Plus on est de fous…

Depuis… bien longtemps, Rezo.net est une de mes premières adresses quotidiennes…

Et bien aujourd’hui, il y a L’autre Réseau, et l’on peut s’en réjouir.

C’est bien, (on se demandait un peu ce qu’il se passait avec Rezo.net), comme c’est bien de lire que tous ceux qui ne sont pas « pour Val » ne sont pas du coup forcément «  pro Siné », personnellement, je ne me sens pas à l’aise ni avec l’un ni avec l’autre (et je dis ça en ayant grandi avec, entre autres, Charlie Hebdo, les albums de Reiser et de Wolinsky etc.) je ne me suis donc pas précipité pour acheter le numéro 1 de « l’hebdo satyrique du gars qui ne se prend pas au sérieux, mais n’a aucun problème à ce que l’hebdo porte, en toute modestie, rien moins que son nom »

Bref. J’attends de voir, j’apprécie énormément certaines des signatures que l’on y trouve.

Un peu de subtilité, néanmoins incisive, et de diversité de points de vue, est d’un bien meilleur goût que les sales blagues misogynes (les femmes sucent, les mecs montrent leurs couilles, leur bite, etc.) et limites racistes ou discriminantes : il ne faut pas confondre représenter un président avec une plume dans le cul et traiter ses adversaires « d’enculés ».

On peut être sardon sans être gras ou lourd ! CQFD.

(note en retard du 11 septembre 2008 15:04)

J’ai encore seize ans…

Je m’approche doucement de mon petit garçon, il dort dans son lit.

Je lui parle doucement, en lui caressant le dos. Au bout de quelques secondes, il se redresse et s’approche à genou pour que je le prenne dans mes bras. Il se love contre moi et cette sensation qu’il s’abandonne sur moi me réchauffe. J’attrape ses pantoufles et je descends doucement les escaliers. Une fois en bas, je m’approche de la fenêtre, et je me tourne pour que, toujours la tête appuyée sur mon épaule, il puisse voir la rangée de jeunes frênes en face. L’heure à laquelle je le réveille est celle à laquelle ces temps-ci un groupe d’écureuils traverse de manière un peu folle les branches de ces arbres pour rejoindre l’énorme sycomore juste en face de la maison.

Ces instants, la multiplication de ces instants quotidiens est un don précieux.

Je me sens privilégié et cet apaisement que me procurent ces instants, je les transmets, je les diffuse à mon enfant quand il est contre moi, quand il cherche ma chaleur dans la fraîcheur de la maison après avoir quitté le cocon de son lit.

Je n’arrive pas à ne pas faire un parallèle horrible entre les tensions affectives vécues ces derniers jours, ces dernières heures, et le double regards, le double standard avec lequel j’ai joué ces derniers jours avec la vie des loirs et des écureuils :

Voilà dix jours que je suis à l’affût dans la maison, de 9 heures du soir à 8 heures du matin, éliminant méthodiquement, violemment, la douzaine de loirs qui à fait de ma laine de chanvre un refuge pour l’hiver. Je tue systématiquement et avec mauvaise conscience ces petits rongeurs improprement considérés comme des parasites, en prenant soin de cacher ce massacre à mon enfant, et en même temps, tous les matins, après avoir par exemple hâtivement ramassé le corps ensanglanté du loir que je viens d’abattre en me réveillant, je suis heureux de montrer à mon enfant le spectacle de ces écureuils qui s’ébattent en sautant et en grimpant dans l’arbre en face.

J’ai tué ce que j’avais d’un côté, en m’émerveillant de ce que je voyais en face. C’est donc ça la vie ?

Dans la tourmente qui m’agite, j’ai expliqué une fois encore à sa mère ce que j’appelle le syndrome de Mireille l’abeille* et elle m’a répondu que les hommes sont aussi comme ça. Elle me demande de faire attention à ça. Et je ne veux pas l’entendre. je ne veux pas l’entendre parce que ces événements me renvoient à mon adolescence et jusqu’à ma vie de jeune « adulte ». Vingt ans après mes seize ans, le décalage entre le discours et la réalité des actes de ces filles qui m’ont brisé le cœur, me blessent toujours autant. Pendant vingt ans, j’ai appris à gérer ces tensions, cette douleur, cette incompréhension, et pour y faire face, pour me protéger, je suis devenu exigeant, trop exigeant. J’ai petit à petit construit un système, des valeurs, sur ces dires, et plus je fais face à leurs contradictions, plus je suis exigeant, parfait, à la hauteur.

Oui, c’est prétentieux, mais ce n’est en réalité qu’une stratégie de survie, qu’une protection. J’ai toujours seize ans, et j’entends encore la fille dont je suis amoureux me raconter ses déboires avec les garçons stupides et inconséquents dont elle s’entiche encore et encore, au point de devoir avorter, parce qu’il n’y a que moi pour lui accorder autant d’écoute, alors que je ravale ma souffrance. Et j’entends encore les autres filles, plus tard, les copines, pleurer les unes sur les autres sur la façon dont les garçons les traitent, les maltraitent, les baisent comme ils se masturbent : pour voir celui qui va le plus loin, celui qui va le plus vite, celui qui s’en fait le plus… Les filles ne sont que les objets de leurs fantasmes adolescents, maladroits, égoïstes. Ils ont peur de l’inconnue que représentent les corps de ces autres, et la seule façon qu’ils ont trouvés d’y faire face, c’est d’en jouer, de les affronter, de les maîtriser, de les contraindre, de les salir.

Quand ma fille dont les émois adolescents deviennent de plus en fort, de plus en plus urgent, me parle des garçons qui ne la voient pas, je lui dis qu’il ne faut pas passer sa vie à regretter de ne pas avoir osé, et qu’il faut faire face, s’armer de toute sa fragilité, de toute son angoisse, avoir la force d’aller voir le garçon désiré et de lui parler. Si c’est le bon, si vraiment c’est celui-là qui doit avoir le droit de te toucher, alors il saura quoi répondre, il saura te rassurer, te respecter, te parler et peut-être t’aimer.
Quand elle est revenue du collège pour la première fois en me disant « je suis allé lui parler » j’ai été tellement fier de son courage, car malgré la peur d’être ridicule, elle a préféré affronter son désir plutôt que de se lamenter sur son sort et s’épancher sans fin sur les autres, et je sais que c’est un atout de plus pour survivre toute sa vie, car même ceux qui se prétendent adultes aujourd’hui se rient comme les adolescents de celui ou de celle qui s’ouvre à eux.

Pour l’adolescent que j’étais, le corps désiré d’une fille aimée, c’était la vie tout entière qui se jouait dans un regard, dans un désir, dans un espoir. Et quand ce corps se donnaient à meurtrir ailleurs, c’était la haine qui prenait le dessus. J’ai donc haï. Encore haï, vingt ans j’ai haï les hommes inconscients, les pères absents, les prédateurs… L’homme que j’ai refusé d’être. J’ai cherché à être double, homme qui fusionne avec le corps de l’autre, qui s’y fond, à être féminin et masculin. Pas celui qui possède, celui qui veut être l’alter. Celui qui sait prendre le temps de sentir le temps, qui comprend les écoulements, qui sait goûter, désirer et faire désirer. J’ai voulu être le tout parfait, celui qui écoute, celui qui protège, celui qui prend comme celui qui respecte, celui qui aime, celui qui fait face, celui qui… Celui dont elles parlaient toutes, mais qu’au fond elles ne voulaient pas. J’ai voulu être, et je sais aujourd’hui être cet homme. Je sais aussi être le père « exemplaire » qui va avec.

Il m’est arrivé par défi parfois, dans une soirée par exemple, de m’assurer que chacune des femmes soit admirative : je me suis occupé des enfants, j’ai fait la cuisine, j’ai fait la vaisselle, j’ai rangé, j’ai été prévenant, attentif, sympa, pas collant, léger, je me suis intéressé à leur travail, à leurs discussions, même, à leur mec, j’ai été souriant, parfait. Pas pour les attirer, non, pour les mettre face à leur contradiction : regarde ce mec qui fait tout ce que tu prétends vouloir en te lamentant avec tes copines et tu vas rentrer chez toi tout à l’heure avec un autre imbécile qui a passé sa soirée à picoler en fantasmant sur une jeune femme, et qui rentré à la maison ira se coucher sans même jeter un œil aux enfants qui dorment et se soulagera dans toi avant de se retourner et de s’endormir, comme un porc, ça te fait pas mal ? T’as pas l’impression d’avoir raté quelque chose dans ta vie ? Qui va se lever pour faire le bib, ou changer la couche, qui va faire la vaisselle après le repas bien arrosé et passer un coup d’éponge sur la table pour que demain matin le réveil ne soit pas dégoûtant, qui va prendre le temps de sentir, d’effleurer, de déguster chaque centimètre de ta peau pour jouir de ton désir qui monte, qui va embrasser à ton rythme ton sexe devenu fontaine, qui va être l’homme que tu guideras en toi et qui sentira chacun de tes mouvements et de tes désirs, qui va être l’homme qui va te serrer tendrement contre lui pour te rassurer quand tout ton être se sera entièrement abandonné et se sentira apaisé mais peut-être un peu vulnérable, qui va aller aux réunions des parents d’élève, qui va regarder les cahiers pour vérifier les devoirs, qui va… Moi bien sûr.

J’ai toujours seize ans et ces vingt ans passés, je ne pourrai jamais les changer, je vivrai avec ce que j’ai raté, ce qui me fait mal, ce mal qui m’a été fait. C’est la faute à personne, c’est la mienne. Je devais décider qu’il en soit autrement, je devais simplement choisir ce que je voulais, et aller vers là où je voulais, et puis un jour, d’un coup, tout est devenu plus simple.

La douleur est toujours là, mais l’apaisement est arrivé, enfin, vingt ans après.

Je suis peut-être devenu Mireille l’abeille, et je n’ai pas voulu voir celle qui me regardait, et je n’ai eu d’yeux que pour l’autre. Double standard. J’ai tué ce que j’avais, en regardant émerveillé ailleurs. Oui, c’est donc ça la vie ! C’est à vomir.

Mais je n’ai plus seize ans, et je décide seul de ce que je veux et de ce que je ne veux plus.

Mes enfants sont merveilleux et je veux simplement être là pour eux, je veux être le père que je n’ai pas eu. Je prends ce temps-là pour eux, et c’est à eux que je pense tout le temps. Nos agitations d’adultes, nos amours et nos désespoirs ne sont que la suite de nos amours adolescentes, maladroites, imparfaites, j’ai aujourd’hui la certitude que cet horizon fini est dépassable. C’est même facile. Je ne veux plus être parfait, je suis moi, le fruit doux amer de cette histoire, et ce fruit est mûr, il est savoureux, il est toujours aussi fragile, comme aux premiers jours, et je prends soins de semer encore et encore des graines de cette ardeur fragile.

Mon petit enfant, que les autres parents autour de moi ont tendance à considérer avec si ce n’est du dégoût, au moins de la distance parce que trop émotif, pas assez bien pour leur enfant, comme un handicapé, parce qu’il est tout simplement ultra sensible et d’une intelligence époustouflante, sentant nos émois d’adultes et les enjeux que nos amours impossibles mettent en jeux, dit à sa mère qu’il veut un petit frère ou une petite sœur comme s’il nous autorisait à reconstruire quelque chose ailleurs, pour notre bonheur, ce que nous avions décidé de ne plus faire quand nous étions ensemble, et ce que nous pensions ne plus faire dans nos vies maintenant séparées. Sa mère lui dit donc qu’elle, elle ne veut plus, mais qu’il peut demander à son père (même si elle n’est pas d’accord), il dit alors « je vais en parler à papa ». Moi je ne voulais plus d’autres enfants, enfin, je ne sais pas. Ce qui est sûr, c’est qu’il va me demander ce qu’il s’est passé pendant les quelques jours de cette Bérézina qu’il n’aura pas vue mais qu’il sentira dans mon souffle, et je vais lui répondre, le coeur en hiver : « tu sais, il y avait une fille avec qui…… Mais elle vient de me filer entre les doigts — je vais ravaler ma douleur, penser à tout le mal que j’ai fait, et continuer : mais ce n’est pas grave, c’est la vie ». Je sais qu’il va être fâché, mais je suis sûr qu’il ne m’en voudra pas et qu’il me dira : « tu sais papa, je t’aime ». Et presque tout disparaîtra d’un coup : Mireille l’abeille, les ratés l’amertume et le temps qui nous file entre les doigts.

Je n’ai plus seize ans, mais vingt ans de plus, et c’est très bien comme ça.


* : « C’est le syndrome « Mireille l’abeille » qui se rejoue indéfiniment dans nos vies, depuis la cours de récré : les filles se lamentent sur « les mecs », qui sont bêtes et insensibles, tout en « flashants » sur les boeufs, leurs apparences et leurs muscles/mobs et plus tard leurs voitures etc. et qui vont se servir d’elles juste pour se mettre en valeur, tandis que les mecs « gentils », ouverts, à l’écoute, mais pas canons vont être au rancart pendant la moitié de leur vie, voir plus, les éternels copains qui écoutent, un vivier d’amoureux transis… Tu te souviens ? »

J’appelle cela le syndrome « Mireille l’abeille » parce que dans les histoires d’Antoon Krings, Mireille sait parfaitement bien au fond d’elle même que Siméon le Papillon est amoureux d’elle, et elle feint de l’ignorer, elle en fait même son confident, elle lui demande des choses ambiguës qui n’ont de cesse de lui faire du mal parce qu’il est timide et qu’il n’ose pas se déclarer. Cela ressemble en fait à un comportement pervers, et c’est selon moi immoral, injuste et indigne d’être raconté à des enfants sans leur faire remarquer ce problème …

La partie émergée de l’iceberg…

Bon, je vais évidemment diffuser, imprimer et envoyer une copie de l’excellentissime carte postale de Philippe à notre cher président.

Mais puisque celle-ci est signée Edvige, et pour rester dans ce sujet, je voudrais juste rappeler à mes concitoyens qu’Edvige n’est que la partie émergée d’un iceberg qui est bien plus large qu’un continent tout entier et qui se construit depuis bien, bien, bien longtemps :

Par exemple, vous voulez envoyer cette très pertinente carte postale en l’imprimant avec l’imprimante laser de votre bureau, ou la votre personnelle, puisque leur prix se sont nettement « démocratisés » ces dernières années y compris les couleurs qui se vendent comme des petits pains… Et bien ce faisant, qui allez vous « alimenter » en faisant cet acte citoyen que vous croyez banalement anonyme ?

Edvige, justement !!

Ben oui, attention, certaines imprimantes ne sont pas anonymes ! Petit rappel important à mes amis militants :
« Depuis dix ans, les imprimantes laser couleur sont dotées d’un système de marquage invisible. Un procédé caché aux utilisateurs que les fabricants confirment aujourd’hui. Son but serait de lutter contre la contrefaçon de devises ou de documents officiels. »

Fête de la Conf’, Services Publics en Ardèche, pouvoir d’achat…

Samedi c’était la fête de la Confédération Paysanne de l’Ardèche, à Sainte Eulalie.

Je n’ai pas pu m’empêcher d’aller y faire un tour, c’est plein de copains, et outre les gens intelligents et sympas que l’on peut y rencontrer, j’ai glané çà et là quelques petites choses qui me remontent le moral (qui va bien pourtant). Au moment de repartir, je suis retourné ramasser quelques bouts de papier d’une idée bêtement géniale :

Ben oui, ça fait des mois que certains ardéchois se sont mis à arborer une affiche ridicule à l’arrière de leur véhicule, et ce à l’initiative du Conseil Général de l’Ardèche, rien que ça !

Outre le côté pestilentiel fondamentalement réactionnaire de cette revendication identitaro-localo-pseudo…traditionaliste (?) digne des commentaires de comptoir d’un retour de partie de chasse bien arrosée, il m’était apparu à moi aussi totalement obscène que l’on arbore fièrement cette ineptie alors que l’on n’est pas capable de se mobiliser pour défendre, citoyen, ses services publics, pour ne citer QUE cet exemple.

Et d’ailleurs, puisqu’on y ait, et que je vais démissionner dans quelques jours, il y a quelques semaines, j’étais une fois de plus convié, en tant que président d’une association pour l’école publique, à une nouvelle réunion concernant les services de transports publics pour les écoles primaires du plateau ardéchois, et je n’ai pas été « déçu » en matière de spectacle : si les élus de ce département étaient aussi prompts à défendre les services publics, notamment pour les écoles primaires publiques (héhé, cherchez l’erreur), qu’ils le sont pour faire du chauvinisme et s’auto-congratuler, on se sentirait tout de même plus rassuré… Mais voir main dans la main des élus dits « de gauche » (le VP du département chargé des transports scolaires pour ne pas le citer) et de l’UMP (le conseiller général par exemple) vous expliquer calmement que vous n’aurez pas droit à un transport scolaire pour les enfants parce qu’il n’y pas le quota age/nombre sur la ligne, puis ensuite discuter le bout de gras avec le conseiller général sur qui va avoir droit au ramassage à telle ou telle ferme et qui va y aller à pied, alors que je réclamais en vain, à voix haute et distincte, régulièrement, une copie de la liste déjà préparée à l’avance avec les critères inscrits pour chaque enfant et que l’on me regardait sans daigner me répondre…

Triste spectacle C’est d’autant plus dégoûtant que l’année précédente, nous avions déjà eu à subir ce même mépris lors de la suppression d’une ligne de transport pour les mêmes écoles, j’avais d’ailleurs exposé cette question et quelques autres, notamment sur la responsabilité des élus, lors d’un débat public sur le thème « Les services publics sont-ils solubles dans la mondialisation ? » où intervenaient Gilles Balbastre et Christian Tran au Festival Résistance 2007.

Pour poursuivre, j’avais vu le même vice-président, chargé des transports du département quelques jours plus tôt littéralement se donner en spectacle avec son imper « département de l’Ardèche » à la buvette du festival de la Chabriole à Saint Michel de Chabrianou, avant le concert des Têtes Raides. Il m’avait reconnu du coin de l’oeil et n’arrivait sans doute pas à « me remettre » alors que ma tête devait lui dire quelque chose, et pour cause : je l’avais déjà un peu bousculé au micro avec ses petits copains lors du débat sur les services publics qui avait suivi la première du film « Le temps de l’Urgence » de Christian Tran, à Aubenas, toujours à propos des services publics de transport sur le plateau ardéchois…

Du coup, je vous fais profiter aussi de cette affichette détournée, et si vous êtes ardéchois et que vous voulez défendre les services publics, téléchargez-la et affichez-la, fièrement, celle-ci…

Le service public en 07, moi j’y tiens…


Par contre le type qui tenait le stand de la CGT à la fête de la conf ‘, et que j’avais déjà rencontré lors de réunions pour la défense des services publics en Ardèche, au collectif de Privas je crois, a voulu me faire signer une de ces pétitions dont la CGT a le secret sur « l’augmentation des salaires et du pouvoir d’achat »… Mal tombé le gars…

Ben oui, parce que si je me bats sur le plateau depuis mon installation pour qu’il y ait des débats et une mobilisation pour le service public, que je suis pour une amélioration des salaires et contre les contrats de précarisation, je suis aussi un « petit patron », j’ai déjà évoqué largement ce sujet ici et notamment (d’ailleurs il ne connaissait pas le film « Ils ne mourraient pas tous mais tous étaient frappés »)…

Bref, les pétitions de base qui n’engagent à rien d’autre qu’à meugler contre les patrons/sarko/lekapital et à demander plus de sous pour dépenser plus, sans rentrer dans le moindre début de commencement d’une explication sur le système, ça a plutôt le don d’être énervant.

Non pas que je ne veuille pas que le pouvoir d’achat ou les salaires augmentent, ou que je vive dans une tour d’ivoire en contemplant le peuple criant famine, mais plutôt parce qu’en tant que « petit patron », je pourrai en dire long sur les raisons qui m’empêchent moi de garder mes salariés en CDI et de les augmenter, et parmi ces raisons, l’esprit consumériste du « plus de pouvoir d’achat dans mon caddie de supermarché » y est pour beaucoup… Les consommateurs (en cela incités par les grands groupes et la grande distribution, évidement) jouent un rôle primordial lors de leurs comportements d’achat dans la mécanique qui à l’autre bout du cycle font qu’eux-mêmes se retrouvent fragilisés, pressurés, licenciés. Ils veulent plus, hors saison, moins cher, tout de suite…

Dans les classes moyennes, il y a une majorité de cons-sommateurs qui veulent plus pour consommer plus, tous simplement. Et ceux-là tirent l’ensemble vers le bas. Ben oui, si vous voulez que la mayonnaise, l’huile, les œufs, les cornichons le pain etc. coûtent moins cher dans une grande surface, croyez-vous que ce soit sur sa marge que celle-ci va faire un effort ? La chaîne de pression remonte donc ainsi en chaîne sur les producteurs, et les sous-traitants : et ce sont eux qui doivent travailler et produire plus à vil prix pour que le prix baisse (pas tant que ça en plus) pendant que la grande distribution se goinfre et que les productions finissent par se barrer à l’autre bout du monde…

Consommer beaucoup, beaucoup, beaucoup moins pour consommer vraiment mieux, c’est un combat, quotidien, et ce n’est vraiment pas facile tous les jours. Surtout quand on à pas les sous justement. Et d’ailleurs, c’est souvent les gens qui n’ont pas les sous qui font le plus d’efforts. Cherchez l’erreur.

Pour conclure avec le sourire, une image qui m’a fait beaucoup rire et que j’avais trouvé dans le calendrier 2006 de la Conf , je me fais une joie de la partager avec vous (et pardon pour les droits d’auteurs) :

CNR etc.

Bon, contrairement à ce que l’on pourrait croire en lisant ce site, et ceux qui connaissent mes engagements personnels réels concernant le personnage vous diraient que je ne « fais pourtant pas dans la dentelle », je ne suis pas d’un anti-sarkozisme primaire : on a le président que l’on mérite (en tant que société). Donc je ne peux pas adhérer comme ça tout simplement à une démarche qui fait de « stop sarko » son (ou un de ses) leitmotiv.

Mais effectivement, on l’attend depuis longtemps, le sursaut républicain ! Serait-ce enfin le bon ?

Allez lire l’appel, sur la page de l’autoproclamé « Conseil National de la Résistance. » 2008…

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Après, vous ferez bien ce que vous voudrez… Mais au moins, l’info circule…

NKM – UMP même combat ?

Aaahh Nathalie… (permettez que je vous appelle par votre prénom  ?)

Comme je pense à vous, comme je compatis… Je vous revois encore face à Nicolas Hulot dire avec force conviction que vous étiez engagée dans « l’écologisation de l’UMP »

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Je vous revois encore découvrant votre ministère, appuyée nonchalamment contre le montant d’une porte posant la question qui tue : « La cantine, elle est en Bio ici ? »

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Croyez-vous qu’un jour celle de l’Assemblée Nationale sera aussi en Bio, avec 0,9 % d’OGM ?

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« J’en ai marre d’être confrontée à une armée de lâches » dites-vous ?

Rien que de très normal : Chassez le naturel et il revient au galop…

Comme ceux qui se sont abstenus lors du vote, allez-vous vous coucher pour préserver votre carrière politique, ou aurez-vous le courage d’aller déchirer votre carte de l’UMP sur le bureau de votre cher président ?

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Bref, désormais, en France, nous n’aurons plus le droit de nous alimenter sans OGM.

Vous n’en vouliez pas ? Malgré le fait que vous représentiez la majorité (72 % des personnes interrogées), que les pros OGM sont minoritaires dans le secteur agricole agro-industriel, que la contamination des filières non-OGM est irrémédiable dès lors que les OGM sont en plein champ ; peu importe que les bénéfices des OGM soient contestés et contestables, peu importe que tout cela mette à genou la production agricole alimentaire mondiale face à quelques firmes multinationales…

Je fais mienne la question posée par Greenpeace : « Texte de loi ou acte de vente à Monsanto ? »

Extrait du site de Greenpeace :

« L’Assemblée nationale vient de rédiger l’acte de vente de l’agriculture française à Monsanto, conclut Arnaud Apoteker. Le Premier ministre est le premier à vouloir le signer. Les sénateurs trouveront-ils le courage d’afficher un autre visage ? »

Ce scrutin, caractérisé par une très courte majorité et une abstention inhabituelle, témoigne par ailleurs du manque d’unanimité et de la mauvaise conscience des députés UMP sur la ligne définie par M.Copé et la frange la plus extrémiste du parti. Greenpeace en appelle maintenant au Président de la République : l’intérêt général doit passer avant les intérêts des firmes de semenciers et la politique politicienne.

Je me suis mordu la langue depuis l’élection de Sarkozy, notamment concernant la tartuferie du « Grenelle de l’environnement », parce que je voulais attendre de voir quelle serait la conclusion. Je ne suis pas déçu. Les députés ont donc voté pour la loi qui s’assoit sur les principes fondamentaux de protection de l’environnement, sur les principes de précaution et surtout rend irresponsable celui qui contamine.

Extrait du Petit Robert :

corruption [kCYypsjT] n. f.

• v. 1130; lat. corruptio, de corrumpere  corrompre 

1 (1170) Vieilli Altération de la substance par décomposition. ⇒ Décomposition, pourriture, putréfaction.

2 Littér. Altération du jugement, du goût, du langage. ⇒ Corrompre (I, 2o).

3 Le fait de corrompre moralement; état de ce qui est corrompu. ⇒ Avilissement, dépravation, gangrène, perversion, souillure, vice. Corruption des mœurs. ⇒ dérèglement, dissolution. « Les hommes sont tous pareils, enragés de vice et de corruption » (A. Daudet).

4 Emploi de moyens condamnables (⇒ bakchich, dessous-de-table, pot-de-vin) pour faire agir qqn contre son devoir, sa conscience; fait de se laisser corrompre. Tentative de corruption. La corruption électorale est un délit. Condamné pour corruption de fonctionnaires. ⇒ Prévarication. Être convaincu de corruption. Corruption active, passive.

Quelle définition* du mot corruption parmi celles-ci, pensez-vous qu’il faille utiliser concernant l’adoption de cette loi ?

Y a-t-il encore quelqu’un dans ce pays pour croire qu’il est sain pour la démocratie française que celle-ci soit dirigée par des avocats d’affaires ?

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*Pour ma part, je retiens la troisième, mais sait-on jamais…

(maj à 22:24)

Afrique

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Est-ce la langueur du « Hallelujah » interprété par Jeff Buckley qui m’accompagne depuis le petit matin ? Est-ce l’idée de reprendre le voyage alors qu’à ma fenêtre un voile blanc recouvre la campagne bavaroise ? Est-ce le parfum doucereux des fondants au chocolat qui s’échappent du four, que j’ai fait ce matin pour remercier mes hôtes de leur accueil si amical… Peut-être est-ce la mélancolie qui précède la joie de retrouver mes « proches » après une trop longue absence… Peut-être tout ça à la fois.

Après près de deux semaines de frénésie traductrice, continue, insensée, les travaux transmis en flux tendus s’ajoutant sans cesse les uns aux autres, voilà un peu de calme, et donc, un peu de temps pour laisser les émotions revenir à leur juste place.

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Hier déjà, un mail d’un compatriote Ivoirien qui me remerciait de publier les émissions de Rendez-vous avec X sur mon site, avait comme déchiré le bloc de nerfs qui me figeait sur mon siège. Une occasion pour moi de lui dire en quelques mots toute la tristesse que me procurent les paroles infâmes et tellement malhonnêtes de notre président et de sa sinistre, indigne plume, à propos de l’Afrique.

Puis, un autre mail est venu m’apprendre que mon parrain, Robert C., Bob, était décédé d’un cancer il y a quelques jours. Je suis profondément touché par la mort d’un humain. Cet instant qu’il pressent venir inéluctablement mérite, quelle que fût sa vie, une pensée pour le petit d’homme qu’il a été à sa naissance et cette même fragilité qu’il a retrouvées à cet instant-là.

Sa mort « prématurée » refermera définitivement pour moi l’énigme de ce gros nounours qui me faisait sauter sur ces genoux et me chatouillait à mourir, les dimanches entre blancs de Yaoundé. Bob était mon parrain. Je l’avais choisi parce que j’aimais ce bonhomme et son grand sourire, sa bonne humeur dominicale… J’étais un enfant.

Une énigme parce que là se trouve l’un des nœuds de mon histoire de français africain : Ces hommes et ces femmes qui me traitaient moi, leur enfant, comme un roi, alors qu’ils acceptaient, supportaient et participaient, bon gré ou malgré, à l’infamie qui faisait qu’à quelques mètres de la piscine où je m’ébattais insouciant, mes frères et sœurs enfants africains s’éteignaient misérablement dans le dénuement, la misère, la maladie, l’indifférence.

La découverte il y a quelques années des livres de l’association Survie, notamment « le Dossier noir n°14, Le silence de la forêt : réseaux, mafias et filiales bois au Cameroun », a donné encore plus de relief à cette énigme, Bob y étant directement mis en cause.

Toujours est-il que ce matin, après avoir suivi de loin les terribles événements qui secouent le Cameroun, incapable de m’exprimer sur ce qui me touche pourtant au plus profond, j’ai lu un très bel article qui m’a… Bouleversé :

Où est le “Centre” de l’Afrique ?

Bouleversé parce que c’est bien là encore une fois un démenti — mais en est-il besoin ? — aux discours indignes sur l’absence d’histoire africaine, d’épaisseur, d’existence, que cette caricature de « tchatcheur » du sentier qui est nous sert de président est allé asséner à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Tenir de tels propos dans une université africaine, qui plus est qui porte ce nom, c’est soit une triple erreur, soit comme je le crois, un signe fort du mépris et de déni que porte la nouvelle droite décomplexée (et les élites politiques françaises de manière générale) à l’égard de la légitime fierté des Africains vis-à-vis de leur histoire. C’est comme un signal dont le message serait : « De toute façon, vous n’êtes que des nègres incapables… ». C’est Pétain s’adressant aux colonies, c’est Baudoin déniant avec mépris la légitimité de Lumumba à s’adresser à lui d’égal à égal… Et nous sommes pourtant en 2008.

Comment le président de la République française peut-il tomber aussi bas, être aussi minable, ignorant, indécent

Il n’est pas d’autre mot que la honte, pour décrire ce que j’ai ressenti quand adolescent j’ai compris le rôle de la France et de mes compatriotes français dans l’état de l’Afrique. Cette honte n’a fait que grandir au fur et à mesure que je mesurais l’ampleur de ce que l’on appelle la Françafrique.

Cette honte a atteint son paroxysme à deux reprises au cours des derniers mois :

La première fois a été le soir du résultat des élections présidentielles françaises, lors du discours qui pour moi marque la véritable rupture de N. Sarkozy : tenir un discours qui se veut sur certains points rassurant et qui, en deuxième lecture, en creux porte et décrit en détail la prolongation désastreuse à venir des mêmes ignominies.

La deuxième fois a été à la lecture du discours à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. La « décomplexion » de cette droite n’a d’égale que son ignorance, ou sa mauvaise foi.

Il y eut bien sûr d’autres moments où j’ai eu envie de hurler, par exemple lors du traitement médiatique de l’affaire « Arche de Zoé », où plus récemment encore l’attitude de la France lors des événements récents au Tchad.

La Françafrique, c’est fini ? Vraiment ?

J’ai honte de mon pays, j’ai honte de la nationalité de ma carte d’identité.

Plus le temps passe et plus ma honte se transforme en effroi.

maj le 6 mars 2008

Le site où il ne ferait pas bon se trouver

Les modestes notions d’anglais dont je dispose me laissent à penser que le sens du nom « note2be » point com signifie à peu près avec un petit jeu de mot :

Note2be.com : le site où il ne ferait pas bon se trouver

Et à y voir le contenu, on se dit que oui, vraiment, Stéphane Cola (qui d’après une simple requête Whois chez Gandi.net, est le propriétaire de ce site) doit avoir beaucoup de frustration et de rancœur à l’égard du corps enseignant. Est-ce dû à un ou plusieurs échecs scolaires ? Est-ce, comme cela semble être la tendance poujadiste actuelle, un nouveau ballon d’essai pour tester la réactivité de la société civile face aux propositions de plus en plus clientéliste d’une droite en fin de décomposition morale ?

Vous savez quoi ? Je pense juste que c’est qu’un pov’type qui cherche à se faire mousser pendant la campagne électorale, en prenant soin de se donner une image de marketeur politique qui n’aurait pas froid aux yeux, histoire d’élargir son portefeuille de clients côté UMP.

Je veux bien en discuter ici avec lui si je me trompe.

Contrairement à ce qu’écrit en toute fausse neutralité Le Monde, on ne peut pas aller « Au-delà de la méthode contestée », car non, ce site ne « soulève [PAS] la question de l’évaluation des enseignements par les élèves », il sert juste de défouloir aux branleurs qui n’ont rien d’autre à faire à l’école que de traiter les bons élèves de « lèches » et les profs de privilégiés. L’opportunisme dont on ne sait plus s’il est commercial ou politique est vraiment un signe fort qui devrait faire s’interroger les membres de l’UMP sur leurs « valeurs morales », mais bon, on n’y croit plus à force.

Si vous êtes concerné, vous pouvez lui dire ce que vous en pensez directement en allant là (et en entrant le nom « note2be.com » dans le champ de recherche) pour notamment lui rappeler qu’il s’expose tout simplement à des poursuites en diffamation, selon la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse : « l’allégation ou l’imputation d’un fait précis qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel il est imputé »…

Je ne suis pas juriste, mais il paraît aisé de démontrer en effet que l’infraction est constituée, car elle réunit les trois éléments qui sont pris en considération dans ce genre d’affaires : l’élément matériel, l’élément moral et l’absence des faits justificatifs ou d’immunités.

• L’élément matériel :

L’allégation selon laquelle un professeur serait incompétent (la notation, qui est un élément précis) en s’appuyant sur des faits non précis : Simple évaluation subjective par des élèves dont on ne peut vérifier sur quelles bases ni compétences reconnues ils ont émis leur évaluation pour noter l’intérêt, la clarté, la disponibilité, l’équité, le fait d’être respecté et motivé (on croit rêver…), est de nature à porter atteinte à l’honneur ou à la considération des professeurs.

• L’élément moral :

La question ici est : y a-t-il intention de nuire ?

Si vous êtes titulaire d’un DEA de droit public, vous ne pouvez pas vous cacher derrière votre petit doigt en plaidant l’innocence, le bon sens (les élèves son notés par les profs, les profs pourraient aussi être notés par les élèves…), ou la volonté d’ouvrir un débat, ces arguments ne tiennent pas (cf ci-dessus), surtout qu’en tant que personne qualifiée ou compétente, et sachant que vous alliez divulguer des noms de personnes en remettant en cause leurs compétences, vous risquiez de porter atteinte à leur honneur ou à leur considération… Vous avez quand même persévéré dans ce « risque ».

De plus, le nom du site laisse peu de doute sur l’objectif visé par le site : « Il ne faut pas y être » 

L’intention de nuire semble donc bien constituée.

• L’absence de faits justificatifs et d’immunités :

D’une part : Encore une fois, je me reporte à l’élément matériel.

D’autre part : La diffamation n’est pas punissable en cas de vérité des faits (exception de vérité, sauf dans le cas de la vie privée) ou d’immunité.

Les faits sont récents, il n’y a ni amnistie ni prescription, les profs étant notamment encore en fonction.

Bon, j’espère que les enseignants concernés seront nombreux à porter plainte…

En tout cas, c’est minable comme d’habitude, mais on n’arrive pas à s’y habituer à leur morale décomplexée…

Un traité ? Quel traité ?

Et donc, pendant que la presse française s’en remet une bonne couche de poujadisme sur les grèves…

Regardez bien, attention !

Prêt ??

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Hop !

« DEMAIN MATIN au plus tard, l’Union européenne devrait être dotée d’un nouveau cadre institutionnel. […] »

Vous l’avez vu ? Non ??

Dommage, ayé, lé parti !

« Traité simplifié : on est revenu au texte refusé par les Français. »

Circulez, y’a plus rien à voir.

Vous aviez dit non ?!

Ben tant pis, vous l’aurez quand même, et dites-vous bien que désormais, on ne vous demandera plus votre avis…

Et ben mon papa, c’est le plus fort !

papa_sarko.jpg

« On n’éduque pas un enfant en lui laissant croire que tout lui est permis, qu’il n’a que des droits et aucun devoir. On ne l’éduque pas en lui laissant croire que la vie n’est qu’un jeu ou que la mise en ligne de toutes les connaissances du monde le dispense d’apprendre. »

« Récompenser le mérite, sanctionner la faute, cultiver l’admiration de ce qui est bien, de ce qui est beau, de ce qui est grand, de ce qui est vrai, de ce qui est profond, et la détestation de ce qui est mal, de ce qui est injuste, de ce qui est laid, de ce qui est petit, de ce qui est mensonger, de ce qui est superficiel, de ce qui est médiocre […] »

« Nous devons remettre la culture générale au cœur de notre ambition éducative. »

« Renaissance intellectuelle, morale et artistique » !

Bigre, après s’être engagé aux Nations Unies à sauver le monde de l’emprise des multinationales et du FMI qui affament, empoisonnent et pillent les plus pauvres et les plus faibles ; après s’être proposé à Dakar de tendre la main à ces feignants d’Africains, après s’être engagé à sauver la France des cancers, de la pollution de la malbouffe et du chômage, voilà qu’il s’engage à éradiquer la médiocrité de notre paysage !

Alors, c’est vrai papa, tu vas retirer leurs licences d’émissions à TF1, M6, Skyrock, NRJ, BFM, RTL, Direct 8 ?

Whooooaaaa, j’en crois pas mes yeux !