pêche en eaux troubles

C’est tout un art que de faire du rabattage. Et l’on peut voir à Lyon, avec quel empressement et peut-être une certaine forme de duplicité (?), quelques membres bien connus de Lyon en Commun sont passés maîtres dans la pêche aux militants et nouveaux entrants dans la vie politique.

D’abord, posons le décor

Lyon en Commun et Métropole en Commun ont été créés sous l’égide de Nathalie Perrin-Gilbert, lors des campagnes électorales des municipales et de la Métropole de Lyon. On ne reviendra pas ici sur le feu que cela à déclenché chez l’ensemble des militants engagés de la France Insoumise sur Lyon- ce sera l’objet d’autres notes. Précisons juste que la méthode employée pour que LYEC soit “soutenue” par le “national” de la FI pour les élections municipales et de la métropole et pas au-delà, a fait des dégâts considérables à l’époque.

Si les cicatrices de ces événements n’ont même pas commencé à se refermer, c’est que des élus de ce mouvement, n’ont depuis eu de cesse de maintenir le flou entre eux et la FI sur la ville et la Métropole.

À titre d’illustration, la fondatrice de LYEC et bien connue Nathalie Perrin-Gilbert, s’est clairement démarquée de la FI lors de la campagne présidentielle en ne soutenant pas Jean-Luc Mélenchon, ni signature, ni soutien :

Nathalie Perrin-Gilbert et Jean-Luc Mélenchon à ± 15 min…

Pourtant, durant toute la campagne des présidentielles, les actifs et certains cadres élus de LYEC ont navigué entre événements organisés via la plateforme et des fils Telegram de la FI, se présentant même parfois à des événements importants qu’ils n’avaient pas même co-organisé, mais se précipitant sur la photo comme s’ils y avaient contribué, et des événements organisés via leurs réseaux donc invisibles pour celles et ceux qui leur déplaisent, et sous leur contrôle (ce qui n’est évidemment pas interdit mais qui pose question sur leur intégration dans l’Union Populaire puisqu’en principe, la plateforme mise en place par la FI devait servir à ouvrir à tout un chacun). On comprend bien cette prudence puisque sur certains réseaux FI/UP dédiés, ils y ont exercé des méthodes de contrôle surprenantes : blocages, effacement de messages qui ne leur plaisent pas etc ce qui n’a pas manqué de susciter de vives contestations de la part de militants…

Certain.e.s de ces cadres de LYEC n’ont de cesse aujourd’hui de rabattre vers leur propre réseau des personnes attirées par la campagne de l’Union Populaire, entretenant volontairement une confusion entre leur réseau, LYEC, et ceux de la France insoumise et de l’Union Populaire.

Comme je le faisais remarquer hier, le succès de la campagne sur Lyon leur permet ainsi de rabattre et recruter, en continuant de communiquer auprès des personnes peu au fait de ces questions, que la belle campagne de la FI et de l’UP sur Lyon, ce serait eux, LYEC.

Il faut bien comprendre que ce n’est pas un hasard, ce ne sont pas des erreurs de communication : on peut penser qu’il s’agit d’une stratégie coordonnée car on voit bien que même lorsqu’ils sont interpelés, ils effacent les remarques et commentaires, bloquent celles et ceux qui les ont faites, et continuent de relayer entre eux ces messages induisant en erreurpeut-on parler d’usurper l’identité de la FI et de l’UP ?

LYEC n’est pas la France Insoumise ou l’Union Populaire. Et ces pratiques devraient faire l’objet de sanctions de la part des instances de la FI…

D’autant qu’il y a urgence : ce sont les pros du “fait accompli“. Le temps passant, ils engrangent chaque jour de nouvelles recrues. Certes, on en entend régulièrement en revenir, dégouté.e.s de la politique par leurs méthodes, mais en attendant, cela leur donne un poids pour négocier directement avec le “national” de la FI, avec les conséquences désastreuses que cela pourrait avoir pour la démocratie locale — et la campagne des législatives.

Manuel Bompard Bastien Lachaud Paul Vannier ?
#UnionPopulaire #unautremondeestpossible #AvenirEnCommun

P.S. j’ai pour habitude de documenter mes propos…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.