Vacances, j’oublie tout…

Les petits sont chez « papy & mamy », pas loin de la mer, ça les change des hauts plateaux ardéchois… Et comme je voulais passer du temps avec eux hors de la maison, je suis venu passer quelques jours ici après les obsèques.

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J’en profite pour acheter ma fille en la sortant tous les soirs, par exemple en l’emmenant voir tous les « blockbusters » au multiplexe du coin… Ce qui finit souvent en longue conversation avec elle sur l’état de la porcherie à la fin des projections, épiphénomène inhérent au niveau intellectuel (ce terme a-t-il même un sens dans ce contexte) de la faune qui fréquente assidûment ce genre d’endroit.

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C’est particulièrement réconfortant de constater qu’elle est aussi dégoûtée que moi, et que les rires gras des ados mâles (et des adultes qu’ils deviennent) n’attirent plus son attention que pour un haussement d’épaules. C’est déjà ça de gagné…

Lundi, nous avons vu en « avant-première » le dernier Disney/Pixar : Ratatouille. Bon, c’est du Pixar…

Ce qui m’a particulièrement frappé, c’est l’étrange proximité d’Ego (le critique culinaire) avec le big boss Steve Jobs qui justement, a la réputation d’être un vrai Duplo (un gros Légo si vous voulez).

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Sachant que c’est en plus un amoureux de Paris, que c’est un « mal aimé », un végétarien… Moi je trouve la caricature frappante, mais bon. Sinon, cette histoire à comme un arrière-goût de Ben, le film éponyme à la chanson de Mickaël Jackson — période Motown donc encore sympa, pour ceux qui ne connaissent pas.

Les Américains, et en particulier le boss donc (cf ci-dessus) aiment à fantasmer un pari romantique à la Ella… (…Fitzgerald : I Love Paris). Si vous voulez vous en convaincre, allez donc faire quelques pas à la butte Montmartre, au Trocadéro ou traîner sur le trottoir voir ceux qui vont se donner des sensations fortes en croyant s’encanailler aux alentours du Moulin Rouge.

J’en profite d’ailleurs pour lui transmettre justement un message de ma fille : « pourquoi mon papa il n’a pas de vacances ? ». Je veux bien aller passer mes vacances chez lui justement, s’il aime la vraie ratatouille*… Ou mieux, des poivrons grillés* à l’huile d’olive et à l’ail (voir ci-dessous)…

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Être dans la maison sans être le parent en charge me permet de me consacrer sans vergogne à mon travail tout en pantouflant à table (enfin pas trop non plus, j’ai ma dignité, et j’ai du mal à ne pas faire quelque chose chez mes hôtes*) ou pour jouer avec les enfants. Je me laisse faire, c’est les vacances, enfin, pas pour moi, mais c’est bien que les enfants aient cette impression.

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Il y a un autre intérêt pour moi dans ce petit séjour annuel dans l’arrière-pays biterrois : c’est l’occasion d’aller traîner mes espadrilles dans les centres commerciaux, histoire de ne pas oublier ce contre quoi je me bats. Confirmation, si besoin était : il y a toujours autant de produits impropres dans les rayons, et toujours plus de gens pour les mettre dans leurs chariots. Tout va bien donc. Notre nouveau président va donc pouvoir allègrement dépenser des fonds publics pour compenser le surpoids, les cancers, les allergies, les crédits, etc.

Il y avait bien comme une petite gêne l’autre matin lorsque j’examinais comme il se doit l’emballage du tube de « fromage frais parfumé au goût de fruits » à la recherche de la composition et du lieu de production, et qui sert de petit-déjeuner au petit quand il est chez papy et mamy.

Comme je ne suis pas chez moi et que je suis bien élevé, je me contente d’être un ethnologue curieux, décontracté, souriant et observateur.

Par contre, pour faire suite à une houleuse discussion avec mon père sur ce que j’estime être de la coresponsabilité/culpabilité des industriels de l’agroalimentaire, dans vingt ans, si je suis encore là et que mes enfants ont le cancer, je brûlerai sans remords la cervelle de ceux qui geindront en disant qu’ils ne savaient pas…

P. S. : Ce soir, nous sommes allés voir en « avant-première » le film « Les Simpsons ».

Compte tenu de l’histoire du film, il y avait de quoi être songeur en traversant les immondices pour sortir de la salle à la fin de la projection…

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Une autre petite bête qui monte…

Hier mon grand-père, la tante de ma femme, aujourd’hui ma tante, demain…

Cette nuit sur une chaîne de télé, en zappant pour oublier la route et la fatigue d’une interminable migraine, un cancérologue expliquait les formidables progrès de la médecine en matière d’imagerie et donc de précision dans les traitements contre le cancer… Avançant, peut-être emporté par son discours enthousiaste, la possibilité de curer cette maladie, pour tous, d’ici une dizaine d’années.

Arrivé tard à l’hôtel, en entendant cela, il était difficile de ne pas faire le parallèle avec le fait que je n’ai pas pu trouver dans le rayon frais de la cafétéria, un simple yaourt nature, sans conservateur, colorant ou parfum de synthèse, ni une bouteille d’eau qui n’avait pas le goût du plastique de son emballage. En tapant cela, je pense aux panneaux d’aggloméré du lit, de la tablette de mon ordinateur, aux revêtements de la chambre, aux colles et au PVC de la douche, etc.

Pendant la cérémonie de tout à l’heure, je devrais respecter la douleur de ma cousine, de ma mère et de tous ceux qui se sentent proches de la victime, en essayant de ne pas penser, et encore moins d’évoquer, une réalité que personne ne veut regarder en face : un homme sur deux, une femme sur trois, de plus en plus d’enfants…

À qui le tour ?

Les dormeurs doivent se réveiller !

Nouvelles du Festival Résitances !

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Arrivé hier (6 juillet), j’ai pris un peu de temps pour me repérer, installer une connexion Wi-Fi capricieuse et aller voir le film « Viva Zapatero » de Sabina Guzzanti qui traite sans détour de la censure dans les médias sous le pouvoir de Berlusconi.

Cette année, le festival a été « repris » par des producteurs indépendants après le retrait, semble-t-il, de soutiens publics, apparemment pour des raisons politiques (vous aviez deviné, je présume).

Le festival repose donc cette année entièrement sur les épaules d’une toute petite structure qui joue son avenir pour promouvoir une vision militante du film documentaire.

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Bref, je ne suis pas ici pour voir tous les films, ni faire un reportage sur le sujet, mais simplement pour rencontrer des humains, voir des documentaires et prendre un peu de temps pour bouquiner les innombrables livres en souffrance dans ma bibliothèque (L’empire de la Honte de Jean Ziegler actuellement).

Aujourd’hui, j’ai assisté aux projections de « Outfoxed » de Peter Greenwald, puis « On air » de (et en présence de) Christophe Joly.

C’est assez plaisant de voir que d’autres personnes s’efforcent de montrer qu’aux États-Unis d’Amérique, il n’y a pas que des « gros cons de beaufs qui roulent en 4×4 et vomissent sur le reste du monde » (comme on l’entend souvent par chez nous).

Je regrette juste le côté superficiel (pardon pour l’auteur de ce documentaire) de la façon dont est décrit le combat de ces militants que l’on qualifie trop simplement « de gauche ». Cela ressemble plus à une ballade dans l’univers des médias alternatifs américains qu’à une rencontre avec ceux-ci et sur l’ampleur de ce mouvement.

Ce que j’adore dans ce festival, ce sont les stands de documentaires :

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Résistances…

Du 5 au 8 juillet, rendez-vous à Foix (Ariège), pour la nouvelle édition du Festival Résistances.

Au programme, des projections et débats autour des thèmes « Culture insoumise », « Les services publics sont-ils solubles dans la mondialisation ? » et « L’environnement à l’épreuve du développement et vice-versa ».

En présence de Amic Bedel, Peire Brun, Erwann Briand, Bernard Cauvin, Christian Dauriac, Jean Druon, Alain Dussort, Michel Gayraud, Michel Griffon, Christophe Joly, Marc Khanne, Yohan Laffort, Yann le Masson, Roger Pasturel, Denys Piningre, Robin Renucci, Stéphane Valentin, Vanina Vignal, Francis Wurtz, Wladimir Koslov, Thierry Gentet, Vincent Munié, Rémy Ricordeau, Anne Viel…

Invité d’honneur : Robin Renucci

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À l’affiche :

Les services publics sont-ils solubles dans la mondialisation ?

* La poste un drôle de pli

* SNCF une erreur d’aiguillage de Atisso Medessou

* EDF les apprentis sorciers de Gilles Balbastre

* Une trilogie de Gilles Balbastre

* Nioro du Sahel, une ville sous tension de Ch. Lallier

* Quelque chose de notre histoire de Jean Druon

* La voie est libre de Vincent Munie

Environnement à l’épreuve du développement

* Pays Massaï : terre interdite ! De Kristin Sellefyan

* Le Beurre et l’argent du beurre de Badini Alidou, Baque Philippe

* Terre commune de Yohan Laffort

* Putain d’usine de Remy Ricordeau

* Terre vivante de Jean-François Vallée

* Quatre maires dans le vent De Bernard Cauvin

* Ma mondialisation De Gilles Perret

* Kashima paradise de Yann le Masson

* Eloge du maraîchage d’Alain Dussort

* Nous sommes nés pour marcher sur la tête des rois de Vincent Sorrel

* Aigoual La forêt retrouvée de Marc Khanne

* Le bruit du canon de Marie Voignier

* Après moi le déluge de David Martin

* L’assiette sale de Denys Piningre

* Notre pain quotidien de Nicolos Geyrhalter

* Abya Yala de Patrick Vanier

* Les vaches ne regardent plus passer les trains de Patrick Gérard

* Still Life de JIA ZHANG-KE

La Télévision de service public en région ?

* On air de Christophe Joly

* Le temps de l’urgence de Christian TRAN

* Cette télévision est la vôtre de Mariana Otero

* Le journal commence à 20 H de William Karel

* Viva Zapatero de Sabina Guzzanti

Culture en résistance, culture insoumise

* Sirventés de Michel Gayraud

* Fecas et Godilhs de Peire Brun

* Se Canta de Stéphane Valentin

* Le Rock clandestin de Vladimir Koslof

* Stella

* 12h08 à l’est de Bucarest Corneliu Porumboiu

* Sempre Vivu de Robin Renucci

* Outfoxed de Peter Grenwald

Pas votant s’abstenir de la ramener !

Passé les premiers haut-le-cœur, il faut bien souffler un peu et essayer de faire le bilan.

On savait déjà le cynisme de la nouvelle « droite décomplexée », celle qui n’hésite plus à s’identifier à la « France qui avait choisi le camp des vainqueurs », celle des élites et des parvenus populisant leurs discours pour récolter les voies des poujadistes et des médiocres, amers recalés pour n’avoir pas travaillé à l’école (ce sera d’ailleurs l’objet d’une longue note dans quelques jours).

On savait le parti socialiste autiste et ne sachant plus quelle direction prendre pour se raccrocher à un train, quel qu’il soit, « libéral démocrate », « social démocrate » ou « centre gauche », enfin tout et son contraire mais sans rien comprendre et sans rien entendre d’autres que ses gargouillements intestins.

On se « réjouissait », d’une certaine façon, de l’agonie d’un PC totalement hors circuit, et de son corollaire de syndicalisme vieille garde, celui des fonctionnaires qui se syndiquent pour obtenir qui une mutation, qui un changement de statut, qui telle ou telle bonification… En espérant que la majorité des fonctionnaires reprendrait la parole et le combat pour proposer des services publics rénovés et modernes.

On savait la France globalement à droite quand il faut faire, et presque à gauche quand il faut parler…

Avec la répétition du je-m’en-foutisme de 2002, on sait finalement que ceux qui tendent le cou et froncent les sourcils pour défendre « la gauche », le « social » et « l’état républicain » sont majoritairement des larves de droite complexées et des hypocrites : au fond, ils sont bien d’accords avec la « droite décomplexée » et lui laisse faire le sale boulot, pour pouvoir rester dans leur posture de bobos privilégiés, et se réclamer, se déclamer,« en lutte » mais seulement dans les heures ouvrées…

Lorsque le gouvernement scélérat et sa chambre d’enregistrement passive, tous deux parfaitement légitimes, démantèleront un à un les derniers pans de ce qu’il restait de l’état, ce « peuple de gauche » égoïste descendra dans la rue contester les mesures contre lesquelles il n’a pas voté. Je ne pleurerai pas et je regarderai ailleurs quand ils tomberont à genou sous les coups des forces « de répression » :

Vous n’aviez qu’à voter.

La haine des électeurs que l’UMP est « fier d’avoir récupérés »

6 juin 2007 — Ils méprisent tellement toute forme de réflexion qu’ils vouent une haine aveugle à l’école, surtout celle de la République, celle de l’égalité.

Cette école qui leur a montré par l’exemple qu’il fallait travailler et faire des efforts pour avancer. Comme ils étaient paresseux, préférant rire gras en meute, coincer les filles timides quand personne ne les voyait, ou encore rire bêtement quand il ne comprenait pas ce que l’instituteur, puis les professeurs, essayaient de leur dire, ils ont très vite échoué. Les voilà disant que l’école n’était pas pour eux, que ça ne sert pas à grand-chose, que c’est des trucs d’intellos, de gauchistes, d’inutiles…

La seule façon pour eux d’accepter la contrainte de scolariser leurs enfants reste alors l’école primaire catholique.

Haine, oui, ils ne sont que haine.

De cette confrontation avec leur propre médiocrité, ils ont retenu que pour éviter qu’on leur renvoie leur propre indigence intellectuelle, il fallait revendiquer la veulerie, le pastis gras et les parties de chasse où lorsqu’ils tirent sur du gibier d’élevage lâché la veille, ils s’imaginent tirer sur les femelles qui se sont refusées à eux et qu’ils ont du prendre de force…

Voilà la France que M. Sarkozy est venu draguer…

Ces électeurs qu’il est si fier d’avoir récupéré et qui se comportent comme une mafia.

Ils ricanent amèrement à la farce de la nomination de M. Juppé comme sinistre de l’écologie et du développement durable parce qu’il sait qu’il pourra continuer à déverser tranquillement du round-up pour « nettoyer » les bords des routes, à brûler les emballages des engrais azotés qu’il balance allègrement dans ses champs, il sait que le syndicat majoritaire des agriculteurs fera toujours plus fort dans la surenchère d’aides publiques, de subventions à a la pollution, à la surconsommation…

Dans un sursaut réactionnaire, ils vomissent toute idée de progrès social ou humain, qu’ils s’empressent d’amalgamer sans état d’âme avec gauchisme, droit-de-l’hommisme, marxisme, égalitarisme et laxisme.

Ce même sursaut réactionnaire les pousse, dans un ultime râle poujadiste, à définitivement éliminer toute notion de service public, de fonctionnaire, de bien commun.

Voilà ce qui a mis M. Sarkozy au pouvoir.

Voilà ce que la droite « décomplexée » est fière d’avoir conforté.

Ici, on n’a pas peur de la surenchère et la loi de la plus grande gueule est un principe de base.

Cet électorat là se verrait bien porteur d’une idée consistant à finir le travail commencé en 41 : on entend ici autour des verres de marquisettes et de pastis des propos qui n’auraient pas déplu à la « France qui n’avait pas choisi le camp des vainqueurs ».

Ici il n’y a pas d’arabe, pas de « nègre » ou d’« assistés », mais on est certainement parmi les premiers à vivre des subsides de l’État ou de l’Europe.

Ici on ne dit pas un « nègre » ou « bougnoule » mais on dit sans complexe un « pneu », et il faudrait que ces soi-disant républicains de droite qui en appellent sans vergogne à Jaures et a Blum assument pleinement la portée de leurs actes et des valeurs qu’ils défendent sur le terrain.

Ici ils votent UMP parce que le conseiller général et le député UMP sont de leur réseau d’influence, pas pour faire de l’écologie et sauver l’humanité, pas pour réunir la France autour de la république et de la laïcité.

Pendant que le parti UMP des grandes agglomérations et des médias affiche des femmes et des minorités (sexuelles, d’origines différentes, etc.), dans son électorat, dans le monde rural, la réalité est diamétralement opposée : En caressant cet électorat pour assurer sa victoire, la « majorité » en a adopté la substantifique moelle : la haine de la culture, la xénophobie la plus radicale, le plus profond mépris des notions d’égalité et de fraternité.

Il faudra que cette majorité en assume les conséquences : toujours plus de violences faites aux femmes et aux enfants, toujours plus de racisme et d’antisémitisme, toujours plus de violences faites aux homosexuels, toujours plus de négligence vis-à-vis de la petite enfance, toujours plus de dérapages dans les bals, à la sortie des bars et dans les recoins de rase campagne, loin des regards…

On sent déjà les ça et là les spasmes de ceux qui se retiennent depuis tant d’années, et qui sont prêts à exploser pour déverser toute leur haine contenue, toute la violence de leur mépris pour les droits-de-l-hommiste, les pédés et les socialos-cocos.

Il n’y a pas que ça, mais ici…

Ici, ils votent pour le discours sur la « morale » de l’UMP parce qu’on sait que ce n’est pas cette morale-là qui va les empêcher d’utiliser l’argent public pour entretenir les églises et les écoles confessionnelles, payer des employés municipaux pour travailler dans les cantines scolaires des écoles privées…

Ici, ils votent pour le discours sur la « rigueur » de l’UMP parce qu’on sait que ce n’est pas cette morale-là qui va venir regarder les comptes des communes, les remembrements des parcelles et les croisements d’intérêts entre les potentats locaux et les dépenses des municipalités.

Ici, ils votent pour l’écologie de l’UMP parce qu’ils savent qu’elle s’accommodera sans problème de l’utilisation massive d’engaris chimiques, de pesticides, de désherbants. Ils savent que ce n’est pas cette écologie-là qui va remettre en cause la construction de logements sociaux mal isolés et chauffés à l’électricité, l’installation de chauffages collectifs au fuel, l’ouverture des chemins de randonnée au rallye de 4×4 et de Quads…

Ici ils votent pour la « valeur travail » de l’UMP contre les « assistés des banlieues » parce qu’ils savent que cela ne remettra pas en cause leur assistanat qui est au moins autant sinon plus lourd, d’aides de l’état et de l’Europe aux communes, des subventions publiques à l’agriculture intensive et polluante, des aides régionales et départementales aux infrastructures…

Ici, ils votent pour le « ministère de l’intégration et de l’identité nationale » parce qu’ils savent que ça permettra de soumettre encore davantage les melons et les pneus pour faire les travaux qu’ils ne veulent pas faire et que ce sont leurs enfants qui seront les chefs de chantiers et les conducteurs de travaux.

Il suffira d’avoir son député défendre une quelconque calamité pour voir s’ouvrir les poches de la république que « l’on dit pourtant vides quand il s’agit d’enseignement ou de santé…

Héritiers d’une révolution vite oubliée, voici les nouveaux féodaux

Cette France là se comporte en rentière, héritière des acquis sociaux et des infrastructures formidables, fruits du labeur lent, patient, déterminé, acharné des anciens qui peu à peu, ont arraché leurs enfants d’un avenir voué à un quasi-esclavage que leur imposait leurs origines sociales, leur milieu.

En enfants terribles et insouciants, ils ne voient plus ce que toute la société leur a apporté, directement ou indirectement, en conditions de vie, en possibilités, en options d’avenir pour eux et leurs enfants, non, ils ne voient plus que ce que l’état “leur prend”, pour le donner à ceux qu’ils appellent avec mépris et condescendance, des “assistés”, des “oisifs”…

Ils sont pourtant eux-mêmes des assistés ! Lesquels parmi eux n’ont pas utilisé les infrastructures publiques, l’énergie, le système de santé, les télécommunications. Lesquels n’ont pas bénéficié des investissements collectifs, nationaux, régionaux, départementaux ou de leur commune.

Ceux-là mêmes qui vomissent sur l’état et l’assistanat dont ils sont eux-mêmes bénéficiaires, sont les premiers à en appeler à la solidarité républicaine, nationale, lorsqu’ils s’estiment laissés pour compte de la solidarité et des investissements publics, ou encore lorsqu’ils sont frappés par les intempéries, les catastrophes naturelles, voire même lorsqu’ils souffrent des désastres dont ils ont eux-mêmes été les instigateurs au nom de la rentabilité ou de leur indépendance bornée…

Bien sûr aucun de ces systèmes n’est parfait, bien sûr, il faudrait adapter certains services, changer des méthodes, remettre à plat certaines structures. Mais il faudrait le faire dans l’intérêt de tous, pas dans l’intérêt de quelques privilégies qui auraient les moyens, pas au nom d’une entreprise idéologique du tout laisser faire.

Que la gauche se soit dévoyée est une évidence que nul ne saurait aujourd’hui décemment contester. Que la solidarité ait des ratées parce que certains malins en profitent, c’est aussi une évidence, mais ces actes restent minoritaires.

Mais quand on frappe le petit malin, quand toutes les caméras se focalisent sur le petit fraudeur, n’est-ce pas pour mieux éloigner les regards de ceux qui, à coups de millions, voire de milliard, font en sorte de bénéficier des largesses de l’état ?

Quand on fustige le poids de l’état, en pointant d’un doigt vengeur les fonctionnaires, en incitant le peuple à la haine et au mépris et leur faire porter tous leurs maux, tout en donnant encore davantage aux nantis et aux fournisseurs de l’état ; quand on détourne l’attention du peuple vers des petites proies faciles pour mieux avoir les mains libres pour détruire les derniers remparts de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, qui est l’imposteur, Monsieur Fillon ?

De l’art de l’imposture…

Il est bon mon Fillon, il est bon !

Règle d’or du bonimenteur : ne pas hésiter à en rajouter.

Sur le mensonge, je vous invite à lire le petit papier de Larrouturou sur le site Libération (journal dont je suis loin de partager la ligne éditoriale par ailleurs).

Jean-Louis Borlo : « 200 000 emplois de service ont été créés en deux ans ».

Et en exclusivité, j’ai trouvé les premières offres d’emplois prêtes à être massivement diffusées après les législatives !

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Téléchargez le PDF pour le diffuser au maximum, il ne faut pas que les « assistés » ratent de telles offres qui, à n’en pas douter, redonnent tout son sens au mot « travail ».

À vendre

République bananière

Vends république bananière, membre du G8, arsenal nucléaire, leader dans de nombreux domaines industriels, climat tempéré, paysages magnifiques, au cœur de l’Europe.
IDÉAL VILLÉGIATURE !
AVEC
infrastructures nationales (transports, enseignement, énergies, santé etc.) exceptionnelles prêtes à être exploitées pour dégager des
rentes exceptionnelles, PLUS formidable réseau de TPE, PME et PMI sous-traitantes, corvéables et exploitables à merci (top de la productivité selon le F. Times) pour assurer vos parachutes dorés ; PLUS puissant lobby agricole (idéal pour vente produits phytosanitaires et OGM) ; PLUS population de 61 millions de consommateurs de programmes télévisuels avec temps de cerveau disponible exceptionnel (idéal pour vente de crédits, de produits pharmaceutiques et OGM).
Vous pourrez masquer vos bilans, disposer des biens sociaux, redistribuer l’argent et les marchés publics à vos amis (CAC 40, assujettis à l’ISF etc.) en taxant davantage les moins riches et les plus nombreux, favoriser le développement du travail au noir et des petits boulots précaires, pomper l’aide publique au développement avec la complicité de dictateurs africains,
TOUT EST POSSIBLE !

RENTE A VIE ASSURÉE : De nombreux « dirigeants » de groupes privés rentiers de l’état vous soutiendront en désinformant la population grâce à leur part d’audience télévisuelle, radio et presse imprimée écrasante ! Travail de l’opinion assuré depuis des années pour une population prête à se soumettre sans rechigner à travailler encore plus pour travailler plus.

S’adresser à l’UMP (M. Nicolas Sarkozy) qui transmettra à l’Assemblée Nationale et au MEDEF (Frère de M. Nicolas Sarkozy) – PAS BESOIN DE DISCRÉTION !

A DIFFUSER LARGEMENT
(cliquez ici pour télécharger le .pdf)

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C’est toujours possible…

Il y a encore un patron qui a appelé le répondeur de là-bas si j’y suis pour s’en prendre à ceux qui profitent du système : vous savez, les parasites, les profiteurs, les branleurs surprotégés par un système social permissif et protectionniste

À force de se bourrer la tronche avec des idées comme ça, ils ne sont pas loin de se lancer dans la purification de la société, à l’instar de la forêt allemande, prémisses de la purification de la race allemande…

Bref, ils nous saoulent avec les « profiteurs de système payés à rien foutre ».

C’est tellement plus facile de s’en prendre à des boucs émissaires que de remettre en cause les valeurs réactionnaires et égoïstes qu’ils défendent, alors même qu’ils voient la planète en crever…

Bref, je suis encore allé bafouiller un truc sur le répondeur, après l’émission du 31 mai (non diffusé) :

« Salut à toute l’équipe, et merci pour vos émissions,

Je voudrais répondre au patron qui a laissé un message invitant les ouvriers à s’en prendre aux autres ouvriers et chômeurs qui selon ce discours racoleur, profiteraient soi-disant du système :

Alors ; comme moi aussi, je suis de la catégorie des petits patrons, je voudrais lui dire plusieurs petites choses :

Ce n’est pas qu’une question de compétitivité, c’est un faux problème, ça, c’est l’arbre qui cache la forêt.

Je suis un sous-traitant dont l’effectif va et vient en fonction des coups de bourre d’une grosse entreprise et, en tant que « petit patron », je fais bien la distinction entre le boulot que mes employés et moi-même faisons, et la folie financière qui s’empare de managers et d’actionnaires qui ne savent pas ce que c’est que de travailler et produire, justement…

Il suffit de regarder l’évolution, au cours des trente dernières années, de la part du PIB qui va au travail (oui, au travail) et aux comptes sociaux, par rapport à la part croissante consacrée à la rémunération du capital, dans tous les secteurs !

Si ce patron qui invite à la haine des autres faisait l’effort de réfléchir, au lieu de répéter bêtement ce que le MEDEF et la CGPME nous matraque sur tous les médias, il saurait que la part des richesses produites en France va de moins en moins à ceux qui les produise ces richesses, et de plus en plus à ceux qui placent leur argent et à leur clique de conseillers, d’experts financiers et de consultants en tous genres, qui prolifère comme une gangrène autour des marchés financiers, eux-mêmes totalement coupés de la réalité de l’entreprise.

Là, il y a les vrais profiteurs qui vivent grassement du travail des autres tout en bas de l’échelle…

Et que dire, que dire si on faisait la chasse au travail au noir, aux aides indues aux entreprises, ou encore aux magouilles et au système féodal permis par la décentralisation…

Quand on entend l’imposture des discours de la droite dite décomplexée autour de la valeur travail, alors qu’ils sont tous la à baver sur les rentes, il y a vraiment de quoi être dégoûté par la masse de moutons qui bêlent en cœur.

Enfin, une dernière petite chose, quand même, on ne dit pas “charges”, s’il vous plaît, mais “cotisations sociales”.

Pour conclure je dirais à tous mes petits collègues patrons de toutes tailles : si vous voulez continuer à être, vous et vos employés, les larbins du CAC40 et des intermédiaires de bourse et des marchés financiers, allez-y, votez tous pour la vague bleue du nouveau messie Sarkozy, ça, vous allez « marner », n’en doutez pas

Voila, c’était un petit patron d’Ardèche, en colère. »