AREVA : « L'énergie au sens propre »

Il y a une publicité qui a le don d’être exaspérante, c’est celle d’Areva (vous pouvez la regarder en entier en cliquant ici).

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Pourquoi tant d’énervement ?

- Parce que c’est du nucléaire ? Oui, mais… Non.

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- Parce que l’on y voit la finalité de la filière énergie nucléaire selon Areva : une bande de djeuns se trémoussant de nuit (c’est un cours de danse il parait) dans les immeubles hi-tech d’une ville moderne (de chine) éclairée comme en plein jour ?

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Non. Ça aurait pu être ça. On a d’ailleurs le même problème avec les éoliennes mais ça sera peut-être un jour l’objet d’une note.

Non, c’est parce que la pub démarre sur ça :

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Sans présager des conditions d’exploitations des mines au Canada… Exit une autre partie moins reluisante des petites affaires d’Areva, pourtant toutes aussi importantes : l’exploitation de mines au NigerAreva est le premier employeur (!) après l’état nigérien. Et puis, quand on exploite des mines dans de telles conditions, on n’a pas envie que ça figure dans sa communication !

Ah ? Pardon, excusez-moi. Oui ? Mmmmhhh…
On me dit que les mines du Niger, c’est pour le nucléaire militaire…

Donc ce n’est pas pareil du point de vue environnemental et social ?

Jugez plutôt :

Témoignage d’un reporter de la BBC, accessible sur le site dissident-media.org :

« Des gamins de quinze et seize ans se font irradier dans les mines sous contrôle français au Niger. Il n’y a quasiment aucune protection contre l’inhalation de gaz radon. La main-d’œuvre, presque exclusivement des nomades Touaregs, reste totalement ignorante des effets de l’exploitation minière. La détection des radiations et les contrôles sanitaires sont inexistants. »

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Et à lire les rapports de la CRIIRAD concernant les difficultés faites aux missions du 20 avril 2005 et du 19 décembre 2003, pour tenter d’y voir clair sur les conditions d’exploitations, on peut être certain que ce n’est pas le genre de sujets que l’on va mettre dans une publicité destinée au public occidental.

Le pompon restant quand même ce petit commentaire de la part de Didier Gay, en mission commerciale pour le compte d’Areva en vue d’établir un rapport sur les conditions d’exploitations et qui avoue que « La question sanitaire des travailleurs n’a pas du tout été abordée. »

Circulez, y’a rien à voir.

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Si la France ne tire aucun bénéfice de ses relations commerciales avec l’Afrique, comme le déclare Nicolas Sarkozy, le renouvellement du contrat d’Areva avec le Niger à de quoi laisser songeur, comme le pointe Guy Labertit dans un article publié sur Le Monde et repris par The Guardian Weekly :

« Le groupe français Areva vient de renouveler ses contrats miniers avec le Niger. Avec effet rétroactif au 1er janvier, Areva enlèvera ou achètera cette année dans ce pays plus de 3 000 tonnes d’uranium métal à 40 000 FCFA (61 euros) le kilo contre 27 300 (42 euros) à ce jour, soit une augmentation de l’ordre de 50 %.

Pourtant, ce prix est à peine le tiers de celui pratiqué aujourd’hui sur le marché spot (126 000 FCFA, soit 192 euros). »

Qui a dit que la françafrique c’était fini ?

La morale « décomplexée »

Un des sujets récurrents lorsque l’on débat de problèmes de sociétés avec ceux qui ont joyeusement voté pour N. Sarkozy, c’est celui de la « morale ».

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Par exemple, ça revient souvent quand on évoque le rôle des parents dans une société ou les valeurs de la jeunesse seraient de plus en plus décadentes

Dans ce genre de discussions, on note une prise de distance rapide des Sarkozystes revendiquant une morale conservatrice, dès que l’on évoque le consumérisme effréné, la folie des marques, la précarisation des adultes, l’injection massive de déjections télévisuelles et radiophoniques dans les cerveaux sans cesse plus disponibles d’enfants — et tout particulièrement l’offensive commerciale massive auprès des très jeunes, des études ayant montré qu’implanter les marques dans les cerveaux des enfants de moins de cinq ans favorisait une image positive de la marque durant toute la vie du futur consommateur.

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Bref. Pour les Sarkozistes, les problèmes de comportement sociaux à l’école et dans la vie sont dus à de la mauvaise graine qu’il faut éradiquer de la société, à des valeurs décadentessurtout celles issues de mai 1968, et évidement celles de gauche etc. en évitant soigneusement d’aller jusqu’au bout du raisonnement : à qui profite la vente de la médiocrité ?

Qui pousse la société dans ce sens ?

Hé oui ! C’est facile d’aller dire que les mômes sont de plus en plus violents et irrespectueux et que c’est sans aucun doute dû au laxisme de parents défaillants et indignes (de recevoir les aides sociales ?) poussés en ce sens par les valeurs décadentes de la gauche et sa culture de l’assistanat etc. ; plutôt que de s’intéresser aux valeurs abjectes que l’on vend à des « consommateurs » de plus en plus jeunes, et des conséquences que cela peut avoir sur leurs comportements citoyens, et d’une manière générale, sur l’évolution des mentalités de la société.

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De fait, dès que l’on aborde cette question et que l’on creuse, ces parangons de la morale se réfugient derrière la liberté de choix, de consommation, le libre arbitre en somme, qui ne serait, bien évidement, réellement permis que dans une société enfin libérale : « s’ils consomment de la merde (et donc aussi en crèvent), ou se laissent influencer, c’est de leur faute ». (En discours gauche Casa, ça se traduit par « salauds de pauvres ».)

Pourquoi fuient-ils ce débat ? Tout simplement parce que ça remettrait en cause leurs choix de société, leurs soit disantes valeurs, et pour beaucoup, les modèles économiques qu’ils défendent et leurs emplois, valeurs boursières et autres portefeuilles de rentes !

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Dès le berceau, les enfants baignent dans une soupe télévisuelle, avec des personnages amicaux qui leur vendent des céréales pleines de pesticides, des yaourts aux parfums de synthèse, des barres sucrées pleines de sirop de glucose, sirop de céréales, imbibés d’additifs de toutes sortes, des graisses végétales hydrogénés, de la « musique » de synthèse préformatée etc.

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Dès trois ans, les mômes se retrouvent dans les rayons des grandes surfaces à hurler qu’ils veulent les jouets des boîtes de céréales aux OGM, les peluches, les jouets, les habits et tous les sous-produits de leurs héros télévisuels, pleins de phtlates, de PVC, d’alkylphénols et autres paraffines chlorées

« Morale » disent-ils ?

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À la préadolescence, nos enfants sont inondés d’images et de sons, toujours par les mêmes médias, qui les invitent à adopter des tenues vestimentaires, des comportements et des codes sociaux hypersexués : maquillages, jupes ras la touffe, nombril affiché, pantalons taille basse, décolletés, bijoux et tatouages du même style que ceux que portent les adeptes de percieng etc.

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Pour des femmes, on peut trouver ça plaisant, débile ou amusant, en revanche, voir des gamines de douze ans, en pleine formation et éveil sexuel, prendre des poses suggestives dans des tenues très légères et maquillées avec des lèvres luisantes… Ça a profondément le dont d’être énervant.

C’est obscène, dans le vrai sens du terme. Et où vont-elles chercher tout cela ?

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Imitent-elles les adultes ?

Non ! Ce sont en premier lieu des adultes, spécialistes de communication et de marketing, qui leur concoctent des plans médias sur mesure pour leur matraquer et leur vendre stars, musique, fringues, malbouffe et autres produits…

Et pour qui bossent ces adultes, pour le coup réellement et dangereusement irresponsables ?

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Quand N. Sarkozy déclare que la France se porterait mieux avec davantage de personnages comme Bolloré, salue les grands travailleurs (!) que sont ses amis (Bouygues, Bolloré, Lagardère etc.) j’ai du mal à me ranger à son avis lorsque je zappe sur Direct 8, que je regarde les programmes parsemés de publicités de TF1, de TiJi et autres chaines destinées à la jeunesse comme les chaînes musicales, M6, Europe 2 TV, les radios telles que SKY, NRJ et tous leurs sites Web ciblés pour les jeunes qui font de la pub systématiquement pour des sites de rencontre, et tous les magazines en papier glacé qui dégoulinent des rayons presse magazine…

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Soutenir Sarkozy, cette droite décomplexée à la morale à géométrie variable, c’est aussi trouver tout ça très bien, c’est approuver cette façon de faire du fric, de valoriser son portefeuille d’actions !

Chacun sa définition de la morale

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P.-S. : Je ne sais pas vous, mais quand j’arrive à la fin de cette note, j’ai la nausée…

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Je me demandais qui arriverait à décrire avec toute l’acuité et la capacité de prospective nécessaire l’avenir radieux que nous prépare notre nouvelle droite décomplexée…

J’ai trouvé, ça tient en une page et ça parle de notre avenir, suivez le guide !

Bonne lecture.

Françafrique : en attendant le Messie

Nicolas Sarkozy, 6 mai 2007 :
« La France sera au côté des infirmières libyennes enfermées depuis huit ans. »

Dont acte. Bon, pendant que tout le monde se focalise sur des arrangements politico-diplomatiques et les effets d’annonces de la famille Kadhafi qui sait visiblement très bien exploiter un calendrier, que se passe-t-il ?

Et bien plus rien. Pardi. Circulez, y’a rien d’autre à voir !

La presse qui s’ennuie et la « gauche de gouvernement » jouent les coquelets en denonçant madââââme ces tractations innaceptaaaables autour de ces pauvres bulgares…

Je serai à l’UMP, je rigolerai à m’en faire péter les côtes ! Surtout, regardons bien tous dans la même direction…
Pendant ce temps, on ne parle plus de ça, ni de ça, et encore moins de ça

Si certains, à l’instar d’Antoine Glaser* dans Africa International n° 410 (mai-juin 2007), s’empressent de mettre en avant la perte d’influence de la France en Afrique face à la présence croissante de la Chine, des Etats-Unis d’A. ou d’autres pays européens ; ou encore pointent le changement de style à l’Elysée, il ne faut pas se méprendre : les intérêts des groupes français en Afrique restent trop importants pour que N. Sarkozy touche à quoi que ce soit. Il n’en n’a dailleurs sans doute jamais eu l’intention, sinon, il ne serait jamais arrivé à ce poste.

Mauvaise langue, odieux procès d’intention ?

Il y avait un article intéressant dans le Jeune Afrique n° 2427 (15-21 juillet 2007)…
Morceaux choisis :

« […] 9 juillet […] Denis Sassou Nguesso reçoit dans sa suite de l’hôtel Meurice, à Paris. Coïncidence : son gendre Omar Bongo Ondimba, président du Gabon, est également présent dans le même palace de la rue Rivoli. […] Dans l’ascenseur, on a pu ainsi croiser ces jours-ci les ministres français Michèle Alliot Marie, Bernard Kouchner, Brice Hortefeux, Jean Marie Bockel, le secrétaire général de l’UMP Patrick Devedjian, le secrétaire général de l’Élysée Claude Guéant, mais aussi Christophe de Margerie de Total et même Bernard Tapie. Rien n’a changé, en somme, par rapport aux « années Chirac », […] les présidents congolais et gabonais […] sont toujours aussi courtisés par une classe politique française qui, toutes tendances confondues, sait où se situent ses intérêts — sans compter les hommes d’affaires. »

Petite piqûre de rappel, Nicolas Sarkozy, 6 mai 2007 :
« Je veux lancer un appel à tous les Africains, un appel fraternel pour dire à l’Afrique que nous voulons l’aider. […] À tous ceux qui sont persécutés par les tyrannies, par les dictatures, je veux dire à tous les enfants à travers le monde à toutes les femmes martyrisées dans le monde, je veux leur dire que la fierté et le devoir de la France sera d’être à leur côté. »

Bongo, Sassou… Des exemples de démocratie et de droits de l’homme.
Et non, bien sûr, la France n’a aucun intérêt en Afrique…

Ça, pour être décomplexé, c’est décomplexé…

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* Article intitulé : « La France sera la madeleine des africains »

À l'abordage !

Pendant des années j’ai régulièrement acheté The Economist, un hebdomadaire britannique particulièrement bien renseigné mais aussi, et surtout, un porte-drapeau international très influent de « l’ultra libéralisme ». Je ne me suis jamais résolu à m’abonner, j’avais du mal à me faire à cette idée de cofinancer un point de vue aussi cynique et élitiste, version policée du monde selon Rupert Murdoch

Les années passent, vivre loin de la ville et des kiosques à journaux me font de plus en plus réfléchir sur le sujet. Si je n’ai aucune hésitation à m’abonner au Plan B, à CQFD ou à d’autres publications (Politique Africaine, Harper’s ou The Nation etc.) j’ai encore beaucoup de mal à me résoudre à soutenir malgré moi les spin doctors, qu’ils soient français ou d’ailleurs.

Il en est un qui est né en France il y peu, et qui tend, comme The Economist mais en beaucoup plus médiocre, à aboyer sur tout ce qui peut représenter une forme de solidarité, de justice sociale, de services publics, le filet de bave aux lèvres : Challenges.

D’ailleurs l’apparition de cet hebdo n’est-elle pas à la montée de la « droite décomplexée » incarnée par la garde rapprochée de N. Sarkozy, ce que la poussée d’acné est à la montée d’hormones des ados ?

Bref, mettant quotidiennement en application le leitmotiv de Gilles Balbastre : « nommer l’ennemi », je suis souvent avide des médias utilisés par nos adversaires, pour décrypter les discours, la désinformation et les mensonges de la « volaille qui fait l’opinion ». J’ai bien TF1 et M6, ou encore Direct 8, BFM etc. mais niveau presse, mes rares déplacements à la ville ne me permettent pas de suivre avec assez de régularité « l’état de la France » selon ces petits soldats de la mondialisation heureuse.

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Arrivée dans ma boîte aux lettres via le fichier des gérants de sociétés (dirigeants préfèrent-ils car c’est un mot qui émeut jusqu’à l’orgasme ces oxyures), une proposition qui dans l’optique susmentionnée, a eu de quoi éveiller mes sens toujours en alerte :

« L’économie s’accélère. Elle est chaque jour plus présente dans notre vie […] émergence de la chine, mondialisation des échanges […] évolution des marchés financiers et de l’emploi…
[…]
Chaque semaine, nos journalistes, nos experts : Patrick Artus […] Christian de Boisseau […] Michel Pébereau […] nos éditorialistes : J-M. Colombani, J. Boissonnat, R. Soubie et nos analystes financiers vous permettent, par leurs regards croisés de décoder les nouveaux enjeux économiques.
[…]
Avec une maquette élégante CHALLENGES vous fera découvrir tous les acteurs qui marquent la vie des affaires […] conquièrent des marchés.
[…] Au plaisir de leur lecture s’ajoutera la certitude d’être au courant des faits qu’il ne faut pas ignorer. 
»

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Devant une telle débauche d’arguments si pertinents, si inattendus, si puissants, si novateurs…
Comment résister ?

Soyons fou. Je me suis abonné…
À l’abordage !

So Long French Pragmatism!

Dans un article intitulé « The French Connections » Paul Krugman revient sur la necessité d’une approche régulée des marchés en prenant comme exemple l’état de l’accès haut débit en Europe, aux États Unis d’A. et en France, et conclut :

“It’s too early to say how much harm the broadband lag will do to the U.S. economy as a whole. But it’s interesting to learn that health care isn’t the only area in which the French, who can take a pragmatic approach because they aren’t prisoners of free-market ideology, simply do things better.”

On aimerait se dire qu’il a raison, mais au vu des dernières élections et de l’idéologie du pouvoir qui est en train de se mettre en place, le pragmatisme ne fait plus partie de « notre » approche.

Énormes soupirs…

Vacances, j'oublie tout…

Les petits sont chez « papy & mamy », pas loin de la mer, ça les change des hauts plateaux ardéchois… Et comme je voulais passer du temps avec eux hors de la maison, je suis venu passer quelques jours ici après les obsèques.

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J’en profite pour acheter ma fille en la sortant tous les soirs, par exemple en l’emmenant voir tous les « blockbusters » au multiplexe du coin… Ce qui fini souvent en longue conversation avec elle sur l’état de la porcherie à la fin des projections, épiphénomène inhérent au niveau intellectuel (ce terme a-t-il même un sens dans ce contexte) de la faune qui fréquente assidûment ce genre d’endroit.

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C’est particulièrement réconfortant de constater qu’elle est aussi dégoûtée que moi, et que les rires gras des ados mâles (et des adultes qu’ils deviennent) n’attirent plus son attention que pour un haussement d’épaule. C’est déjà ça de gagné…

Lundi, nous avons vu en « avant première » le dernier Disney/Pixar : Ratatouille. Bon, c’est du Pixar…

Ce qui m’a particulièrement frappé, c’est l’étrange proximitée d’Ego (le critique culinaire) avec le big boss Steve Jobs qui justement, a la réputation d’être un vrai Duplo (un gros Légo si vous voulez).

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Sachant que c’est en plus un amoureux de Paris, que c’est un « mal aimé », un végétarien… Moi je trouve la caricature frappante, mais bon. Sinon, cette histoire à comme un arrière-goût de Ben, le film éponyme à la chanson de Mickaël Jackson — période Motown donc encore sympa, pour ceux qui ne connaissent pas.

Les Américains, et en particulier le boss donc (cf ci dessus) aiment à fantasmer un paris romantique à la Ella… (…Fitzgerald : I Love Paris). Si vous voulez vous en convaincre, allez donc faire quelques pas à la butte Montmartre, au Trocadéro ou traîner sur le trottoir voir ceux qui vont se donner des sensations fortes en croyant s’encanailler aux alentours du Moulin Rouge.
J’en profite d’ailleurs pour lui transmettre justement un message de ma fille : « pourquoi mon papa il n’a pas de vacances ? ». Je veux bien aller passer mes vacances chez lui justement, s’il aime la vraie ratatouille*… Ou mieux, des poivrons grillés* à l’huile d’olive et à l’ail (voir ci-dessous)…

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Être dans la maison sans être le parent en charge me permet de me consacrer sans vergogne à mon travail tout en pantouflant à table (enfin pas trop non plus, j’ai ma dignité, et j’ai du mal à ne pas faire quelque chose chez mes hôtes*) ou pour jouer avec les enfants. Je me laisse faire, c’est les vacances, enfin, pas pour moi mais c’est bien que les enfants aient cette impression.

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Il y a un autre intérêt pour moi dans ce petit séjour annuel dans l’arrière-pays biterrois : c’est l’occasion d’aller traîner mes espadrilles dans les centre commerciaux, histoire de ne pas oublier ce contre quoi je me bats. Confirmation, si besoin était : il y a toujours autant de produits impropres dans les rayons, et toujours plus de gens pour les mettre dans leurs chariots. Tout va bien donc. Notre nouveau président va donc pouvoir allègrement dépenser des fonds publics pour compenser le surpoids, les cancers, les allergies, les crédits etc.

Il y avait bien comme une petite gêne l’autre matin lorsque j’examinais comme il se doit l’emballage du tube de « fromage frais parfumé au goût de fruits » à la recherche de la composition et du lieu de production, et qui sert de petit-déjeuner au petit quand il est chez papy et mamy.

Comme je ne suis pas chez moi et que je suis bien élevé, je me contente d’être un ethnologue curieux, décontracté, souriant et observateur.

Par contre, pour faire suite à une houleuse discussion avec mon père sur ce que j’estime être de la co-responsabilité/culpabilité des industriels de l’agroalimentaire, dans vingt ans, si je suis encore là et que mes enfants ont le cancer, je brûlerai sans remords la cervelle de ceux qui geindront en disant qu’ils ne savaient pas…

P. S. : Ce soir, nous sommes allés voir en « avant-première » le film « Les Simpsons ».
Compte tenu de l’histoire du film, il y avait de quoi être songeur en traversant les immondices pour sortir de la salle à la fin de la projection…

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Assez !

Ras le bol de devoir traduire des documents pour lesquels les termes clés ont été choisis par des fainéants…

Exemple sur lequel je me fais mal tous les 100 signes : Support.
La traduction de « support » en français ne devrait pas être « support » mais « assistance » !

Dans le même genre répété jusqu’à la nausée par nos icônes médiatiques et politiques : « flexibility » qui devait être traduit à l’origine par « polyvalence » et non « flexibilité ».

Ça me casse les doigts de devoir constamment taper des termes inappropriés pour vendre de la soupe ou du yaourt franglais de « marcom » ou de « management » bafouillé par des handicapés du cerveau…

D’un côté ils nous brisent les cacahuètes en nous inventant des mots comme « courriels » ou « mél » au lieu d’utiliser le vrai nom qui permet de connaître son origine c’est-à-dire « e-mail ». Et de l’autre, ils se contentent de faux amis ou de choisir la version la plus réductrice, en terme de sens, pour des mots qui sont importants…

Moi, quand j’ai un problème de panne informatique, je veux que l’on m’assiste ou que l’on m’aide, pas que l’on me supporte !
Et quand je demande à mes collaborateurs salariés de faire preuve de polyvalence, voire de souplesse, je ne leur demande pas d’être « flexibles » (comme une lame d’acier par exemple)…

Et il y en a des tartines comme ça sur le Web, dans la bouche de nos « managers », de nos « journaleux », sans parler des « politiques »…

Argh ! Au secours !

Une autre petite bête qui monte…

Hier mon grand père, la tante de ma femme, aujourd’hui ma tante, demain…

Cette nuit sur une chaîne de télé, en zappant pour oublier la route et la fatigue d’une interminable migraine, un cancérologue expliquait les formidables progrès de la médecine en matière d’imagerie et donc de précision dans les traitements contre le cancer… Avançant, peut-être emporté par son discours enthousiaste, la possibilité de curer cette maladie, pour tous, d’ici une dizaine d’années.

Arrivé tard à l’hôtel, en entendant cela, il était difficile de ne pas faire le parallèle avec le fait que je n’ai pas pu trouver dans le rayon frais de la cafétéria, un simple yaourt nature, sans conservateur, colorant ou parfum de synthèse, ni une bouteille d’eau qui n’avait pas le goût du plastique de son emballage. En tapant cela, je pense aux panneaux d’aggloméré du lit, de la tablette de mon ordinateur, aux revêtements de la chambre, aux colles et au PVC de la douche, etc.

Pendant la cérémonie de tout à l’heure, je devrais respecter la douleur de ma cousine, de ma mère et de tous ceux qui se sentent proche de la victime, en essayant de ne pas penser, et encore moins d’évoquer, une réalité que personne ne veut regarder en face : un homme sur deux, une femme sur trois, de plus en plus d’enfants…

À qui le tour ?

Les dormeurs doivent se réveiller !

Nouvelles du Festival Résitances !

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Arrivé hier (6 juillet), j’ai pris un peu de temps pour me repérer, installer une connexion Wi-Fi capricieuse et aller voir le film « Viva Zapatero » de Sabina Guzzanti qui traite sans détour de la censure dans les médias sous le pouvoir de Berlusconi.

Cette année, le festival a été « repris » par des producteurs indépendants après le retrait, semble-t-il, de soutiens publics, apparemment pour des raisons politiques (vous aviez deviné je présume).

Le festival repose donc cette année entièrement sur les épaules d’une toute petite structure qui joue son avenir pour promouvoir une vision militante du film documentaire.

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Bref, je ne suis pas ici pour voir tous les films, ni faire un reportage sur le sujet, mais simplement pour rencontrer des humains, voir des documentaires et prendre un peu de temps pour bouquiner les innombrables livres en souffrance dans ma bibliothèque (L’empire de la Honte de Jean Ziegler actuellement).

Aujourd’hui, j’ai assisté aux projections de « Outfoxed » de Peter Greenwald, puis « On air » de (et en présence de) Christophe Joly.

C’est assez plaisant de voir que d’autres personnes s’efforcent de montrer qu’aux États Unis d’Amérique, il n’y a pas que des « gros cons de beaufs qui roulent en 4×4 et vomissent sur le reste du monde » (comme on l’entend souvent par chez nous).
Je regrette juste le côté superficiel (pardon pour l’auteur de ce documentaire) de la façon dont est décrit le combat de ces militants que l’on qualifie trop simplement « de gauche ». Cela ressemble plus à une ballade dans l’univers des médias alternatifs américains qu’à une rencontre avec ceux-ci et sur l’ampleur de ce mouvement.

Ce que j’adore dans ce festival, ce sont les stands de documentaires :

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Résistances…

Du 5 au 8 juillet, rendez-vous à Foix (Ariège), pour la nouvelle édition du Festival Résistances.

Au programme, des projections et débats autour des thèmes « Culture insoumise », « Les services publics sont-ils solubles dans la mondialisation ? » et « L’environnement à l’épreuve du développement et vice-versa ».

En présence de Amic Bedel, Peire Brun, Erwann Briand, Bernard Cauvin, Christian Dauriac, Jean Druon, Alain Dussort, Michel Gayraud, Michel Griffon, Christophe Joly, Marc Khanne, Yohan Laffort, Yann le Masson, Roger Pasturel, Denys Piningre, Robin Renucci, Stéphane Valentin, Vanina Vignal, Francis Wurtz, Wladimir Koslov, Thierry Gentet, Vincent Munié, Rémy Ricordeau, Anne Viel…

Invité d’honneur : Robin Renucci

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À l’affiche :

Les services publics sont-ils solubles dans la mondialisation ?

* La poste un drôle de pli
* SNCF une erreur d’aiguillage de Atisso Medessou
* EDF les apprentis sorciers de Gilles Balbastre
* Une trilogie de Gilles Balbastre
* Nioro du Sahel, une ville sous tension de Ch. Lallier
* Quelque chose de notre histoire de Jean Druon
* La voie est libre de Vincent Munie

Environnement à l’épreuve du développement

* Pays Massaï : terre interdite ! De Kristin Sellefyan
* Le Beurre et l’argent du beurre de Badini Alidou, Baque Philippe
* Terre commune de Yohan Laffort
* Putain d’usine de Remy Ricordeau
* Terre vivante de Jean-François Vallée
* Quatre maires dans le vent De Bernard Cauvin
* Ma mondialisation De Gilles Perret
* Kashima paradise de Yann le Masson
* Eloge du maraîchage d’Alain Dussort
* Nous sommes nés pour marcher sur la tête des rois de Vincent Sorrel
* Aigoual La forêt retrouvée de Marc Khanne
* Le bruit du canon de Marie Voignier
* Après moi le déluge de David Martin
* L’assiette sale de Denys Piningre
* Notre pain quotidien de Nicolos Geyrhalter
* Abya Yala de Patrick Vanier
* Les vaches ne regardent plus passer les trains de Patrick Gérard
* Still Life de JIA ZHANG-KE

La Télévision de service public en région ?

* On air de Christophe Joly
* Le temps de l’urgence de Christian TRAN
* Cette télévision est la vôtre de Mariana Otero
* Le journal commence à 20 H de William Karel
* Viva Zapatero de Sabina Guzzanti

Culture en résistance, culture insoumise

* Sirventés de Michel Gayraud
* Fecas et Godilhs de Peire Brun
* Se Canta de Stéphane Valentin
* Le Rock clandestin de Vladimir Koslof
* Stella
* 12h08 à l’est de Bucarest Corneliu Porumboiu
* Sempre Vivu de Robin Renucci
* Outfoxed de Peter Grenwald

Là-bas comme ici !

The Nation, est une des rares publications nord américaines qui défendent avec force des valeurs de progrès social : solidarité, égalité, féminisme, lutte contre la corruption, les discriminations etc.

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Oui, on peut être de gauche et aimer profondément les États-Unis ! ;-)

Il ne faut pas oublier qu’aux États-Unis comme ailleurs, une partie importante de la population est en résistance contre l’ultra-libéralisme, l’injustice, les discriminations, l’oppression…

Loin des caricatures et des clichés que nous vomissent des médias asservis par les marchands du temple, il y a une autre Amérique, celle dont on ne vous parle que très rarement : celle des luttes sociales, de la paix dans le monde, du progrès partagé, des luttes contre les discriminations, de la justice. Cette Amérique que l’on entend parfois de ce côté-ci de l’atlantique au travers des écrits de gens comme Howard Zinn ou Noam Chomsky, l’Amérique de Ralph Nader…

Il faut aujourd’hui aider les publications comme The Nation !

Que se passe-t-il ? Voici ce qu’on écrit écrit Teresa Stack, la présidente de The Nation :

« Au cours d’une action sans précédent, les autorités de régulation postale ont rejeté le plan tarifaire proposé par les services de United States Postal Service au profit d’un montage conçu par Time Warner, l’éditeur le plus important du pays !

Le nouveau plan propose des augmentations de tarifs moins importantes, voire des baisses de tarifs, pour les grosses publications comme celles de Time Warner telles que Time, People and Sports Illustrated, déplaçant les charges vers les plus petites publications comme The Nation.

Il ne nous a été donné que huit jours ouvrés pour préparer une réponse au plan de tarification de 758 pages avant que celui-ci ne soit un fait accompli.

La conséquence est une augmentation de 18 % des coûts d’envois par la Poste pour The Nation. Aidez-nous maintenant.

Pour les mastodontes des médias qui contrôlent de manière croissante l’information qui vous arrive et leurs portes paroles de Washington, les affaires continuent.

Pour The Nation, c’est un désastre potentiel — mais pas vraiment une surprise. »

SOUTENEZ THE NATION !


Je suis pour ma part un lecteur heureux de deux publications de grande qualité qui défendent avec vigueur et intelligence les valeurs de l’autre Amérique : The Nation et Harper’s.

De la mauvaise foi…

Et oui, Poujade « habite la fonction présidentielle »…

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Il y aurait long à dire sur les mesures du président de « tous les Français » et sa façon crasse de monter les différentes catégories sociales les unes contre les autres, en allant en particulier chercher les plus réactionnaires pour se faire élire…

Le summum reste quand même ce type de déclaration :

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« Les jours de grève ne seront plus payés »

Sous-entendu : chez tous les privilégiés (de la fonction publique et assimilé) quand on fait la grève, on est payé. C’est le ministre de la fonction publique de Rafarin 1 qui avait je crois déjà vomi un tel procédé de manipulation…

Ce qui est ahurissant, c’est que pas un journaleux, pas un plumitif, pas un socialiste, pas un syndicaliste n’a relevé l’énormité du procédé.

Sarkoujade !?

Ou alors, c’est pire que de l’incompétence…
En tous cas, y’a du travail à faire.

Pas votant s’abstenir de la ramener !

Passé les premiers haut-le-cœur, il faut bien souffler un peu et essayer de faire le bilan.

On savait déjà le cynisme de la nouvelle « droite décomplexée », celle qui n’hésite plus à s’identifier à la « France qui avait choisi le camp des vainqueurs », celle des élites et des parvenus populisant leurs discours pour récolter les voies des poujadistes et des médiocres, amers recalés pour n’avoir pas travaillé à l’école (ce sera d’ailleurs l’objet d’une longue note dans quelques jours).

On savait le parti socialiste autiste et ne sachant plus quelle direction prendre pour se raccrocher à un train, quel qu’il soit, « libéral démocrate », « social démocrate » ou « centre gauche », enfin tout et son contraire mais sans rien comprendre et sans rien entendre d’autres que ses gargouillements intestins.

On se « réjouissait », d’une certaine façon, de l’agonie d’un PC totalement hors circuit, et de son corollaire de syndicalisme vieille garde, celui des fonctionnaires qui se syndiquent pour obtenir qui une mutation, qui un changement de statut, qui telle ou telle bonification… En espérant que la majorité des fonctionnaires reprendrait la parole et le combat pour proposer des services publics rénovés et modernes.

On savait la France globalement à droite quand il faut faire, et presque à gauche quand il faut parler…

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Avec la répétition du je-m’en-foutisme de 2002, on sait finalement que ceux qui tendent le cou et froncent les sourcils pour défendre « la gauche », le « social » et « l’état républicain » sont majoritairement des larves de droite complexées et des hypocrites : au fond, ils sont bien d’accords avec la « droite décomplexée » et lui laisse faire le sale boulot, pour pouvoir rester dans leur posture de bobos privilégiés, et se réclamer, se déclamer,« en lutte » mais seulement dans les heures ouvrées…

Lorsque le gouvernement scélérat et sa chambre d’enregistrement passive, tous deux parfaitement légitimes, démantèleront un à un les derniers pans de ce qu’il restait de l’état, ce « peuple de gauche » égoïste descendra dans la rue contester les mesures contre lesquelles il n’a pas voté. Je ne pleurerai pas et je regarderai ailleurs quand ils tomberont à genou sous les coups des forces « de répression » :

Vous n’aviez qu’à voter.

De l’art de l’imposture…

Il est bon mon Fillon, il est bon !

Règle d’or du bonimenteur : ne pas hésiter à en rajouter.

Sur le mensonge, je vous invite à lire le petit papier de Larrouturou sur le site Libération (journal dont je suis loin de partager la ligne éditoriale par ailleurs).

Jean-Louis Borlo : « 200 000 emplois de service ont été créés en deux ans ».

Et en exclusivité, j’ai trouvé les premières offres d’emplois prêtes à être massivement diffusées après les législatives !

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Téléchargez le PDF pour le diffuser au maximum, il ne faut pas que les « assistés » ratent de telles offres qui, à n’en pas douter, redonnent tout son sens au mot « travail ».

À vendre v.2

Et bien ça n’a pas trainé, j’ai retouché le texte et corrigé les boulettes

Cliquez ici pour télécharger le .pdf de la version 2.

Lâchez-vous !

À vendre

République bananière

Vends république bananière, membre du G8, arsenal nucléaire, leader dans de nombreux domaines industriels, climat tempéré, paysages magnifiques, au cœur de l’Europe.
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infrastructures nationales (transports, enseignement, énergies, santé etc.) exceptionnelles prêtes à être exploitées pour dégager des
rentes exceptionnelles, PLUS formidable réseau de TPE, PME et PMI sous-traitantes, corvéables et exploitables à merci (top de la productivité selon le F. Times) pour assurer vos parachutes dorés ; PLUS puissant lobby agricole (idéal pour vente produits phytosanitaires et OGM) ; PLUS population de 61 millions de consommateurs de programmes télévisuels avec temps de cerveau disponible exceptionnel (idéal pour vente de crédits, de produits pharmaceutiques et OGM).
Vous pourrez masquer vos bilans, disposer des biens sociaux, redistribuer l’argent et les marchés publics à vos amis (CAC 40, assujettis à l’ISF etc.) en taxant davantage les moins riches et les plus nombreux, favoriser le développement du travail au noir et des petits boulots précaires, pomper l’aide publique au développement avec la complicité de dictateurs africains,
TOUT EST POSSIBLE !

RENTE A VIE ASSURÉE : De nombreux « dirigeants » de groupes privés rentiers de l’état vous soutiendront en désinformant la population grâce à leur part d’audience télévisuelle, radio et presse imprimée écrasante ! Travail de l’opinion assuré depuis des années pour une population prête à se soumettre sans rechigner à travailler encore plus pour travailler plus.

S’adresser à l’UMP (M. Nicolas Sarkozy) qui transmettra à l’Assemblée Nationale et au MEDEF (Frère de M. Nicolas Sarkozy) – PAS BESOIN DE DISCRÉTION !

A DIFFUSER LARGEMENT
(cliquez ici pour télécharger le .pdf)

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C'est toujours possible…

Il y a encore un patron qui a appelé le répondeur de là-bas si j’y suis pour s’en prendre à ceux qui profitent du système : vous savez, les parasites, les profiteurs, les branleurs surprotégés par un système social permissif et protectionniste

À force de se bourrer la tronche avec des idées comme ça, ils ne sont pas loin de se lancer dans la purification de la société, à l’instar de la forêt allemande, prémisses de la purification de la race allemande…

Bref, ils nous saoulent avec les « profiteurs de système payés à rien foutre ».

C’est tellement plus facile de s’en prendre à des boucs émissaires que de remettre en cause les valeurs réactionnaires et égoïstes qu’ils défendent, alors même qu’ils voient la planète en crever…

Bref, je suis encore allé bafouiller un truc sur le répondeur, après l’émission du 31 mai (non diffusé) :

« Salut à toute l’équipe, et merci pour vos émissions,

Je voudrais répondre au patron qui a laissé un message invitant les ouvriers à s’en prendre aux autres ouvriers et chômeurs qui selon ce discours racoleur, profiteraient soi-disant du système :

Alors ; comme moi aussi, je suis de la catégorie des petits patrons, je voudrais lui dire plusieurs petites choses :

Ce n’est pas qu’une question de compétitivité, c’est un faux problème, ça, c’est l’arbre qui cache la forêt.

Je suis un sous-traitant dont l’effectif va et vient en fonction des coups de bourre d’une grosse entreprise et, en tant que petit patron, je fais bien la distinction entre le boulot que mes employés et moi même faisons, et la folie financière qui s’empare de managers et d’actionnaires qui ne savent pas ce que c’est que de travailler et produire, justement…

Il suffit de regarder l’évolution, au cours des trente dernières années, de la part du PIB qui va au travail (oui, au travail) et aux comptes sociaux, par rapport à la part croissante consacrée à la rémunération du capital, dans tous les secteurs !

Si ce patron qui invite à la haine des autres faisait l’effort de réfléchir, au lieu de répéter bêtement ce que le MEDEF et la CGPME nous matraque sur tous les médias, il saurait que la part des richesses produites en France va de moins en moins à ceux qui les produise ces richesses, et de plus en plus à ceux qui placent leur argent et à leur clique de conseillers, d’experts financiers et de consultants en tous genres, qui prolifère comme une gangrène autour des marchés financiers, eux-mêmes totalement coupés de la réalité de l’entreprise.

Là, il y a les vrais profiteurs qui vivent grassement du travail des autres tout en bas de l’échelle…

Et que dire, que dire si on faisait la chasse au travail au noir, aux aides indues aux entreprises, ou encore aux magouilles et au système féodal permis par la décentralisation…

Quand on entend l’imposture des discours de la droite dite décomplexée autour de la valeur travail, alors qu’ils sont tous la à baver sur les rentes, il y a vraiment de quoi être dégoûté par la masse de moutons qui bêlent en cœur.

Enfin, une dernière petite chose, quand même, on ne dit pas « charges », s’il vous plaît, mais « cotisations sociales ».

Pour conclure je dirais à tous mes petits collègues patrons de toutes tailles : si vous voulez continuer à être, vous et vos employés, les larbins du CAC40 et des intermédiaires de bourse et des marchés financiers, allez-y, votez tous pour la vague bleue du nouveau messie Sarkozy, ça, vous allez « marner », n’en doutez pas

Voila, c’était un petit patron d’Ardèche en colère. »

La « Gauche » fait encore peur…

Et pour cause !

De « caviar » à « bobo », des années « anti-ouvrières » aux « années fric », de « la sociale » à la « françafrique » pour en arriver à une « sociale démocratie », que de renoncements, de tours de passe-passe idéologiques, de manipulations.

Entre la soit disante « vraie » gauche dont le disque est rayé sur « l’état doit tout faire » (que l’on qualifie d’extrême), et une gauche de renoncement qui veut défiscaliser les stock-options (DSK), la refondation idéologique sur des valeurs vraiment de gauche, avec une vraie voie centrale humaniste et écologique, n’a pas eu lieu… À part peut-être du côté des antilibéraux, mais ceux qui ont soutenu José Bové.

Où sont les valeurs de gauche « actualisées » avec le recul et la liberté de penseurs, d’historiens et d’acteurs contemporains comme Zinn, Bourdieu, Chomsky et tant d’autres qui nous invitent déjà à commencer par réfléchir ? Verra-t-on un Nader un jour en europe ?

Lutter ce n’est pas traiter les gens de droite de fachos, ce n’est pas hurler pour hurler, c’est agir, montrer, proposer, s’opposer…

La gauche a toujours traité avec mépris les millions de gens qui dérivent à l’extrême droite sans jamais dans les débats publics attaquer les idées de fond. Quelle belle leçon de démocratie…

La gauche de la gauche qui est restée aux discours caricaturaux reste dans ses incantations idéologiques, tandis que l’autre gauche devient « sociale démocrate » parce qu’elle est tout simplement incompétente en économie, qu’elle est incapable de partir de la réalité de l’économie et faire des propositions réelles, viables, solides, mais surtout différentes et solidaires !
Elle s’en remet donc aux quelques égoïstes de droite qui acceptent de porter une casquette « sociale » pour tenir un discours économique de renoncement auquel elle ne comprend rien. Pas étonnant que les gens préfèrent l’original à la copie mal recopiée par-dessus l’épaule du voisin…

Quelle gauche est-ce donc que ces hommes et ces femmes couverts de bijoux, fardés, entourés de communicants et se changeant pour passer devant les caméras… Comment peut-on accepter d’entendre une rhétorique de gauche dans la bouche de porte-parole d’appareils de partis qui portent sur eux les symboles de la « réussite » sociale que promeut la droite…

Il a fallu 40 ans à la « gauche » pour réaliser que l’agriculture intensive, la grande distribution, le tourisme de masse, le vite et pas cher sont des systèmes qui nous mènent à notre perte… Et encore, on entend encore scander à gauche des « pouvoir d’achat » et des « consommations », tous ces sous-produits de l’égoïsme à la papa qui continuent de s’insinuer dans les esprits comme si mieux vivre sur le dos des autres était plus acceptable parce que les autres sont à l’autre bout du monde, ou à coté mais invisibles…

Les Français préfèrent donc un bon « papa » à l’air sobre et omniscient, omnipotent qui leur apporte des idées toutes faites pendant qu’ils dorment devant leur télé. Facile pour lui de renvoyer la gauche vers ses archaïsmes d’un autre âge, même si c’est lui qui va faire régresser la France…

La droite ne fait que surfer sur un sentiment bien conservateur de gens qui voient bien que la gauche ne sait plus ou elle campe.

On a ce qu’on mérite.

Mélange des genres

Nicolas Sarkozy : « Je veux lancer à tous les Africains un appel fraternel pour leur dire que nous voulons les aider à vaincre la maladie, la famine et la pauvreté et à vivre en paix. Je veux leur dire que nous déciderons ensemble d’une politique d’immigration maîtrisée et d’une politique de développement ambitieuse. »

Cadeaux « bonux » dans le paquet de lessive présidentiel :

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Pour les militants de l’UMP qui continuent à dire qu’il n’y a rien de mal à prendre des vacances sur un yacht, il serait peut-être intéressant de se souvenir que c’est le yacht de Vincent Bolloré, ami personnel de N. Sarkozy, et que pour les Africains, Bolloré ne rime pas vraiment avec développement, mais plutôt avec pillage

Qui a parlé de morale ?

Le nouveau Messie…

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Ils l’ont accueilli comme le Messie… l’Agneau de Dieu ?

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Le chemin à parcourir pour convaincre que ce ne sont pas les autres qui sont responsables, mais nous-même est encore long.

La « gauche » fait encore plus peur que la droite ! Un comble…

P.S. : Salut, ça faisait un bail…

Du vote utile etc…

Lu sur le Web :

« Que vive le 29 mai 2005 ! »

Bigre, de la part de quelqu’un qui appelle implicitement à voter utile…

Le « peuple » de gauche qui a dit non le 29 mai attend encore des excuses, des remords, une certaine forme de contrition ou d’amendement de la part de ceux qui, comme Ségolène Royal, continuent de croire ou de dire que ceux qui ont voté non sont antieuropéens, contre le progrès, n’ont rien compris etc.

Nous sommes, pour la plupart, des pros européens et bien au-delà, mais pour une autre Europe, un autre monde…

Autour des collectifs, ceux du 29 mai puis autour des « anti-libéraux », gravite un nombre très important de personnes qui ne s’intéressaient pas ou plus à la politique et aux postures des candidats habituels. Sans être contre MG Buffet, O. Besancenot et les autres, il faudrait rappeler que le mouvement des anti-libéraux va très largement au-delà de ces partis : si toutes ces femmes et tous ces hommes avaient dû se mettre en ordre derrière le PCF, ou la LCR, ils l’auraient fait depuis longtemps !

« L’échec » de l’union était patent avant le début des discussions : le PCF proposant son candidat à un mouvement bien plus large que lui savait parfaitement qu’il ne pouvait pas dégager un consensus… Idem pour les autres. Refuser la candidature de MG Buffet, ce n’est pas être contre elle ou le PCF, c’est vouloir prendre en compte tous les autres sans les « encarter »…

Halte à la culpabilisation systématique, c’est une logique de PEUR, et c’est une mauvaise conseillère.

Le vote « utile » est inutile :

Il y a un troisième tour, les législatives, et nous demander de voter utile, c’est refuser d’entendre nos valeurs (voir ci-dessus) et c’est démobiliser pour les législatives. En l’état actuel des choses, le président ne peut rien sans le parlement. Ce dernier doit représenter toutes les composantes des valeurs politiques, pas seulement le mépris du PS pour les autres forces de gauches et les alternatifs.

Pour ceux qui n’arrivent décidément pas à comprendre à quel point pourquoi c’est la candidature de José Bové qui permet de porter un mouvement qui va bien au delà des traditionnels partis d’extrême gauche, allez voir cette Interview de José lors de son contre-salon

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Après, on discute…

Passage de relais françafricain…

Comme vous ne verrez aucune de ces images sur les médias français, je me permets de vous les montrer …
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Le nouveau « vieux* » de notre pré carré françafricain, c’est le « doyen » Omar Bongo.

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Il faut dire que c’est un vrai « ami », Omar :
« Quant à dire que les liens que la France a tissés avec le pays, il faut y mettre fin, parce qu’on pense que c’est la bonne manière de faire plaisir au Gabon, je dis non. »

Bref, entre la déclaration de J. Chirac de ne pas y aller, et avant de donner son « soutien » à N. Sarkozy, il fallait s’assurer que le prétendant au trône, et son empêcheur de ségoléniser en rond, F. Bayrou, aient tous deux accepté le passage de témoin comme il se doit (et vu l’agitation grandissante dans le pré carré à l’approche des élections, c’est indispensable).

Après avoir dit de N. Sarkozy qu’il « n’y comprenais rien » (à propos des relations avec l’Afrique), Omar Bongo à donc « reçu en audience » en début de semaine les deux prétendants de droite

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N. Sarkozy : « J’ai écouté les conseils du président Bongo qui a une grande expérience diplomatique, je lui ai expliqué comment se passait la campagne, j’ai recueilli ses sentiments d’amitiés qui sont pour moi très importants, je l’ai assuré également de mon intérêt pour l’Afrique, de mon amitié pour l’Afrique et de ma fidélité pour l’Afrique » (N.D.L.R. : M. Sarkozy s’adresse à un journaliste africain, c’est important pour comprendre la subtilité).

Puis ensuite, M. Bayrou, dont il est bon de rappeler sa « position » sur le sujet :

« (…) les réseaux, les yeux fermés, la Françafrique, ça ne correspond pas à notre idée du développement démocratique de la France. »

Ah bon ?

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[Ah, mais on avait pas dit qu’il y aurait la TV — Bah, c’est juste pour chez nous]

Puis, une fois terminé, ce fut au tour de Villepin, pour conclure, en somme…

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[Ah Omar, elle est superbe celle-là, et puis c’est une vrai - Oui, c’est un cadeau de Chirac]

Bref, savourons ensemble la conclusion de ce dernier :

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D. de Villepin : « D’abord l’entrevue c’est le plaisir de revoir le président Bongo, vous connaissez les liens très profond d’amitié entre le président Chirac et le président Bongo, les liens avec la France, qui sont des liens très anciens et c’est l’occasion de faire un point sur les grands dossiers africains et aussi entre la France et le Gabon ; et puis les grandes situations de crise, la sagesse du président Bongo est toujours importante pour la diplomatie française et, aujourd’hui, dans la situation du Darfour, dans la situation plutôt favorable de la Côte d’Ivoire, nous avons beaucoup de dossiers qui sont sur la table. »

« Puis, en ce qui concerne l’avenir, en tout état de cause (N.D.L.R. bis : M. Villepin s’adresse à un journaliste africain, c’est important pour comprendre la subtilité) c’est une profonde fidélité à l’Afrique, une profonde fidélité à mon engagement vis-à-vis de ce continent, je suis né en Afrique (N.D.L.R. : moi aussi, je peux aller parler de tout cela avec Bongo ?), donc c’est défendre la paix, défendre la justice, quoi qu’il arrive et en toutes circonstances. »

Ça me rappelle les propos de Jacques Chirac, à propos de Mobutu, c’est fou comme l’histoire est un perpétuel recommencement…

Après avoir lu : « Pas question de laisser Sarkozy faire copain-copain avec Omar Bongo, qui connaît la plupart des secrets de la Ve République en général et de la Chiraquie en particulier » nous voila donc rassurés, la françafrique va pouvoir continuer son petit bonhomme de chemin pour le plus grand bonheur des Africains, bien sûr…

P. S. : Et bien alors Ségolène, vous avez des soucis avec Jean-Christophe ?
* Le « Vieux » étant le petit nom de feu Felix Houphouët-Boigny

Images extraites du journal TV gabonais via africatv.info.
Les éléments entre [ ] sont des interprétations personnelles.

Alter…

Hier il y avait une réunion publique « Osez Bové » à Pont d’Ucel (Ardèche).

Ce fut un gros succès et il faut remercier les organisateurs qui ont fait un super boulot de préparation.

Au menu : Les Zapatristes, des interventions locales (avec intermèdes musicaux de Pierre Gaudé) de Pierre-Yves Maret, paysan, Nadia Kurys, à propos des droits des étrangers, Pascal Waldschmidt, à propos des services publics et Jean-Louis Chopy d’ATTAC…
La soirée s’est conclue avec des interventions des porte-paroles nationaux : Jean-Jacques Boislaroussie (Les Alternatifs), de Monique Dental (militante féministe, Ruptures) et de Raoul-Marc Jennar, altermondialiste (URFIG)

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J’ai distribué des petits « Flyers » (je n’avais pas assez d’exemplaires de CQFD, du Plan B, de La Décroissance et de L’âge de faire) et puis surtout, des livrets des Renseignements Généreux, notamment sur la « Françafrique » et ils sont partis comme des petits pains :D

And the winner is…

Quand elle était passée sur eclectik, j’avais écrit une note à propos de Diam’s que je comptais mettre en ligne sous le titre : « à quand la maturité ? ». Je ne l’avais pas mise en ligne, après tout…

Tout avait commencé avec le bootleg de DJ Zebra qui mixait « La boulette » avec un titre de U2. J’avais entendu le bootleg sur Inter. Du coup, n’ayant pas suivi l’actualité, j’avais été gratter sur le net pour écouter le dernier album de Diam’s, je trouvais les paroles de « La boulette » plutôt marrantes, sauf quand même ce truc : « C’est pas l’école qui nous a dicté nos codes ».

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Un truc qui a un fort arrière-goût de poujadisme quand même !

Ben oui, ça reste quand même dans la même veine des « populos » qui disent : « moi l’école ne m’a rien appris », « j’étais pas à ma place », « ça sert à rien », « c’est pas pour moi » etc.
Les mêmes que l’on entend ensuite critiquer les « grattes papiers », les profs, les « intellos » et tous ces « privilégiés » qui ont comme principal tord de s’être fait traiter de « lèches » à l’école parce qu’ils étaient justement différents, et qui ont ensuite passé les concours, parce que eux, ben oui, ils avaient bossé…

Les mêmes qui une fois confrontés aux impasses auxquelles les ont menées leur paresse et les clans des cours d’école, vomissent sur les « fonctionnaires », et qui sont de bons clients pour les rouges qui virent au brun… Je tiens à insister ici sur la différence entre l’inégalité des chances qui est un des maux qui caractérisent le plus notre belle France, et le clientélisme dont usent certains bobos pour dédouaner des branleurs qui ont comme principale qualité la tchatche, l’embrouille.

Après, je suis allé sur son site, voir les clips…

Si on veut bien reprendre le fil de « La boulette », mais on pourrait le faire aussi avec « Ma France à moi », on y entend de manière parfois sympa, en gros l’inégalité des chances, les castes, la débrouille pour les uns face à la réussite des élites, l’envie de ne pas se prendre la tête, la désillusion sur le système, l’envie de se prendre en main et de se bouger pour y arriver, la dénonciation de le françafrique. Un bon mix sincère sans doute, mais bien tendance

En gros la dénonciation du système, un peu comme « nous » sommes des milliers (des millions ?) à le faire quotidiennement, dans l’action, dans les revendications etc.

Le rêve américain.

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Mais Diam’s, laisse quand même un drôle d’arrière goût, comme l’hypocrisie des rappeurs US qui dénoncent le système en se couvrant de bijoux pour revendiquer la réussite sociale en mettant des bimbos à l’arrière d’une décapotable remplie de dollars, et en faisant des boum boum comme signe de ponctuation à leurs cinquante mots de vocabulaire.

En gros « fait tourner, c’est mon tour ». Tu parles d’une dénonciation du système, tu parles d’une réussite…

En, attendant, elle ramasse la monnaie, mais ne fait-elle pas plus de mal à ceux dont ont lui prête une certaine représentativité ? N’est-ce pas là la caricature du rêve américaintout le monde peut y arriver. Si elle est en haut de l’échelle, c’est peut-être parce qu’elle cautionne le système.

Sa réussite ne répondrait qu’à un seul objectif, laisser les millions qui vont rester dans la merde accepter l’illusion d’arriver eux aussi un jour à beigner dans les « sunlights », les paillettes et les applaudissements des plateaux télés avec des « blazes » qui flashent de tous les côtés…

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Alors, après les fiches pédagogiques (!) Diam’s, à quand la maturité ?