Archive pour la Catégorie 'Koinos'

Als sie mich holten, gab es keinen mehr, der protestieren konnte.

Quand ils sont venus chercher les intérimaires, je n’ai rien dit, je n’étais pas intérimaire ; quand ils sont venus chercher les ouvriers, je n’ai rien dit, je n’étais pas ouvrier ; quand ils sont venus chercher les fonctionnaires, je n’ai rien dit, je n’étais pas fonctionnaire ; quand ils sont venus me chercher, il n’y avait plus personne pour protester…

En ce moment, on revient souvent, et d’une certaine façon, à juste à titre quant aux drames personnels, sur les « suicides à France Télécom », sur la situation des agriculteurs « prêts à tout »

La France découvre-t-elle le « Management » des personnels ? Les Français découvrent-ils la dégringolade sociale à l’œuvre depuis la fin des années soixante-dix dans les pays occidentaux, les Français découvrent-ils la désindustrialisation de leur pays ? « Travailler plus pour gagner plus », « Le pouvoir d’achat » n’étaient-ils pas les deux tartes à la crème de la dernière campagne présidentielle ?

Quand dans l’entreprise le climat social n’en est pas au niveau de celui de France Télécom, c’est sur les sous-traitants que s’exercent les pressions du même acabit, et ce n’est pas une nouveauté. Depuis les années quatre-vingt-dix, la novlangue nous a concocté des discours sur la « flexibilité », sur « l’externalisation », sur « l’outsourcing ».
Tous termes qui consistent simplement à faire produire les biens et les services le moins cher possible, en flux tendu, avec le minimum de contraintes (salariales, sociales, légales, environnementales) pour permettre aux ayants droit (CA, actionnaires et partenaires financiers) de tirer les marges maximales et aux consommateurs d’acheter « moins chers »

Quand les lignes téléphoniques sont posées par des équipes de sous-traitants, venues du Portugal, qui s’en offusque puisque c’est moins cher ?

Les syndicalistes, à la flamboyante époque publique d’EDF, ne se sont jamais souciés des mineurs dans les mines de cuivres et d’uranium, les fonctionnaires de La Poste ne se sont jamais souciés des chauffeurs de camions des sous-traitants qui faisaient la liaison entre les centres de tris, les usagers ne se sont jamais privés de critiquer les « cantonniers payés à rien foutre » sur le bord des routes, les prolos ne se sont jamais souciés de savoir d’où venaient leurs chips et leur lait, et les rupins ne se sont jamais souciés de savoir dans quelles conditions étaient produits les cornichons vendus dans leurs épiceries fines…
Les agriculteurs conventionnels et la FNSEA ne se sont jamais souciés du dumping européen sur les marchés africains, les céréaliers français ne se sont jamais souciés des conséquences environnementales et de santé sur les habitants aux alentours de leurs exploitations, les éleveurs français ne se sont jamais souciés des conditions de production des compléments alimentaires OGM sur l’agriculture sud-américaine et sur la forêt amazonienne…

La France entière se tordait de rire quand Coluche, en bon héritier du poujadisme, faisait des blagues sur l’horloge que l’on ne risque pas de voler parce que tous les fonctionnaires ont les yeux rivés dessus…

Même si j’évite au maximum ce genre d’endroit, Il m’arrive parfois de me poser quelques minutes dans un centre commercial, vous savez, sur les bancs installés en face des caisses, dans la galerie commerciale. Et à prendre le temps d’y réfléchir, je ne me fais aucuns soucis pour la surcharge pondérale de M. Le Métayer, aucuns soucis pour l’avenir de la famille Sarkozy, aucuns soucis pour le bronzage de Séguéla, aucuns soucis pour les intermédiaires financiers.

Une crise ? Quelle crise ?

Suite (ou retour, c’est selon) ici. Et là aussi.

Plus on est de fous…

Depuis… bien longtemps, Rezo.net est une de mes premières adresses quotidiennes…

Et bien aujourd’hui, il y a L’autre Réseau, et l’on peut s’en réjouir.

C’est bien, (on se demandait un peu ce qu’il se passait avec Rezo.net), comme c’est bien de lire que tous ceux qui ne sont pas « pour Val » ne sont pas du coup forcément «  pro Siné », personnellement, je ne me sens pas à l’aise ni avec l’un ni avec l’autre (et je dis ça en ayant grandi avec, entre autres, Charlie Hebdo, les albums de Reiser et de Wolinsky etc.) je ne me suis donc pas précipité pour acheter le numéro 1 de l’hebdo satyrique du gars qui ne se prend pas au sérieux mais n’a aucun problème à ce que l’hebdo porte, en toute modestie, rien moins que son nom

Bref. J’attends de voir, j’apprécie énormément certaines des signatures que l’on y trouve.

Un peu de subtilité, néanmoins incisive, et de diversité de points de vue, est d’un bien meilleur goût que les sales blagues misogynes (les femmes sucent, les mecs montrent leurs couilles, leur bite, etc.) et limites racistes ou discriminantes : il ne faut pas confondre représenter un président avec une plume dans le cul et traiter ses adversaires « d’enculés ».

On peut être sardon sans être gras ou lourd ! CQFD.

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(note en retard du 11 septembre 2008 15:04)

Modifiée le 2 octobre 2009 : reseau2.net n’existe plus, et renvoyant sur une page de pub, j’ai supprimé le lien.

J'ai encore seize ans…

Je m’approche doucement de mon petit garçon, il dort dans son lit.

Je lui parle doucement, en lui caressant le dos. Au bout de quelques secondes, il se redresse et s’approche à genou pour que je le prenne dans mes bras. Il se love contre moi et cette sensation qu’il s’abandonne sur moi me réchauffe. J’attrape ses pantoufles et je descends doucement les escaliers. Une fois en bas, je m’approche de la fenêtre, et je me tourne pour que, toujours la tête appuyée sur mon épaule, il puisse voir la rangée de jeunes frênes en face. L’heure à laquelle je le réveille est celle à laquelle ces temps-ci un groupe d’écureuils traverse de manière un peu folle les branches de ces arbres pour rejoindre l’énorme sycomore juste en face de la maison.

Ces instants, la multiplication de ces instants quotidiens est un don précieux.

Je me sens privilégié et cet apaisement que me procurent ces instants, je les transmets, je les diffuse à mon enfant quand il est contre moi, quand il cherche ma chaleur dans la fraîcheur de la maison après avoir quitté le cocon de son lit.

Je n’arrive pas à ne pas faire un parallèle horrible entre les tensions affectives vécues ces derniers jours, ces dernières heures, et le double regards, le double standard avec lequel j’ai joué ces derniers jours avec la vie des loirs et des écureuils :

Voilà dix jours que je suis à l’affût dans la maison, de 9 heures du soir à 8 heures du matin, éliminant méthodiquement, violemment, la douzaine de loirs qui à fait de ma laine de chanvre un refuge pour l’hiver. Je tue systématiquement et avec mauvaise conscience ces petits rongeurs improprement considérés comme des parasites, en prenant soin de cacher ce massacre à mon enfant, et en même temps, tous les matins, après avoir par exemple hâtivement ramassé le corps ensanglanté du loir que je viens d’abattre en me réveillant, je suis heureux de montrer à mon enfant le spectacle de ces écureuils qui s’ébattent en sautant et en grimpant dans l’arbre en face.

J’ai tué ce que j’avais d’un côté, en m’émerveillant de ce que je voyais en face. C’est donc ça la vie ?

Dans la tourmente qui m’agite, j’ai expliqué une fois encore à sa mère ce que j’appelle le syndrome de Mireille l’abeille* et elle m’a répondu que les hommes sont aussi comme ça. Elle me demande de faire attention à ça. Et je ne veux pas l’entendre. je ne veux pas l’entendre parce que ces événements me renvoient à mon adolescence et jusqu’à ma vie de jeune « adulte ». Vingt ans après mes seize ans, le décalage entre le discours et la réalité des actes de ces filles qui m’ont brisé le cœur, me blessent toujours autant. Pendant vingt ans, j’ai appris à gérer ces tensions, cette douleur, cette incompréhension, et pour y faire face, pour me protéger, je suis devenu exigeant, trop exigeant. J’ai petit à petit construit un système, des valeurs, sur ces dires, et plus je fais face à leurs contradictions, plus je suis exigeant, parfait, à la hauteur.

Oui, c’est prétentieux, mais ce n’est en réalité qu’une stratégie de survie, qu’une protection. J’ai toujours seize ans, et j’entends encore la fille dont je suis amoureux me raconter ses déboires avec les garçons stupides et inconséquents dont elle s’entiche encore et encore, au point de devoir avorter, parce qu’il n’y a que moi pour lui accorder autant d’écoute, alors que je ravale ma souffrance. Et j’entends encore les autres filles, plus tard, les copines, pleurer les unes sur les autres sur la façon dont les garçons les traitent, les maltraitent, les baisent comme ils se masturbent : pour voir celui qui va le plus loin, celui qui va le plus vite, celui qui s’en fait le plus… Les filles ne sont que les objets de leurs fantasmes adolescents, maladroits, égoïstes. Ils ont peur de l’inconnue que représentent les corps de ces autres, et la seule façon qu’ils ont trouvés d’y faire face, c’est d’en jouer, de les affronter, de les maîtriser, de les contraindre, de les salir.

Quand ma fille dont les émois adolescents deviennent de plus en fort, de plus en plus urgent, me parle des garçons qui ne la voient pas, je lui dis qu’il ne faut pas passer sa vie à regretter de ne pas avoir osé, et qu’il faut faire face, s’armer de toute sa fragilité, de toute son angoisse, avoir la force d’aller voir le garçon désiré et de lui parler. Si c’est le bon, si vraiment c’est celui-là qui doit avoir le droit de te toucher, alors il saura quoi répondre, il saura te rassurer, te respecter, te parler et peut-être t’aimer.
Quand elle est revenue du collège pour la première fois en me disant « je suis allé lui parler » j’ai été tellement fier de son courage, car malgré la peur d’être ridicule, elle a préféré affronter son désir plutôt que de se lamenter sur son sort et s’épancher sans fin sur les autres, et je sais que c’est un atout de plus pour survivre toute sa vie, car même ceux qui se prétendent adultes aujourd’hui se rient comme les adolescents de celui ou de celle qui s’ouvre à eux.

Pour l’adolescent que j’étais, le corps désiré d’une fille aimée, c’était la vie tout entière qui se jouait dans un regard, dans un désir, dans un espoir. Et quand ce corps se donnait à meurtrir ailleurs, c’était la haine qui prenait le dessus. J’ai donc haï. Encore haï, vingt ans j’ai haï les hommes inconscients, les pères absents, les prédateurs… L’homme que j’ai refusé d’être. J’ai cherché à être double, homme qui fusionne avec le corps de l’autre, qui s’y fond, à être féminin et masculin. Pas celui qui possède, celui qui veut être l’alter. Celui qui sait prendre le temps de sentir le temps, qui comprend les écoulements, qui sait goûter, désirer et faire désirer. J’ai voulu être le tout parfait, celui qui écoute, celui qui protège, celui qui prend comme celui qui respecte, celui qui aime, celui qui fait face, celui qui… Celui dont elles parlaient toutes, mais qu’au fond elles ne voulaient pas. J’ai voulu être, et je sais aujourd’hui être cet homme. Je suis aussi le père « exemplaire » qui va avec.

Il m’est arrivé parfois, dans une soirée par exemple, de m’assurer que chacune des femmes soit admirative : je me suis occupé des enfants, j’ai fait la cuisine, j’ai fait la vaisselle, j’ai rangé, j’ai été prévenant, attentif, sympa, pas collant, léger, je me suis intéressé à leur travail, à leurs discussions, même, à leur mec, j’ai été souriant, parfait. Pas pour les attirer, non, pour les mettre face à leur contradiction : regarde ce mec qui fait tout ce que tu prétends vouloir en te lamentant avec tes copines et tu vas rentrer chez toi tout à l’heure avec un autre imbécile qui a passé sa soirée à picoler en fantasmant sur une jeune femme, et qui rentré à la maison ira se coucher sans même jeter un œil aux enfants qui dorment et se soulagera dans toi avant de se retourner et de s’endormir, comme un porc, ça te fait pas mal ? T’as pas l’impression d’avoir raté quelque chose dans ta vie ? Qui va se lever pour faire le bib, ou changer la couche, qui va faire la vaisselle après le repas bien arrosé et passer un coup d’éponge sur la table pour que demain matin le réveil ne soit pas dégoûtant, qui va prendre le temps de sentir, d’effleurer, de déguster chaque centimètre de ta peau pour jouir de ton désir qui monte, qui va embrasser à ton rythme ton sexe devenu fontaine, qui va être l’homme que tu guideras en toi et qui sentira chacun de tes mouvements et de tes désirs, qui va être l’homme qui va te serrer tendrement contre lui pour te rassurer quand tout ton être se sera entièrement abandonné et se sentira apaisé mais peut-être un peu vulnérable, qui va aller aux réunions des parents d’élève, qui va regarder les cahiers pour vérifier les devoirs, qui va… Moi bien sûr.

J’ai toujours seize ans et ces vingt ans passés, je ne pourrais jamais les changer, je vivrais avec ce que j’ai raté, ce qui me fait mal, ce mal qui m’a été fait. C’est la faute à personne, c’est la mienne. Je devais décider qu’il en soit autrement, je devais simplement choisir ce que je voulais, et aller vers là où je voulais, et puis un jour, d’un coup, tout est devenu plus simple. La douleur est toujours là, mais l’apaisement est arrivé, enfin, vingt ans après.

Je suis peut-être devenu Mireille l’abeille, et je n’ai pas voulu voir celle qui me regardait, et je n’ai eu d’yeux que pour l’autre. Double standard. J’ai tué ce que j’avais, en regardant émerveillé ailleurs. Oui, c’est donc ça la vie ! C’est à vomir.

Mais je n’ai plus seize ans, et je décide seul de ce que je veux et de ce que je ne veux plus.

Mes enfants sont merveilleux et je veux simplement être là pour eux, je veux être le père que je n’ai pas eu. Je prends ce temps-là pour eux, et c’est à eux que je pense tout le temps. Nos agitations d’adultes, nos amours et nos désespoirs ne sont que la suite de nos amours adolescentes, maladroites, imparfaites, j’ai aujourd’hui la certitude que cet horizon fini est dépassable. C’est même facile. Je ne veux plus être parfait, je suis moi, le fruit doux amer de cette histoire, et ce fruit est mûr, il est savoureux, il est toujours aussi fragile, comme aux premiers jours, et je prends soins de semer encore et encore des graines de cette ardeur fragile.

Mon petit enfant, que les autres parents autour de moi ont tendance à considérer avec si ce n’est du dégoût, au moins de la distance parce que trop émotif, pas assez bien pour leur enfant, comme un handicapé, parce qu’il est tout simplement ultra sensible et d’une intelligence époustouflante, sentant nos émois d’adultes et les enjeux que nos amours impossibles mettent en jeux, dit à sa mère qu’il veut un petit frère ou une petite sœur comme s’il nous autorisait à reconstruire quelque chose ailleurs, pour notre bonheur, ce que nous avions décidé de ne plus faire quand nous étions ensemble, et ce que nous pensions ne plus faire dans nos vies maintenant séparées. Sa mère lui dit donc qu’elle, elle ne veut plus, mais qu’il peut demander à son père (même si elle n’est pas d’accord), il dit alors « je vais en parler à papa ». Moi je ne voulais plus d’autres enfants, enfin, je ne sais pas. Ce qui est sûr, c’est qu’il va me demander ce qu’il s’est passé pendant les quelques jours de cette Bérézina qu’il n’aura pas vue mais qu’il sentira dans mon souffle, et je vais lui répondre, le coeur en hiver : « tu sais, il y avait une fille avec qui…… Mais elle vient de me filer entre les doigts — je vais ravaler ma douleur, penser à tout le mal que j’ai fait, et continuer : mais ce n’est pas grave, c’est la vie ». Je sais qu’il va être fâché, mais je suis sûr qu’il ne m’en voudra pas et qu’il me dira : « tu sais papa, je t’aime ». Et presque tout disparaîtra d’un coup : Mireille l’abeille, les ratés l’amertume et le temps qui nous file entre les doigts.

Je n’ai plus seize ans, mais vingt ans de plus, et c’est très bien comme ça.

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* : « C’est le syndrome « Mireille l’abeille » qui se rejoue indéfiniment dans nos vies, depuis la cours de récré : les filles se lamentent sur « les mecs », qui sont bêtes et insensibles, tout en « flashants » sur les bœoeufs, leurs apparences et leurs muscles/mobs et plus tard voitures etc. qui vont se servir d’elles juste pour se mettre en valeur, tandis que les mecs « gentils », ouverts, à l’écoute, mais pas canons vont être au rancart pendant la moitié de leur vie, voir plus, les éternels copains qui écoutent, un vivier d’amoureux transis, tu te souviens ? »

J’appelle cela le syndrome « Mireille l’abeille » parce que dans les histoires d’Antoon Krings, Mireille sait au fond d’elle même que Siméon le Papillon est amoureux d’elle, et elle feint de l’ignorer, elle en fait même son confident, elle lui demande des choses ambiguës qui n’ont de cesse de lui faire du mal parce qu’il est timide et qu’il n’ose pas se déclarer. C’est selon moi immoral et injuste et indigne d’être raconté à des enfants…

Fête de la Conf', Services Publics en Ardèche, pouvoir d'achat…

Samedi c’était la fête de la Confédération Paysanne de l’Ardèche, à Sainte Eulalie.

Je n’ai pas pu m’empêcher d’aller y faire un tour, c’est plein de copains, et outre les gens intelligents et sympas que l’on peut y rencontrer, j’ai glané çà et là quelques petites choses qui me remontent le moral (qui va bien pourtant). Au moment de repartir, je suis retourné ramasser quelques bouts de papier d’une idée bêtement géniale :

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Ben oui, ça fait des mois que certains ardéchois se sont mis à arborer une affiche ridicule à l’arrière de leur véhicule, et ce à l’initiative du Conseil Général de l’Ardèche, rien que ça !

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Outre le côté pestilentiel fondamentalement réactionnaire de cette revendication identitaro-localo-pseudo…traditionaliste (?) digne des commentaires de comptoir d’un retour de partie de chasse bien arrosée, il m’était apparu à moi aussi totalement obscène que l’on arbore fièrement cette ineptie alors que l’on n’est pas capable de se mobiliser pour défendre, citoyen, ses services publics, pour ne citer QUE cet exemple.

Et d’ailleurs, puisqu’on y ait, et que je vais démissionner dans quelques jours, il y a quelques semaines, j’étais une fois de plus convié, en tant que président d’une association pour l’école publique, à une nouvelle réunion concernant les services de transports publics pour les écoles primaires du plateau ardéchois, et je n’ai pas été « déçu » en matière de spectacle : si les élus de ce département étaient aussi prompts à défendre les services publics, notamment pour les écoles primaires publiques (héhé, cherchez l’erreur), qu’ils le sont pour faire du chauvinisme et s’auto-congratuler, on se sentirait tout de même plus rassuré… Mais voir main dans la main des élus dits « de gauche » (le VP du département chargé des transports scolaires pour ne pas le citer) et de l’UMP (le conseiller général par exemple) vous expliquer calmement que vous n’aurez pas droit à un transport scolaire pour les enfants parce qu’il n’y pas le quota age/nombre sur la ligne, puis ensuite discuter le bout de gras avec le conseiller général sur qui va avoir droit au ramassage à telle ou telle ferme et qui va y aller à pied, alors que je réclamais en vain, à voix haute et distincte, régulièrement, une copie de la liste déjà préparée à l’avance avec les critères inscrits pour chaque enfant et que l’on me regardais sans daigner me répondre…

Triste spectacle C’est d’autant plus dégoûtant que l’année précédente, nous avions déjà eu à subir ce même mépris lors de la suppression d’une ligne de transport pour les mêmes écoles, j’avais d’ailleurs exposé cette question et quelques autres, notamment sur la responsabilité des élus, lors d’un débat public sur le thème « Les services publics sont-ils solubles dans la mondialisation ? » où intervenaient Gilles Balbastre et Christian Tran au Festival Résistance 2007.

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Pour poursuivre, j’avais vu le même vice-président, chargé des transports du département quelques jours plus tôt littéralement se donner en spectacle avec son imper « département de l’Ardèche » à la buvette du festival de la Chabriole à Saint Michel de Chabrianou, avant le concert des Têtes Raides. Il m’avait reconnu du coin de l’oeil et n’arrivait sans doute pas à « me remettre » alors que ma tête devait lui dire quelque chose, et pour cause : je l’avais déjà un peu bousculé au micro avec ses petits copains lors du débat sur les services publics qui avait suivi la première du film « Le temps de l’Urgence » de Christian Tran, à Aubenas, toujours à propos des services publics de transport sur le plateau ardéchois…

Du coup, je vous fais profiter aussi de cette affichette détournée, et si vous êtes ardéchois et que vous voulez défendre les services publics, téléchargez-la et affichez-la, fièrement, celle-ci…

Le service public en 07, moi j’y tiens…

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Par contre le type qui tenait le stand de la CGT à la fête de la conf ‘, et que j’avais déjà rencontré lors de réunions pour la défense des services publics en Ardèche, au collectif de Privas je crois, a voulu me faire signer une de ces pétitions dont la CGT a le secret sur « l’augmentation des salaires et du pouvoir d’achat »… Mal tombé le gars…

Ben oui, parce que si je me bats sur le plateau depuis mon installation pour qu’il y ait des débats et une mobilisation pour le service public, que je suis pour une amélioration des salaires et contre les contrats de précarisation, je suis aussi un « petit patron », j’ai déjà évoqué largement ce sujet ici et notamment (d’ailleurs il ne connaissait pas le film « Ils ne mourraient pas tous mais tous étaient frappés »)…

Bref, les pétitions de base qui n’engagent à rien d’autre qu’à meugler contre les patrons/sarko/lekapital et à demander plus de sous pour dépenser plus, sans rentrer dans le moindre début de commencement d’une explication sur le système, ça a plutôt le don d’être énervant.

Non pas que je ne veuille pas que le pouvoir d’achat ou les salaires augmentent, ou que je vive dans une tour d’ivoire en contemplant le peuple criant famine, mais plutôt parce qu’en tant que « petit patron », je pourrai en dire long sur les raisons qui m’empêchent moi de garder mes salariés en CDI et de les augmenter, et parmi ces raisons, l’esprit consumériste du « plus de pouvoir d’achat dans mon caddie de supermarché » y est pour beaucoup… Les consommateurs (en cela incités par les grands groupes et la grande distribution, évidement) jouent un rôle primordial lors de leurs comportements d’achat dans la mécanique qui à l’autre bout du cycle font qu’eux-mêmes se retrouvent fragilisés, pressurés, licenciés. Ils veulent plus, hors saison, moins cher, tout de suite…

Dans les classes moyennes, il y a une majorité de cons-sommateurs qui veulent plus pour consommer plus, tous simplement. Et ceux-là tirent l’ensemble vers le bas. Ben oui, si vous voulez que la mayonnaise, l’huile, les œufs, les cornichons le pain etc. coûtent moins cher dans une grande surface, croyez-vous que ce soit sur sa marge que celle-ci va faire un effort ? La chaîne de pression remonte donc ainsi en chaîne sur les producteurs, et les sous-traitants : et ce sont eux qui doivent travailler et produire plus à vil prix pour que le prix baisse (pas tant que ça en plus) pendant que la grande distribution se goinfre et que les productions finissent par se barrer à l’autre bout du monde…

Consommer beaucoup, beaucoup, beaucoup moins pour consommer vraiment mieux, c’est un combat, quotidien, et ce n’est vraiment pas facile tous les jours. Surtout quand on à pas les sous justement. Et d’ailleurs, c’est souvent les gens qui n’ont pas les sous qui font le plus d’efforts. Cherchez l’erreur.

Pour conclure avec le sourire, une image qui m’a fait beaucoup rire et que j’avais trouvé dans le calendrier 2006 de la Conf , je me fais une joie de la partager avec vous (et pardon pour les droits d’auteurs) :

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CNR etc.

Bon, contrairement à ce que l’on pourrait croire en lisant ce site, et ceux qui connaissent mes engagements personnels réels concernant le personnage vous diraient que je ne « fais pourtant pas dans la dentelle », je ne suis pas d’un anti-sarkozisme primaire : on a le président que l’on mérite (en tant que société). Donc je ne peux pas adhérer comme ça tout simplement à une démarche qui fait de « stop sarko » son (ou un de ses) leitmotiv.

Mais effectivement, on l’attend depuis longtemps, le sursaut républicain ! Serait-ce enfin le bon ?

Allez lire l’appel, sur la page de l’autoproclamé « Conseil National de la Résistance. » 2008…

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Après, vous ferez bien ce que vous voudrez… Mais au moins, l’info circule…

NKM – UMP même combat ?

Aaahh Nathalie… (permettez que je vous appelle par votre prénom  ?)

Comme je pense à vous, comme je compatis… Je vous revois encore face à Nicolas Hulot dire avec force conviction que vous étiez engagée dans « l’écologisation de l’UMP »

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Je vous revois encore découvrant votre ministère, appuyée nonchalament contre le montant d’une porte posant la question qui tue : « La cantine, elle est en Bio ici ? »

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Croyez-vous qu’un jour celle de l’Assemblée Nationale sera aussi en Bio, avec 0,9 % d’OGM ?

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« J’en ai marre d’être confrontée à une armée de lâches » dites vous ?
Rien que de très normal : Chassez le naturel et il revient au galop…

Comme ceux qui se sont abstenus lors du vote, allez-vous vous coucher pour préserver votre carrière politique, ou aurez-vous le courage d’aller déchirer votre carte de l’UMP sur le bureau de votre cher président ?

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Bref, désormais, en France, nous n’aurons plus le droit de nous alimenter sans OGM.

Vous n’en vouliez pas ? Malgré le fait que vous représentiez la majorité (72 % des personnes intérogées), que les pro OGM sont minoritaires dans le secteur agricole agro-industriel, que la contamination des filières non OGM est irrémédiable dès lors que les OGM sont en plein champs ; peu importe que les bénéfices des OGM soient contestés et contestables, peu importe que tout cela mette à genou la production agricole alimentaire mondiale face à quelques firmes multinationales…

Je fais mienne la question posée par Greenpeace : « Texte de loi ou acte de vente à Monsanto ? »

Extrait du site de Greenpeace :
« L’Assemblée nationale vient de rédiger l’acte de vente de l’agriculture française à Monsanto, conclut Arnaud Apoteker. Le Premier Ministre est le premier à vouloir le signer. Les sénateurs trouveront-ils le courage d’afficher un autre visage ? »

Ce scrutin, caractérisé par une très courte majorité et une abstention inhabituelle, témoigne par ailleurs du manque d’unanimité et de la mauvaise conscience des députés UMP sur la ligne définie par M.Copé et la frange la plus extrémiste du parti. Greenpeace en appelle maintenant au Président de la République : l’intérêt général doit passer avant les intérêts des firmes semencières et la politique politicienne.

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Je me suis mordu la langue depuis l’élection de Sarkozy, notamment concernant la tartuferie du « Grenelle de l’environnement », parce que je voulais attendre de voir quelle serait la conclusion. Je ne suis pas déçu. Les députés ont donc voté pour la loi qui s’assoit sur les principes fondamentaux de protection de l’environnement, sur les principes de précaution et surtout rend irresponsable celui qui contamine.

Extrait du Petit Robert :

corruption [kCYypsjT] n. f.
• v. 1130; lat. corruptio, de corrumpere corrompre
1 (1170) Vieilli Altération de la substance par décomposition. décomposition, pourriture, putréfaction.
2 Littér. Altération du jugement, du goût, du langage. corrompre (I, 2o).
3 Le fait de corrompre moralement; état de ce qui est corrompu. avilissement, dépravation, gangrène, perversion, souillure, vice. Corruption des mœurs. dérèglement, dissolution. « Les hommes sont tous pareils, enragés de vice et de corruption » (A. Daudet).
4 Emploi de moyens condamnables (⇒ bakchich, dessous-de-table, pot-de-vin) pour faire agir qqn contre son devoir, sa conscience; fait de se laisser corrompre. Tentative de corruption. La corruption électorale est un délit. Condamné pour corruption de fonctionnaires. prévarication. Être convaincu de corruption. Corruption active, passive.

Quelle définition* du mot corruption parmi celles-ci, pensez-vous qu’il faille utiliser concernant l’adoption de cette loi ?

Y a-t-il encore quelqu’un dans ce pays pour croire qu’il est sain pour la démocratie Française que celle-ci soit dirigée par des avocats d’affaires ?

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*Pour ma part, je retiens la troisième, mais sait-on jamais…
(maj à 22:24)

Afrique

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Est-ce la langueur du « Hallelujah » interprété par Jeff Buckley qui m’accompagne depuis le petit matin ? Est-ce l’idée de reprendre le voyage alors qu’à ma fenêtre un voile blanc recouvre la campagne bavaroise ? Est-ce le parfum doucereux des fondants au chocolat qui s’échappent du four, que j’ai fait ce matin pour remercier mes hôtes de leur accueil si amical… Peut-être est-ce la mélancolie qui précède la joie de retrouver mes « proches » après une trop longue absence… Peut-être tout ça à la fois.

Après près de deux semaines de frénésie traductrice, continue, insensée, les travaux transmis en flux tendus s’ajoutant sans cesse les uns aux autres, voilà un peu de calme, et donc, un peu de temps pour laisser les émotions revenir à leur juste place.

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Hier déjà, un mail d’un compatriote Ivoirien qui me remerciait de publier les émissions de Rendez-vous avec X sur mon site, avait comme déchiré le bloc de nerfs qui me figeait sur mon siège. Une occasion pour moi de lui dire en quelques mots toute la tristesse que me procurent les paroles infâmes et tellement malhonnêtes de notre président et de sa sinistre, indigne plume, à propos de l’Afrique.

Puis, un autre mail est venu m’apprendre que mon parrain, Robert C., Bob, était décédé d’un cancer il y a quelques jours. Je suis profondément touché par la mort d’un humain. Cet instant qu’il pressent venir inéluctablement mérite, quelle que fut sa vie, une pensée pour le petit d’homme qu’il a été à sa naissance et cette même fragilité qu’il a retrouvée à cet instant-là.

Sa mort « prématurée » refermera définitivement pour moi l’énigme de ce gros nounours qui me faisait sauter sur ces genoux et me chatouillait à mourir, les dimanches entre blancs de Yaoundé. Bob était mon parrain. Je l’avais choisi parce que j’aimais ce bonhomme et son grand sourire, sa bonne humeur dominicale… J’étais un enfant.

Une énigme parce que là se trouve l’un des nœuds de mon histoire de français africain : Ces hommes et ces femmes qui me traitaient moi, leur enfant, comme un roi, alors qu’ils acceptaient, supportaient et participaient, bon gré ou malgré, à l’infamie qui faisait qu’à quelques mètres de la piscine où je m’ébattais insouciant, mes frères et sœurs enfants africains s’éteignaient misérablement dans le dénuement, la misère, la maladie, l’indifférence.

La découverte il y a quelques années des livres de l’association survie, notamment « le Dossier noir n°14, Le silence de la forêt : réseaux, mafias et filiales bois au Cameroun », a donné encore plus de relief à cette énigme, Bob y étant directement mis en cause.

Toujours est-il que ce matin, après avoir suivi de loin les terribles événements qui secouent le Cameroun, incapable de m’exprimer sur ce qui me touche pourtant au plus profond, j’ai lu un très bel article qui m’a… Bouleversé :

Où est le « Centre » de l’Afrique ?

Bouleversé parce que c’est bien là encore une fois un démenti — mais en est-il besoin ? — aux discours indignes sur l’absence d’histoire africaine, d’épaisseur, d’existence, que cette caricature de « tchatcheur » du sentier qui est nous sert de président est allé asséner à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Tenir de tels propos dans une université africaine, qui plus est qui porte ce nom, c’est soit une triple erreur, soit comme je le crois, un signe fort du mépris et de déni que porte la nouvelle droite décomplexée (et les élites politiques françaises de manière générale) à l’égard de la légitime fierté des Africains vis-à-vis de leur histoire. C’est comme un signal dont le message serait : « De toute façon, vous n’êtes que des nègres incapables… ». C’est Pétain s’adressant aux colonies, c’est Baudoin déniant avec mépris la légitimité de Lumumba à s’adresser à lui d’égal à égal… Et nous sommes pourtant en 2008.

Comment le président de la République française peut-il tomber aussi bas, être aussi minable, ignorant, indécent

Il n’est pas d’autre mot que la HONTE, pour décrire ce que j’ai ressenti quand adolescent j’ai compris le rôle de la France et de mes compatriotes français dans l’état de l’Afrique. Cette honte n’a fait que grandir au fur et à mesure que je mesurais l’ampleur de ce que l’on appelle la Françafrique.

Cette honte a atteint son paroxysme à deux reprises au cours des derniers mois :

La première fois a été le soir du résultat des élections présidentielles françaises, lors du discours qui pour moi marque la véritable rupture de N. Sarkozy : tenir un discours qui se veut sur certains points rassurant et qui, en deuxième lecture, en creux porte et décrit en détail la prolongation désastreuse à venir des mêmes ignominies.

La deuxième fois a été à la lecture du discours à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. La « décomplexion » de cette droite n’a d’égale que son ignorance, ou sa mauvaise foi.

Il y eu bien sûr d’autres moments où j’ai eu envie de hurler, comme par exemple lors du traitement médiatique de l’affaire « Arche de Zoé », où plus récemment encore l’attitude de la France lors des événements récents au Tchad.

La Françafrique, c’est fini ? Vraiment ?

J’ai honte de mon pays, j’ai honte de la nationalité de ma carte d’identité.
Plus le temps passe et plus ma honte se transforme en effroi.

-
maj le 6 mars 2008

Le site où il ne ferait pas bon se trouver

Les modestes notions d’anglais dont je dispose me laissent à penser que le sens du nom « note2be » point com signifie à peu près avec un petit jeu de mot :

Note2be.com : le site où il ne ferait pas bon se trouver

Et à y voir le contenu, on se dit que oui, vraiment, Stéphane Cola (qui d’après une simple requête Whois chez Gandi.net, est le propriétaire de ce site) doit avoir beaucoup de frustration et de rancœur à l’égard du corps enseignant. Est-ce dû à un ou plusieurs échecs scolaires ? Est-ce, comme cela semble être la tendance poujadiste actuelle, un nouveau ballon d’essai pour tester la réactivité de la société civile face aux propositions de plus en plus clientéliste d’une droite en fin de décomposition morale ?

Vous savez quoi ? Je pense juste que c’est qu’un pov’type qui cherche à se faire mousser le poireau pendant la campagne électorale, en prenant soin de se donner une image de marketeur politique qui n’aurait pas froid aux yeux, histoire d’élargir son portefeuille de clients côté UMP.
Je veux bien en discuter ici avec lui si je me trompe.

Contrairement à ce qu’écrit en toute fausse neutralité Le Monde, on ne peut pas aller « Au-delà de la méthode contestée » car non, ce site ne « soulève [PAS] la question de l’évaluation des enseignements par les élèves », il sert juste de défouloir aux branleurs qui n’ont rien d’autre à foutre à l’école que de traiter les bons élèves de lèches et les profs de privilégiés. L’opportunisme dont on ne sait plus s’il est commercial ou politique est vraiment un signe fort qui devrait faire s’interroger les membres de l’UMP sur leurs « valeurs morales », mais bon, on n’y croit plus à force.

Si vous êtes concerné, vous pouvez lui dire ce que vous en pensez directement en allant là (et en entrant le nom « note2be.com » dans le champ de recherche) pour notamment lui rappeler qu’il s’expose tout simplement à des poursuites en diffamation, selon la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse : « l’allégation ou l’imputation d’un fait précis qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel il est imputé »…

Je ne suis pas juriste, mais il paraît aisé de démontrer en effet que l’infraction est constituée car elle réunit les trois éléments qui sont pris en considération dans ce genre d’affaires : l’élément matériel, l’élément moral et l’absence des faits justificatifs ou d’immunités.

• L’élément matériel :
L’allégation selon laquelle un professeur serait incompétent (la notation, qui est un élément précis) en s’appuyant sur des faits non précis : Simple évaluation subjective par des élèves dont on ne peut vérifier sur quelles bases ni compétences reconnues ils ont émis leur évaluation pour noter l’intérêt, la clarté, la disponibilité, l’équité, le fait d’être respecté et motivé (on croit rêver…), est de nature à porter atteinte à l’honneur ou à la considération des professeurs.

• L’élément moral :
La question ici est : Y a-t-il intention de nuire ?
Si vous êtes titulaire d’un DEA de droit public, vous ne pouvez pas vous cacher derrière votre petit doigt en plaidant l’innocence, le bon sens (les élèves son notés par les profs, les profs pourraient aussi être notés par les élèves…), ou la volonté d’ouvrir un débat, ces arguments ne tiennent pas (cf ci-dessus), surtout qu’en tant que personne qualifiée ou compétente, et sachant que vous alliez divulguer des noms de personnes en remettant en cause leurs compétences, vous risquiez de porter atteinte à leur honneur ou à leur considération… Vous avez quand même persévéré dans ce « risque ».

De plus, le nom du site laisse peu de doute sur l’objectif visé par le site : « Il ne faut pas y être » 

L’intention de nuire semble donc bien constituée.

• L’absence de faits justificatifs et d’immunités :
D’une part : Encore une fois, je me reporte à l’élément matériel.
D’autre part : La diffamation n’est pas punissable en cas de vérité des faits (exception de vérité, sauf dans le cas de la vie privée) ou d’immunité.
Les faits sont récents, il n’y a ni amnistie, ni prescription, les profs étant notamment encore en fonction.

Bon, j’espère que les enseignants concernés seront nombreux à porter plainte…

En tout cas, c’est minable comme d’habitude, mais on n’arrive pas à s’y habituer à leur morale décomplexée…

Un traité ? Quel traité ?

Et donc, pendant que la presse française s’en remet une bonne couche de poujadisme sur les grèves…

Regardez bien, attention !

Prêt ??

Hop !
« DEMAIN MATIN au plus tard, l’Union européenne devrait être dotée d’un nouveau cadre institutionnel. […] »

Vous l’avez vu ? Non ??

Dommage, ayé, lé parti !
« Traité simplifié : on est revenu au texte refusé par les Français. »

Circulez, y’a plus rien à voir.

Vous aviez dit non ?!
Ben tant pis, vous l’aurez quand même, et dites-vous bien que désormais, on ne vous demandera plus votre avis…

Et ben mon papa, c'est le plus fort !

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« On n’éduque pas un enfant en lui laissant croire que tout lui est permis, qu’il n’a que des droits et aucun devoir. On ne l’éduque pas en lui laissant croire que la vie n’est qu’un jeu ou que la mise en ligne de toutes les connaissances du monde le dispense d’apprendre. »

« Récompenser le mérite, sanctionner la faute, cultiver l’admiration de ce qui est bien, de ce qui est beau, de ce qui est grand, de ce qui est vrai, de ce qui est profond, et la détestation de ce qui est mal, de ce qui est injuste, de ce qui est laid, de ce qui est petit, de ce qui est mensonger, de ce qui est superficiel, de ce qui est médiocre […] »

« Nous devons remettre la culture générale au cœur de notre ambition éducative. »

« Renaissance intellectuelle, morale et artistique » !

Bigre, après s’être engagé aux Nations Unies à sauver le monde de l’emprise des multinationales et du FMI qui affament, empoisonnent et pillent les plus pauvres et les plus faibles ; après s’être proposé à Dakar de tendre la main à ces feignants d’Africains, après s’être engagé à sauver la France des cancers, de la pollution de la malbouffe et du chômage, voilà qu’il s’engage à éradiquer la médiocrité de notre paysage !

Alors, c’est vrai papa, tu vas retirer leurs licences d’émissions à TF1, M6, Skyrock, NRJ, BFM, RTL, Direct 8 ?

Whooooaaaa, j’en crois pas mes yeux !

AREVA : « L'énergie au sens propre »

Il y a une publicité qui a le don d’être exaspérante, c’est celle d’Areva (vous pouvez la regarder en entier en cliquant ici).

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Pourquoi tant d’énervement ?

- Parce que c’est du nucléaire ? Oui, mais… Non.

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- Parce que l’on y voit la finalité de la filière énergie nucléaire selon Areva : une bande de djeuns se trémoussant de nuit (c’est un cours de danse il parait) dans les immeubles hi-tech d’une ville moderne (de chine) éclairée comme en plein jour ?

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Non. Ça aurait pu être ça. On a d’ailleurs le même problème avec les éoliennes mais ça sera peut-être un jour l’objet d’une note.

Non, c’est parce que la pub démarre sur ça :

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Sans présager des conditions d’exploitations des mines au Canada… Exit une autre partie moins reluisante des petites affaires d’Areva, pourtant toutes aussi importantes : l’exploitation de mines au NigerAreva est le premier employeur (!) après l’état nigérien. Et puis, quand on exploite des mines dans de telles conditions, on n’a pas envie que ça figure dans sa communication !

Ah ? Pardon, excusez-moi. Oui ? Mmmmhhh…
On me dit que les mines du Niger, c’est pour le nucléaire militaire…

Donc ce n’est pas pareil du point de vue environnemental et social ?

Jugez plutôt :

Témoignage d’un reporter de la BBC, accessible sur le site dissident-media.org :

« Des gamins de quinze et seize ans se font irradier dans les mines sous contrôle français au Niger. Il n’y a quasiment aucune protection contre l’inhalation de gaz radon. La main-d’œuvre, presque exclusivement des nomades Touaregs, reste totalement ignorante des effets de l’exploitation minière. La détection des radiations et les contrôles sanitaires sont inexistants. »

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Et à lire les rapports de la CRIIRAD concernant les difficultés faites aux missions du 20 avril 2005 et du 19 décembre 2003, pour tenter d’y voir clair sur les conditions d’exploitations, on peut être certain que ce n’est pas le genre de sujets que l’on va mettre dans une publicité destinée au public occidental.

Le pompon restant quand même ce petit commentaire de la part de Didier Gay, en mission commerciale pour le compte d’Areva en vue d’établir un rapport sur les conditions d’exploitations et qui avoue que « La question sanitaire des travailleurs n’a pas du tout été abordée. »

Circulez, y’a rien à voir.

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Si la France ne tire aucun bénéfice de ses relations commerciales avec l’Afrique, comme le déclare Nicolas Sarkozy, le renouvellement du contrat d’Areva avec le Niger à de quoi laisser songeur, comme le pointe Guy Labertit dans un article publié sur Le Monde et repris par The Guardian Weekly :

« Le groupe français Areva vient de renouveler ses contrats miniers avec le Niger. Avec effet rétroactif au 1er janvier, Areva enlèvera ou achètera cette année dans ce pays plus de 3 000 tonnes d’uranium métal à 40 000 FCFA (61 euros) le kilo contre 27 300 (42 euros) à ce jour, soit une augmentation de l’ordre de 50 %.

Pourtant, ce prix est à peine le tiers de celui pratiqué aujourd’hui sur le marché spot (126 000 FCFA, soit 192 euros). »

Qui a dit que la françafrique c’était fini ?

La morale « décomplexée »

Un des sujets récurrents lorsque l’on débat de problèmes de sociétés avec ceux qui ont joyeusement voté pour N. Sarkozy, c’est celui de la « morale ».

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Par exemple, ça revient souvent quand on évoque le rôle des parents dans une société ou les valeurs de la jeunesse seraient de plus en plus décadentes

Dans ce genre de discussions, on note une prise de distance rapide des Sarkozystes revendiquant une morale conservatrice, dès que l’on évoque le consumérisme effréné, la folie des marques, la précarisation des adultes, l’injection massive de déjections télévisuelles et radiophoniques dans les cerveaux sans cesse plus disponibles d’enfants — et tout particulièrement l’offensive commerciale massive auprès des très jeunes, des études ayant montré qu’implanter les marques dans les cerveaux des enfants de moins de cinq ans favorisait une image positive de la marque durant toute la vie du futur consommateur.

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Bref. Pour les Sarkozistes, les problèmes de comportement sociaux à l’école et dans la vie sont dus à de la mauvaise graine qu’il faut éradiquer de la société, à des valeurs décadentessurtout celles issues de mai 1968, et évidement celles de gauche etc. en évitant soigneusement d’aller jusqu’au bout du raisonnement : à qui profite la vente de la médiocrité ?

Qui pousse la société dans ce sens ?

Hé oui ! C’est facile d’aller dire que les mômes sont de plus en plus violents et irrespectueux et que c’est sans aucun doute dû au laxisme de parents défaillants et indignes (de recevoir les aides sociales ?) poussés en ce sens par les valeurs décadentes de la gauche et sa culture de l’assistanat etc. ; plutôt que de s’intéresser aux valeurs abjectes que l’on vend à des « consommateurs » de plus en plus jeunes, et des conséquences que cela peut avoir sur leurs comportements citoyens, et d’une manière générale, sur l’évolution des mentalités de la société.

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De fait, dès que l’on aborde cette question et que l’on creuse, ces parangons de la morale se réfugient derrière la liberté de choix, de consommation, le libre arbitre en somme, qui ne serait, bien évidement, réellement permis que dans une société enfin libérale : « s’ils consomment de la merde (et donc aussi en crèvent), ou se laissent influencer, c’est de leur faute ». (En discours gauche Casa, ça se traduit par « salauds de pauvres ».)

Pourquoi fuient-ils ce débat ? Tout simplement parce que ça remettrait en cause leurs choix de société, leurs soit disantes valeurs, et pour beaucoup, les modèles économiques qu’ils défendent et leurs emplois, valeurs boursières et autres portefeuilles de rentes !

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Dès le berceau, les enfants baignent dans une soupe télévisuelle, avec des personnages amicaux qui leur vendent des céréales pleines de pesticides, des yaourts aux parfums de synthèse, des barres sucrées pleines de sirop de glucose, sirop de céréales, imbibés d’additifs de toutes sortes, des graisses végétales hydrogénés, de la « musique » de synthèse préformatée etc.

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Dès trois ans, les mômes se retrouvent dans les rayons des grandes surfaces à hurler qu’ils veulent les jouets des boîtes de céréales aux OGM, les peluches, les jouets, les habits et tous les sous-produits de leurs héros télévisuels, pleins de phtlates, de PVC, d’alkylphénols et autres paraffines chlorées

« Morale » disent-ils ?

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À la préadolescence, nos enfants sont inondés d’images et de sons, toujours par les mêmes médias, qui les invitent à adopter des tenues vestimentaires, des comportements et des codes sociaux hypersexués : maquillages, jupes ras la touffe, nombril affiché, pantalons taille basse, décolletés, bijoux et tatouages du même style que ceux que portent les adeptes de percieng etc.

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Pour des femmes, on peut trouver ça plaisant, débile ou amusant, en revanche, voir des gamines de douze ans, en pleine formation et éveil sexuel, prendre des poses suggestives dans des tenues très légères et maquillées avec des lèvres luisantes… Ça a profondément le dont d’être énervant.

C’est obscène, dans le vrai sens du terme. Et où vont-elles chercher tout cela ?

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Imitent-elles les adultes ?

Non ! Ce sont en premier lieu des adultes, spécialistes de communication et de marketing, qui leur concoctent des plans médias sur mesure pour leur matraquer et leur vendre stars, musique, fringues, malbouffe et autres produits…

Et pour qui bossent ces adultes, pour le coup réellement et dangereusement irresponsables ?

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Quand N. Sarkozy déclare que la France se porterait mieux avec davantage de personnages comme Bolloré, salue les grands travailleurs (!) que sont ses amis (Bouygues, Bolloré, Lagardère etc.) j’ai du mal à me ranger à son avis lorsque je zappe sur Direct 8, que je regarde les programmes parsemés de publicités de TF1, de TiJi et autres chaines destinées à la jeunesse comme les chaînes musicales, M6, Europe 2 TV, les radios telles que SKY, NRJ et tous leurs sites Web ciblés pour les jeunes qui font de la pub systématiquement pour des sites de rencontre, et tous les magazines en papier glacé qui dégoulinent des rayons presse magazine…

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Soutenir Sarkozy, cette droite décomplexée à la morale à géométrie variable, c’est aussi trouver tout ça très bien, c’est approuver cette façon de faire du fric, de valoriser son portefeuille d’actions !

Chacun sa définition de la morale

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-
P.-S. : Je ne sais pas vous, mais quand j’arrive à la fin de cette note, j’ai la nausée…

So Long French Pragmatism!

Dans un article intitulé « The French Connections » Paul Krugman revient sur la necessité d’une approche régulée des marchés en prenant comme exemple l’état de l’accès haut débit en Europe, aux États Unis d’A. et en France, et conclut :

“It’s too early to say how much harm the broadband lag will do to the U.S. economy as a whole. But it’s interesting to learn that health care isn’t the only area in which the French, who can take a pragmatic approach because they aren’t prisoners of free-market ideology, simply do things better.”

On aimerait se dire qu’il a raison, mais au vu des dernières élections et de l’idéologie du pouvoir qui est en train de se mettre en place, le pragmatisme ne fait plus partie de « notre » approche.

Énormes soupirs…

Vacances, j'oublie tout…

Les petits sont chez « papy & mamy », pas loin de la mer, ça les change des hauts plateaux ardéchois… Et comme je voulais passer du temps avec eux hors de la maison, je suis venu passer quelques jours ici après les obsèques.

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J’en profite pour acheter ma fille en la sortant tous les soirs, par exemple en l’emmenant voir tous les « blockbusters » au multiplexe du coin… Ce qui fini souvent en longue conversation avec elle sur l’état de la porcherie à la fin des projections, épiphénomène inhérent au niveau intellectuel (ce terme a-t-il même un sens dans ce contexte) de la faune qui fréquente assidûment ce genre d’endroit.

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C’est particulièrement réconfortant de constater qu’elle est aussi dégoûtée que moi, et que les rires gras des ados mâles (et des adultes qu’ils deviennent) n’attirent plus son attention que pour un haussement d’épaule. C’est déjà ça de gagné…

Lundi, nous avons vu en « avant première » le dernier Disney/Pixar : Ratatouille. Bon, c’est du Pixar…

Ce qui m’a particulièrement frappé, c’est l’étrange proximitée d’Ego (le critique culinaire) avec le big boss Steve Jobs qui justement, a la réputation d’être un vrai Duplo (un gros Légo si vous voulez).

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Sachant que c’est en plus un amoureux de Paris, que c’est un « mal aimé », un végétarien… Moi je trouve la caricature frappante, mais bon. Sinon, cette histoire à comme un arrière-goût de Ben, le film éponyme à la chanson de Mickaël Jackson — période Motown donc encore sympa, pour ceux qui ne connaissent pas.

Les Américains, et en particulier le boss donc (cf ci dessus) aiment à fantasmer un paris romantique à la Ella… (…Fitzgerald : I Love Paris). Si vous voulez vous en convaincre, allez donc faire quelques pas à la butte Montmartre, au Trocadéro ou traîner sur le trottoir voir ceux qui vont se donner des sensations fortes en croyant s’encanailler aux alentours du Moulin Rouge.
J’en profite d’ailleurs pour lui transmettre justement un message de ma fille : « pourquoi mon papa il n’a pas de vacances ? ». Je veux bien aller passer mes vacances chez lui justement, s’il aime la vraie ratatouille*… Ou mieux, des poivrons grillés* à l’huile d’olive et à l’ail (voir ci-dessous)…

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Être dans la maison sans être le parent en charge me permet de me consacrer sans vergogne à mon travail tout en pantouflant à table (enfin pas trop non plus, j’ai ma dignité, et j’ai du mal à ne pas faire quelque chose chez mes hôtes*) ou pour jouer avec les enfants. Je me laisse faire, c’est les vacances, enfin, pas pour moi mais c’est bien que les enfants aient cette impression.

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Il y a un autre intérêt pour moi dans ce petit séjour annuel dans l’arrière-pays biterrois : c’est l’occasion d’aller traîner mes espadrilles dans les centre commerciaux, histoire de ne pas oublier ce contre quoi je me bats. Confirmation, si besoin était : il y a toujours autant de produits impropres dans les rayons, et toujours plus de gens pour les mettre dans leurs chariots. Tout va bien donc. Notre nouveau président va donc pouvoir allègrement dépenser des fonds publics pour compenser le surpoids, les cancers, les allergies, les crédits etc.

Il y avait bien comme une petite gêne l’autre matin lorsque j’examinais comme il se doit l’emballage du tube de « fromage frais parfumé au goût de fruits » à la recherche de la composition et du lieu de production, et qui sert de petit-déjeuner au petit quand il est chez papy et mamy.

Comme je ne suis pas chez moi et que je suis bien élevé, je me contente d’être un ethnologue curieux, décontracté, souriant et observateur.

Par contre, pour faire suite à une houleuse discussion avec mon père sur ce que j’estime être de la co-responsabilité/culpabilité des industriels de l’agroalimentaire, dans vingt ans, si je suis encore là et que mes enfants ont le cancer, je brûlerai sans remords la cervelle de ceux qui geindront en disant qu’ils ne savaient pas…

P. S. : Ce soir, nous sommes allés voir en « avant-première » le film « Les Simpsons ».
Compte tenu de l’histoire du film, il y avait de quoi être songeur en traversant les immondices pour sortir de la salle à la fin de la projection…

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Une autre petite bête qui monte…

Hier mon grand père, la tante de ma femme, aujourd’hui ma tante, demain…

Cette nuit sur une chaîne de télé, en zappant pour oublier la route et la fatigue d’une interminable migraine, un cancérologue expliquait les formidables progrès de la médecine en matière d’imagerie et donc de précision dans les traitements contre le cancer… Avançant, peut-être emporté par son discours enthousiaste, la possibilité de curer cette maladie, pour tous, d’ici une dizaine d’années.

Arrivé tard à l’hôtel, en entendant cela, il était difficile de ne pas faire le parallèle avec le fait que je n’ai pas pu trouver dans le rayon frais de la cafétéria, un simple yaourt nature, sans conservateur, colorant ou parfum de synthèse, ni une bouteille d’eau qui n’avait pas le goût du plastique de son emballage. En tapant cela, je pense aux panneaux d’aggloméré du lit, de la tablette de mon ordinateur, aux revêtements de la chambre, aux colles et au PVC de la douche, etc.

Pendant la cérémonie de tout à l’heure, je devrais respecter la douleur de ma cousine, de ma mère et de tous ceux qui se sentent proche de la victime, en essayant de ne pas penser, et encore moins d’évoquer, une réalité que personne ne veut regarder en face : un homme sur deux, une femme sur trois, de plus en plus d’enfants…

À qui le tour ?

Les dormeurs doivent se réveiller !

Résistances…

Du 5 au 8 juillet, rendez-vous à Foix (Ariège), pour la nouvelle édition du Festival Résistances.

Au programme, des projections et débats autour des thèmes « Culture insoumise », « Les services publics sont-ils solubles dans la mondialisation ? » et « L’environnement à l’épreuve du développement et vice-versa ».

En présence de Amic Bedel, Peire Brun, Erwann Briand, Bernard Cauvin, Christian Dauriac, Jean Druon, Alain Dussort, Michel Gayraud, Michel Griffon, Christophe Joly, Marc Khanne, Yohan Laffort, Yann le Masson, Roger Pasturel, Denys Piningre, Robin Renucci, Stéphane Valentin, Vanina Vignal, Francis Wurtz, Wladimir Koslov, Thierry Gentet, Vincent Munié, Rémy Ricordeau, Anne Viel…

Invité d’honneur : Robin Renucci

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À l’affiche :

Les services publics sont-ils solubles dans la mondialisation ?

* La poste un drôle de pli
* SNCF une erreur d’aiguillage de Atisso Medessou
* EDF les apprentis sorciers de Gilles Balbastre
* Une trilogie de Gilles Balbastre
* Nioro du Sahel, une ville sous tension de Ch. Lallier
* Quelque chose de notre histoire de Jean Druon
* La voie est libre de Vincent Munie

Environnement à l’épreuve du développement

* Pays Massaï : terre interdite ! De Kristin Sellefyan
* Le Beurre et l’argent du beurre de Badini Alidou, Baque Philippe
* Terre commune de Yohan Laffort
* Putain d’usine de Remy Ricordeau
* Terre vivante de Jean-François Vallée
* Quatre maires dans le vent De Bernard Cauvin
* Ma mondialisation De Gilles Perret
* Kashima paradise de Yann le Masson
* Eloge du maraîchage d’Alain Dussort
* Nous sommes nés pour marcher sur la tête des rois de Vincent Sorrel
* Aigoual La forêt retrouvée de Marc Khanne
* Le bruit du canon de Marie Voignier
* Après moi le déluge de David Martin
* L’assiette sale de Denys Piningre
* Notre pain quotidien de Nicolos Geyrhalter
* Abya Yala de Patrick Vanier
* Les vaches ne regardent plus passer les trains de Patrick Gérard
* Still Life de JIA ZHANG-KE

La Télévision de service public en région ?

* On air de Christophe Joly
* Le temps de l’urgence de Christian TRAN
* Cette télévision est la vôtre de Mariana Otero
* Le journal commence à 20 H de William Karel
* Viva Zapatero de Sabina Guzzanti

Culture en résistance, culture insoumise

* Sirventés de Michel Gayraud
* Fecas et Godilhs de Peire Brun
* Se Canta de Stéphane Valentin
* Le Rock clandestin de Vladimir Koslof
* Stella
* 12h08 à l’est de Bucarest Corneliu Porumboiu
* Sempre Vivu de Robin Renucci
* Outfoxed de Peter Grenwald

Pas votant s’abstenir de la ramener !

Passé les premiers haut-le-cœur, il faut bien souffler un peu et essayer de faire le bilan.

On savait déjà le cynisme de la nouvelle « droite décomplexée », celle qui n’hésite plus à s’identifier à la « France qui avait choisi le camp des vainqueurs », celle des élites et des parvenus populisant leurs discours pour récolter les voies des poujadistes et des médiocres, amers recalés pour n’avoir pas travaillé à l’école (ce sera d’ailleurs l’objet d’une longue note dans quelques jours).

On savait le parti socialiste autiste et ne sachant plus quelle direction prendre pour se raccrocher à un train, quel qu’il soit, « libéral démocrate », « social démocrate » ou « centre gauche », enfin tout et son contraire mais sans rien comprendre et sans rien entendre d’autres que ses gargouillements intestins.

On se « réjouissait », d’une certaine façon, de l’agonie d’un PC totalement hors circuit, et de son corollaire de syndicalisme vieille garde, celui des fonctionnaires qui se syndiquent pour obtenir qui une mutation, qui un changement de statut, qui telle ou telle bonification… En espérant que la majorité des fonctionnaires reprendrait la parole et le combat pour proposer des services publics rénovés et modernes.

On savait la France globalement à droite quand il faut faire, et presque à gauche quand il faut parler…

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Avec la répétition du je-m’en-foutisme de 2002, on sait finalement que ceux qui tendent le cou et froncent les sourcils pour défendre « la gauche », le « social » et « l’état républicain » sont majoritairement des larves de droite complexées et des hypocrites : au fond, ils sont bien d’accords avec la « droite décomplexée » et lui laisse faire le sale boulot, pour pouvoir rester dans leur posture de bobos privilégiés, et se réclamer, se déclamer,« en lutte » mais seulement dans les heures ouvrées…

Lorsque le gouvernement scélérat et sa chambre d’enregistrement passive, tous deux parfaitement légitimes, démantèleront un à un les derniers pans de ce qu’il restait de l’état, ce « peuple de gauche » égoïste descendra dans la rue contester les mesures contre lesquelles il n’a pas voté. Je ne pleurerai pas et je regarderai ailleurs quand ils tomberont à genou sous les coups des forces « de répression » :

Vous n’aviez qu’à voter.

De l’art de l’imposture…

Il est bon mon Fillon, il est bon !

Règle d’or du bonimenteur : ne pas hésiter à en rajouter.

Sur le mensonge, je vous invite à lire le petit papier de Larrouturou sur le site Libération (journal dont je suis loin de partager la ligne éditoriale par ailleurs).

Jean-Louis Borlo : « 200 000 emplois de service ont été créés en deux ans ».

Et en exclusivité, j’ai trouvé les premières offres d’emplois prêtes à être massivement diffusées après les législatives !

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Téléchargez le PDF pour le diffuser au maximum, il ne faut pas que les « assistés » ratent de telles offres qui, à n’en pas douter, redonnent tout son sens au mot « travail ».

À vendre v.2

Et bien ça n’a pas trainé, j’ai retouché le texte et corrigé les boulettes

Cliquez ici pour télécharger le .pdf de la version 2.

Lâchez-vous !

À vendre

République bananière

Vends république bananière, membre du G8, arsenal nucléaire, leader dans de nombreux domaines industriels, climat tempéré, paysages magnifiques, au cœur de l’Europe.
IDÉAL VILLÉGIATURE !
AVEC
infrastructures nationales (transports, enseignement, énergies, santé etc.) exceptionnelles prêtes à être exploitées pour dégager des
rentes exceptionnelles, PLUS formidable réseau de TPE, PME et PMI sous-traitantes, corvéables et exploitables à merci (top de la productivité selon le F. Times) pour assurer vos parachutes dorés ; PLUS puissant lobby agricole (idéal pour vente produits phytosanitaires et OGM) ; PLUS population de 61 millions de consommateurs de programmes télévisuels avec temps de cerveau disponible exceptionnel (idéal pour vente de crédits, de produits pharmaceutiques et OGM).
Vous pourrez masquer vos bilans, disposer des biens sociaux, redistribuer l’argent et les marchés publics à vos amis (CAC 40, assujettis à l’ISF etc.) en taxant davantage les moins riches et les plus nombreux, favoriser le développement du travail au noir et des petits boulots précaires, pomper l’aide publique au développement avec la complicité de dictateurs africains,
TOUT EST POSSIBLE !

RENTE A VIE ASSURÉE : De nombreux « dirigeants » de groupes privés rentiers de l’état vous soutiendront en désinformant la population grâce à leur part d’audience télévisuelle, radio et presse imprimée écrasante ! Travail de l’opinion assuré depuis des années pour une population prête à se soumettre sans rechigner à travailler encore plus pour travailler plus.

S’adresser à l’UMP (M. Nicolas Sarkozy) qui transmettra à l’Assemblée Nationale et au MEDEF (Frère de M. Nicolas Sarkozy) – PAS BESOIN DE DISCRÉTION !

A DIFFUSER LARGEMENT
(cliquez ici pour télécharger le .pdf)

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C'est toujours possible…

Il y a encore un patron qui a appelé le répondeur de là-bas si j’y suis pour s’en prendre à ceux qui profitent du système : vous savez, les parasites, les profiteurs, les branleurs surprotégés par un système social permissif et protectionniste

À force de se bourrer la tronche avec des idées comme ça, ils ne sont pas loin de se lancer dans la purification de la société, à l’instar de la forêt allemande, prémisses de la purification de la race allemande…

Bref, ils nous saoulent avec les « profiteurs de système payés à rien foutre ».

C’est tellement plus facile de s’en prendre à des boucs émissaires que de remettre en cause les valeurs réactionnaires et égoïstes qu’ils défendent, alors même qu’ils voient la planète en crever…

Bref, je suis encore allé bafouiller un truc sur le répondeur, après l’émission du 31 mai (non diffusé) :

« Salut à toute l’équipe, et merci pour vos émissions,

Je voudrais répondre au patron qui a laissé un message invitant les ouvriers à s’en prendre aux autres ouvriers et chômeurs qui selon ce discours racoleur, profiteraient soi-disant du système :

Alors ; comme moi aussi, je suis de la catégorie des petits patrons, je voudrais lui dire plusieurs petites choses :

Ce n’est pas qu’une question de compétitivité, c’est un faux problème, ça, c’est l’arbre qui cache la forêt.

Je suis un sous-traitant dont l’effectif va et vient en fonction des coups de bourre d’une grosse entreprise et, en tant que petit patron, je fais bien la distinction entre le boulot que mes employés et moi même faisons, et la folie financière qui s’empare de managers et d’actionnaires qui ne savent pas ce que c’est que de travailler et produire, justement…

Il suffit de regarder l’évolution, au cours des trente dernières années, de la part du PIB qui va au travail (oui, au travail) et aux comptes sociaux, par rapport à la part croissante consacrée à la rémunération du capital, dans tous les secteurs !

Si ce patron qui invite à la haine des autres faisait l’effort de réfléchir, au lieu de répéter bêtement ce que le MEDEF et la CGPME nous matraque sur tous les médias, il saurait que la part des richesses produites en France va de moins en moins à ceux qui les produise ces richesses, et de plus en plus à ceux qui placent leur argent et à leur clique de conseillers, d’experts financiers et de consultants en tous genres, qui prolifère comme une gangrène autour des marchés financiers, eux-mêmes totalement coupés de la réalité de l’entreprise.

Là, il y a les vrais profiteurs qui vivent grassement du travail des autres tout en bas de l’échelle…

Et que dire, que dire si on faisait la chasse au travail au noir, aux aides indues aux entreprises, ou encore aux magouilles et au système féodal permis par la décentralisation…

Quand on entend l’imposture des discours de la droite dite décomplexée autour de la valeur travail, alors qu’ils sont tous la à baver sur les rentes, il y a vraiment de quoi être dégoûté par la masse de moutons qui bêlent en cœur.

Enfin, une dernière petite chose, quand même, on ne dit pas « charges », s’il vous plaît, mais « cotisations sociales ».

Pour conclure je dirais à tous mes petits collègues patrons de toutes tailles : si vous voulez continuer à être, vous et vos employés, les larbins du CAC40 et des intermédiaires de bourse et des marchés financiers, allez-y, votez tous pour la vague bleue du nouveau messie Sarkozy, ça, vous allez « marner », n’en doutez pas

Voila, c’était un petit patron d’Ardèche en colère. »

La « Gauche » fait encore peur…

Et pour cause !

De « caviar » à « bobo », des années « anti-ouvrières » aux « années fric », de « la sociale » à la « françafrique » pour en arriver à une « sociale démocratie », que de renoncements, de tours de passe-passe idéologiques, de manipulations.

Entre la soit disante « vraie » gauche dont le disque est rayé sur « l’état doit tout faire » (que l’on qualifie d’extrême), et une gauche de renoncement qui veut défiscaliser les stock-options (DSK), la refondation idéologique sur des valeurs vraiment de gauche, avec une vraie voie centrale humaniste et écologique, n’a pas eu lieu… À part peut-être du côté des antilibéraux, mais ceux qui ont soutenu José Bové.

Où sont les valeurs de gauche « actualisées » avec le recul et la liberté de penseurs, d’historiens et d’acteurs contemporains comme Zinn, Bourdieu, Chomsky et tant d’autres qui nous invitent déjà à commencer par réfléchir ? Verra-t-on un Nader un jour en europe ?

Lutter ce n’est pas traiter les gens de droite de fachos, ce n’est pas hurler pour hurler, c’est agir, montrer, proposer, s’opposer…

La gauche a toujours traité avec mépris les millions de gens qui dérivent à l’extrême droite sans jamais dans les débats publics attaquer les idées de fond. Quelle belle leçon de démocratie…

La gauche de la gauche qui est restée aux discours caricaturaux reste dans ses incantations idéologiques, tandis que l’autre gauche devient « sociale démocrate » parce qu’elle est tout simplement incompétente en économie, qu’elle est incapable de partir de la réalité de l’économie et faire des propositions réelles, viables, solides, mais surtout différentes et solidaires !
Elle s’en remet donc aux quelques égoïstes de droite qui acceptent de porter une casquette « sociale » pour tenir un discours économique de renoncement auquel elle ne comprend rien. Pas étonnant que les gens préfèrent l’original à la copie mal recopiée par-dessus l’épaule du voisin…

Quelle gauche est-ce donc que ces hommes et ces femmes couverts de bijoux, fardés, entourés de communicants et se changeant pour passer devant les caméras… Comment peut-on accepter d’entendre une rhétorique de gauche dans la bouche de porte-parole d’appareils de partis qui portent sur eux les symboles de la « réussite » sociale que promeut la droite…

Il a fallu 40 ans à la « gauche » pour réaliser que l’agriculture intensive, la grande distribution, le tourisme de masse, le vite et pas cher sont des systèmes qui nous mènent à notre perte… Et encore, on entend encore scander à gauche des « pouvoir d’achat » et des « consommations », tous ces sous-produits de l’égoïsme à la papa qui continuent de s’insinuer dans les esprits comme si mieux vivre sur le dos des autres était plus acceptable parce que les autres sont à l’autre bout du monde, ou à coté mais invisibles…

Les Français préfèrent donc un bon « papa » à l’air sobre et omniscient, omnipotent qui leur apporte des idées toutes faites pendant qu’ils dorment devant leur télé. Facile pour lui de renvoyer la gauche vers ses archaïsmes d’un autre âge, même si c’est lui qui va faire régresser la France…

La droite ne fait que surfer sur un sentiment bien conservateur de gens qui voient bien que la gauche ne sait plus ou elle campe.

On a ce qu’on mérite.

Le nouveau Messie…

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Ils l’ont accueilli comme le Messie… l’Agneau de Dieu ?

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Le chemin à parcourir pour convaincre que ce ne sont pas les autres qui sont responsables, mais nous-même est encore long.

La « gauche » fait encore plus peur que la droite ! Un comble…

P.S. : Salut, ça faisait un bail…

Du vote utile etc…

Lu sur le Web :

« Que vive le 29 mai 2005 ! »

Bigre, de la part de quelqu’un qui appelle implicitement à voter utile…

Le « peuple » de gauche qui a dit non le 29 mai attend encore des excuses, des remords, une certaine forme de contrition ou d’amendement de la part de ceux qui, comme Ségolène Royal, continuent de croire ou de dire que ceux qui ont voté non sont antieuropéens, contre le progrès, n’ont rien compris etc.

Nous sommes, pour la plupart, des pros européens et bien au-delà, mais pour une autre Europe, un autre monde…

Autour des collectifs, ceux du 29 mai puis autour des « anti-libéraux », gravite un nombre très important de personnes qui ne s’intéressaient pas ou plus à la politique et aux postures des candidats habituels. Sans être contre MG Buffet, O. Besancenot et les autres, il faudrait rappeler que le mouvement des anti-libéraux va très largement au-delà de ces partis : si toutes ces femmes et tous ces hommes avaient dû se mettre en ordre derrière le PCF, ou la LCR, ils l’auraient fait depuis longtemps !

« L’échec » de l’union était patent avant le début des discussions : le PCF proposant son candidat à un mouvement bien plus large que lui savait parfaitement qu’il ne pouvait pas dégager un consensus… Idem pour les autres. Refuser la candidature de MG Buffet, ce n’est pas être contre elle ou le PCF, c’est vouloir prendre en compte tous les autres sans les « encarter »…

Halte à la culpabilisation systématique, c’est une logique de PEUR, et c’est une mauvaise conseillère.

Le vote « utile » est inutile :

Il y a un troisième tour, les législatives, et nous demander de voter utile, c’est refuser d’entendre nos valeurs (voir ci-dessus) et c’est démobiliser pour les législatives. En l’état actuel des choses, le président ne peut rien sans le parlement. Ce dernier doit représenter toutes les composantes des valeurs politiques, pas seulement le mépris du PS pour les autres forces de gauches et les alternatifs.

Pour ceux qui n’arrivent décidément pas à comprendre à quel point pourquoi c’est la candidature de José Bové qui permet de porter un mouvement qui va bien au delà des traditionnels partis d’extrême gauche, allez voir cette Interview de José lors de son contre-salon

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Après, on discute…

Alter…

Hier il y avait une réunion publique « Osez Bové » à Pont d’Ucel (Ardèche).

Ce fut un gros succès et il faut remercier les organisateurs qui ont fait un super boulot de préparation.

Au menu : Les Zapatristes, des interventions locales (avec intermèdes musicaux de Pierre Gaudé) de Pierre-Yves Maret, paysan, Nadia Kurys, à propos des droits des étrangers, Pascal Waldschmidt, à propos des services publics et Jean-Louis Chopy d’ATTAC…
La soirée s’est conclue avec des interventions des porte-paroles nationaux : Jean-Jacques Boislaroussie (Les Alternatifs), de Monique Dental (militante féministe, Ruptures) et de Raoul-Marc Jennar, altermondialiste (URFIG)

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J’ai distribué des petits « Flyers » (je n’avais pas assez d’exemplaires de CQFD, du Plan B, de La Décroissance et de L’âge de faire) et puis surtout, des livrets des Renseignements Généreux, notamment sur la « Françafrique » et ils sont partis comme des petits pains :D