Archive pour la Catégorie 'Polis'

Plus on est de fous…

Depuis… bien longtemps, Rezo.net est une de mes premières adresses quotidiennes…

Et bien aujourd’hui, il y a L’autre Réseau, et l’on peut s’en réjouir.

C’est bien, (on se demandait un peu ce qu’il se passait avec Rezo.net), comme c’est bien de lire que tous ceux qui ne sont pas « pour Val » ne sont pas du coup forcément «  pro Siné », personnellement, je ne me sens pas à l’aise ni avec l’un ni avec l’autre (et je dis ça en ayant grandi avec, entre autres, Charlie Hebdo, les albums de Reiser et de Wolinsky etc.) je ne me suis donc pas précipité pour acheter le numéro 1 de l’hebdo satyrique du gars qui ne se prend pas au sérieux mais n’a aucun problème à ce que l’hebdo porte, en toute modestie, rien moins que son nom

Bref. J’attends de voir, j’apprécie énormément certaines des signatures que l’on y trouve.

Un peu de subtilité, néanmoins incisive, et de diversité de points de vue, est d’un bien meilleur goût que les sales blagues misogynes (les femmes sucent, les mecs montrent leurs couilles, leur bite, etc.) et limites racistes ou discriminantes : il ne faut pas confondre représenter un président avec une plume dans le cul et traiter ses adversaires « d’enculés ».

On peut être sardon sans être gras ou lourd ! CQFD.

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(note en retard du 11 septembre 2008 15:04)

Modifiée le 2 octobre 2009 : reseau2.net n’existe plus, et renvoyant sur une page de pub, j’ai supprimé le lien.

Hey, I found it!

I have a plan to save our economies and turn back the investments to down to earth wealth creation and this time with environmental preservation, once for all, for the sake of the next generations. It would cost nothing compared to all the billions stolen by the financial serious managers and acclaimed clever investors of the so called* “free market that will self regulates”…

Let’s nationalize The Economist!

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And as a light “go back to school and do your assignments” punishment for each editorial writer of The Econcomist of the last decade, have them to write an essay on: where has the money gone and why financial (unproductive) real economy diverting investments deserve more money then… say… the UN World Food Programme (or just simple SMBs support if that’s too painful for their pen) for example.

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Read on their leader:
“I want your money. No government bail-out of the banking system was ever going to be pretty. This one deserves support…”

This is so… how can I say, mmhh… Unexpected!

Damn, how can anyone take these guys for serious. Will they ever learn something?
And we, the “liberals/green/progressives” are the ones that are not serious?

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* you know the saying: “privatize profits, share losses”, don’t you?

Fête de la Conf', Services Publics en Ardèche, pouvoir d'achat…

Samedi c’était la fête de la Confédération Paysanne de l’Ardèche, à Sainte Eulalie.

Je n’ai pas pu m’empêcher d’aller y faire un tour, c’est plein de copains, et outre les gens intelligents et sympas que l’on peut y rencontrer, j’ai glané çà et là quelques petites choses qui me remontent le moral (qui va bien pourtant). Au moment de repartir, je suis retourné ramasser quelques bouts de papier d’une idée bêtement géniale :

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Ben oui, ça fait des mois que certains ardéchois se sont mis à arborer une affiche ridicule à l’arrière de leur véhicule, et ce à l’initiative du Conseil Général de l’Ardèche, rien que ça !

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Outre le côté pestilentiel fondamentalement réactionnaire de cette revendication identitaro-localo-pseudo…traditionaliste (?) digne des commentaires de comptoir d’un retour de partie de chasse bien arrosée, il m’était apparu à moi aussi totalement obscène que l’on arbore fièrement cette ineptie alors que l’on n’est pas capable de se mobiliser pour défendre, citoyen, ses services publics, pour ne citer QUE cet exemple.

Et d’ailleurs, puisqu’on y ait, et que je vais démissionner dans quelques jours, il y a quelques semaines, j’étais une fois de plus convié, en tant que président d’une association pour l’école publique, à une nouvelle réunion concernant les services de transports publics pour les écoles primaires du plateau ardéchois, et je n’ai pas été « déçu » en matière de spectacle : si les élus de ce département étaient aussi prompts à défendre les services publics, notamment pour les écoles primaires publiques (héhé, cherchez l’erreur), qu’ils le sont pour faire du chauvinisme et s’auto-congratuler, on se sentirait tout de même plus rassuré… Mais voir main dans la main des élus dits « de gauche » (le VP du département chargé des transports scolaires pour ne pas le citer) et de l’UMP (le conseiller général par exemple) vous expliquer calmement que vous n’aurez pas droit à un transport scolaire pour les enfants parce qu’il n’y pas le quota age/nombre sur la ligne, puis ensuite discuter le bout de gras avec le conseiller général sur qui va avoir droit au ramassage à telle ou telle ferme et qui va y aller à pied, alors que je réclamais en vain, à voix haute et distincte, régulièrement, une copie de la liste déjà préparée à l’avance avec les critères inscrits pour chaque enfant et que l’on me regardais sans daigner me répondre…

Triste spectacle C’est d’autant plus dégoûtant que l’année précédente, nous avions déjà eu à subir ce même mépris lors de la suppression d’une ligne de transport pour les mêmes écoles, j’avais d’ailleurs exposé cette question et quelques autres, notamment sur la responsabilité des élus, lors d’un débat public sur le thème « Les services publics sont-ils solubles dans la mondialisation ? » où intervenaient Gilles Balbastre et Christian Tran au Festival Résistance 2007.

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Pour poursuivre, j’avais vu le même vice-président, chargé des transports du département quelques jours plus tôt littéralement se donner en spectacle avec son imper « département de l’Ardèche » à la buvette du festival de la Chabriole à Saint Michel de Chabrianou, avant le concert des Têtes Raides. Il m’avait reconnu du coin de l’oeil et n’arrivait sans doute pas à « me remettre » alors que ma tête devait lui dire quelque chose, et pour cause : je l’avais déjà un peu bousculé au micro avec ses petits copains lors du débat sur les services publics qui avait suivi la première du film « Le temps de l’Urgence » de Christian Tran, à Aubenas, toujours à propos des services publics de transport sur le plateau ardéchois…

Du coup, je vous fais profiter aussi de cette affichette détournée, et si vous êtes ardéchois et que vous voulez défendre les services publics, téléchargez-la et affichez-la, fièrement, celle-ci…

Le service public en 07, moi j’y tiens…

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Par contre le type qui tenait le stand de la CGT à la fête de la conf ‘, et que j’avais déjà rencontré lors de réunions pour la défense des services publics en Ardèche, au collectif de Privas je crois, a voulu me faire signer une de ces pétitions dont la CGT a le secret sur « l’augmentation des salaires et du pouvoir d’achat »… Mal tombé le gars…

Ben oui, parce que si je me bats sur le plateau depuis mon installation pour qu’il y ait des débats et une mobilisation pour le service public, que je suis pour une amélioration des salaires et contre les contrats de précarisation, je suis aussi un « petit patron », j’ai déjà évoqué largement ce sujet ici et notamment (d’ailleurs il ne connaissait pas le film « Ils ne mourraient pas tous mais tous étaient frappés »)…

Bref, les pétitions de base qui n’engagent à rien d’autre qu’à meugler contre les patrons/sarko/lekapital et à demander plus de sous pour dépenser plus, sans rentrer dans le moindre début de commencement d’une explication sur le système, ça a plutôt le don d’être énervant.

Non pas que je ne veuille pas que le pouvoir d’achat ou les salaires augmentent, ou que je vive dans une tour d’ivoire en contemplant le peuple criant famine, mais plutôt parce qu’en tant que « petit patron », je pourrai en dire long sur les raisons qui m’empêchent moi de garder mes salariés en CDI et de les augmenter, et parmi ces raisons, l’esprit consumériste du « plus de pouvoir d’achat dans mon caddie de supermarché » y est pour beaucoup… Les consommateurs (en cela incités par les grands groupes et la grande distribution, évidement) jouent un rôle primordial lors de leurs comportements d’achat dans la mécanique qui à l’autre bout du cycle font qu’eux-mêmes se retrouvent fragilisés, pressurés, licenciés. Ils veulent plus, hors saison, moins cher, tout de suite…

Dans les classes moyennes, il y a une majorité de cons-sommateurs qui veulent plus pour consommer plus, tous simplement. Et ceux-là tirent l’ensemble vers le bas. Ben oui, si vous voulez que la mayonnaise, l’huile, les œufs, les cornichons le pain etc. coûtent moins cher dans une grande surface, croyez-vous que ce soit sur sa marge que celle-ci va faire un effort ? La chaîne de pression remonte donc ainsi en chaîne sur les producteurs, et les sous-traitants : et ce sont eux qui doivent travailler et produire plus à vil prix pour que le prix baisse (pas tant que ça en plus) pendant que la grande distribution se goinfre et que les productions finissent par se barrer à l’autre bout du monde…

Consommer beaucoup, beaucoup, beaucoup moins pour consommer vraiment mieux, c’est un combat, quotidien, et ce n’est vraiment pas facile tous les jours. Surtout quand on à pas les sous justement. Et d’ailleurs, c’est souvent les gens qui n’ont pas les sous qui font le plus d’efforts. Cherchez l’erreur.

Pour conclure avec le sourire, une image qui m’a fait beaucoup rire et que j’avais trouvé dans le calendrier 2006 de la Conf , je me fais une joie de la partager avec vous (et pardon pour les droits d’auteurs) :

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CNR etc.

Bon, contrairement à ce que l’on pourrait croire en lisant ce site, et ceux qui connaissent mes engagements personnels réels concernant le personnage vous diraient que je ne « fais pourtant pas dans la dentelle », je ne suis pas d’un anti-sarkozisme primaire : on a le président que l’on mérite (en tant que société). Donc je ne peux pas adhérer comme ça tout simplement à une démarche qui fait de « stop sarko » son (ou un de ses) leitmotiv.

Mais effectivement, on l’attend depuis longtemps, le sursaut républicain ! Serait-ce enfin le bon ?

Allez lire l’appel, sur la page de l’autoproclamé « Conseil National de la Résistance. » 2008…

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Après, vous ferez bien ce que vous voudrez… Mais au moins, l’info circule…

NKM – UMP même combat ?

Aaahh Nathalie… (permettez que je vous appelle par votre prénom  ?)

Comme je pense à vous, comme je compatis… Je vous revois encore face à Nicolas Hulot dire avec force conviction que vous étiez engagée dans « l’écologisation de l’UMP »

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Je vous revois encore découvrant votre ministère, appuyée nonchalament contre le montant d’une porte posant la question qui tue : « La cantine, elle est en Bio ici ? »

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Croyez-vous qu’un jour celle de l’Assemblée Nationale sera aussi en Bio, avec 0,9 % d’OGM ?

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« J’en ai marre d’être confrontée à une armée de lâches » dites vous ?
Rien que de très normal : Chassez le naturel et il revient au galop…

Comme ceux qui se sont abstenus lors du vote, allez-vous vous coucher pour préserver votre carrière politique, ou aurez-vous le courage d’aller déchirer votre carte de l’UMP sur le bureau de votre cher président ?

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Bref, désormais, en France, nous n’aurons plus le droit de nous alimenter sans OGM.

Vous n’en vouliez pas ? Malgré le fait que vous représentiez la majorité (72 % des personnes intérogées), que les pro OGM sont minoritaires dans le secteur agricole agro-industriel, que la contamination des filières non OGM est irrémédiable dès lors que les OGM sont en plein champs ; peu importe que les bénéfices des OGM soient contestés et contestables, peu importe que tout cela mette à genou la production agricole alimentaire mondiale face à quelques firmes multinationales…

Je fais mienne la question posée par Greenpeace : « Texte de loi ou acte de vente à Monsanto ? »

Extrait du site de Greenpeace :
« L’Assemblée nationale vient de rédiger l’acte de vente de l’agriculture française à Monsanto, conclut Arnaud Apoteker. Le Premier Ministre est le premier à vouloir le signer. Les sénateurs trouveront-ils le courage d’afficher un autre visage ? »

Ce scrutin, caractérisé par une très courte majorité et une abstention inhabituelle, témoigne par ailleurs du manque d’unanimité et de la mauvaise conscience des députés UMP sur la ligne définie par M.Copé et la frange la plus extrémiste du parti. Greenpeace en appelle maintenant au Président de la République : l’intérêt général doit passer avant les intérêts des firmes semencières et la politique politicienne.

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Je me suis mordu la langue depuis l’élection de Sarkozy, notamment concernant la tartuferie du « Grenelle de l’environnement », parce que je voulais attendre de voir quelle serait la conclusion. Je ne suis pas déçu. Les députés ont donc voté pour la loi qui s’assoit sur les principes fondamentaux de protection de l’environnement, sur les principes de précaution et surtout rend irresponsable celui qui contamine.

Extrait du Petit Robert :

corruption [kCYypsjT] n. f.
• v. 1130; lat. corruptio, de corrumpere corrompre
1 (1170) Vieilli Altération de la substance par décomposition. décomposition, pourriture, putréfaction.
2 Littér. Altération du jugement, du goût, du langage. corrompre (I, 2o).
3 Le fait de corrompre moralement; état de ce qui est corrompu. avilissement, dépravation, gangrène, perversion, souillure, vice. Corruption des mœurs. dérèglement, dissolution. « Les hommes sont tous pareils, enragés de vice et de corruption » (A. Daudet).
4 Emploi de moyens condamnables (⇒ bakchich, dessous-de-table, pot-de-vin) pour faire agir qqn contre son devoir, sa conscience; fait de se laisser corrompre. Tentative de corruption. La corruption électorale est un délit. Condamné pour corruption de fonctionnaires. prévarication. Être convaincu de corruption. Corruption active, passive.

Quelle définition* du mot corruption parmi celles-ci, pensez-vous qu’il faille utiliser concernant l’adoption de cette loi ?

Y a-t-il encore quelqu’un dans ce pays pour croire qu’il est sain pour la démocratie Française que celle-ci soit dirigée par des avocats d’affaires ?

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*Pour ma part, je retiens la troisième, mais sait-on jamais…
(maj à 22:24)

Discours de campagne

Le 20 mars, un ami américain apparemment très ému m’invite à écouter le discours de Barack Obama « A More Perfect Union » tenu je crois le 18 mars à Philadelphie.

Le petit échange que j’ai eu avec Philippe sur le sujet et ma position n’ont pas changé : Barack Obama est le fruit d’un système, et s’il croit ce qu’il dit et souhaite vraiment le mettre en œuvre, son accession à la Maison Blanche provoquerait un séisme politique sans précédent dans l’histoire des états unis. Mais l’omniprésence de dieu, la certitude que seul les États-Unis sont un vrai pays démocratique où tout est possible (merci pour nous), et la réutilisation du mythe des pères fondateurs me font plus que douter du devenir et des fondamentaux de cette entreprise.

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Mais pour le moment, au-delà du scepticisme qui m’habite, je me sens obligé de saluer et de savourer la qualité de l’orateur et surtout sa capacité à mettre des mots sur les attentes d’un peuple et des communautés qui le compose, à vouloir passer à l’étape suivante de son histoire.

Sur la nécessité de se regarder en face et d’assumer sa propre histoire, et en particulier ses périodes les plus sombres, sur l’ampleur des défis sociaux, économiques et environnementaux, auxquels il est indispensable de s’atteler immédiatement, sur la nécessité de retrouver un véritable fonctionnement démocratique débarrassé des lobbies… Sur tous ces points, l’amplitude et la force des positions de Barack Obama sont sans équivalents et offrent un espoir immense.

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Et pour un français qui écoute atterré les discours de son président, l’amertume est au moindre tournant de chapitre : Les discours messianiques et grotesques, dignes d’un bonimenteur à gourmette/rolex dorée mais indigne d’un président n’en sont que plus pitoyables.
Souvenons nous que notre bouffon en costard qui s’est senti obligé d’aller sermoner la planête à l’ONU, en disant qu’il fallait la sauver, ne s’est pas privé de nous dire que nous étions des feignants, que les enfants de nos colonies étaient malvenus chez nous, que les Africains n’étaient que des paresseux sans Histoire, et que malgré les grands engagements de façade, l’environnement n’est finalement qu’un sujet d’activité d’éveil.

J’aimerais qu’il l’entende, ce discours. Malheureusement, je doute même que notre président ne soit ne serait-ce que capable de l’écouter en version originale : « Sarko l’américain » n’est pas capable de commander ses hamburgers dans un fast food sans traducteur assermenté… A défaut d’y puiser des convictions, Sarkozy, et ne parlons pas de sa plume infâme, y trouverait au moins une leçon, un modèle de stature et de réalisme qui nous manque tellement.

Nous attendons encore celui ou celle qui s’adressera à nous comme à des citoyens, et qui regardera notre passé en face, nos colonisations et décolonisations, nos relations tumultueuses avec le Maghreb et en particulier l’Algérie, qui se débarrassera des camps et des partisans, et qui lancera les investissements nécessaires pour faire face aux enjeux énergétiques, environnementaux, éducatifs, de recherche, culturels et sociaux…

Vu le paysage politique français, on va attendre longtemps…

Afrique

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Est-ce la langueur du « Hallelujah » interprété par Jeff Buckley qui m’accompagne depuis le petit matin ? Est-ce l’idée de reprendre le voyage alors qu’à ma fenêtre un voile blanc recouvre la campagne bavaroise ? Est-ce le parfum doucereux des fondants au chocolat qui s’échappent du four, que j’ai fait ce matin pour remercier mes hôtes de leur accueil si amical… Peut-être est-ce la mélancolie qui précède la joie de retrouver mes « proches » après une trop longue absence… Peut-être tout ça à la fois.

Après près de deux semaines de frénésie traductrice, continue, insensée, les travaux transmis en flux tendus s’ajoutant sans cesse les uns aux autres, voilà un peu de calme, et donc, un peu de temps pour laisser les émotions revenir à leur juste place.

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Hier déjà, un mail d’un compatriote Ivoirien qui me remerciait de publier les émissions de Rendez-vous avec X sur mon site, avait comme déchiré le bloc de nerfs qui me figeait sur mon siège. Une occasion pour moi de lui dire en quelques mots toute la tristesse que me procurent les paroles infâmes et tellement malhonnêtes de notre président et de sa sinistre, indigne plume, à propos de l’Afrique.

Puis, un autre mail est venu m’apprendre que mon parrain, Robert C., Bob, était décédé d’un cancer il y a quelques jours. Je suis profondément touché par la mort d’un humain. Cet instant qu’il pressent venir inéluctablement mérite, quelle que fut sa vie, une pensée pour le petit d’homme qu’il a été à sa naissance et cette même fragilité qu’il a retrouvée à cet instant-là.

Sa mort « prématurée » refermera définitivement pour moi l’énigme de ce gros nounours qui me faisait sauter sur ces genoux et me chatouillait à mourir, les dimanches entre blancs de Yaoundé. Bob était mon parrain. Je l’avais choisi parce que j’aimais ce bonhomme et son grand sourire, sa bonne humeur dominicale… J’étais un enfant.

Une énigme parce que là se trouve l’un des nœuds de mon histoire de français africain : Ces hommes et ces femmes qui me traitaient moi, leur enfant, comme un roi, alors qu’ils acceptaient, supportaient et participaient, bon gré ou malgré, à l’infamie qui faisait qu’à quelques mètres de la piscine où je m’ébattais insouciant, mes frères et sœurs enfants africains s’éteignaient misérablement dans le dénuement, la misère, la maladie, l’indifférence.

La découverte il y a quelques années des livres de l’association survie, notamment « le Dossier noir n°14, Le silence de la forêt : réseaux, mafias et filiales bois au Cameroun », a donné encore plus de relief à cette énigme, Bob y étant directement mis en cause.

Toujours est-il que ce matin, après avoir suivi de loin les terribles événements qui secouent le Cameroun, incapable de m’exprimer sur ce qui me touche pourtant au plus profond, j’ai lu un très bel article qui m’a… Bouleversé :

Où est le « Centre » de l’Afrique ?

Bouleversé parce que c’est bien là encore une fois un démenti — mais en est-il besoin ? — aux discours indignes sur l’absence d’histoire africaine, d’épaisseur, d’existence, que cette caricature de « tchatcheur » du sentier qui est nous sert de président est allé asséner à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Tenir de tels propos dans une université africaine, qui plus est qui porte ce nom, c’est soit une triple erreur, soit comme je le crois, un signe fort du mépris et de déni que porte la nouvelle droite décomplexée (et les élites politiques françaises de manière générale) à l’égard de la légitime fierté des Africains vis-à-vis de leur histoire. C’est comme un signal dont le message serait : « De toute façon, vous n’êtes que des nègres incapables… ». C’est Pétain s’adressant aux colonies, c’est Baudoin déniant avec mépris la légitimité de Lumumba à s’adresser à lui d’égal à égal… Et nous sommes pourtant en 2008.

Comment le président de la République française peut-il tomber aussi bas, être aussi minable, ignorant, indécent

Il n’est pas d’autre mot que la HONTE, pour décrire ce que j’ai ressenti quand adolescent j’ai compris le rôle de la France et de mes compatriotes français dans l’état de l’Afrique. Cette honte n’a fait que grandir au fur et à mesure que je mesurais l’ampleur de ce que l’on appelle la Françafrique.

Cette honte a atteint son paroxysme à deux reprises au cours des derniers mois :

La première fois a été le soir du résultat des élections présidentielles françaises, lors du discours qui pour moi marque la véritable rupture de N. Sarkozy : tenir un discours qui se veut sur certains points rassurant et qui, en deuxième lecture, en creux porte et décrit en détail la prolongation désastreuse à venir des mêmes ignominies.

La deuxième fois a été à la lecture du discours à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. La « décomplexion » de cette droite n’a d’égale que son ignorance, ou sa mauvaise foi.

Il y eu bien sûr d’autres moments où j’ai eu envie de hurler, comme par exemple lors du traitement médiatique de l’affaire « Arche de Zoé », où plus récemment encore l’attitude de la France lors des événements récents au Tchad.

La Françafrique, c’est fini ? Vraiment ?

J’ai honte de mon pays, j’ai honte de la nationalité de ma carte d’identité.
Plus le temps passe et plus ma honte se transforme en effroi.

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maj le 6 mars 2008

Le site où il ne ferait pas bon se trouver

Les modestes notions d’anglais dont je dispose me laissent à penser que le sens du nom « note2be » point com signifie à peu près avec un petit jeu de mot :

Note2be.com : le site où il ne ferait pas bon se trouver

Et à y voir le contenu, on se dit que oui, vraiment, Stéphane Cola (qui d’après une simple requête Whois chez Gandi.net, est le propriétaire de ce site) doit avoir beaucoup de frustration et de rancœur à l’égard du corps enseignant. Est-ce dû à un ou plusieurs échecs scolaires ? Est-ce, comme cela semble être la tendance poujadiste actuelle, un nouveau ballon d’essai pour tester la réactivité de la société civile face aux propositions de plus en plus clientéliste d’une droite en fin de décomposition morale ?

Vous savez quoi ? Je pense juste que c’est qu’un pov’type qui cherche à se faire mousser le poireau pendant la campagne électorale, en prenant soin de se donner une image de marketeur politique qui n’aurait pas froid aux yeux, histoire d’élargir son portefeuille de clients côté UMP.
Je veux bien en discuter ici avec lui si je me trompe.

Contrairement à ce qu’écrit en toute fausse neutralité Le Monde, on ne peut pas aller « Au-delà de la méthode contestée » car non, ce site ne « soulève [PAS] la question de l’évaluation des enseignements par les élèves », il sert juste de défouloir aux branleurs qui n’ont rien d’autre à foutre à l’école que de traiter les bons élèves de lèches et les profs de privilégiés. L’opportunisme dont on ne sait plus s’il est commercial ou politique est vraiment un signe fort qui devrait faire s’interroger les membres de l’UMP sur leurs « valeurs morales », mais bon, on n’y croit plus à force.

Si vous êtes concerné, vous pouvez lui dire ce que vous en pensez directement en allant là (et en entrant le nom « note2be.com » dans le champ de recherche) pour notamment lui rappeler qu’il s’expose tout simplement à des poursuites en diffamation, selon la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse : « l’allégation ou l’imputation d’un fait précis qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel il est imputé »…

Je ne suis pas juriste, mais il paraît aisé de démontrer en effet que l’infraction est constituée car elle réunit les trois éléments qui sont pris en considération dans ce genre d’affaires : l’élément matériel, l’élément moral et l’absence des faits justificatifs ou d’immunités.

• L’élément matériel :
L’allégation selon laquelle un professeur serait incompétent (la notation, qui est un élément précis) en s’appuyant sur des faits non précis : Simple évaluation subjective par des élèves dont on ne peut vérifier sur quelles bases ni compétences reconnues ils ont émis leur évaluation pour noter l’intérêt, la clarté, la disponibilité, l’équité, le fait d’être respecté et motivé (on croit rêver…), est de nature à porter atteinte à l’honneur ou à la considération des professeurs.

• L’élément moral :
La question ici est : Y a-t-il intention de nuire ?
Si vous êtes titulaire d’un DEA de droit public, vous ne pouvez pas vous cacher derrière votre petit doigt en plaidant l’innocence, le bon sens (les élèves son notés par les profs, les profs pourraient aussi être notés par les élèves…), ou la volonté d’ouvrir un débat, ces arguments ne tiennent pas (cf ci-dessus), surtout qu’en tant que personne qualifiée ou compétente, et sachant que vous alliez divulguer des noms de personnes en remettant en cause leurs compétences, vous risquiez de porter atteinte à leur honneur ou à leur considération… Vous avez quand même persévéré dans ce « risque ».

De plus, le nom du site laisse peu de doute sur l’objectif visé par le site : « Il ne faut pas y être » 

L’intention de nuire semble donc bien constituée.

• L’absence de faits justificatifs et d’immunités :
D’une part : Encore une fois, je me reporte à l’élément matériel.
D’autre part : La diffamation n’est pas punissable en cas de vérité des faits (exception de vérité, sauf dans le cas de la vie privée) ou d’immunité.
Les faits sont récents, il n’y a ni amnistie, ni prescription, les profs étant notamment encore en fonction.

Bon, j’espère que les enseignants concernés seront nombreux à porter plainte…

En tout cas, c’est minable comme d’habitude, mais on n’arrive pas à s’y habituer à leur morale décomplexée…

Un traité ? Quel traité ?

Et donc, pendant que la presse française s’en remet une bonne couche de poujadisme sur les grèves…

Regardez bien, attention !

Prêt ??

Hop !
« DEMAIN MATIN au plus tard, l’Union européenne devrait être dotée d’un nouveau cadre institutionnel. […] »

Vous l’avez vu ? Non ??

Dommage, ayé, lé parti !
« Traité simplifié : on est revenu au texte refusé par les Français. »

Circulez, y’a plus rien à voir.

Vous aviez dit non ?!
Ben tant pis, vous l’aurez quand même, et dites-vous bien que désormais, on ne vous demandera plus votre avis…

Et ben mon papa, c'est le plus fort !

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« On n’éduque pas un enfant en lui laissant croire que tout lui est permis, qu’il n’a que des droits et aucun devoir. On ne l’éduque pas en lui laissant croire que la vie n’est qu’un jeu ou que la mise en ligne de toutes les connaissances du monde le dispense d’apprendre. »

« Récompenser le mérite, sanctionner la faute, cultiver l’admiration de ce qui est bien, de ce qui est beau, de ce qui est grand, de ce qui est vrai, de ce qui est profond, et la détestation de ce qui est mal, de ce qui est injuste, de ce qui est laid, de ce qui est petit, de ce qui est mensonger, de ce qui est superficiel, de ce qui est médiocre […] »

« Nous devons remettre la culture générale au cœur de notre ambition éducative. »

« Renaissance intellectuelle, morale et artistique » !

Bigre, après s’être engagé aux Nations Unies à sauver le monde de l’emprise des multinationales et du FMI qui affament, empoisonnent et pillent les plus pauvres et les plus faibles ; après s’être proposé à Dakar de tendre la main à ces feignants d’Africains, après s’être engagé à sauver la France des cancers, de la pollution de la malbouffe et du chômage, voilà qu’il s’engage à éradiquer la médiocrité de notre paysage !

Alors, c’est vrai papa, tu vas retirer leurs licences d’émissions à TF1, M6, Skyrock, NRJ, BFM, RTL, Direct 8 ?

Whooooaaaa, j’en crois pas mes yeux !

La langue de ceux qui n’ont pas fait le choix des vainqueurs…

Ah zut, re-zut et super-zut : Pas moyen de laisser un commentaire à Sébastien Fontenelle sur Le blog AJT de Sébastien Fontenelle.

Pourtant, il y a une petite imprécision dans son propos (j’ose, je suis confus).

Dans sa note d’aujourd’hui, savoureuse à souhait comme il se doit, intitulée Quelques Pensées De Pascal (Bruckner), il a écrit :

« Dans la vraie vie, qui n’a décidément rien à voir avec les grotesques « raisonnements » de Pascal Bruckner, l’identité nationale, dans sa déclinaison bricehortefique, n’a rien de « complexe » : elle n’est que la justification à deux balles de la politique policière de harcèlement des immigré (e) s qui fait dire aux militant (e) s pénistes ah, putain, qu’est-ce qu’on a eu raison de voter pour Sarkozy, avec lui, faut reconnaître, le Sarrasin en chie. »

Alors, je voulais juste dire que, ceux des pénistes qui auraient utilisé le terme Sarrasin n’ont certainement pas voté pour N. Sarkozy ! Dieu les en préserve ! Certes, en bon maurrassiens, ils goûtent sans doute l’appellation du ministère dit « de l’Immigration et de l’Identité Nationale », appellation qui n’aurait certainement pas déplu à ceux qui « n’ont pas fait durant la guerre le choix des vainqueurs », mais tout de même ! Ils n’ont pas les mêmes valeurs

Non, ceux qui pourraient dire « qu’est-ce qu’on a eu raison de voter pour Sarkozy » ont sans doute continué en disant : « avec lui, faut reconnaître, le crouille/bicot/bougnoule* en chie. »


Mise à jour à 21 h 20 : entre-temps, la note de Sébastien Fontenelle a disparu de son site !
Si quelqu’un a une idée de ce qu’il s’est passé, je suis preneur.

* rayez les termes inutiles.

La solution Total e

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Télécharger (et diffuser) le pdf de cette affiche ? Cliquer ici.

(mis à jour à 15h39)

AREVA : « L'énergie au sens propre »

Il y a une publicité qui a le don d’être exaspérante, c’est celle d’Areva (vous pouvez la regarder en entier en cliquant ici).

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Pourquoi tant d’énervement ?

- Parce que c’est du nucléaire ? Oui, mais… Non.

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- Parce que l’on y voit la finalité de la filière énergie nucléaire selon Areva : une bande de djeuns se trémoussant de nuit (c’est un cours de danse il parait) dans les immeubles hi-tech d’une ville moderne (de chine) éclairée comme en plein jour ?

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Non. Ça aurait pu être ça. On a d’ailleurs le même problème avec les éoliennes mais ça sera peut-être un jour l’objet d’une note.

Non, c’est parce que la pub démarre sur ça :

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Sans présager des conditions d’exploitations des mines au Canada… Exit une autre partie moins reluisante des petites affaires d’Areva, pourtant toutes aussi importantes : l’exploitation de mines au NigerAreva est le premier employeur (!) après l’état nigérien. Et puis, quand on exploite des mines dans de telles conditions, on n’a pas envie que ça figure dans sa communication !

Ah ? Pardon, excusez-moi. Oui ? Mmmmhhh…
On me dit que les mines du Niger, c’est pour le nucléaire militaire…

Donc ce n’est pas pareil du point de vue environnemental et social ?

Jugez plutôt :

Témoignage d’un reporter de la BBC, accessible sur le site dissident-media.org :

« Des gamins de quinze et seize ans se font irradier dans les mines sous contrôle français au Niger. Il n’y a quasiment aucune protection contre l’inhalation de gaz radon. La main-d’œuvre, presque exclusivement des nomades Touaregs, reste totalement ignorante des effets de l’exploitation minière. La détection des radiations et les contrôles sanitaires sont inexistants. »

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Et à lire les rapports de la CRIIRAD concernant les difficultés faites aux missions du 20 avril 2005 et du 19 décembre 2003, pour tenter d’y voir clair sur les conditions d’exploitations, on peut être certain que ce n’est pas le genre de sujets que l’on va mettre dans une publicité destinée au public occidental.

Le pompon restant quand même ce petit commentaire de la part de Didier Gay, en mission commerciale pour le compte d’Areva en vue d’établir un rapport sur les conditions d’exploitations et qui avoue que « La question sanitaire des travailleurs n’a pas du tout été abordée. »

Circulez, y’a rien à voir.

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Si la France ne tire aucun bénéfice de ses relations commerciales avec l’Afrique, comme le déclare Nicolas Sarkozy, le renouvellement du contrat d’Areva avec le Niger à de quoi laisser songeur, comme le pointe Guy Labertit dans un article publié sur Le Monde et repris par The Guardian Weekly :

« Le groupe français Areva vient de renouveler ses contrats miniers avec le Niger. Avec effet rétroactif au 1er janvier, Areva enlèvera ou achètera cette année dans ce pays plus de 3 000 tonnes d’uranium métal à 40 000 FCFA (61 euros) le kilo contre 27 300 (42 euros) à ce jour, soit une augmentation de l’ordre de 50 %.

Pourtant, ce prix est à peine le tiers de celui pratiqué aujourd’hui sur le marché spot (126 000 FCFA, soit 192 euros). »

Qui a dit que la françafrique c’était fini ?

La morale « décomplexée »

Un des sujets récurrents lorsque l’on débat de problèmes de sociétés avec ceux qui ont joyeusement voté pour N. Sarkozy, c’est celui de la « morale ».

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Par exemple, ça revient souvent quand on évoque le rôle des parents dans une société ou les valeurs de la jeunesse seraient de plus en plus décadentes

Dans ce genre de discussions, on note une prise de distance rapide des Sarkozystes revendiquant une morale conservatrice, dès que l’on évoque le consumérisme effréné, la folie des marques, la précarisation des adultes, l’injection massive de déjections télévisuelles et radiophoniques dans les cerveaux sans cesse plus disponibles d’enfants — et tout particulièrement l’offensive commerciale massive auprès des très jeunes, des études ayant montré qu’implanter les marques dans les cerveaux des enfants de moins de cinq ans favorisait une image positive de la marque durant toute la vie du futur consommateur.

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Bref. Pour les Sarkozistes, les problèmes de comportement sociaux à l’école et dans la vie sont dus à de la mauvaise graine qu’il faut éradiquer de la société, à des valeurs décadentessurtout celles issues de mai 1968, et évidement celles de gauche etc. en évitant soigneusement d’aller jusqu’au bout du raisonnement : à qui profite la vente de la médiocrité ?

Qui pousse la société dans ce sens ?

Hé oui ! C’est facile d’aller dire que les mômes sont de plus en plus violents et irrespectueux et que c’est sans aucun doute dû au laxisme de parents défaillants et indignes (de recevoir les aides sociales ?) poussés en ce sens par les valeurs décadentes de la gauche et sa culture de l’assistanat etc. ; plutôt que de s’intéresser aux valeurs abjectes que l’on vend à des « consommateurs » de plus en plus jeunes, et des conséquences que cela peut avoir sur leurs comportements citoyens, et d’une manière générale, sur l’évolution des mentalités de la société.

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De fait, dès que l’on aborde cette question et que l’on creuse, ces parangons de la morale se réfugient derrière la liberté de choix, de consommation, le libre arbitre en somme, qui ne serait, bien évidement, réellement permis que dans une société enfin libérale : « s’ils consomment de la merde (et donc aussi en crèvent), ou se laissent influencer, c’est de leur faute ». (En discours gauche Casa, ça se traduit par « salauds de pauvres ».)

Pourquoi fuient-ils ce débat ? Tout simplement parce que ça remettrait en cause leurs choix de société, leurs soit disantes valeurs, et pour beaucoup, les modèles économiques qu’ils défendent et leurs emplois, valeurs boursières et autres portefeuilles de rentes !

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Dès le berceau, les enfants baignent dans une soupe télévisuelle, avec des personnages amicaux qui leur vendent des céréales pleines de pesticides, des yaourts aux parfums de synthèse, des barres sucrées pleines de sirop de glucose, sirop de céréales, imbibés d’additifs de toutes sortes, des graisses végétales hydrogénés, de la « musique » de synthèse préformatée etc.

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Dès trois ans, les mômes se retrouvent dans les rayons des grandes surfaces à hurler qu’ils veulent les jouets des boîtes de céréales aux OGM, les peluches, les jouets, les habits et tous les sous-produits de leurs héros télévisuels, pleins de phtlates, de PVC, d’alkylphénols et autres paraffines chlorées

« Morale » disent-ils ?

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À la préadolescence, nos enfants sont inondés d’images et de sons, toujours par les mêmes médias, qui les invitent à adopter des tenues vestimentaires, des comportements et des codes sociaux hypersexués : maquillages, jupes ras la touffe, nombril affiché, pantalons taille basse, décolletés, bijoux et tatouages du même style que ceux que portent les adeptes de percieng etc.

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Pour des femmes, on peut trouver ça plaisant, débile ou amusant, en revanche, voir des gamines de douze ans, en pleine formation et éveil sexuel, prendre des poses suggestives dans des tenues très légères et maquillées avec des lèvres luisantes… Ça a profondément le dont d’être énervant.

C’est obscène, dans le vrai sens du terme. Et où vont-elles chercher tout cela ?

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Imitent-elles les adultes ?

Non ! Ce sont en premier lieu des adultes, spécialistes de communication et de marketing, qui leur concoctent des plans médias sur mesure pour leur matraquer et leur vendre stars, musique, fringues, malbouffe et autres produits…

Et pour qui bossent ces adultes, pour le coup réellement et dangereusement irresponsables ?

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Quand N. Sarkozy déclare que la France se porterait mieux avec davantage de personnages comme Bolloré, salue les grands travailleurs (!) que sont ses amis (Bouygues, Bolloré, Lagardère etc.) j’ai du mal à me ranger à son avis lorsque je zappe sur Direct 8, que je regarde les programmes parsemés de publicités de TF1, de TiJi et autres chaines destinées à la jeunesse comme les chaînes musicales, M6, Europe 2 TV, les radios telles que SKY, NRJ et tous leurs sites Web ciblés pour les jeunes qui font de la pub systématiquement pour des sites de rencontre, et tous les magazines en papier glacé qui dégoulinent des rayons presse magazine…

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Soutenir Sarkozy, cette droite décomplexée à la morale à géométrie variable, c’est aussi trouver tout ça très bien, c’est approuver cette façon de faire du fric, de valoriser son portefeuille d’actions !

Chacun sa définition de la morale

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-
P.-S. : Je ne sais pas vous, mais quand j’arrive à la fin de cette note, j’ai la nausée…

Besoin d'air .fr

Je me demandais qui arriverait à décrire avec toute l’acuité et la capacité de prospective nécessaire l’avenir radieux que nous prépare notre nouvelle droite décomplexée…

J’ai trouvé, ça tient en une page et ça parle de notre avenir, suivez le guide !

Bonne lecture.

Françafrique : en attendant le Messie

Nicolas Sarkozy, 6 mai 2007 :
« La France sera au côté des infirmières libyennes enfermées depuis huit ans. »

Dont acte. Bon, pendant que tout le monde se focalise sur des arrangements politico-diplomatiques et les effets d’annonces de la famille Kadhafi qui sait visiblement très bien exploiter un calendrier, que se passe-t-il ?

Et bien plus rien. Pardi. Circulez, y’a rien d’autre à voir !

La presse qui s’ennuie et la « gauche de gouvernement » jouent les coquelets en denonçant madââââme ces tractations innaceptaaaables autour de ces pauvres bulgares…

Je serai à l’UMP, je rigolerai à m’en faire péter les côtes ! Surtout, regardons bien tous dans la même direction…
Pendant ce temps, on ne parle plus de ça, ni de ça, et encore moins de ça

Si certains, à l’instar d’Antoine Glaser* dans Africa International n° 410 (mai-juin 2007), s’empressent de mettre en avant la perte d’influence de la France en Afrique face à la présence croissante de la Chine, des Etats-Unis d’A. ou d’autres pays européens ; ou encore pointent le changement de style à l’Elysée, il ne faut pas se méprendre : les intérêts des groupes français en Afrique restent trop importants pour que N. Sarkozy touche à quoi que ce soit. Il n’en n’a dailleurs sans doute jamais eu l’intention, sinon, il ne serait jamais arrivé à ce poste.

Mauvaise langue, odieux procès d’intention ?

Il y avait un article intéressant dans le Jeune Afrique n° 2427 (15-21 juillet 2007)…
Morceaux choisis :

« […] 9 juillet […] Denis Sassou Nguesso reçoit dans sa suite de l’hôtel Meurice, à Paris. Coïncidence : son gendre Omar Bongo Ondimba, président du Gabon, est également présent dans le même palace de la rue Rivoli. […] Dans l’ascenseur, on a pu ainsi croiser ces jours-ci les ministres français Michèle Alliot Marie, Bernard Kouchner, Brice Hortefeux, Jean Marie Bockel, le secrétaire général de l’UMP Patrick Devedjian, le secrétaire général de l’Élysée Claude Guéant, mais aussi Christophe de Margerie de Total et même Bernard Tapie. Rien n’a changé, en somme, par rapport aux « années Chirac », […] les présidents congolais et gabonais […] sont toujours aussi courtisés par une classe politique française qui, toutes tendances confondues, sait où se situent ses intérêts — sans compter les hommes d’affaires. »

Petite piqûre de rappel, Nicolas Sarkozy, 6 mai 2007 :
« Je veux lancer un appel à tous les Africains, un appel fraternel pour dire à l’Afrique que nous voulons l’aider. […] À tous ceux qui sont persécutés par les tyrannies, par les dictatures, je veux dire à tous les enfants à travers le monde à toutes les femmes martyrisées dans le monde, je veux leur dire que la fierté et le devoir de la France sera d’être à leur côté. »

Bongo, Sassou… Des exemples de démocratie et de droits de l’homme.
Et non, bien sûr, la France n’a aucun intérêt en Afrique…

Ça, pour être décomplexé, c’est décomplexé…

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* Article intitulé : « La France sera la madeleine des africains »

À l'abordage !

Pendant des années j’ai régulièrement acheté The Economist, un hebdomadaire britannique particulièrement bien renseigné mais aussi, et surtout, un porte-drapeau international très influent de « l’ultra libéralisme ». Je ne me suis jamais résolu à m’abonner, j’avais du mal à me faire à cette idée de cofinancer un point de vue aussi cynique et élitiste, version policée du monde selon Rupert Murdoch

Les années passent, vivre loin de la ville et des kiosques à journaux me font de plus en plus réfléchir sur le sujet. Si je n’ai aucune hésitation à m’abonner au Plan B, à CQFD ou à d’autres publications (Politique Africaine, Harper’s ou The Nation etc.) j’ai encore beaucoup de mal à me résoudre à soutenir malgré moi les spin doctors, qu’ils soient français ou d’ailleurs.

Il en est un qui est né en France il y peu, et qui tend, comme The Economist mais en beaucoup plus médiocre, à aboyer sur tout ce qui peut représenter une forme de solidarité, de justice sociale, de services publics, le filet de bave aux lèvres : Challenges.

D’ailleurs l’apparition de cet hebdo n’est-elle pas à la montée de la « droite décomplexée » incarnée par la garde rapprochée de N. Sarkozy, ce que la poussée d’acné est à la montée d’hormones des ados ?

Bref, mettant quotidiennement en application le leitmotiv de Gilles Balbastre : « nommer l’ennemi », je suis souvent avide des médias utilisés par nos adversaires, pour décrypter les discours, la désinformation et les mensonges de la « volaille qui fait l’opinion ». J’ai bien TF1 et M6, ou encore Direct 8, BFM etc. mais niveau presse, mes rares déplacements à la ville ne me permettent pas de suivre avec assez de régularité « l’état de la France » selon ces petits soldats de la mondialisation heureuse.

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Arrivée dans ma boîte aux lettres via le fichier des gérants de sociétés (dirigeants préfèrent-ils car c’est un mot qui émeut jusqu’à l’orgasme ces oxyures), une proposition qui dans l’optique susmentionnée, a eu de quoi éveiller mes sens toujours en alerte :

« L’économie s’accélère. Elle est chaque jour plus présente dans notre vie […] émergence de la chine, mondialisation des échanges […] évolution des marchés financiers et de l’emploi…
[…]
Chaque semaine, nos journalistes, nos experts : Patrick Artus […] Christian de Boisseau […] Michel Pébereau […] nos éditorialistes : J-M. Colombani, J. Boissonnat, R. Soubie et nos analystes financiers vous permettent, par leurs regards croisés de décoder les nouveaux enjeux économiques.
[…]
Avec une maquette élégante CHALLENGES vous fera découvrir tous les acteurs qui marquent la vie des affaires […] conquièrent des marchés.
[…] Au plaisir de leur lecture s’ajoutera la certitude d’être au courant des faits qu’il ne faut pas ignorer. 
»

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Devant une telle débauche d’arguments si pertinents, si inattendus, si puissants, si novateurs…
Comment résister ?

Soyons fou. Je me suis abonné…
À l’abordage !

Assez !

Ras le bol de devoir traduire des documents pour lesquels les termes clés ont été choisis par des fainéants…

Exemple sur lequel je me fais mal tous les 100 signes : Support.
La traduction de « support » en français ne devrait pas être « support » mais « assistance » !

Dans le même genre répété jusqu’à la nausée par nos icônes médiatiques et politiques : « flexibility » qui devait être traduit à l’origine par « polyvalence » et non « flexibilité ».

Ça me casse les doigts de devoir constamment taper des termes inappropriés pour vendre de la soupe ou du yaourt franglais de « marcom » ou de « management » bafouillé par des handicapés du cerveau…

D’un côté ils nous brisent les cacahuètes en nous inventant des mots comme « courriels » ou « mél » au lieu d’utiliser le vrai nom qui permet de connaître son origine c’est-à-dire « e-mail ». Et de l’autre, ils se contentent de faux amis ou de choisir la version la plus réductrice, en terme de sens, pour des mots qui sont importants…

Moi, quand j’ai un problème de panne informatique, je veux que l’on m’assiste ou que l’on m’aide, pas que l’on me supporte !
Et quand je demande à mes collaborateurs salariés de faire preuve de polyvalence, voire de souplesse, je ne leur demande pas d’être « flexibles » (comme une lame d’acier par exemple)…

Et il y en a des tartines comme ça sur le Web, dans la bouche de nos « managers », de nos « journaleux », sans parler des « politiques »…

Argh ! Au secours !

Résistances…

Du 5 au 8 juillet, rendez-vous à Foix (Ariège), pour la nouvelle édition du Festival Résistances.

Au programme, des projections et débats autour des thèmes « Culture insoumise », « Les services publics sont-ils solubles dans la mondialisation ? » et « L’environnement à l’épreuve du développement et vice-versa ».

En présence de Amic Bedel, Peire Brun, Erwann Briand, Bernard Cauvin, Christian Dauriac, Jean Druon, Alain Dussort, Michel Gayraud, Michel Griffon, Christophe Joly, Marc Khanne, Yohan Laffort, Yann le Masson, Roger Pasturel, Denys Piningre, Robin Renucci, Stéphane Valentin, Vanina Vignal, Francis Wurtz, Wladimir Koslov, Thierry Gentet, Vincent Munié, Rémy Ricordeau, Anne Viel…

Invité d’honneur : Robin Renucci

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À l’affiche :

Les services publics sont-ils solubles dans la mondialisation ?

* La poste un drôle de pli
* SNCF une erreur d’aiguillage de Atisso Medessou
* EDF les apprentis sorciers de Gilles Balbastre
* Une trilogie de Gilles Balbastre
* Nioro du Sahel, une ville sous tension de Ch. Lallier
* Quelque chose de notre histoire de Jean Druon
* La voie est libre de Vincent Munie

Environnement à l’épreuve du développement

* Pays Massaï : terre interdite ! De Kristin Sellefyan
* Le Beurre et l’argent du beurre de Badini Alidou, Baque Philippe
* Terre commune de Yohan Laffort
* Putain d’usine de Remy Ricordeau
* Terre vivante de Jean-François Vallée
* Quatre maires dans le vent De Bernard Cauvin
* Ma mondialisation De Gilles Perret
* Kashima paradise de Yann le Masson
* Eloge du maraîchage d’Alain Dussort
* Nous sommes nés pour marcher sur la tête des rois de Vincent Sorrel
* Aigoual La forêt retrouvée de Marc Khanne
* Le bruit du canon de Marie Voignier
* Après moi le déluge de David Martin
* L’assiette sale de Denys Piningre
* Notre pain quotidien de Nicolos Geyrhalter
* Abya Yala de Patrick Vanier
* Les vaches ne regardent plus passer les trains de Patrick Gérard
* Still Life de JIA ZHANG-KE

La Télévision de service public en région ?

* On air de Christophe Joly
* Le temps de l’urgence de Christian TRAN
* Cette télévision est la vôtre de Mariana Otero
* Le journal commence à 20 H de William Karel
* Viva Zapatero de Sabina Guzzanti

Culture en résistance, culture insoumise

* Sirventés de Michel Gayraud
* Fecas et Godilhs de Peire Brun
* Se Canta de Stéphane Valentin
* Le Rock clandestin de Vladimir Koslof
* Stella
* 12h08 à l’est de Bucarest Corneliu Porumboiu
* Sempre Vivu de Robin Renucci
* Outfoxed de Peter Grenwald

Là-bas comme ici !

The Nation, est une des rares publications nord américaines qui défendent avec force des valeurs de progrès social : solidarité, égalité, féminisme, lutte contre la corruption, les discriminations etc.

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Oui, on peut être de gauche et aimer profondément les États-Unis ! ;-)

Il ne faut pas oublier qu’aux États-Unis comme ailleurs, une partie importante de la population est en résistance contre l’ultra-libéralisme, l’injustice, les discriminations, l’oppression…

Loin des caricatures et des clichés que nous vomissent des médias asservis par les marchands du temple, il y a une autre Amérique, celle dont on ne vous parle que très rarement : celle des luttes sociales, de la paix dans le monde, du progrès partagé, des luttes contre les discriminations, de la justice. Cette Amérique que l’on entend parfois de ce côté-ci de l’atlantique au travers des écrits de gens comme Howard Zinn ou Noam Chomsky, l’Amérique de Ralph Nader…

Il faut aujourd’hui aider les publications comme The Nation !

Que se passe-t-il ? Voici ce qu’on écrit écrit Teresa Stack, la présidente de The Nation :

« Au cours d’une action sans précédent, les autorités de régulation postale ont rejeté le plan tarifaire proposé par les services de United States Postal Service au profit d’un montage conçu par Time Warner, l’éditeur le plus important du pays !

Le nouveau plan propose des augmentations de tarifs moins importantes, voire des baisses de tarifs, pour les grosses publications comme celles de Time Warner telles que Time, People and Sports Illustrated, déplaçant les charges vers les plus petites publications comme The Nation.

Il ne nous a été donné que huit jours ouvrés pour préparer une réponse au plan de tarification de 758 pages avant que celui-ci ne soit un fait accompli.

La conséquence est une augmentation de 18 % des coûts d’envois par la Poste pour The Nation. Aidez-nous maintenant.

Pour les mastodontes des médias qui contrôlent de manière croissante l’information qui vous arrive et leurs portes paroles de Washington, les affaires continuent.

Pour The Nation, c’est un désastre potentiel — mais pas vraiment une surprise. »

SOUTENEZ THE NATION !


Je suis pour ma part un lecteur heureux de deux publications de grande qualité qui défendent avec vigueur et intelligence les valeurs de l’autre Amérique : The Nation et Harper’s.

De la mauvaise foi…

Et oui, Poujade « habite la fonction présidentielle »…

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Il y aurait long à dire sur les mesures du président de « tous les Français » et sa façon crasse de monter les différentes catégories sociales les unes contre les autres, en allant en particulier chercher les plus réactionnaires pour se faire élire…

Le summum reste quand même ce type de déclaration :

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« Les jours de grève ne seront plus payés »

Sous-entendu : chez tous les privilégiés (de la fonction publique et assimilé) quand on fait la grève, on est payé. C’est le ministre de la fonction publique de Rafarin 1 qui avait je crois déjà vomi un tel procédé de manipulation…

Ce qui est ahurissant, c’est que pas un journaleux, pas un plumitif, pas un socialiste, pas un syndicaliste n’a relevé l’énormité du procédé.

Sarkoujade !?

Ou alors, c’est pire que de l’incompétence…
En tous cas, y’a du travail à faire.

Pas votant s’abstenir de la ramener !

Passé les premiers haut-le-cœur, il faut bien souffler un peu et essayer de faire le bilan.

On savait déjà le cynisme de la nouvelle « droite décomplexée », celle qui n’hésite plus à s’identifier à la « France qui avait choisi le camp des vainqueurs », celle des élites et des parvenus populisant leurs discours pour récolter les voies des poujadistes et des médiocres, amers recalés pour n’avoir pas travaillé à l’école (ce sera d’ailleurs l’objet d’une longue note dans quelques jours).

On savait le parti socialiste autiste et ne sachant plus quelle direction prendre pour se raccrocher à un train, quel qu’il soit, « libéral démocrate », « social démocrate » ou « centre gauche », enfin tout et son contraire mais sans rien comprendre et sans rien entendre d’autres que ses gargouillements intestins.

On se « réjouissait », d’une certaine façon, de l’agonie d’un PC totalement hors circuit, et de son corollaire de syndicalisme vieille garde, celui des fonctionnaires qui se syndiquent pour obtenir qui une mutation, qui un changement de statut, qui telle ou telle bonification… En espérant que la majorité des fonctionnaires reprendrait la parole et le combat pour proposer des services publics rénovés et modernes.

On savait la France globalement à droite quand il faut faire, et presque à gauche quand il faut parler…

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Avec la répétition du je-m’en-foutisme de 2002, on sait finalement que ceux qui tendent le cou et froncent les sourcils pour défendre « la gauche », le « social » et « l’état républicain » sont majoritairement des larves de droite complexées et des hypocrites : au fond, ils sont bien d’accords avec la « droite décomplexée » et lui laisse faire le sale boulot, pour pouvoir rester dans leur posture de bobos privilégiés, et se réclamer, se déclamer,« en lutte » mais seulement dans les heures ouvrées…

Lorsque le gouvernement scélérat et sa chambre d’enregistrement passive, tous deux parfaitement légitimes, démantèleront un à un les derniers pans de ce qu’il restait de l’état, ce « peuple de gauche » égoïste descendra dans la rue contester les mesures contre lesquelles il n’a pas voté. Je ne pleurerai pas et je regarderai ailleurs quand ils tomberont à genou sous les coups des forces « de répression » :

Vous n’aviez qu’à voter.

De l’art de l’imposture…

Il est bon mon Fillon, il est bon !

Règle d’or du bonimenteur : ne pas hésiter à en rajouter.

Sur le mensonge, je vous invite à lire le petit papier de Larrouturou sur le site Libération (journal dont je suis loin de partager la ligne éditoriale par ailleurs).

Jean-Louis Borlo : « 200 000 emplois de service ont été créés en deux ans ».

Et en exclusivité, j’ai trouvé les premières offres d’emplois prêtes à être massivement diffusées après les législatives !

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Téléchargez le PDF pour le diffuser au maximum, il ne faut pas que les « assistés » ratent de telles offres qui, à n’en pas douter, redonnent tout son sens au mot « travail ».

À vendre v.2

Et bien ça n’a pas trainé, j’ai retouché le texte et corrigé les boulettes

Cliquez ici pour télécharger le .pdf de la version 2.

Lâchez-vous !

À vendre

République bananière

Vends république bananière, membre du G8, arsenal nucléaire, leader dans de nombreux domaines industriels, climat tempéré, paysages magnifiques, au cœur de l’Europe.
IDÉAL VILLÉGIATURE !
AVEC
infrastructures nationales (transports, enseignement, énergies, santé etc.) exceptionnelles prêtes à être exploitées pour dégager des
rentes exceptionnelles, PLUS formidable réseau de TPE, PME et PMI sous-traitantes, corvéables et exploitables à merci (top de la productivité selon le F. Times) pour assurer vos parachutes dorés ; PLUS puissant lobby agricole (idéal pour vente produits phytosanitaires et OGM) ; PLUS population de 61 millions de consommateurs de programmes télévisuels avec temps de cerveau disponible exceptionnel (idéal pour vente de crédits, de produits pharmaceutiques et OGM).
Vous pourrez masquer vos bilans, disposer des biens sociaux, redistribuer l’argent et les marchés publics à vos amis (CAC 40, assujettis à l’ISF etc.) en taxant davantage les moins riches et les plus nombreux, favoriser le développement du travail au noir et des petits boulots précaires, pomper l’aide publique au développement avec la complicité de dictateurs africains,
TOUT EST POSSIBLE !

RENTE A VIE ASSURÉE : De nombreux « dirigeants » de groupes privés rentiers de l’état vous soutiendront en désinformant la population grâce à leur part d’audience télévisuelle, radio et presse imprimée écrasante ! Travail de l’opinion assuré depuis des années pour une population prête à se soumettre sans rechigner à travailler encore plus pour travailler plus.

S’adresser à l’UMP (M. Nicolas Sarkozy) qui transmettra à l’Assemblée Nationale et au MEDEF (Frère de M. Nicolas Sarkozy) – PAS BESOIN DE DISCRÉTION !

A DIFFUSER LARGEMENT
(cliquez ici pour télécharger le .pdf)

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