Les implications géopolitiques de la crise financière… Extrait.

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“Europe has a central bank. It’s an experiment, to have a central bank and a single money without a central government behind it. Decentralized fiscal policy with centralized monetary policy, how well is that going to work? […] No one predicted that we would enter in a situation where, monetary policy has to be done through aggressive unconventional measures… The normal thing, cutting interest rates, has run out of room because effectively interest were next to zero, so you really need to have the central bank to do other stuffs, like buying long term government debt, like buying commercial paper. All of the things that the Federal Reserve has largely done […] doing that exposes the central bank to risk […] how can the Fed do that? It has an agreement that the US treasure will compensate for any losses, so the Federal Reserve is in a way free to be adventurous because it has the fiscal authority behind it. To WHO does the ECB turn? […] It’s not clear who’s on the phone…”

Les jeux sont faits depuis Maastricht, l’Euro est mort à sa naissance, en sortir serait impossible et catastrophique, y rester l’est tout autant (cf les « PIGS »). Autant résister puisque de toute façon, le château de carte s’écroule…

Le cœur au bord des yeux.

Voilà maintenant neuf mois que j’ai totalement bouleversé ma vie.

En septembre, j’ai pris le parti de ne pas, une année encore, regarder tomber la neige par la fenêtre, et prendre le risque de ne rien faire, comme en attendant je ne sais quoi. La réalité des égoïsmes et des incapacités des uns et des autres à s’impliquer ont fini par avoir raison de mes optimismes et de mes combats. J’ai tout abandonné, et comme dans les romans tragiques, pris mon enfant contre moi en le serrant très fort, fermé la porte derrière moi, et forcé le destin vers l’inconnu.

J’ai eu plus de vies qu’un chat.

En quelques jours j’ai encore une fois remis toute ma vie à zéro, ou à moins… Moins quelque chose. Au moment de repartir, il m’a fallu faire un choix fondamental : à recommencer toute ma vie, vers quoi devais-je aller ? Le choix d’une empreinte, le choix d’un fil rouge, le choix… Il me fallait partir et ne pas savoir ce qu’il allait advenir, mais au moins il me restait une seule possibilité, choisir ce que je ne voudrais plus. Reconstruire sur mes valeurs.

« Raindrops Keep Falling On My Head »

En quittant ces montagnes et ma vie, je ne pensais pas parcourir un tel chemin.

Bien des tentatives de déstabilisation ont été menées par celles et ceux qui n’ont pas su entendre, et comprendre, combien il m’a fallu d’énergie pour faire de mes échecs, de mes impuissances, de tout ce que j’avais perdu, des moteurs pour repartir à zéro. Je revois encore les pleurs, les colères, les jugements et les incompréhensions face à la seule possibilité qui me restait, aller de l’avant.

À présent que la première partie de cet effort et de ces abandons arrive à son terme, qu’une première étape semble enfin franchie, je sens que ma force s’émousse, comme un nageur épuisé sent sa force s’échapper alors qu’approche enfin la rive ; et bien des fois me faut-il encore redresser la nuque et puiser au fond de moi les ressources pour ne pas faiblir et surtout, surtout, ne pas montrer que ma fragilité, et ma sensibilité, sont plus que jamais, toujours là.

« Tout le monde passe sa vie à chercher frénétiquement une personne devant laquelle pouvoir librement se foutre à poil et sangloter, mais personne ne veut se l’avouer. »

Pour écrire aujourd’hui ces mots, je ne sanglote pas, mais je n’ai pas envie d’avoir mal. Devant un miroir, nous sommes seuls.

« Killing Me Softly With This Song »

En entendant « Moi Plus Vouloir Dormir Seule » de Daphné, je revois ces années, de quête et de tristesse, où l’on m’a décrit comme un « homme pendu dont les yeux sont dévorés par les corbeaux », années où plus ma sensibilité s’exprimait, et plus « les autres » s’éloignaient de moi.

« Comment ça va ? »

« Mal » répondais-je alors. Et combien de fois ai-je vu mes amis, mes proches et mes partenaires baisser les yeux, ne sachant plus que faire et gêné d’avoir entendu la simple vérité. S’ils ne voulaient pas l’entendre pourquoi avaient-ils posé la question ? Aujourd’hui encore, je me refuse à mentir et me contente quand je sais que la réponse sera gênante, de répondre comme si c’était une autre question qui m’avait été posée. Je gère les embarras des autres.

Pour amener l’autre à poser un regard ouvert et sincère sur la personne que l’on est vraiment il faudrait donc le tromper, dans un jeu de faux-semblants auquel finalement personne ne croit ?

Pourtant, c’est une force.

Oui, j’ai besoin de laisser s’exprimer ce qui est en moi, car ce qui est ce qui fonde ma valeur, mes valeurs et le sens que je donne à ma vie, à mes engagements. Il me faudrait à la fois taire ce que je suis, pour accomplir mes tâches, faire bonne figure et convaincre, et être sensible et attentif, pour ne pas me dévoyer et me laisser prendre au jeu de la servilité. Lors d’un échange avec de célèbres cartographes, ils ont répondu que pour pouvoir changer les choses, il fallait parfois taire ce que l’on croit pour atteindre les lieux d’où l’on pourrait agir.

Mais n’est il pas illusoire de tenter de construire une société contre ses propres valeurs ? Si je tais ce qui m’anime, je ne propose donc pas un autre contrat pour fonder une autre façon de vivre, n’est-ce donc pas une forme de renoncement ?

C’est bien là un étrange paradoxe : comment peut-on faire confiance à quelqu’un qui ne doute jamais ? En s’encrant sur des certitudes, des acquis et des habitudes, on passe souvent à côté des choses, on perd parfois le sens des réalités. Pourtant, celui qui va exprimer ses doutes et s’attacher rigoureusement et à force de travail, à tout faire pour s’assurer d’éclaircir les choses, va paraître aux yeux de tous comme celui étant peu fiable car il apparaîtrait en exprimant ses doutes comme ne « maîtrisant » pas la situation.

La maîtrise est une illusion, elle nous tue à petit feu, nous endort comme le sucre endort nos sens en nous détruisant.

En amour comme dans l’intendance du quotidien, dans le travail comme dans la recherche, chaque jour apporte un nouvel éclairage, et des multitudes de possibilités. Être sûr de soi, de sa propre valeur, n’a rien à voir avec l’assurance affichée dans le paraître, le paraître vise à convaincre sur des illusions, au fond il n’est qu’une perversité, une manipulation.

Pour avoir droit même à l’amour, faut-il avoir l’air fort et assuré ?

Alors même que les moments les plus tendres et les plus profonds de l’amour s’échangent sans la retenue et les faux-semblants du paraître, pour peut-être atteindre ces instants, il faudrait faire croire que… Ils sont pourtant nombreux les moments où maintes et maintes fois sont exprimés les désirs d’amour et de partage, le besoin de sensibilité et d’abandon.

Dans un monde sans foi ni loi, les « âmes sensibles » se font écraser par ceux qui au-dessus d’eux, vengent leurs petites amertumes, et sont partagés entre petites victoires amères et soumissions serviles au système qui les écrase ; et peu nombreux sont ceux qui ne choisissent pas le camp de la complicité et osent se tourner vers le respect, la compassion, la générosité. Contrairement à ce que la loi d’airain laisse entendre, faire le choix du respect et de la générosité est le chemin le plus difficile, celui qui demande le plus de travail, le plus de rigueur, le plus d’engagement, le plus de transversalité, le plus d’écoute, le plus de force, le plus de compétence, mais il faut l’avoir fait ce choix, pour le comprendre.

Celles et ceux qui écrasent sont les perdants.

Ils ne connaitront jamais le bonheur simple et la satisfaction de s’être accompli, ils n’auront jamais joui de l’abandon et de la richesse de la caresse donnée et reçue sous la confiance, ils ne sauront jamais ce que c’est que de « dormir du sommeil du juste » et aucune de leurs petites victoires amères ne les réconforteront face au miroir ou au moment où ils seront assailli par l’angoisse du dernier souffle.

Bien des fois aujourd’hui, on me demande de pas montrer, de ne pas dire, de ne pas être sincère, pour « gagner », pour convaincre. Je devrais à nouveau reconstruire une vie professionnelle en taisant ce que je suis, comme si mes sentiments et mes valeurs allaient contre mes compétences et mon engagement. Le monde crève lentement mais sûrement de cette attitude, mais il faudrait continuer…

Dans ce cas, où donc est l’humanité du troisième millénaire ? Celle qui va redonner un avenir à nos humanités ?

Nos vies, dans le travail comme au plus profond de leur intimité, doivent-elles donc être vouées à être faite d’injonctions perpétuellement contradictoires ?

[edit: 09/2015]

Mesurer

Robert Barbault :

« Un indicateur c’est fondamental (…) ça correspond à une vision du monde que l’on veut se donner et aux moyens d’y parvenir.

On est en train de passer d’un indicateur monolithique et dictatorial (le PIB) à un autre qui est le carbone, et quand on voit qu’un indicateur est tellement important psychologiquement qu’il finit par “contraindre” la réalité qu’il prétend simplement indiquer.

(…) il faut quand même se poser la question de faire intervenir le peuple : Qu’est ce que vous voulez comme avenir, et sur quels paramètres vous voulez que l’on appuie pour atteindre cet avenir ? C’est plutôt social, c’est plutôt santé, c’est plutôt environnement, c’est plutôt biodiversité. »

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/co2monamour/

À quand le printemps au sud du Sahara ?

Paul Biya, Ali Bongo, Denis Sassou-Nguesso, Blaise Campaoré, François Bozizé, Idriss Déby…

Que la France cesse de les soutenir, que les É. U. et la Chine cessent de veiller en arrière plan, qu’Israël, que nos conseillers en com et marketing politique, et aussi nos gendarmes et légionnaires à la retraite cessent de leur vendre du renseignement et de la sécurité…

Il faut que nos candidats 2012 aient le COURAGE de mettre ces questions sur la table, il faut que nous ayons le courage de leur demander des comptes et regarder pourquoi nous les soutenons.

« Qu’ils dégagent avant l’orage »…

Petits rappels…

18 mars 2007, Nicolas Sarkozy répond aux propositions de Besoin d’air.

[…]
Le temps de travail et l’abrogation des 35 heures…

Nicolas Sarkozy :
« Il est aussi rigide de demander l’abrogation des 35 heures que de l’avoir imposé unilatéralement à toutes les entreprises et à la fonction publique, comme l’a fait le gouvernement de Lionel Jospin. Les 35 heures sont désormais un acquis social et l’on ne voit pas comment l’on pourrait obliger les salariés à travailler 39 heures en étant payés 35. Ce qui est important en revanche, c’est de permettre à tous ceux qui veulent travailler plus que 35 heures, ou plus tard que 60 ans, de le faire. »

Mise en place d’une fiscalité compétitive…

Nicolas Sarkozy :
« L’inscription des principes de sécurité juridique et de confiance légitime dans la Constitution, ainsi que celui de la « règle d’or », selon lequel les déficits publics ne sont autorisés que pour financer des dépenses d’investissement, fait partie de mon projet présidentiel. »

Réforme et adaptation des régimes sociaux…

Nicolas Sarkozy :
« La loi Fillon assure le financement des régimes de retraites jusqu’en 2020, pour peu que nous atteignions le plein emploi d’ici 2015 et que la productivité du travail augmente. C’est en ce sens que doit agir notre politique économique et sociale, le plein emploi étant à mes yeux possible et souhaitable bien avant. […] »

Révisions à Lussas

Nous avons cherché un endroit calme et ensoleillé pour nous poser et faire les révisions. Après quelques hésitations, et puisque mes réflexions sur les solutions pour zones blanches ADSL m’ont amené sur le plateau du Coiron la veille, nous nous sommes baladés par là-bas…

Acide désoxyribonucléique…

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Propriétés de la fonction f(x)=x2

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Démonstrations…

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Une très belle après-midi studieuse à Lussas à la terrasse couverte et ensoleillée d’un café/resto.

Gestation d’une société coopérative…

Lorsque je rédigeais les statuts de la SCIC que nous voulions alors créer en 2007, je le faisais en inscrivant noir sur blanc le fil de ce en quoi je crois, ce qui fait sens dans ma vie. Les nombreux débats que nous avions eus à l’époque m’avaient amené à formuler le préambule, la charte et les statuts du projet en y formulant ce qui me paraît être aujourd’hui le seul modèle économique valable pour toute action de création, de développement, de production et de commercialisation de biens et de services.

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Extraits :

« CHARTE du Projet

(…)

Cette charte prend en compte l’ensemble des besoins et des liens qui tissent un territoire, son patrimoine, ses acteurs de développement et ses résidents. Ces engagements s’inscrivent dans un projet de vie (développement ?) durable et d’aménagement du territoire.

L’ensemble des adhérents/sociétaires se fixe comme objectifs les points suivants : respect de l’environnement, qualité des produits, qualité des services, action collective, soutien à l’agriculture paysanne.

La démarche comporte plusieurs approches :

Approche sociale :

Recréer, développer et soutenir les échanges et les concertations entre le milieu agricole, les autres acteurs de développement et les consommateurs (particuliers, collectivités) dans une démarche de proximité visant à renforcer notamment un tissu rural local. Garantir le respect des droits élémentaires et fondamentaux de la personne, refus de l’exploitation des producteurs, respect des droits sociaux du travail (repos hebdomadaire, hygiène, sécurité et santé) et de la protection des enfants dans le travail…,

Approche économique :

L’objectif est de développer des filières de proximité créatrices d’emploi (en favorisant un partage équitable de la valeur ajoutée et une juste rémunération des opérateurs). Pratiquer une politique commerciale de « prix minimum garanti » permettant une juste rémunération des producteurs et des salariés pour subvenir décemment à leurs besoins et à ceux de leurs familles, et s’inscrivant dans un objectif de rentabilité économique de l’activité de production.

Approche territoriale et environnementale :

De nombreuses initiatives sont apparues localement afin de travailler au développement d’une agriculture durable, respectueuse de l’environnement (respect de l’eau, des sols, des paysages). La coopérative s’engage à soutenir ces démarches et favoriser la création de nouvelles activités complémentaires.

Approche éducative :

Volonté de sensibiliser les élus, les gestionnaires, les producteurs et les consommateurs sur les relations entre les modes de production et de consommation des produits alimentaires et de consommation courante, y compris en restauration collective, dans le milieu scolaire, auprès des enseignants et des parents d’élèves…

Les différents acteurs s’engagent à soutenir, par leurs choix de consommation, un cahier des charges commun visant aux objectifs suivants :

Dans le domaine agricole (production, transformation, distribution) :

• Mode de production exempt de tout produit chimique de synthèse (pesticides, engrais de synthèse),

• Maintien de la fertilité des sols par des méthodes écologiques : rotation des cultures, utilisation d’engrais verts…,

• Diversification des productions sur les domaines.

• Participation au sauvetage du patrimoine génétique et à la défense de la semence fermière.

• Exclusion totale, à tous les niveaux des filières, des OGM (Organismes Génétiquement Modifiés),

• Respect du bien-être animal

• Maintien d’un lien au sol pour l’alimentation animale,

• Liaison au sol de l’élevage obligatoire, les surfaces doivent permettre un accès au plein air des animaux et assurer tout ou partie de leur alimentation et de l’épandage de leurs déjections.

• Protection de l’environnement des domaines en rétablissant les équilibres écologiques (haies, protection de la faune et de la flore…).

• Promotion de la transformation à la ferme et des formes de commercialisation qui responsabilisent producteurs et consommateurs et induisent une dynamique sociale (exemple : fixation des prix).

Dans le domaine environnemental et des énergies :

• Réduction des déchets et de la consommation énergétiques à toutes les étapes de production, de transformation et de transport.

• Promotion de la revalorisation des déchets, notamment par la cogénération.

• Privilégier la proximité pour les ventes afin d’éviter au maximum les pollutions des transports et favoriser le dialogue entre producteurs, consommateurs, transformateurs et distributeurs.

Dans le domaine social :

• Privilégier les domaines à dimension humaine, source de main-d’œuvre, où chacun peut conserver sa dignité et trouver son épanouissement.

• Refus de tout système commercial qui pratique la politique de l’écrasement des prix.

• Création de liens entre les consommateurs et les producteurs par l’organisation de rencontres, visites, dégustations.

• Promotion des productions et transformations locales et artisanales respectueuses de l’environnement.

• Actions sociales et interventions pour encourager et développer les initiatives publiques ou privées répondant aux mêmes objectifs.

Mode d’action :

L’ensemble de ces approches se réalisera sous la forme d’actions complémentaires :

A — Un « point de vente coopératif » de type coopérative de distribution de produits (biologiques, écologiques ou respectueux de l’environnement), provenant soit du plateau ardéchois, soit des zones géographiques les plus proches si les produits ne sont pas disponibles sur le plateau.

Ce point de vente distribuera de manière plus générale des produits courants (épicerie, produits nettoyants, etc.) issus de filières respectueuses de l’environnement.

(…)

B — Un système de soutien à la transformation coopérative visant à regrouper, soutenir et cofinancer les groupements de producteurs adhérents souhaitant créer des ateliers de transformation.

(…)

C — Un système de soutien à la distribution équitable de type « circuits courts » favorables aux producteurs et aux consommateurs :

« Paniers maraîchers » en livraison régulière directe par les producteurs adhérents de la SCIC (selon des contrats avec les consommateurs adhérents),

« Groupement d’achat » qui pourra proposer des commandes collectives en gros ou demi-gros pour les produits de producteurs paysans ou artisanaux non locaux.

(…)

D — Des « services coopératifs » visant à permettre des échanges solidaires :

Ces services organisés dans le cadre de la coopérative, avec éventuellement le soutien des moyens de la coopérative, consisteront en l’organisation et à la mise en œuvre d’une partie des actions de la société coopératives, ainsi que d’autres services d’échange entre les adhérents de la coopérative.

Ces services pourront être valorisés par l’attribution de parts dans la société, ou permettront de bénéficier d’une réciprocité de la part d’autres coopérateurs. »