#burnoutenvironnemental

À cause de mon histoire personnelle avec la #françafrique, ce modèle inique de prédation des ressources, des matières premières, des peuples, je me suis passionné pour la géopolitique, les ressources, l’énergie, l’histoire, l’économie…

J’ai tout plaqué il y a plus de 10 ans pour essayer d’accompagner notre “civilisation” vers un changement de modèle (ce qu’aujourd’hui certain.e.s appellent la bifurcation écologique), en allant notamment vers l’enseignement et la formation, en passant par la recherche.
Autant dire que ma bibliothèque #zotero a largement dépassé les 10Go : Des millers de papiers de recherche, des milliers de pages de presse, grand public ou spécialisée, internationales, des centaines de livres, d’atlas, de rapports techniques, scientifIques, sur tous les thèmes évoqués plus haut.

Pourquoi faire ?

Pour développer chez mes compatriotes, mes stagiaires, mes étudiants, une culture de l’impact. Impacts de nos modèles de vie, de nos modèles de production, de nos modèles de consommation… Pour pouvoir comprendre d’où viennent nos modèles actuels mortifères, et être ainsi en mesure de déconstruire ces systèmes de pensée qui nous ont amenés à la devastation environnementale, économique, sociale à l’œuvre sur la totalité de la planète. Pour repenser, reconstruire autrement.

J’ai démissionné en 2015 de ma thèse à l’École des Mines de Saint-Etienne parce que je n’en pouvais plus, j’étais au fond d’un abîme dans lequel je ne trouvais aucun sens : On sait depuis au moins 70 ans que l’on va dans le mur, on sait pourquoi, et on a les solutions depuis au moins 30 ans, mais on continue de privilégier le dilatoire.

J’interviens dans plusieurs cursus, dans plusieurs écoles… Hier, avec les étudiants de CPAH3 de Bioforce, j’ai craqué quand je suis arrivé sur la partie du cours où je reprends les grandes lignes des rapports du GIEC : je n’y arrive plus.

Non pas à en parler, non pas à expliquer. Je n’arrive plus à mettre à jour mon cours avec les derniers rapports du GIEC. Je n’arrive plus à les lire, même pas les résumés pour les décideurs, je les ouvre, mon esprit s’effondre, ils me tombent des mains. Je n’en peux plus.

Raisonner ? Mais pourquoi faire ?

Nous sommes de millers, des millions, à passer notre temps, notre énergie, à proposer et à construire des solutions basées sur la science, sur la raison, sur la réflexion, sur l’intelligence humaine et collective pour agir autrement.
Ça ne sert à rien : En face de nous, dans les cercles du “pouvoir” et de l’économie politique, en réalité, l’intelligence, la raison, le collectif, ils s’en foutent, mais royalement, avec un mépris souverain et une condescendance crasse.

Vous posez de la raison ? On vous oppose du dogme, des raisonnements pseudos scientifiques avec des modèles fallacieux pondus par des manipulateurs qui “prétendent détenir la vérité alors que tout ce qu’ils ont se ramène à une série compliquée de définitions et de jugements de valeurs déguisés en règles scientifiques” (M.Blaug dans “Histoire des pensées économiques. Les fondateurs, 2ème édition 1993, Baslé et al.).

Je suis en #burnoutenvironnemetal et en #burnoutpolitique tant le niveau des débats actuels est minable, irresponsable, alors que nous sommes en train de basculer dans le chaos climatique, environnemental, social.

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