu’il s’abandonne sur moi me réchauffe. J’attrape ses pantoufles et je descends doucement les escaliers. Une fois en bas, je m’approche de la fenêtre, et je me tourne pour que, toujours la tête appuyée sur mon épaule, il puisse voir la rangée de jeunes frênes en face. L’heure à laquelle je le réveille est celle à laquelle ces temps-ci un groupe d’écureuils traverse de manière un peu folle les branches de ces arbres pour rejoindre l’énorme sycomore juste en face de la maison.

Ces instants, la multiplication de ces instants quotidiens est un don précieux.

Je me sens privilégié et cet apaisement que me procurent ces instants, je les transmets, je les diffuse à mon enfant quand il est contre moi, quand il cherche ma chaleur dans la fraîcheur de la maison après avoir quitté le cocon de son lit.

Je n’arrive pas à ne pas faire un parallèle horrible entre les tensions affectives vécues ces derniers jours, ces dernières heures, et le double regards, le double standard avec lequel j’ai joué ces derniers jours avec la vie des loirs et des écureuils :

Voilà dix jours que je suis à l’affût dans la maison, de 9 heures du soir à 8 heures du matin, éliminant méthodiquement, violemment, la douzaine de loirs qui à fait de ma laine de chanvre un refuge pour l’hiver. Je tue systématiquement et avec mauvaise conscience ces petits rongeurs improprement considérés comme des parasites, en prenant soin de cacher ce massacre à mon enfant, et en même temps, tous les matins, après avoir par exemple hâtivement ramassé le corps ensanglanté du loir que je viens d’abattre en me réveillant, je suis heureux de montrer à mon enfant le spectacle de ces écureuils qui s’ébattent en sautant et en grimpant dans l’arbre en face.

J’ai tué ce que j’avais d’un côté, en m’émerveillant de ce que je voyais en face. C’est donc ça la vie ?

Dans la tourmente qui m’agite, j’ai expliqué une fois encore à sa mère ce que j’appelle le syndrome de Mireille l’abeille* et elle m’a répondu que les hommes sont aussi comme ça. Elle me demande de faire attention à ça. Et je ne veux pas l’entendre. je ne veux pas l’entendre parce que ces événements me renvoient à mon adolescence et jusqu’à ma vie de jeune « adulte ». Vingt ans après mes seize ans, le décalage entre le discours et la réalité des actes de ces filles qui m’ont brisé le cœur, me blessent toujours autant. Pendant vingt ans, j’ai appris à gérer ces tensions, cette douleur, cette incompréhension, et pour y faire face, pour me protéger, je suis devenu exigeant, trop exigeant. J’ai petit à petit construit un système, des valeurs, sur ces dires, et plus je fais face à leurs contradictions, plus je suis exigeant, parfait, à la hauteur.

Oui, c’est prétentieux, mais ce n’est en réalité qu’une stratégie de survie, qu’une protection. J’ai toujours seize ans, et j’entends encore la fille dont je suis amoureux me raconter ses déboires avec les garçons stupides et inconséquents dont elle s’entiche encore et encore, au point de devoir avorter, parce qu’il n’y a que moi pour lui accorder autant d’écoute, alors que je ravale ma souffrance. Et j’entends encore les autres filles, plus tard, les copines, pleurer les unes sur les autres sur la façon dont les garçons les traitent, les maltraitent, les baisent comme ils se masturbent : pour voir celui qui va le plus loin, celui qui va le plus vite, celui qui s’en fait le plus… Les filles ne sont que les objets de leurs fantasmes adolescents, maladroits, égoïstes. Ils ont peur de l’inconnue que représentent les corps de ces autres, et la seule façon qu’ils ont trouvés d’y faire face, c’est d’en jouer, de les affronter, de les maîtriser, de les contraindre, de les salir.

Quand ma fille dont les émois adolescents deviennent de plus en fort, de plus en plus urgent, me parle des garçons qui ne la voient pas, je lui dis qu’il ne faut pas passer sa vie à regretter de ne pas avoir osé, et qu’il faut faire face, s’armer de toute sa fragilité, de toute son angoisse, avoir la force d’aller voir le garçon désiré et de lui parler. Si c’est le bon, si vraiment c’est celui-là qui doit avoir le droit de te toucher, alors il saura quoi répondre, il saura te rassurer, te respecter, te parler et peut-être t’aimer.
Quand elle est revenue du collège pour la première fois en me disant « je suis allé lui parler » j’ai été tellement fier de son courage, car malgré la peur d’être ridicule, elle a préféré affronter son désir plutôt que de se lamenter sur son sort et s’épancher sans fin sur les autres, et je sais que c’est un atout de plus pour survivre toute sa vie, car même ceux qui se prétendent adultes aujourd’hui se rient comme les adolescents de celui ou de celle qui s’ouvre à eux.

Pour l’adolescent que j’étais, le corps désiré d’une fille aimée, c’était la vie tout entière qui se jouait dans un regard, dans un désir, dans un espoir. Et quand ce corps se donnait à meurtrir ailleurs, c’était la haine qui prenait le dessus. J’ai donc haï. Encore haï, vingt ans j’ai haï les hommes inconscients, les pères absents, les prédateurs… L’homme que j’ai refusé d’être. J’ai cherché à être double, homme qui fusionne avec le corps de l’autre, qui s’y fond, à être féminin et masculin. Pas celui qui possède, celui qui veut être l’alter. Celui qui sait prendre le temps de sentir le temps, qui comprend les écoulements, qui sait goûter, désirer et faire désirer. J’ai voulu être le tout parfait, celui qui écoute, celui qui protège, celui qui prend comme celui qui respecte, celui qui aime, celui qui fait face, celui qui… Celui dont elles parlaient toutes, mais qu’au fond elles ne voulaient pas. J’ai voulu être, et je sais aujourd’hui être cet homme. Je suis aussi le père « exemplaire » qui va avec.

Il m’est arrivé parfois, dans une soirée par exemple, de m’assurer que chacune des femmes soit admirative : je me suis occupé des enfants, j’ai fait la cuisine, j’ai fait la vaisselle, j’ai rangé, j’ai été prévenant, attentif, sympa, pas collant, léger, je me suis intéressé à leur travail, à leurs discussions, même, à leur mec, j’ai été souriant, parfait. Pas pour les attirer, non, pour les mettre face à leur contradiction : regarde ce mec qui fait tout ce que tu prétends vouloir en te lamentant avec tes copines et tu vas rentrer chez toi tout à l’heure avec un autre imbécile qui a passé sa soirée à picoler en fantasmant sur une jeune femme, et qui rentré à la maison ira se coucher sans même jeter un œil aux enfants qui dorment et se soulagera dans toi avant de se retourner et de s’endormir, comme un porc, ça te fait pas mal ? T’as pas l’impression d’avoir raté quelque chose dans ta vie ? Qui va se lever pour faire le bib, ou changer la couche, qui va faire la vaisselle après le repas bien arrosé et passer un coup d’éponge sur la table pour que demain matin le réveil ne soit pas dégoûtant, qui va prendre le temps de sentir, d’effleurer, de déguster chaque centimètre de ta peau pour jouir de ton désir qui monte, qui va embrasser à ton rythme ton sexe devenu fontaine, qui va être l’homme que tu guideras en toi et qui sentira chacun de tes mouvements et de tes désirs, qui va être l’homme qui va te serrer tendrement contre lui pour te rassurer quand tout ton être se sera entièrement abandonné et se sentira apaisé mais peut-être un peu vulnérable, qui va aller aux réunions des parents d’élève, qui va regarder les cahiers pour vérifier les devoirs, qui va… Moi bien sûr.

J’ai toujours seize ans et ces vingt ans passés, je ne pourrais jamais les changer, je vivrais avec ce que j’ai raté, ce qui me fait mal, ce mal qui m’a été fait. C’est la faute à personne, c’est la mienne. Je devais décider qu’il en soit autrement, je devais simplement choisir ce que je voulais, et aller vers là où je voulais, et puis un jour, d’un coup, tout est devenu plus simple. La douleur est toujours là, mais l’apaisement est arrivé, enfin, vingt ans après.

Je suis peut-être devenu Mireille l’abeille, et je n’ai pas voulu voir celle qui me regardait, et je n’ai eu d’yeux que pour l’autre. Double standard. J’ai tué ce que j’avais, en regardant émerveillé ailleurs. Oui, c’est donc ça la vie ! C’est à vomir.

Mais je n’ai plus seize ans, et je décide seul de ce que je veux et de ce que je ne veux plus.

Mes enfants sont merveilleux et je veux simplement être là pour eux, je veux être le père que je n’ai pas eu. Je prends ce temps-là pour eux, et c’est à eux que je pense tout le temps. Nos agitations d’adultes, nos amours et nos désespoirs ne sont que la suite de nos amours adolescentes, maladroites, imparfaites, j’ai aujourd’hui la certitude que cet horizon fini est dépassable. C’est même facile. Je ne veux plus être parfait, je suis moi, le fruit doux amer de cette histoire, et ce fruit est mûr, il est savoureux, il est toujours aussi fragile, comme aux premiers jours, et je prends soins de semer encore et encore des graines de cette ardeur fragile.

Mon petit enfant, que les autres parents autour de moi ont tendance à considérer avec si ce n’est du dégoût, au moins de la distance parce que trop émotif, pas assez bien pour leur enfant, comme un handicapé, parce qu’il est tout simplement ultra sensible et d’une intelligence époustouflante, sentant nos émois d’adultes et les enjeux que nos amours impossibles mettent en jeux, dit à sa mère qu’il veut un petit frère ou une petite sœur comme s’il nous autorisait à reconstruire quelque chose ailleurs, pour notre bonheur, ce que nous avions décidé de ne plus faire quand nous étions ensemble, et ce que nous pensions ne plus faire dans nos vies maintenant séparées. Sa mère lui dit donc qu’elle, elle ne veut plus, mais qu’il peut demander à son père (même si elle n’est pas d’accord), il dit alors « je vais en parler à papa ». Moi je ne voulais plus d’autres enfants, enfin, je ne sais pas. Ce qui est sûr, c’est qu’il va me demander ce qu’il s’est passé pendant les quelques jours de cette Bérézina qu’il n’aura pas vue mais qu’il sentira dans mon souffle, et je vais lui répondre, le coeur en hiver : « tu sais, il y avait une fille avec qui…… Mais elle vient de me filer entre les doigts — je vais ravaler ma douleur, penser à tout le mal que j’ai fait, et continuer : mais ce n’est pas grave, c’est la vie ». Je sais qu’il va être fâché, mais je suis sûr qu’il ne m’en voudra pas et qu’il me dira : « tu sais papa, je t’aime ». Et presque tout disparaîtra d’un coup : Mireille l’abeille, les ratés l’amertume et le temps qui nous file entre les doigts.

Je n’ai plus seize ans, mais vingt ans de plus, et c’est très bien comme ça.

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* : « C’est le syndrome « Mireille l’abeille » qui se rejoue indéfiniment dans nos vies, depuis la cours de récré : les filles se lamentent sur « les mecs », qui sont bêtes et insensibles, tout en « flashants » sur les bœoeufs, leurs apparences et leurs muscles/mobs et plus tard voitures etc. qui vont se servir d’elles juste pour se mettre en valeur, tandis que les mecs « gentils », ouverts, à l’écoute, mais pas canons vont être au rancart pendant la moitié de leur vie, voir plus, les éternels copains qui écoutent, un vivier d’amoureux transis, tu te souviens ? »

J’appelle cela le syndrome « Mireille l’abeille » parce que dans les histoires d’Antoon Krings, Mireille sait au fond d’elle même que Siméon le Papillon est amoureux d’elle, et elle feint de l’ignorer, elle en fait même son confident, elle lui demande des choses ambiguës qui n’ont de cesse de lui faire du mal parce qu’il est timide et qu’il n’ose pas se déclarer. C’est selon moi immoral et injuste et indigne d’être raconté à des enfants…

Fête de la Conf', Services Publics en Ardèche, pouvoir d'achat…

Samedi c’était la fête de la Confédération Paysanne de l’Ardèche, à Sainte Eulalie.

Je n’ai pas pu m’empêcher d’aller y faire un tour, c’est plein de copains, et outre les gens intelligents et sympas que l’on peut y rencontrer, j’ai glané çà et là quelques petites choses qui me remontent le moral (qui va bien pourtant). Au moment de repartir, je suis retourné ramasser quelques bouts de papier d’une idée bêtement géniale :

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Ben oui, ça fait des mois que certains ardéchois se sont mis à arborer une affiche ridicule à l’arrière de leur véhicule, et ce à l’initiative du Conseil Général de l’Ardèche, rien que ça !

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Outre le côté pestilentiel fondamentalement réactionnaire de cette revendication identitaro-localo-pseudo…traditionaliste (?) digne des commentaires de comptoir d’un retour de partie de chasse bien arrosée, il m’était apparu à moi aussi totalement obscène que l’on arbore fièrement cette ineptie alors que l’on n’est pas capable de se mobiliser pour défendre, citoyen, ses services publics, pour ne citer QUE cet exemple.

Et d’ailleurs, puisqu’on y ait, et que je vais démissionner dans quelques jours, il y a quelques semaines, j’étais une fois de plus convié, en tant que président d’une association pour l’école publique, à une nouvelle réunion concernant les services de transports publics pour les écoles primaires du plateau ardéchois, et je n’ai pas été « déçu » en matière de spectacle : si les élus de ce département étaient aussi prompts à défendre les services publics, notamment pour les écoles primaires publiques (héhé, cherchez l’erreur), qu’ils le sont pour faire du chauvinisme et s’auto-congratuler, on se sentirait tout de même plus rassuré… Mais voir main dans la main des élus dits « de gauche » (le VP du département chargé des transports scolaires pour ne pas le citer) et de l’UMP (le conseiller général par exemple) vous expliquer calmement que vous n’aurez pas droit à un transport scolaire pour les enfants parce qu’il n’y pas le quota age/nombre sur la ligne, puis ensuite discuter le bout de gras avec le conseiller général sur qui va avoir droit au ramassage à telle ou telle ferme et qui va y aller à pied, alors que je réclamais en vain, à voix haute et distincte, régulièrement, une copie de la liste déjà préparée à l’avance avec les critères inscrits pour chaque enfant et que l’on me regardais sans daigner me répondre…

Triste spectacle C’est d’autant plus dégoûtant que l’année précédente, nous avions déjà eu à subir ce même mépris lors de la suppression d’une ligne de transport pour les mêmes écoles, j’avais d’ailleurs exposé cette question et quelques autres, notamment sur la responsabilité des élus, lors d’un débat public sur le thème « Les services publics sont-ils solubles dans la mondialisation ? » où intervenaient Gilles Balbastre et Christian Tran au Festival Résistance 2007.

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Pour poursuivre, j’avais vu le même vice-président, chargé des transports du département quelques jours plus tôt littéralement se donner en spectacle avec son imper « département de l’Ardèche » à la buvette du festival de la Chabriole à Saint Michel de Chabrianou, avant le concert des Têtes Raides. Il m’avait reconnu du coin de l’oeil et n’arrivait sans doute pas à « me remettre » alors que ma tête devait lui dire quelque chose, et pour cause : je l’avais déjà un peu bousculé au micro avec ses petits copains lors du débat sur les services publics qui avait suivi la première du film « Le temps de l’Urgence » de Christian Tran, à Aubenas, toujours à propos des services publics de transport sur le plateau ardéchois…

Du coup, je vous fais profiter aussi de cette affichette détournée, et si vous êtes ardéchois et que vous voulez défendre les services publics, téléchargez-la et affichez-la, fièrement, celle-ci…

Le service public en 07, moi j’y tiens…

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Par contre le type qui tenait le stand de la CGT à la fête de la conf ‘, et que j’avais déjà rencontré lors de réunions pour la défense des services publics en Ardèche, au collectif de Privas je crois, a voulu me faire signer une de ces pétitions dont la CGT a le secret sur « l’augmentation des salaires et du pouvoir d’achat »… Mal tombé le gars…

Ben oui, parce que si je me bats sur le plateau depuis mon installation pour qu’il y ait des débats et une mobilisation pour le service public, que je suis pour une amélioration des salaires et contre les contrats de précarisation, je suis aussi un « petit patron », j’ai déjà évoqué largement ce sujet ici et notamment (d’ailleurs il ne connaissait pas le film « Ils ne mourraient pas tous mais tous étaient frappés »)…

Bref, les pétitions de base qui n’engagent à rien d’autre qu’à meugler contre les patrons/sarko/lekapital et à demander plus de sous pour dépenser plus, sans rentrer dans le moindre début de commencement d’une explication sur le système, ça a plutôt le don d’être énervant.

Non pas que je ne veuille pas que le pouvoir d’achat ou les salaires augmentent, ou que je vive dans une tour d’ivoire en contemplant le peuple criant famine, mais plutôt parce qu’en tant que « petit patron », je pourrai en dire long sur les raisons qui m’empêchent moi de garder mes salariés en CDI et de les augmenter, et parmi ces raisons, l’esprit consumériste du « plus de pouvoir d’achat dans mon caddie de supermarché » y est pour beaucoup… Les consommateurs (en cela incités par les grands groupes et la grande distribution, évidement) jouent un rôle primordial lors de leurs comportements d’achat dans la mécanique qui à l’autre bout du cycle font qu’eux-mêmes se retrouvent fragilisés, pressurés, licenciés. Ils veulent plus, hors saison, moins cher, tout de suite…

Dans les classes moyennes, il y a une majorité de cons-sommateurs qui veulent plus pour consommer plus, tous simplement. Et ceux-là tirent l’ensemble vers le bas. Ben oui, si vous voulez que la mayonnaise, l’huile, les œufs, les cornichons le pain etc. coûtent moins cher dans une grande surface, croyez-vous que ce soit sur sa marge que celle-ci va faire un effort ? La chaîne de pression remonte donc ainsi en chaîne sur les producteurs, et les sous-traitants : et ce sont eux qui doivent travailler et produire plus à vil prix pour que le prix baisse (pas tant que ça en plus) pendant que la grande distribution se goinfre et que les productions finissent par se barrer à l’autre bout du monde…

Consommer beaucoup, beaucoup, beaucoup moins pour consommer vraiment mieux, c’est un combat, quotidien, et ce n’est vraiment pas facile tous les jours. Surtout quand on à pas les sous justement. Et d’ailleurs, c’est souvent les gens qui n’ont pas les sous qui font le plus d’efforts. Cherchez l’erreur.

Pour conclure avec le sourire, une image qui m’a fait beaucoup rire et que j’avais trouvé dans le calendrier 2006 de la Conf , je me fais une joie de la partager avec vous (et pardon pour les droits d’auteurs) :

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CNR etc.

Bon, contrairement à ce que l’on pourrait croire en lisant ce site, et ceux qui connaissent mes engagements personnels réels concernant le personnage vous diraient que je ne « fais pourtant pas dans la dentelle », je ne suis pas d’un anti-sarkozisme primaire : on a le président que l’on mérite (en tant que société). Donc je ne peux pas adhérer comme ça tout simplement à une démarche qui fait de « stop sarko » son (ou un de ses) leitmotiv.

Mais effectivement, on l’attend depuis longtemps, le sursaut républicain ! Serait-ce enfin le bon ?

Allez lire l’appel, sur la page de l’autoproclamé « Conseil National de la Résistance. » 2008…

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Après, vous ferez bien ce que vous voudrez… Mais au moins, l’info circule…

Combien de temps…

Les événements personnels de cette année auront au moins le mérite de m’avoir fait ouvrir et trier tous mes cartons trimballés depuis tant d’années… Il en reste encore ça et là, mais le plus gros est fait.

Pour être chez moi, je dois enfin me poser, les ouvrir, sortir leurs contenus et les mettre sur mes murs, les lire…

Un été studieux.

Trier :
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Creuser :
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Garder précieusement la sciure de hêtre pour les toilettes sèches :
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Prendre le temps de regarder, même s’il n’y a pas de trains :
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Faire les photos du Festival des Violettes (ici Raoul Petite Band) :
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Passer :
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Construire :
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Raboter :
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Travailler (enfin là pas trop) :
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Aller voir les Têtes Raides :
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Trier encore :
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Bref, avoir le vague à l’âme…

Pour le reste, c’est à dire le contenu habituel de ces notes, je vous invite à aller lire cette interview.

Bleu blues rouge*…

Bon, ben voilà…

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Le bleu, c’est sa couleur préférée.

Contrairement à elle, je continuerai pour ma part à suivre la fraise.
Je continuerai à suivre la fraise parce que j’aime la suivre pour pouvoir vivre aussi des moments comme celui-là :
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Comme celui-là :
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Ou encore comme celui-là :
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Et tant d’autres…

Et d’ailleurs, je préfère vivre comme ça :
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En fait, même si c’est ensemble que nous avons donné un nom si particulier à ce lieu de vie, si anachronique, ou plutôt si décalé, je m’y suis pour ma part investi totalement, à corps perdu (sans m’empêcher) et je peux dire, pour la première fois de ma vie après tant d’errance, que je reste ici, enfin, pour être chez moi.

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De l’extérieur vivre ici est rude, ça à l’air d’être un combat.

Certes.

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Mais comme je me suis permis de le faire remarquer aux Aminches l’autre soir à Rajasse, mes choix de vie mènent souvent à des « combats ».

Des combats rouges, pacifistes, féministes. Ils me reprochaient d’accuser les bobos, la gauche casa, et les copains du CAC40 de Sarkozy d’être des criminels, parce que pour nous la vie n’est pas qu’une suite de fatalités, c’est aussi le résultat de choix. Criminels parce que leurs choix tuent à petit feu des millions de gens dans le monde, et nous usent, alors que nous faisons des efforts, des efforts énormes, au quotidien, et parce que vivre comme nous sommes des millions à tenter de le faire, en essayant de le faire le moins possible aux dépens des autres, c’est autrement plus difficile que de passer le samedi à pousser le caddy dans les allées des grandes surfaces en payant avec une carte « plus plus de pouvoir d’achat » pour avoir le « libre choix » entre 27 sortes de mayonnaise aux OGM…

Quand une poule bronzée, fardée et couverte de pacotille comme un arbre de noël se pointe en 4×4 noir de ville à la Biocoop pour acheter un morceau de tofu et une salade, et se pâme devant les « pierres d’énergies vitales », elle nous tue, c’est donc une criminelle. Quand ••••• pille la forêt, il tue des populations locales à petit feu.

Bien sûr que j’exagère, et je ne lèverai pas la main sur eux ni ne leur voudrais du mal, mais je suis comme Gilles Balbastre, je pense qu’il faut « nommer l’ennemi ». Cet ennemi « intime » lui ne se prive pas de nous pourrir la vie, de nous obliger à lutter pour vivre, la moindre des choses, c’est de le dénoncer.

Alors combat, oui.

Mais un combat pour vivre, pour aimer encore et pour partager.
Combat pacifiste pour mes enfants, parce que c’est ça qui compte :

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Revenir aux fondamentaux.
Blues donc. Pas d’amertume je l’ai aimée, je l’aime encore mais bien sûr plus comme avant. Toujours beaucoup d’amour à partager, mais beaucoup de regrets parce que malgré tant d’efforts, tant d’énergie et tant d’investissement à aimer, à respecter, à partager et à construire, ça n’a pas suffit à nous protéger…

J’ai des bleus à l’âme, mais ma couleur préférée à moi, c’est le rouge :

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* Mon ami d’enfance m’avait surnommé « fêtenat », en rapport avec une sale blague raciste quand nous étions gosses en Afrique.

Rompre

Voler son appareil, ses négatifs ou sa carte mémoire à un photographe, c’est sans doute pour lui aussi douloureux, aussi intrusif dans son intimité que de voler un manuscrit à un écrivain… Enfin, je me l’imagine. Enfin, je ne sais pas. Pas l’intimité de choses que l’on voudrait ne pas montrer, mais plutôt l’intrusion, la destruction ou la punition privation gratuite de quelque chose de soi que l’on cultive et cherche à préserver.

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Je ne suis ni photographe, ni écrivain… Mais je crois que je comprends.

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Depuis mes seize ans, j’ai toujours un appareil photo pas loin de moi, et depuis que j’ai photographié des plagistes sur la plage de Sète, ou modestement contribué aux compétences photographiques des étudiants de mon école d’architecture, un appareil ne me quitte plus.
Mais vraiment plus du tout.

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J’ai aujourd’hui, en bon « écolo de merde* », délaissé l’argentique pour le numérique (très modeste), mais cette envie irrésistible de fixer, capter, voler, observer, examiner, savourer, surprendre, témoigner, restituer, interpréter des instants et des lieux dont on a l’impression qu’ils ne seront plus jamais les mêmes et dont on veut s’approprier, ou créer, une trace ; cette envie je l’ai là dans mes yeux et dans ma tête, au bout de mes doigts, tout le temps…

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Et quand j’écris tout le temps, c’est tout le temps, jusqu’à rendre les autres dingues.

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Aussi, je comprends le désarroi, la tristesse de Phil.

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Voilà, noter une bafouille pour un ami qui comme moi pleure comme enfant, qui m’a témoigné son attention, me paraît être une bonne raison de rompre un silence douloureux.

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Tiens, Phil,en grattant dans mes ruines il y a 15 jours, j’ai trouvé la réponse à ta question, tu penses si j’ai pensé à faire une photo rien que pour toi :
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Merci à, et pour, Philippe.


* Petit clin d’œil à la FNSEA.

NKM – UMP même combat ?

Aaahh Nathalie… (permettez que je vous appelle par votre prénom  ?)

Comme je pense à vous, comme je compatis… Je vous revois encore face à Nicolas Hulot dire avec force conviction que vous étiez engagée dans « l’écologisation de l’UMP »

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Je vous revois encore découvrant votre ministère, appuyée nonchalament contre le montant d’une porte posant la question qui tue : « La cantine, elle est en Bio ici ? »

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Croyez-vous qu’un jour celle de l’Assemblée Nationale sera aussi en Bio, avec 0,9 % d’OGM ?

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« J’en ai marre d’être confrontée à une armée de lâches » dites vous ?
Rien que de très normal : Chassez le naturel et il revient au galop…

Comme ceux qui se sont abstenus lors du vote, allez-vous vous coucher pour préserver votre carrière politique, ou aurez-vous le courage d’aller déchirer votre carte de l’UMP sur le bureau de votre cher président ?

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Bref, désormais, en France, nous n’aurons plus le droit de nous alimenter sans OGM.

Vous n’en vouliez pas ? Malgré le fait que vous représentiez la majorité (72 % des personnes intérogées), que les pro OGM sont minoritaires dans le secteur agricole agro-industriel, que la contamination des filières non OGM est irrémédiable dès lors que les OGM sont en plein champs ; peu importe que les bénéfices des OGM soient contestés et contestables, peu importe que tout cela mette à genou la production agricole alimentaire mondiale face à quelques firmes multinationales…

Je fais mienne la question posée par Greenpeace : « Texte de loi ou acte de vente à Monsanto ? »

Extrait du site de Greenpeace :
« L’Assemblée nationale vient de rédiger l’acte de vente de l’agriculture française à Monsanto, conclut Arnaud Apoteker. Le Premier Ministre est le premier à vouloir le signer. Les sénateurs trouveront-ils le courage d’afficher un autre visage ? »

Ce scrutin, caractérisé par une très courte majorité et une abstention inhabituelle, témoigne par ailleurs du manque d’unanimité et de la mauvaise conscience des députés UMP sur la ligne définie par M.Copé et la frange la plus extrémiste du parti. Greenpeace en appelle maintenant au Président de la République : l’intérêt général doit passer avant les intérêts des firmes semencières et la politique politicienne.

-
Je me suis mordu la langue depuis l’élection de Sarkozy, notamment concernant la tartuferie du « Grenelle de l’environnement », parce que je voulais attendre de voir quelle serait la conclusion. Je ne suis pas déçu. Les députés ont donc voté pour la loi qui s’assoit sur les principes fondamentaux de protection de l’environnement, sur les principes de précaution et surtout rend irresponsable celui qui contamine.

Extrait du Petit Robert :

corruption [kCYypsjT] n. f.
• v. 1130; lat. corruptio, de corrumpere corrompre
1 (1170) Vieilli Altération de la substance par décomposition. décomposition, pourriture, putréfaction.
2 Littér. Altération du jugement, du goût, du langage. corrompre (I, 2o).
3 Le fait de corrompre moralement; état de ce qui est corrompu. avilissement, dépravation, gangrène, perversion, souillure, vice. Corruption des mœurs. dérèglement, dissolution. « Les hommes sont tous pareils, enragés de vice et de corruption » (A. Daudet).
4 Emploi de moyens condamnables (⇒ bakchich, dessous-de-table, pot-de-vin) pour faire agir qqn contre son devoir, sa conscience; fait de se laisser corrompre. Tentative de corruption. La corruption électorale est un délit. Condamné pour corruption de fonctionnaires. prévarication. Être convaincu de corruption. Corruption active, passive.

Quelle définition* du mot corruption parmi celles-ci, pensez-vous qu’il faille utiliser concernant l’adoption de cette loi ?

Y a-t-il encore quelqu’un dans ce pays pour croire qu’il est sain pour la démocratie Française que celle-ci soit dirigée par des avocats d’affaires ?

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*Pour ma part, je retiens la troisième, mais sait-on jamais…
(maj à 22:24)

Discours de campagne

Le 20 mars, un ami américain apparemment très ému m’invite à écouter le discours de Barack Obama « A More Perfect Union » tenu je crois le 18 mars à Philadelphie.

Le petit échange que j’ai eu avec Philippe sur le sujet et ma position n’ont pas changé : Barack Obama est le fruit d’un système, et s’il croit ce qu’il dit et souhaite vraiment le mettre en œuvre, son accession à la Maison Blanche provoquerait un séisme politique sans précédent dans l’histoire des états unis. Mais l’omniprésence de dieu, la certitude que seul les États-Unis sont un vrai pays démocratique où tout est possible (merci pour nous), et la réutilisation du mythe des pères fondateurs me font plus que douter du devenir et des fondamentaux de cette entreprise.

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Mais pour le moment, au-delà du scepticisme qui m’habite, je me sens obligé de saluer et de savourer la qualité de l’orateur et surtout sa capacité à mettre des mots sur les attentes d’un peuple et des communautés qui le compose, à vouloir passer à l’étape suivante de son histoire.

Sur la nécessité de se regarder en face et d’assumer sa propre histoire, et en particulier ses périodes les plus sombres, sur l’ampleur des défis sociaux, économiques et environnementaux, auxquels il est indispensable de s’atteler immédiatement, sur la nécessité de retrouver un véritable fonctionnement démocratique débarrassé des lobbies… Sur tous ces points, l’amplitude et la force des positions de Barack Obama sont sans équivalents et offrent un espoir immense.

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Et pour un français qui écoute atterré les discours de son président, l’amertume est au moindre tournant de chapitre : Les discours messianiques et grotesques, dignes d’un bonimenteur à gourmette/rolex dorée mais indigne d’un président n’en sont que plus pitoyables.
Souvenons nous que notre bouffon en costard qui s’est senti obligé d’aller sermoner la planête à l’ONU, en disant qu’il fallait la sauver, ne s’est pas privé de nous dire que nous étions des feignants, que les enfants de nos colonies étaient malvenus chez nous, que les Africains n’étaient que des paresseux sans Histoire, et que malgré les grands engagements de façade, l’environnement n’est finalement qu’un sujet d’activité d’éveil.

J’aimerais qu’il l’entende, ce discours. Malheureusement, je doute même que notre président ne soit ne serait-ce que capable de l’écouter en version originale : « Sarko l’américain » n’est pas capable de commander ses hamburgers dans un fast food sans traducteur assermenté… A défaut d’y puiser des convictions, Sarkozy, et ne parlons pas de sa plume infâme, y trouverait au moins une leçon, un modèle de stature et de réalisme qui nous manque tellement.

Nous attendons encore celui ou celle qui s’adressera à nous comme à des citoyens, et qui regardera notre passé en face, nos colonisations et décolonisations, nos relations tumultueuses avec le Maghreb et en particulier l’Algérie, qui se débarrassera des camps et des partisans, et qui lancera les investissements nécessaires pour faire face aux enjeux énergétiques, environnementaux, éducatifs, de recherche, culturels et sociaux…

Vu le paysage politique français, on va attendre longtemps…

Afrique

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Est-ce la langueur du « Hallelujah » interprété par Jeff Buckley qui m’accompagne depuis le petit matin ? Est-ce l’idée de reprendre le voyage alors qu’à ma fenêtre un voile blanc recouvre la campagne bavaroise ? Est-ce le parfum doucereux des fondants au chocolat qui s’échappent du four, que j’ai fait ce matin pour remercier mes hôtes de leur accueil si amical… Peut-être est-ce la mélancolie qui précède la joie de retrouver mes « proches » après une trop longue absence… Peut-être tout ça à la fois.

Après près de deux semaines de frénésie traductrice, continue, insensée, les travaux transmis en flux tendus s’ajoutant sans cesse les uns aux autres, voilà un peu de calme, et donc, un peu de temps pour laisser les émotions revenir à leur juste place.

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Hier déjà, un mail d’un compatriote Ivoirien qui me remerciait de publier les émissions de Rendez-vous avec X sur mon site, avait comme déchiré le bloc de nerfs qui me figeait sur mon siège. Une occasion pour moi de lui dire en quelques mots toute la tristesse que me procurent les paroles infâmes et tellement malhonnêtes de notre président et de sa sinistre, indigne plume, à propos de l’Afrique.

Puis, un autre mail est venu m’apprendre que mon parrain, Robert C., Bob, était décédé d’un cancer il y a quelques jours. Je suis profondément touché par la mort d’un humain. Cet instant qu’il pressent venir inéluctablement mérite, quelle que fut sa vie, une pensée pour le petit d’homme qu’il a été à sa naissance et cette même fragilité qu’il a retrouvée à cet instant-là.

Sa mort « prématurée » refermera définitivement pour moi l’énigme de ce gros nounours qui me faisait sauter sur ces genoux et me chatouillait à mourir, les dimanches entre blancs de Yaoundé. Bob était mon parrain. Je l’avais choisi parce que j’aimais ce bonhomme et son grand sourire, sa bonne humeur dominicale… J’étais un enfant.

Une énigme parce que là se trouve l’un des nœuds de mon histoire de français africain : Ces hommes et ces femmes qui me traitaient moi, leur enfant, comme un roi, alors qu’ils acceptaient, supportaient et participaient, bon gré ou malgré, à l’infamie qui faisait qu’à quelques mètres de la piscine où je m’ébattais insouciant, mes frères et sœurs enfants africains s’éteignaient misérablement dans le dénuement, la misère, la maladie, l’indifférence.

La découverte il y a quelques années des livres de l’association survie, notamment « le Dossier noir n°14, Le silence de la forêt : réseaux, mafias et filiales bois au Cameroun », a donné encore plus de relief à cette énigme, Bob y étant directement mis en cause.

Toujours est-il que ce matin, après avoir suivi de loin les terribles événements qui secouent le Cameroun, incapable de m’exprimer sur ce qui me touche pourtant au plus profond, j’ai lu un très bel article qui m’a… Bouleversé :

Où est le « Centre » de l’Afrique ?

Bouleversé parce que c’est bien là encore une fois un démenti — mais en est-il besoin ? — aux discours indignes sur l’absence d’histoire africaine, d’épaisseur, d’existence, que cette caricature de « tchatcheur » du sentier qui est nous sert de président est allé asséner à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Tenir de tels propos dans une université africaine, qui plus est qui porte ce nom, c’est soit une triple erreur, soit comme je le crois, un signe fort du mépris et de déni que porte la nouvelle droite décomplexée (et les élites politiques françaises de manière générale) à l’égard de la légitime fierté des Africains vis-à-vis de leur histoire. C’est comme un signal dont le message serait : « De toute façon, vous n’êtes que des nègres incapables… ». C’est Pétain s’adressant aux colonies, c’est Baudoin déniant avec mépris la légitimité de Lumumba à s’adresser à lui d’égal à égal… Et nous sommes pourtant en 2008.

Comment le président de la République française peut-il tomber aussi bas, être aussi minable, ignorant, indécent

Il n’est pas d’autre mot que la HONTE, pour décrire ce que j’ai ressenti quand adolescent j’ai compris le rôle de la France et de mes compatriotes français dans l’état de l’Afrique. Cette honte n’a fait que grandir au fur et à mesure que je mesurais l’ampleur de ce que l’on appelle la Françafrique.

Cette honte a atteint son paroxysme à deux reprises au cours des derniers mois :

La première fois a été le soir du résultat des élections présidentielles françaises, lors du discours qui pour moi marque la véritable rupture de N. Sarkozy : tenir un discours qui se veut sur certains points rassurant et qui, en deuxième lecture, en creux porte et décrit en détail la prolongation désastreuse à venir des mêmes ignominies.

La deuxième fois a été à la lecture du discours à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. La « décomplexion » de cette droite n’a d’égale que son ignorance, ou sa mauvaise foi.

Il y eu bien sûr d’autres moments où j’ai eu envie de hurler, comme par exemple lors du traitement médiatique de l’affaire « Arche de Zoé », où plus récemment encore l’attitude de la France lors des événements récents au Tchad.

La Françafrique, c’est fini ? Vraiment ?

J’ai honte de mon pays, j’ai honte de la nationalité de ma carte d’identité.
Plus le temps passe et plus ma honte se transforme en effroi.

-
maj le 6 mars 2008

Le site où il ne ferait pas bon se trouver

Les modestes notions d’anglais dont je dispose me laissent à penser que le sens du nom « note2be » point com signifie à peu près avec un petit jeu de mot :

Note2be.com : le site où il ne ferait pas bon se trouver

Et à y voir le contenu, on se dit que oui, vraiment, Stéphane Cola (qui d’après une simple requête Whois chez Gandi.net, est le propriétaire de ce site) doit avoir beaucoup de frustration et de rancœur à l’égard du corps enseignant. Est-ce dû à un ou plusieurs échecs scolaires ? Est-ce, comme cela semble être la tendance poujadiste actuelle, un nouveau ballon d’essai pour tester la réactivité de la société civile face aux propositions de plus en plus clientéliste d’une droite en fin de décomposition morale ?

Vous savez quoi ? Je pense juste que c’est qu’un pov’type qui cherche à se faire mousser le poireau pendant la campagne électorale, en prenant soin de se donner une image de marketeur politique qui n’aurait pas froid aux yeux, histoire d’élargir son portefeuille de clients côté UMP.
Je veux bien en discuter ici avec lui si je me trompe.

Contrairement à ce qu’écrit en toute fausse neutralité Le Monde, on ne peut pas aller « Au-delà de la méthode contestée » car non, ce site ne « soulève [PAS] la question de l’évaluation des enseignements par les élèves », il sert juste de défouloir aux branleurs qui n’ont rien d’autre à foutre à l’école que de traiter les bons élèves de lèches et les profs de privilégiés. L’opportunisme dont on ne sait plus s’il est commercial ou politique est vraiment un signe fort qui devrait faire s’interroger les membres de l’UMP sur leurs « valeurs morales », mais bon, on n’y croit plus à force.

Si vous êtes concerné, vous pouvez lui dire ce que vous en pensez directement en allant là (et en entrant le nom « note2be.com » dans le champ de recherche) pour notamment lui rappeler qu’il s’expose tout simplement à des poursuites en diffamation, selon la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse : « l’allégation ou l’imputation d’un fait précis qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel il est imputé »…

Je ne suis pas juriste, mais il paraît aisé de démontrer en effet que l’infraction est constituée car elle réunit les trois éléments qui sont pris en considération dans ce genre d’affaires : l’élément matériel, l’élément moral et l’absence des faits justificatifs ou d’immunités.

• L’élément matériel :
L’allégation selon laquelle un professeur serait incompétent (la notation, qui est un élément précis) en s’appuyant sur des faits non précis : Simple évaluation subjective par des élèves dont on ne peut vérifier sur quelles bases ni compétences reconnues ils ont émis leur évaluation pour noter l’intérêt, la clarté, la disponibilité, l’équité, le fait d’être respecté et motivé (on croit rêver…), est de nature à porter atteinte à l’honneur ou à la considération des professeurs.

• L’élément moral :
La question ici est : Y a-t-il intention de nuire ?
Si vous êtes titulaire d’un DEA de droit public, vous ne pouvez pas vous cacher derrière votre petit doigt en plaidant l’innocence, le bon sens (les élèves son notés par les profs, les profs pourraient aussi être notés par les élèves…), ou la volonté d’ouvrir un débat, ces arguments ne tiennent pas (cf ci-dessus), surtout qu’en tant que personne qualifiée ou compétente, et sachant que vous alliez divulguer des noms de personnes en remettant en cause leurs compétences, vous risquiez de porter atteinte à leur honneur ou à leur considération… Vous avez quand même persévéré dans ce « risque ».

De plus, le nom du site laisse peu de doute sur l’objectif visé par le site : « Il ne faut pas y être » 

L’intention de nuire semble donc bien constituée.

• L’absence de faits justificatifs et d’immunités :
D’une part : Encore une fois, je me reporte à l’élément matériel.
D’autre part : La diffamation n’est pas punissable en cas de vérité des faits (exception de vérité, sauf dans le cas de la vie privée) ou d’immunité.
Les faits sont récents, il n’y a ni amnistie, ni prescription, les profs étant notamment encore en fonction.

Bon, j’espère que les enseignants concernés seront nombreux à porter plainte…

En tout cas, c’est minable comme d’habitude, mais on n’arrive pas à s’y habituer à leur morale décomplexée…

« Une bonne dose de démocratie »

À l’instar de Nicolas Demorand qui s’exclame ce matin (6 février 2008), avec verve et sa certitude habituelle, que la campagne des primaires américaines montre une « une bonne dose de démocratie », l’ensemble des médias français, toutes tendances confondues, n’a d’yeux que pour l’affrontement Obama / Clinton coté Démocrates, et Huckabee / McCain coté Républicains…

On vous donne le choix entre vous pendre ou vous tirer une balle dans la tête, vous n’allez pas dire qu’on vous empêche de vous exprimer !

Du coté des « grands médias », évidement, on ne pouvait s’attendre à autre chose, mais pour ceux qui ont fustigé, à juste titre, l’orchestration du débat de la campagne des présidentielles françaises par les services de communication du PS et de l’UMP, débat tronqué qui a servi à des prises d’otage telles que « voter Sarkozy, c’est être d’accord avec la ratification du mini traité européen par la voie parlmementaire », ou « voter Royal, c’est approuver la privatisation des services publics » on aurait pu espérer un peu plus de recul…

Peut-être faut-il aussi y voir là aussi le résultat d’un lobbying des groupes républicains et démocrates dans la capitale française, où le suivisme et la consanguinité médias, « philosophes », services de com et partis politique se révèle une fois de plus impossible à contredire.

Suite à un échange avec Philippe sur sa note du 5 février « est-ce que le pays est prêt pour élire un Noir à la Maison Blanche ? » je reprends ici mon argumentation :

Personne ne parlera par exemple de Ralph Nader, et des candidats verts (accusé par une partie de l’extrême gauche d’avoir fait perdre les Démocrates contre Bush) et des réflexions proposées par des penseurs de la société étatsunienne comme Chomsky ou Zinn qui sont beaucoup plus proches de la réalité du peuple américain, et qui soulignent brillamment que ce peuple caricaturé à loisir ici, a toujours été historiquement par défaut contre la politique impérialiste de son pays, pour une meilleure répartition des richesses, une réelle protection sociale publique mutualisée et la défense des libertés publiques, mais qui ne vote plus parce que ces questions fondamentales restent totalement absentes des mises en scènes médias (médias dont il ne faut pas oublier qu’ils ne sont plus tenus à une quelconque obligation de temps de parole dans la campagne électorale).

Républicains / Démocrates ? Et les autres alors ?

Obama, présenté par les médias complaisants pour les Démocrates comme une sorte « d’héritier » de valeurs sûres telles que Marthin Luther King et JFK, reste d’une certaine façon un faux nez pour esquiver les vrais enjeux de la faillite de la société américaine :

- L’emprise, ou plutôt la préemption (!) de la richesse produite par les Américains, désormais gagée pour des générations par un couple Marchands de canons/Médias : la faillite et le surendettement de l’économie américaine auprès de créanciers dont le peuple américain devrait légitimement se préoccuper. Georges Bush annonçant un plan de 3,1 trillions de dollars visant à augmenter les dépenses militaires… C’est la fuite en avant. Ne posons pas la question : à qui profite le crime ?

- Faillite du libéralisme Reaganien (et au delà) avec une paupérisation extrême de la société. Les USA de 2008, hormis quelques km carrés privilégiés ça et là, c’est l’Afrique de mon enfance, où l’on marche dans une rue aux façades cossues et en tournant le coin de la rue, on découvre les quartiers abandonnés alentours où s’affairent des survivants qui vivent de la débrouille et des petits boulots aux services de la classe dominante. Il ne faut pas oublier la Nouvelle Orléans, catastrophe symptomatique de la situation. Alors que justement c’est Mardi Gras, on ne va justement surtout pas parler de cela !

- Etc.

[…]

Bon c’est lassant, pas la peine d’en rajouter…

Un traité ? Quel traité ?

Et donc, pendant que la presse française s’en remet une bonne couche de poujadisme sur les grèves…

Regardez bien, attention !

Prêt ??

Hop !
« DEMAIN MATIN au plus tard, l’Union européenne devrait être dotée d’un nouveau cadre institutionnel. […] »

Vous l’avez vu ? Non ??

Dommage, ayé, lé parti !
« Traité simplifié : on est revenu au texte refusé par les Français. »

Circulez, y’a plus rien à voir.

Vous aviez dit non ?!
Ben tant pis, vous l’aurez quand même, et dites-vous bien que désormais, on ne vous demandera plus votre avis…

Et ben mon papa, c'est le plus fort !

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« On n’éduque pas un enfant en lui laissant croire que tout lui est permis, qu’il n’a que des droits et aucun devoir. On ne l’éduque pas en lui laissant croire que la vie n’est qu’un jeu ou que la mise en ligne de toutes les connaissances du monde le dispense d’apprendre. »

« Récompenser le mérite, sanctionner la faute, cultiver l’admiration de ce qui est bien, de ce qui est beau, de ce qui est grand, de ce qui est vrai, de ce qui est profond, et la détestation de ce qui est mal, de ce qui est injuste, de ce qui est laid, de ce qui est petit, de ce qui est mensonger, de ce qui est superficiel, de ce qui est médiocre […] »

« Nous devons remettre la culture générale au cœur de notre ambition éducative. »

« Renaissance intellectuelle, morale et artistique » !

Bigre, après s’être engagé aux Nations Unies à sauver le monde de l’emprise des multinationales et du FMI qui affament, empoisonnent et pillent les plus pauvres et les plus faibles ; après s’être proposé à Dakar de tendre la main à ces feignants d’Africains, après s’être engagé à sauver la France des cancers, de la pollution de la malbouffe et du chômage, voilà qu’il s’engage à éradiquer la médiocrité de notre paysage !

Alors, c’est vrai papa, tu vas retirer leurs licences d’émissions à TF1, M6, Skyrock, NRJ, BFM, RTL, Direct 8 ?

Whooooaaaa, j’en crois pas mes yeux !

La langue de ceux qui n’ont pas fait le choix des vainqueurs…

Ah zut, re-zut et super-zut : Pas moyen de laisser un commentaire à Sébastien Fontenelle sur Le blog AJT de Sébastien Fontenelle.

Pourtant, il y a une petite imprécision dans son propos (j’ose, je suis confus).

Dans sa note d’aujourd’hui, savoureuse à souhait comme il se doit, intitulée Quelques Pensées De Pascal (Bruckner), il a écrit :

« Dans la vraie vie, qui n’a décidément rien à voir avec les grotesques « raisonnements » de Pascal Bruckner, l’identité nationale, dans sa déclinaison bricehortefique, n’a rien de « complexe » : elle n’est que la justification à deux balles de la politique policière de harcèlement des immigré (e) s qui fait dire aux militant (e) s pénistes ah, putain, qu’est-ce qu’on a eu raison de voter pour Sarkozy, avec lui, faut reconnaître, le Sarrasin en chie. »

Alors, je voulais juste dire que, ceux des pénistes qui auraient utilisé le terme Sarrasin n’ont certainement pas voté pour N. Sarkozy ! Dieu les en préserve ! Certes, en bon maurrassiens, ils goûtent sans doute l’appellation du ministère dit « de l’Immigration et de l’Identité Nationale », appellation qui n’aurait certainement pas déplu à ceux qui « n’ont pas fait durant la guerre le choix des vainqueurs », mais tout de même ! Ils n’ont pas les mêmes valeurs

Non, ceux qui pourraient dire « qu’est-ce qu’on a eu raison de voter pour Sarkozy » ont sans doute continué en disant : « avec lui, faut reconnaître, le crouille/bicot/bougnoule* en chie. »


Mise à jour à 21 h 20 : entre-temps, la note de Sébastien Fontenelle a disparu de son site !
Si quelqu’un a une idée de ce qu’il s’est passé, je suis preneur.

* rayez les termes inutiles.

La solution Total e

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(mis à jour à 15h39)