L’état de la France ?

Des grands mots, de l’emphase faussement humble dans cette très respectâââble Bibliothèque Médicis.

Réunis autour de l’inénarrable Jean-Pierre Elkabbach, Michel Camdessus (Gouverneur honoraire de la Banque de France), Olivier Pastré (Économiste, professeur à l’Université Paris VIII), Martin Hirsch (Président d’Emmaüs France), le général Jean-Pierre Kelche (Grand Chancelier de la Légion d’Honneur), et enfin, Jean-Jacques Vorimore (Président de France Export Céréales).

Le thème : Dans quel état sommes-nous ?
Que des hommes pour traiter de ce sujet, mais passons, on aurait sans doute eu Mme Parisot…

C’est évident, je vais trouver dans cette réunion de quoi satisfaire ma curiosité :

Jean-Pierre Elkabbach :
[…] « On va voir comment éclairer le monde et la France d’aujourd’hui. Mais vous avez tous plusieurs points communs, vous ne mâchez pas vos mots, et en tout cas, vous ne déguisez jamais vos solutions. »

Ah il l’aime le livre de Michel Camdessus (Gouverneur honoraire de la Banque de France), tous les autres invités, à part peut-être le général Jean-Pierre Kelche (Grand Chancelier de la Légion d’Honneur), ne sont là que pour faire bonne figure.

Michel Camdessus :

« Il faut remettre la France au travail ».
[…] « Un autre thème sur lequel nous avions mis le doigt, c’est celui de l’endettement, alors depuis, on a remis une couche si je puis dire avec le rapport que nous avons écrit avec Michel Pébereau ».

Jean-Pierre Elkabbach, s’adressant à Michel Camdessus :
« Vous dites, c’est la plus inacceptable des injustices, parce que ce sont les jeunes qui vont rembourser les dettes des aînés. »

(Donc c’est de ma faute si je dois rembourser la dette que Michel Camdessus et Jean-Pierre Elkabbach vont nous laisser, et vu leurs appointements, notamment celui de M. Elkabbach par les services publics, je vais devoir bosser un bon moment, mais bon).

Michel Camdessus :
« C’est exactement ça. Et bien cette idée, maintenant, me semble-t-il, elle sera incontournable dans le débat politique. Tout homme politique qui dira il n’y pas de problème de la dette, comme ils l’ont dit très souvent dans le passé sera tout de suite suspect ».

Jean-Pierre Elkabbach donne la parole à Olivier Pastré, attendant semble-t-il une sorte de confirmation des principes posés par Michel Camdessus (Gouverneur honoraire de la Banque de France). Mais là, ce n’est pas tout à fait son propos…

Olivier Pastré :

« Je crois qu’il faut être anti-décliniste (mine sombre de Jean Pierre Elkabbach), il n’y a aucune fatalité, il y a beaucoup de marges de manœuvre, sous réserve que l’on ne sous-estime pas les contraintes qu’il y a aussi. Vous parliez de remettre la France au travail, une des questions fondamentale c’est : Quel travail ? Comment l’homme est dans l’entreprise et comment il arrive à l’entreprise. Et dans ce domaine-là, en matière éducative, on sait qu’il y a un besoin considérable, qu’on est en retard par rapport aux États-Unis, que le retard s’accroît… Il y a deux politiques possibles, une qui est plutôt tournée vers le service public, mais aussi vers l’efficacité*, et ce n’est pas contradictoire ; l’autre qui est plutôt pour l’autonomie complète des universités, la sélection, qui est plus libérale. Les deux sont compréhensibles, mais le problème c’est que, il faut que les hommes politiques, ou la femme politique, en parlent ! Or, notre inquiétude…

Jean-Pierre Elkabbach interrompant Olivier Pastré et tenant un propos incompréhensibles se terminant par :
« quantité de travail par âge actif ? » Il tourne la main vers Michel Camdessus, Gouverneur honoraire de la Banque de France) pour revenir au sujet important qui est que les Français ne travaillent pas assez…

Olivier Pastré visiblement pas décidé à approuver Michel Camdessus :
« La France est le pays développé dans lequel la productivité horaire des salariés est parmi les plus élevée, donc les Français sont très productifs. »

Jean-Pierre Elkabbach redonne la parole à Michel Camdessus (Gouverneur honoraire de la Banque de France), attendant sans doute qu’il rebondisse et en « remette une couche » (sur le manque de travail des feignants que nous sommes).

Michel Camdessus (visiblement décontenancé et regardant Jean-Pierre Elkabbach, celui-ci semblant faire meilleur accueil à ses idées) bredouillant :

« Ils sont d’autant plus productifs, qu’ils travaillent moins ! »

Vous noterez comme moi la brillante démonstration du propos… Et il continue, bredouillant de plus belle :
« Et que ce sont les gens vers la tranche, euh, d’âge, où l’en est en effet très productif, que, qui sont au travail ».
Je vous laisse apprécier…

Voulant sans doute sortir Michel Camdessus (Gouverneur honoraire de la Banque de France) de l’embarras dans lequel il s’est mis, Jean-Pierre Elkabbach lui tend une perche :

Jean-Pierre Elkabbach :
« Quand ils veulent des emplois, est-ce qu’ils les ont, et est-ce qu’ils vont les avoir ? »
On change donc de sujet, d’ailleurs la pirouette marche :

Michel Camdessus, retrouvant son assurance et ses effets :
« Alors voilà, il y a plusieurs choses à faire, d’abord, il y a les emplois d’aujourd’hui et préparer les emplois de demain. »
Outre l’évidence de la sentence, y a-t-il là une démonstration ou une suite cohérente dans la démonstration ?

« Si nous avons un regard sur l’avenir, il est bien évident que la réforme de l’université est absolument essentielle, euh, pour le reste, euh, je crois qu’il faut aussi, euh, faire sauter tous les obstacles législatifs, réglementaires, qui font que l’entrepreneur, le petit entrepreneur en particulier, n’ose pas créer l’emploi ou les deux emplois de plus qu’il pourrait créer ».

Il finit sur une note guillerette, sans doute satisfait d’avoir pu conclure sur le cheval de bataille des ultras libéraux en s’appuyant sur un abus que nous sommes trop bêtes pour pouvoir déceler : « si nous avons un regard sur l’avenir… » c’est-à-dire que si l’on n’est pas d’accord avec lui, c’est que forcement, on n’a pas de vision d’avenir


Avant de passer à la suite, en tant que petit entrepreneur justement, je mesure tout le cynisme et le poujadisme crasseux de ces propositions… J’ai déjà longuement expliqué ici pourquoi, notamment dans cette note, où encore celle-ci, mais j’y reviendrais plus tard.

S’il y a bien une France qu’il faudrait remettre au travail, et bien j’ai envie de dire à M. Camdessus : « chiche ! » :

Ce doit être parce qu’il est plus habitué à côtoyer des barons du capital et des rentiers, qu’il doit avoir l’impression que la France ne travaille pas ; ou ne veut pas travailler. Il y a tant d’hommes et de femmes dans ce pays qui non seulement veulent travailler, qui voudraient se voir reconnaître la pénibilité de leur travail, qui voudraient ne pas revenir en arrière, que c’est de l’indécence de continuer à tenir de tels propos.

Homme de l’entregents des grands de ce monde, il doit y avoir bien longtemps qu’il n’a pas vu « de près » un travailleur pauvre, une infirmière, un prof de collège (qui fait bien plus de 35 heures), mais également les parents, un ouvrier, voire même un petit entrepreneur !

C’est sûr, travailler, c’est plus dur que de se tenir les bras en s’échangeant des idées toutes faites (par d’autres) avec des airs entendus, dans les fastueux couloirs des grandes institutions françaises et européennes (avec nos impôts donc)…

Après un petit échange fait des poncifs économiques sur la croissance, les pays émergeant etc., Jean Pierre Elkabbach passe la parole à Martin Hirsch qui avait bien des raisons d’être impatients, car comme il le dit, il fait partie « des gens qui remettent les gens au travail, en particulier ceux dont personne ne veut et qui souhaitent travailler ; des personnes considérées comme pas rentables, pas productives, pas capables de travailler, pas capables de s’inscrire dans une logique de production d’entreprise. »

Suivent des débats sur les institutions, la possible fusion GDF avec un opérateur privé etc.

Puis…

Jean-Pierre Elkabbach :
« Alors, général Kelche. Le président de la république vient d’inaugurer le nouveau musée de la légion d’honneur, près du musée d’Orsay au bord de la Seine, vous êtes magnifiquement installé, on passe devant souvent on ne sait pas que vous êtes là, portant haut les couleurs de la république, etc. Vous l’avez restauré, justement, c’était mérité. On sait généralement et confusément que vous formez les jeunes filles de la légion d’honneur… »

Général Jean-Pierre Kelche :
« Tout à fait. Deux maisons d’éducation, mille élèves. Les meilleurs résultats de Paris et de l’Île de France » (il fait un mouvement de la main ressemblant à un geste définitif).

Jean-Pierre Elkabbach :
« Très Bien et qu’est-ce qu’elles deviennent après ? »

Général Jean-Pierre Kelche :
« Toutes des études supérieures ! Mais certaines ont des cycles plus courts parce qu’elles ont une vocation. Par exemple j’ai deux petites qui sont venues pour le dix novembre à une cérémonie lire un texte en mémoire des poilus, et je les interviewé et elles m’ont dit : “on veut devenir sage femme”. Elles ont des niveaux extraordinaires. Un petit détail, elles sont littéraires, et je ne sais pas comment elles vont devenir sages femme. »

Jean-Pierre Elkabbach :
Étonné de l’inefficacité de l’honorable institution : « Mais pourquoi on ne les a pas décelées pendants leurs études ? »

Général Jean-Pierre Kelche :
« Ben simplement, elles ont une aptitude littéraire et non pas maths physiques, il faut passer par la première année de médecine. Je viens d’en parler au ministre. »

Bon, on n’est pas dans le même monde visiblement. J’adore aussi ce ton badin : « j’ai deux petites », façon, « j’ai fait le Congo, le Biaffra »… Ah mes petites Causettes…

Mais bon posons le parcours de l’homme :

Jean-Pierre Elkabbach :
« Vous qui avez été conseiller, si je me rappelle bien, des deux présidents, Mitterrand et Jacques Chirac, chef d’état-major des armées, vous qui avez fait face à… Des guerres ou des crises ? »

Général Jean-Pierre Kelche : « Des crises, pas de guerres. »

Jean-Pierre Elkabbach : « Combien ? Beaucoup ! »

Général Jean-Pierre Kelche : « Une dizaine… »

Jean-Pierre Elkabbach : « Lesquelles ? »

Général Jean-Pierre Kelche :

« Si vous voulez, l’Afrique, hélas l’Afrique, avec ses problèmes récurrents hein, mais disons la Côte d’Ivoire, le Congo euh, la RCA euh, y’en pas mal comme ça, la RDC, les Balkans, les Balkans qui sont loin d’être stabilisés avec une grosse crise au Kosovo tout à fait importante, et puis euh, le Liban bien sûr, mais qui à l’époque était un peu en, en montée en puissance, puis, ben l’Asie, l’Afghanistan…

Je passe sur les petites choses… Si je prends la peine de retranscrire tout ça, c’est parce que, vous vous en doutez, moi qui me posais des questions quand je regardais passer les troupes françaises qui débarquaient la nuit dans le port de Douala pour aller au Tchad, j’aimerais bien qu’il en lâche un peu plus que :

« On est très engagé sur les théâtres de crise avec l’armée professionnelle que l’on a constituée et qui marche bien, mais où il y énormément d’engagement, on demande beaucoup aux soldats français… »

Jean-Pierre Elkabbach :  « Vous qui avez lancé la réforme des armées […] vous avez imaginé lancer une fondation liée à la Chancellerie de la Légion d’honneur, euh, pourquoi faire, vraiment, et avec quels moyens, est-ce que c’est l’état qui vous a donné des sous, est-ce que vous vous addressez ? (la question est pas orientée déjà, mais justement, la réponse arrive).

Général Jean-Pierre Kelche :
« Ah non ! Pas de sous ! En fait j’ai posé le principe que la légion d’honneur, que ceux qui en font partie, qui font aussi partie de la médaille militaire et du mérite ont assez de conviction citoyenne pour ne pas avoir besoin de subventions de l’état […] si vous voulez, moi ce que je pense, j’écoutais tout à l’heure… »

Là on sent qu’il n’en peu plus de lâcher son mot, notamment à propos de la proposition de Revenu de Solidarité Active de Martin Hirsch, le Président d’Emmaüs France. Il y a bien là, deux France qui se regardent.

Général Jean-Pierre Kelche :
« L’état ne peut pas tout, cette société elle a besoin de la solidarité des citoyens, de l’engagement des citoyens. On ne réglera pas tout avec des règles de SMIC et de machin et de truc. Ce n’est pas possible ! Il faut remettre de l’humain. Et moi j’ai constaté une chose, j’ai lu le rapport Montaigne qui montre qu’il n’y a plus d’ascension sociale en France. En trente ans, le taux des élèves, faisant des études supérieures, issus des classes modestes, a été divisé par cinq. On va dans le mur ! »

Et il lui a fallu lire le rapport Montaigne pour ça. Ça me rappelle quand mon père demandait à sa secrétaire de lui rappeler la date de mon anniversaire… Et il poursuit :

« J’ai 500 000 décorés en France, c’est formidable, y’a une force, et normalement ce sont des gens de mérite, je pense qu’il n’y a pas trop d’erreurs, et à partir de là je leur dit : vous qui avez été reconnus faites quelque chose. Aidez les jeunes. Donc parrainage. On prend des jeunes boursiers méritants, en seconde, on les amène premier temps au Bac, on les accompagne trois ans ».

Jean-Pierre Elkabbach : Parainage ou paternalisme ?

Petits rires balayés par un « on me l’a déjà faite ».

Général Jean-Pierre Kelche :
« Une exigence, une exigence de comportement, vous voyez ce que je veux dire ? Un jeune n’a pas le droit de déroger aux règles des valeurs qui sont les nôtres, de comportement. En revanche, je cherche pas l’excellence à tout prix […] les boursiers méritants c’est excellent. Pourquoi ? Parce que c’est, les résultats au brevet des collèges, et c’est le comportement scolaire, la fameuse note qui fait d’ailleurs débat parmi les enseignants… Et je ne comprends pas pourquoi il y a un débat ! »

Il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

Donc on peut barbouser comme des bêtes dans la Françafrique (avec ou sans drapeau tricolore sur le treilli), on peut piller la France avec les comptes offshore, mais attention, pas de zéro de conduite au collège ! Sinon, on est un mauvais citoyen.

Général Jean-Pierre Kelche :
« Vous prenez une famille avec deux enfants. Deux SMICs : pas de bourse ! Qu’est-ce qu’on fait si il y a un potentiel ? Ben on fait rien. On l’arrête. On fait un caissier, une caissière. Et moi je vais arriver, avec mes moyens, que je suis en train de rassembler, je suis en train de faire le tour du CAC40 ! […] et c’est avec cet argent-là que je vais en fait compléter les ressources de la famille pour permettre de tenter l’aventure de l’enseignement supérieur… »

« L’ascenseur social est en panne » dit-il, et le voilà en justicier de la république, distribuant les bonnes âmes et des sous du CAC40 aux jeunes méritants, ceux qui n’auront pas eu de zéro de conduite. La condescendante charité des « grands de ce monde » se penchant sur la « France d’en bas », entre deux petits fours sur les parquets cirés de la république, est bien l’apanage de ceux pour qui « fraternité » ne revient à leur mémoire qu’une fois en haut de l’échelle, entre le champagne.

À l’américaine : des congrégations d’hommes et de femmes fortunés vont financer les études de quelques happy few triés sur le volet. Ça me rappelle la venue de La Jeanne (bateau école de la Marine nationale) dans le port d’Abidjan, où était organisé un bal pour lequel une sélection de jeunes filles du lycée Français était envoyée pour servir de « cavalières »…

Pour « contribuer à remettre en route l’ascenseur social », il faudrait peut-être se demander ce qu’il signifie !
S’il y a un haut dans la société, il y a donc un bas, et c’est bien là que le bas blesse. Parce qu’au mot fraternité qu’ils avaient déjà oublié, il faut ajouter le mot égalité.

« Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cours vous rendront blanc ou noir »

Au lieu de se contenter de mettre un petit pensement sur une béance, nos chers « papas » qui s’inquiètent pour nous feraient mieux de dénoncer l’entregents dont ils usent et qui permet de ruiner la France, justement.

Misérable condescendence de ces « hommes » fiers et droits…

La droite aujourd’hui, c’est l’art de ponctuer chaque discours de mot comme « social », « justice » ou « droit », comme si ça pouvait effacer la réalité des actes.

*Je ne sais pas si vous mesurez la lourdeur du contexte réactionnaire, ici de l’emprise idéologique ultralibérale, quand, lorsque l’on parle de service public, l’on se sent immédiatement obligé de préciser que ce n’est pas contradictoire avec efficacité !


Archive :
MPEG2 SD 5 Go, enregistrée sur Public Sénat, le 25 novembre 2006.
Copyright PUBLIC SENAT 2006

L’assassinat de Felix Moumié

La répression du parti UPC, l’Union des Populations du Cameroun, est sans doute une des plaies les plus honteuses dans la mémoire de la Françafrique.

Entre le génocide dont parle François Xavier Vershave dans son livre « La Françafrique », et les quelques centaines de victimes reconnues du bout des lèvres par Mesmer et Delauney, comment savoir ? Comme toujours quand il s’agit de l’Afrique, la désinformation et le silence, institutionnalisés, permettent au temps d’effacer les traces, de brouiller les pistes.


Extraits :

Jean-Martin Tchaptchet :
« On savait qu’un grand homme venait de disparaître, et que c’est un coup dur pour la résistance Camerounaise. »

Pierre Messmer :

« Lui, n’est intéressé, que par le combat pour le pouvoir. Il n’accepte aucune élection ! »

Marthe Ekemeyoung Moumié :

« Il y a eu la répression. Roland Pré est venu au Cameroun avec un programme : finir l’UPC en 6 mois ! »

Frank Garbely :
« La France en effet envoi un nouveau commissaire : Roland Pré. Les colons européens applaudissent ce choix, car Roland Pré va aussitôt s’attaquer à sa mission, liquider le mouvement d’opposition UPC. […] Contrairement à aujourd’hui, l’UPC de l’époque était un parti très puissant. Sous la présidence de Moumié, il volait de succès en succès, il était même devenu le plus grand parti du Cameroun. L’UPC comptait alors plus de 400 sections et chaque mois il s’en créait de nouvelles. »

Marthe Ekemeyoung Moumié :
« Roland Pré à fait une conférence, pour attaquer les UPCistes ; et Moumié a fait une contre conférence, pour démentir les choses que Roland Pré avait dites. Tout le monde a couru pour aller à la conférence. Les militaires étaient là, ils tiraient. Là c’est le commencement des émeutes. »

Frank Garbely :
« Le meeting du 25 mai 1955 se termine dans un bain de sang. Dans le seul quartier de New Bell, on dénombrera plus de mille morts. Commence une véritable chasse à l’homme, d’abord à Douala, puis dans tout le Cameroun. Partout, Roland Pré fait emprisonner les UPCistes, et les partisans de Moumié. Juillet 1955, l’UPC est interdite. Son fondateur, Miobé, passe à la clandestinité, le président Moumié s’enfuit à l’étranger. […] Finalement, le chef d’état de la guinée, le socialiste Sékou Touré le fait venir à Conakry. De là, Moumié combat avec succès, la puissance coloniale établie au Cameroun. C’est à l’ONU qu’il obtient son plus grand succès politique. Une majorité le soutient et réclame l’indépendance du Cameroun. Mais au même moment débarque au Cameroun un nouveau haut-commissaire : Pierre Messmer. »

La suite…

Jacques Vergès :

« Les prisons étaient des mouroirs où les gens étaient torturés, tués, nous étions en pleine illégalité. Il y a eu génocide, usage du Napalm contre des populations civiles. »


Film à voir et à revoir, parce que ce n’est pas dans nos livres d’histoire !
Interview du réalisateur sur le site Royaume Bamoun

Images extraites du documentaire :
L’assassinat de Félix Moumié – L’Afrique sous contrôle
Un film de Franck Garbely
© 2005 Triluna Film AG / ARTE / TSR / Aïe Production SA


Archive :
MPEG2 SD 1,5 Go, enregistrée sur ARTE, le 24 juillet 2006.
Note du 11 août 2006.

L’afrique enchantée : la ville, lumières et dangers

Par Vladimir Cagnolari et Souleymane Coulibaly dit Solo Soro

FINTER.jpg Émission diffusée sur France Inter le 5 juillet 2006

Écouter cette émission :
[audio:http://www.transilva.com/_multiarchives/AFREN/20060705_FInter_AFREN_.mp3]
(fichier manquant pour le moment)

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Fiche de l’émission extraite du site de France Inter :

La ville agit comme un aimant : souvent façonnée par les colons, elle est la porte vers un univers globalisé où tout et tous semblent se mélanger. Depuis les indépendances, les villes africaines se sont développées de manière effreinée, chacune à sa façon. Johannesburg, le Caire, Lagos, Abidjan, Nairobi, Kinshasa sont devenues des mégapoles tentaculaires.
Elles ont donné naissance à des cultures urbaines propres, avec un mode de vie, une langue, des comportements qui n’appartiennent qu’à elles.

Principales escales : Afrique du Sud, Côte d’Ivoire, Nigeria, RDCongo, Djibouti.
Intervenants : Binda Ngazolo (Cameroun, metteur en scène et conteur), Francis Falceto (spécialiste des musiques éthiopiennes,directeur artistique de la collection Éthiopiques).

Programmation musicale :

MAITRE GAZONGA : Les jaloux saboteurs
album: Golden Afrique vol. 1
Network
Tchad

TABU LEY : Bel Abidjan
album: Rochereau & l’African Fiesta
Sonodisc
RDCongo

PETIT DENIS : Sécurité
album: Petit Denis
Sahel Productions
Côte d’Ivoire – Zouglou

ALEMAYEYU ESTHETE : Addis Ababa bété
album: Ethiopiques vol 9
Buda musique
Ethiopie

Liens :

Tribu Mursi, Ethiopie
Le Monde
Portfolio – Spéciale Rencontres d’Arles
Don McCULLIN L’Africain
Le Monde 2 n°124. Supplément au Monde n°19107 du samedi 1er juillet.

Buda Musique – Collection Ethiopiques
“Éthiopiques ambitionne de présenter un panorama sonore de ce chaînon manquant de l’Afrique musicale et d’être un lieu de référence aussi excitant que documenté, une sorte d’ambassade sonore de l’histoire musicale de l’Éthiopie.

La collection ne se limite pas à l’âge d’or de la musique éthiopienne moderne et présente aussi bien des archives sonores que des enregistrements récents, des musiques modernes aussi bien que traditionnelles, urbaines aussi bien qu’ethniques.” Francis Falceto -directeur artistique de la collection Éthiopiques

Mon nom est Tsotsi
Sortie le 19 juillet 2006 – Afrique du Sud
Oscar du meilleur film étranger
Festival de Toronto 2005 – Prix du public
Nominé aux Golden Globe
De : Gavin Hood
Avec: Presley Chweneyagae, Terry Pheto, Zola
Synopsis : Récompensé par le prix du meilleur film étranger à l’occasion de la 78ème cérémonie de remise des Oscars, “Tsotsi” met en scène un jeune caïd des faubourgs de Johannesburg dont la vie (violente) va changer suite à une rencontre.
1h 34min – couleur

Agenda :
04/07/2006 > 17/09/2006
Les Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles
Compagnon de route de Raymond Depardon, le directeur artistique des rencontres d’Arles, Don McCullin est à l’honneur de deux expositions du grand rendez-vous de la photographie. La première célèbre son travail comme reporter de guerre, lorsqu’il faisait équipe à la fin des années 1960 avec Gilles Caron. La deuxième est consacrée à ses dernières explorations, moins périlleuses, dans le Sud éthiopien, à la rencontre des tribus de la vallée de l’Omo.

Livres :
FILIP DE BOECK & MARIE FRANCOISE PLISSART KINSHASA récits de la ville invisibles
La Renaissance du livre (2005)

Shebhat GEBRE-EGZIABHER Les Nuits d’Addis-Abeba
http://www.actes-sud.fr (mai 2004)
Romans, nouvelles, récits
336 pages
ISBN 2-7427-4907-1 / AS0754

Don McCullin en Afrique
La Martinière. 48 euros
176 pages

Disques :
Alèmayèhu Eshètè Ethiopiques Volume 09
Buda Musique

Les titres d’Alèmayèhu Eshètè déjà présentés dans Ethiopiques 3 et 8 ont donné un avant-goût de ce styliste d’exception de la pop éthiopienne, remarquable dans les rocks frénétiques commes dans les ballades déchirantes. Ses fureurs américanophiles ont valu au chanteur le surnom mérité de James Brown ou d’Elvis Ethiopien. Jeu de scène millésimé, glotte acrobatique et banane avantageuse, frimeur toujours chaloupan échappé d’Américan Graffiti ou de Saturday night Fever, jeunesse inoxydable malgré la cinquantaine avancée, Alèmayèhu incarne toujours les mythologies explosives des années 60.

L’afrique enchantée : la sortie du bois sacré

Par Vladimir Cagnolari et Souleymane Coulibaly dit Soro Solo

FINTER.jpg Émission diffusée sur France Inter le 01 septembre 2006

Écouter cette émission :
[audio:http://www.transilva.com/_multiarchives/AFREN/20060901_FInter – AFREN_.mp3]

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Fiche de l’émission extraite du site de France Inter :

Pour la dernière fois de l’été, nous vous convions à un voyage en musique sur le continent africain. Et aujourd’hui, les escales de ce voyage ont été choisies par tous les membres de l’équipe.
Il y a deux mois nous vous proposions de nous suivre sur les sentiers, les pistes, les routes les fleuves d’Afrique, a dos d’âne ou de dromadaire, dans des trains et des taxi-brousse surchargés – et d’ailleurs le studio ressemble à ça aujourd’hui, et vous nous avez suivi chers auditeurs jusque dans les coins les plus sombres de la forêt sacrée. Car c’est dans la forêt sacrée qu’on découvre les secrets d’Afrique.
Aujourd’hui, premier septembre c’est la rentrée, nous on sort du bois sacré !
Voilà, c’est fini ! Nous avons eu un immense plaisir à partager, chanter et danser l’Afrique avec vous cet été, mais il est temps de vous demander la route…
Avant de partir nous souhaitons remercier tous ceux qui nous ont aidé à rendre ce rendez-vous quotidien le plus enchanteur possible : Bernard Chereze, Michèle Soulier, Khoi N’Guyen, Ludovic Dunod, toutes les équipes techniques de France Inter, les discothèques et documentalistes de Radio France et de RFI, Thierry Dupin, Emmabuelle Chupin et Marion Guilbaud, Binda Ngazolo, Kerwin Mayizo, Caroline Lafargue, Safia Aouine, Ziad Maalouf, Xabi Etcheverry, Amine Khaled, Thiphaine Lawson, Christophe Cagnolari, Benoît Laarmane, Jean-Christophe Servant, Mbalia Konté et la famille Denis.
Ainsi que les artistes et professionnels de la musique, que l’on ne saurait citer tous ici, qui contribuent à faire de l’Afrique un continent qui ne se réduit pas à ses images d’épinal médiatiques.
Enfin, MERCI A VOUS CHER AUDITEURS, pour votre écoute attentive et fidèle, vos commentaires et courriers si châleureux.

L’Afrique enchantée, en partenariat avec Africultures

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Le site et la revue de référence des cultures africaines
Retrouvez les chroniques musicales de Soro Solo sur le site d’Africultures

Programmation musicale
        •        > T.P. ORCHESTRE POLY-RYTHMO : Les Djos
        •        album : The Kings of Bénin Urban Groove 1972-80
        •        (Soundway . 2004)
        •        Bénin
        •        > SALIF KEITA / L’ESKDRILLE : Nous pas bougé
        •        (No Format . 2006)
        •        Exclusivité L’Afrique enchantée.
        •        Ce titre, produit par le label NO FORMAT, n’est en effet pas encore disponible sur le marché.
        •        > LOKUA KANZA : Mutoto
        •        album : Mutoto
        •        (Night & Day)
        •        République Démocratique du Congo
        •        Le site de Lokua Kanza
        •        > LOLO LOLITTA & TCHICO : Jeannot où est le sérieux
        •        album : Le retour des évadés de Ponton la Belle
        •        (Badmos . 1976)
        •        Côte d’Ivoire
        •        > PEEVOX : Elf Gabon
        •        album : La voix du pétrole Elf Gabon
        •        (Elf Gabon . 1982)
        •        33T “offert gracieusement par Elf Gabon à l’occasion du XXIIème anniversaire de l’Indépendance à Port Gentil le 17 août 1982”.
        •        > VIEUX GAZEUR ET POSSO : Mon pépé
        •        album : Génration Ya Foye
        •        Côte d’Ivoire
        •        En savoir plus sur Vieux gazeur et Posso
        •        > AYATO NDJESSAN alis AYATOLAH : Je s’en va
        •        Côte d’Ivoire
        •        Cette reprise du titre de Michel Sardou, “je vole”, n’est pas disponible sur le marché.
disques
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DAVY SICARD
Ker maron
Ce jeune trentenaire auteur-compositeur a construit « Ker Maron », son nouveau disque, à la manière d’un parcours initiatique qui n’est rien d’autre que sa propre quête identitaire. En créole ou en français, les chansons s’enchaînent et l’auditeur partage alors l’histoire véridique de ce troubadour qui part à la recherche de ses racines.
Au fil des titres évocateurs comme « Granpèr té sï mon zépol», « Juste Un Écho » ou « Tango Souk Inn De », Davy Sicard nous transporte dans son univers en nous offrant la plus belle des cartes de visite sonores de son pays cosmopolite, éclairé par sa personnalité ouverte de Créole du bout du monde.
label : Up Music
parution : 2006

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Multiples
Golden Afrique vol.1
Fidèle à son habitude thématique, la maison de disques NetWork propose sans doute la meilleure introduction au sujet avec le volume baptisé Golden Afrique, double album qui couvre la période 1971-1983. Au programme de cette sélection impeccable, certains artistes phares et d’autres plus rares, tous sortis du formidable creuset de l’Afrique de l’Ouest post-coloniale. Dès l’ouverture, Les Jaloux Saboteurs du chantre tchadien Maître Gazonga enregistré dans l’une des places fortes du marché africain d’alors, à Abidjan, le ton est donné : guitares éclectiques et rythmes magnétiques pour porter des paroles sarcastiques, voire engagées. Mais sans jamais oublier de faire danser le corps… Pour s’en convaincre, Amie en a fait suer des millions. C’est encore des studios de la capitale ivoirienne que ce titre sortit avant de faire chavirer la planète. La Guinée et le Sénégal étaient aussi très actifs, accueillant des musiciens exilés dont la diva sud-africaine Myriam Makeba et finançant surtout par le truchement de diverses institutions des orchestres, viviers de jeunes talents qui rassemblent tous ceux ou presque qui comptent depuis trente ans.
label : Network
parution : 2005

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Découvrez l’univers de BAROUF
Un membre de la famille nous accompagne aujourd’hui au saxophone…découvrez l’univers de son barouf à lui !

Le blog de notre héros national de la chanson congolaise

Tragédie africaine

Les relations entre la France et les anciennes colonies francophones d’Afrique me préoccupent beaucoup.

Il y a lourd à dire sur le Zaïre. Ce pays qui regorge de ressources minières capitales pour les économies occidentales est dans un état catastrophique alors qu’il devrait être, à mon très humble avis, une des premières puissances mondiales, libre, indépendante…

Et ce qu’il se passe aujourd’hui dans ce pays, redevenu Congo, qui s’y intéresse ? Là-bas aussi, ça crève en masse.

Mais à qui profite le crime ? mmhhh ? Si Kabila fils gagne les élections, et « pacifie » le pays, qui y gagne ?

Bon, un bout de réponse, en tout cas pour ceux à qui ça a déjà bien profité, à travers la série documentaire « Mobutu, roi du Zaïre » de Thierry Michel, réalisée en 1999, et qui retrace le parcours du maréchal président Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Wa Zabenga (le guerrier tout puissant qui embrase tout sur son passage et de conquête en conquête reste invincible) et de ses petits copains occidentaux, dont certains nous dirigent encore…

Thierry Michel avait déjà réalisé en 1992 un documentaire, « Le cycle du Serpent », document qui m’avait littéralement démonté quand je l’ai découvert, alors que j’avais fait un séjour édifiant à Kinshasa entre deux émeutes de la fin de règne du léopard, et à propos duquel je mettrai ici quelques photos personnelles et une note prochainement : par rapport à l’ambiance de fine de règne qui pesait sur Kinshasa à l’époque, mais aussi pour avoir un témoignage très prenant sur la situation au Congo aujourd’hui, il y a un article assez poignant dans Harper’s Magazine du mois d’Avril 2006 : Congo’s daily blood, ruminations from a failed state, de Bryan Mealer.

Enfin bref, quelques extraits :

Colonel de Tenbossche (intendant de Mobutu) :

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« Il distribuait énormément, et à des chefs d’État étrangers, pour les aider, et qui étaient des pros occidentaux ; et tout autour de lui, dans les différentes provinces, évidemment, sa famille aussi. Il était très généreux. »

Question : « Et à des politiciens étrangers aussi ? »

Colonel de Tenbossche : « ah oui ! (il insiste) Ah oui ! (il sourit)

Question : « Qui venaient lui demander… ou… ? »

Colonel de Tenbossche : « C’est-à-dire qu’il y a des gens qui venaient lui dire « écoutez voilà, nous allons entrer en période électorale, si nous gagnons, nous allons beaucoup vous aider… » Mais, vous savez, toute période électorale, il faut des sous ! Et je sais qu’il en a donné. »

L’ironie est assez vertigineuse quand il dit d’un ton pudique : « Et je sais qu’il en a donné. »

Et on continue donc :

Georges Bush (1989) :

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« Zaïre is among America’s oldest friends and it’s president, president Mobutu, one of our most valued friends on the entire continent of Africa. I find president Mobutu analysis valuable and we support him, has he strives to peacefully (!) resolve problems. We thank him for his leadership, and we are proud, and very very pleased to have you with us today. Thank you sir. »

Jacques Chirac (1988) :

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« Je voudrais d’abord vous dire toute ma joie d’avoir à nouveau rencontré le président ; vous savez l’estime dont le président jouit en France comme en Europe et qui est très grande ; le respect dont il est entouré dans nos pays ; vous savez l’amitié qu’on lui porte ; et puis alors s’agissant de moi vous savez que j’ai pour lui des sentiments très profonds et très respectueux, mais qui sont les sentiments de l’affection, si bien qu’un entretien avec le président est toujours pour moi quelque chose d’extrêmement agréable et où j’apprends toujours beaucoup. »

Et il y en a d’autres : de la CIA au général Lacaze ou de J.C Mitterrand à Chirac, la liste des « amis » est longue…

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La série entière vaut d’être attentivement vue et revue, parce que ce n’est pas dans nos livres d’histoire qu’on y verra une description aussi éclairante des ressorts de l’ère postcoloniale, de la duplicité de nos dirigeants et de nos hommes d’affaires (pour ne pas dire la monstrueuse complicité quand on sait ce que vivaient et vivent les peuples sous le pouvoir de ces amis de l’occident).

Ce qui reste dommage dans ce genre de documents, c’est qu’on ne peut pas aller jusqu’au bout de la chaîne : les véritables fortunes réalisées par des « acteurs privés » en Afrique restent toujours masquées (enfin, légalement) par des intermédiaires politiques et des « groupes ».

Il y a aussi d’autres bénéficiaires dont on parle peu : nous.

Si demain nous devions payer notre cuivre, notre cobalt, notre uranium, nos diamants (dont nos industries sont friandes) etc. en appliquant au Congo (et aux autres pays où nous nous « fournissons » en matière première) les mêmes règles d’échange économique et de droit social que ce qui s’applique en France, on paierait un prix autrement plus élevé pour nos produits.

Quel Français se préoccupe du parcours des litres de gazole qu’il met dans son réservoir (ou du câble électrique qu’il achète dans une grande surface de bricolage), tant que ça coule à la pompe et que ça reste abordable ?

En tout cas, ne ratez pas une éventuelle rediffusion de ce documentaire :

« Mobutu, roi du Zaïre » de Thierry Michel, 1999, 135 min, Les Films de la Passerelle.

(29/06/2006)

Archives :

MPEG2 SD 2,1 Go x3, enregistrés sur Histoire, le 15/05, le 16/05, et le 17/05/2006

Pouvoir et Télévision

« POUVOIR et TÉLÉVISION » est une série documentaire particulièrement intéressante parce qu’elle traite des rapports incestueux entre la télévision et les pouvoirs… Il faut donc absolument la voir ne serait-ce que pour comprendre comme on est passé de l’ORTF aux ordres à la télé poubelle.

Les extraits suivants en disent long sur ce que sont les médias en France aujourd’hui :

Paul Amar (à propos de l’état de grâce médiatique d’Édouard Balladur en 1994) :

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« Je pense que là il y a un homme qui a joué un rôle considérable, considérable, c’est son génie. Il faut qu’il fasse attention d’ailleurs, ce génie peut se retourner contre lui ; c’est Nicolas Sarkozy ; qui avait eu le génie de faire croire à tout Paris, donc au tout Paris politique, journalistes compris, que Balladur était élu, avant l’élection. […] Et le Tout-Paris a fini par y croire ! »

Et Philippe Meyer d’enfoncer le clou avec humour :

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« Et puis, là encore, les vieux démons français du rapport incestueux avec le pouvoir s’y mettent. On peut aussi bien citer l’exemple de Claire Chazal avec son livre sur Balladur qui arrivera juste avant l’élection présidentielle de 95, qui est un livre qu’il faut relire ! Absolument ! Il faut le relire ! Parce que c’est un remède contre la mélancolie… Écrire un livre hagiographique, à ce point lourdingue, au moment même où tous les sondages, toute l’opinion est prête à parier sa chemise et sa culotte que ce sera Balladur qui sera président de la République, normalement, dans n’importe quel pays européen ou au moins comparable […] ça vous conduit à disparaître dans l’éclat de rire général ; ben en France ça vous conduit à devenir une institution. »

Entre le spectacle et le vrai débat politique, Ruth Elkrief peut légitimement nous résumer la situation lorsqu’elle évoque avec émotion le travail de Michel Drucker par rapport au sien :

Ruth Elkrief  :

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« Je regardais son travail, qui est un vrai travail, qui est un gros travail, c’est enregistré, c’est monté, il y a beaucoup d’invités, il y a beaucoup de travail en amont… Et je regardais notre travail ; c’était une petite équipe, on se défonçait aussi, et en même temps on faisait du journalisme et eux, ils faisaient de l’animation et donc le problème c’est qu’on nous comparait, point par point, et je dirais, point d’audimat par point d’audimat hélas pour nous. C’est ça le problème ! […] Mais cette bataille, je l’ai menée je vais vous dire, comme la chèvre de Monsieur Seguin, je l’ai perdue. J’étais la dernière, maintenant elle est perdue, il n’y a plus, à mon avis, ou très peu, sauf les présentateurs du 20 heures quand ils font leur job, il n’y a plus de journalistes à la télévision. Il y a des émissions de télévision, un peu spectacle, un peu rigolote, parfois avec des moments de vérité, parfois avec des moments de connivence terrible, c’est autre chose… »

Drucker peut désormais recevoir son ami Nicolas Sarkozy, dont je ne sais pas s’il sera le prochain président de la République, mais qui a déjà pour lui les médias de Bouygues, de Lagardère, de Dassault (et quasiment du service public), etc.

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Vous voilà, une fois de plus, prévenus…

Pour conclure cette série documentaire, c’est le sujet des « médias de la haine » de la campagne présidentielle de 2002 :

Patrick Poivre d’Arvor :

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« Et les gens étaient très durs là-dessus, ils nous adressaient de très nombreux courriers, je me souviens très bien, avec des petites coupures de presse venant de la province, venant de journaux régionaux… Qui disaient ah ben ça évidemment, vous, vous n’allez pas en parler sur TF1 ; ils devaient certainement envoyer le même courrier sur la 2. Et moi je me suis dit, mais au fond… Au début je me suis dit c’est peut-être une manipulation, c’est peut-être le Front National qui essaie de rameuter ses différents adhérents de cette manière, et je me suis aperçu que c’est des gens qui disaient ça spontanément. Donc j’ai parlé un peu plus souvent de ces problèmes-là. »

Amis d’ACRIMED, vous savez ce qu’il vous reste à faire pour que TF1 parle du fond…

Désolé d’être cynique, mais c’est quand même ahurissant d’entendre cette pâle justification.

Gérard Leclerc :

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« Là aussi, c’est le phénomène des médias : tout le monde se lit, tout le monde s’écoute, tout le monde se regarde et donc il y a eu cette espèce d’emballement, de tous les médias, et en particulier de la télévision, mais il n’y avait pas que nous, je crois que les autres aussi en parlaient beaucoup. Et donc c’est vrai que petit à petit ça a pris une place de plus en plus grande »

Et bôôô, le suivisme :

Gérard Leclerc :

« Je me souviens une fois il y a avait eu une conférence, où donc chaque service, chaque département dit ce qu’il y a dans l’actualité, la politique, l‘étranger, la société, etc. et puis à la fin, le rédacteur en chef dit : mais il n’y a pas de sujet sur l’insécurité ? On dit : ben oui, y’a pas de sujet aujourd’hui ; et il dit : ben eh non, c’est la question du moment il faut qu’on traite l’insécurité. »

Patrick Poivre d’Arvor :

« Mis à part le fait, je l’avais dit en conférence de rédaction, que je trouvais que le dimanche, le samedi et le dimanche, l’affaire de papy Voise c’était trop, ça, c’était mon jugement. Mis à part ça fait là, je n’ai pas trouvé de malhonnêteté de la part de tel ou tel média sur ce sujet. »

Il y a de quoi devenir aphone…

Alain Duhamel :

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« Dans cette campagne en particulier, mais dans les campagnes présidentielles en général, ce qui compte dans la prise de décision électorale des Français […] c’est le climat sociétal qu’il y a à la télévision, qui est hypertrophié, intensifié par la télévision, cristallisé ; et que c’est lui qui joue le rôle. Qu’au fond ce qui est important pour le vote c’est la façon dont on va parler ici de licenciements, là d’un crime crapuleux, ou ailleurs de je ne sais pas quoi dans un établissement scolaire… C’est ça qui influence ! »

Et si Patrick Poivre d’Arvor trouvait que c’était « trop » c’est sans doute qu’il y en avait anormalement déjà trop, qu’il savait aussi que c’était ça qui influence et que c’était ça qui était exactement en train se produire.

C’est un documentaire intéressant, mais je regrette aussi que l’on ne s’attarde pas sur le sujet de La Cinq ! Dans le genre berlusconien, ça valait son pesant de cacahuètes…

Je suis sûr aussi que les étudiants gabonais, enfin, ceux qui ont survécu, se souviennent encore des journalistes de La Cinq ! Mais c’est un autre sujet… Peut-être un jour, dans un autre documentaire ?

En tout cas, ne ratez pas une éventuelle rediffusion de cette série :

« POUVOIR et TÉLÉVISION » une série documentaire en trois épisodes de Bertrand Delais et Stéphanie Malphettes, réalisée en 2005, coproduite par CAPA et INA Entreprise avec la participation de France 5.

(26/04/2006)

Archives :

MPEG2 SD 1,5 Go x3, enregistrées sur France 5, le 18/02, le 25/02, le 03/03 et le 10/3 2006

éclectik : Bernard Giraudeau

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© Photo Pierre Maurer

Émission diffusée sur France Inter le 31 mai 2006

Écouter l’archive audio de cette émission :
[audio:http://silva-rerum.org/MULTIARCHIVES/AUDIO/ECLEC2006/20060531-ECLEC.mp3]

Producteur / Productrice : Rebecca Manzoni ; réalisation : Lilian Alleaume ; attaché(e)(s) de production : Joëlle Levert et Fanny Leroy ; avec la collaboration de l’e-doc. Reporters: Thomas Chauvineau et Antoine Ly ; programmation musicale : Jean-Michel Montu.

Chroniqueurs étrangers : l’Afrique avec Zyad Limam d’Afrique Magazine, Eyoum N’Guangue de Planète Jeunes et Francis Laloupo de Continental Magazine ; l’Amérique avec Luisa Corradini de la Naçion d’Argentine, Eduardo Olivares du portail francochilenos.com, David Page de la rédaction anglosaxonne d’RFI et Michel Dolbec ; l’Europe avec Joëlle Meskens du Soir de Bruxelles, elle est accompagnée par Johannes Wetzel et Edita Urmonaite.

Fiche de l’émission extraite du site de France Inter :

Les chemins de Bernard Giraudeau et d’Antoine de Saint-Exupéry se sont souvent croisés. A tel point que l’acteur faisait de la plongée sous-marine quand un chalutier a retrouvé la gourmette de l’explorateur-écrivain. Il avait même incarné Saint-Ex à la télévision pour le film “Saint-Exupéry, la dernière mission” de Robert Enrico.
Bernard Giraudeau n’a jamais piloté d’avion, mais il s’est engagé à 15 ans dans la Marine Nationale. A l’époque il n’est jamais sorti de la salle des machines, mais il est aujourd’hui Officier en tant qu’Ecrivain de la Marine (“Le Marin à l’Ancre”, éd. Seuil et “Les Hommes à Terre”, éd. Anne-Marie Métailié).
Et aujourd’hui, il lit le “Petit Prince” (Gallimard Jeunesse) à l’occasion du 60ème anniversaire de l’édition française du livre.

24h en 6 mn par Thomas Chauvineau
Guillaume de Chassy est pianiste et Daniel Yvinec contrebassiste. L’année dernière ils sont partis à New York, comme pas mal de musiciens de jazz, mais eux c’étaient pour faire chanter aux gens dans la rue les chansons populaires qu’on entendait pendant la guerre et après.
De retour en France, en studio, ils ont improvisé sur ses interprétations parfois très libres de “What a wonderful world”, par exemple, et ça donne un album, le bien nommé “Wonderful World”, paru sur le label Bee Jazz Records.

programmation musicale
ART MENGO : “Si tu partais”
(Polydor)

IKE ET TINA TURNER : “Proud Mary”
(EMI)

PLACEBO : “Burger Queen Français”
(Delabel)

liens
Bernard Giraudeau à Cannes
Sa fiche sur le site du Festival de Cannes.

Rencontre avec Bernard Giraudeau
à l’occasion de la parution du “Petit Prince” d’Antoine de Saint-Exupéry (2006) sur le site des Editions Gallimard.

Bernard Giraudeau parle d’amour
Entretien en ligne sur le site du magazine “Marie-Claire”.

Bernard Giraudeau à propos de son livre
paru chez Métailié en 2004. Lire, juin 2004.

J’ai dompté mon agitation
Un entretien avec Bernard Giraudeau paru dans le magazine Psychologie en octobre 2004.

éclectik : Festival de Cannes

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© Photo Pierre Maurer

Émission diffusée sur France Inter le 24 mai 2006

Écouter l’archive audio de cette émission :
[audio:http://silva-rerum.org/MULTIARCHIVES/AUDIO/ECLEC2006/20060524-ECLEC.mp3]

Producteur / Productrice : Rebecca Manzoni ; réalisation : Lilian Alleaume ; attaché(e)(s) de production : Joëlle Levert et Fanny Leroy ; avec la collaboration de l’e-doc. Reporters: Thomas Chauvineau et Antoine Ly ; programmation musicale : Jean-Michel Montu.

Chroniqueurs étrangers : l’Afrique avec Zyad Limam d’Afrique Magazine, Eyoum N’Guangue de Planète Jeunes et Francis Laloupo de Continental Magazine ; l’Amérique avec Luisa Corradini de la Naçion d’Argentine, Eduardo Olivares du portail francochilenos.com, David Page de la rédaction anglosaxonne d’RFI et Michel Dolbec ; l’Europe avec Joëlle Meskens du Soir de Bruxelles, elle est accompagnée par Johannes Wetzel et Edita Urmonaite.

Fiche de l’émission extraite du site de France Inter :

Le réalisateur américain Gus Van Sant, palmé à Cannes il y a 3 ans pour “Elephant” est de retour sur la croisette à la Quinzaine des Réalisateurs pour présenter son premier film. “Mala Noche” adapté du romand de Walt Curtis raconte l’histoire d’un trentenaire américain de 30 ans, caissier dans une épicerie, qui tombe amoureux d’un jeune
clandestin mexicain. Re-sorti à l’automne prochain.
Le second coup de foudre de ce matin est celui d’une jeune fille qui vit dans les Bouches du Rhône, Camille Varenne, et qui après une chute de cheval tombe raide dingue du pompier qui la réveille, interprété par Gilbert Melki. “Ca brûle” est également en sélection à la Quinzaine des Réalisateurs et nous recevons la réalisatrice Claire Simon et le comédien Gilbert Melki. Le film sortira le 16 août.

24h en 6 mn par Thomas Chauvineau
Thomas avait rendez-vous avec Catherine dans un café… Catherine Deneuve. La star participait lundi aux Journées du Scénario avec Louis Gardel, scénariste d’ “Indochine”. Elle répondait aux questions d’une trentaine de scénaristes.

programmation musicale
CONNIE FRANCIS : Siboney
album : BO de “2046” de Wong Kar Wai
(Virgin)

EMILY LOIZEAU : L’autre bout du monde
(Fargo)

THE SPINTO BAND : Oh Mandy
(Labels)

éclectik : Sisters In Law : Vera Ngassa et Béatrice Ntuba

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© Photo Pierre Maurer

Émission diffusée sur France Inter le 9 mars 2006

Écouter l’archive audio de cette émission :
[audio:http://silva-rerum.org/MULTIARCHIVES/AUDIO/ECLEC2006/20060309-ECLEC.mp3]

Producteur / Productrice : Rebecca Manzoni ; réalisation : Lilian Alleaume ; attaché(e)(s) de production : Joëlle Levert et Fanny Leroy ; avec la collaboration de l’e-doc. Reporters: Thomas Chauvineau et Antoine Ly ; programmation musicale : Jean-Michel Montu.

Chroniqueurs étrangers : l’Afrique avec Zyad Limam d’Afrique Magazine, Eyoum N’Guangue de Planète Jeunes et Francis Laloupo de Continental Magazine ; l’Amérique avec Luisa Corradini de la Naçion d’Argentine, Eduardo Olivares du portail francochilenos.com, David Page de la rédaction anglosaxonne d’RFI et Michel Dolbec ; l’Europe avec Joëlle Meskens du Soir de Bruxelles, elle est accompagnée par Johannes Wetzel et Edita Urmonaite.

Fiche de l’émission extraite du site de France Inter :

Deux magistrates camerounaises : Vera Ngassa : procureure de la République et Beatrice Ntuba, présidente du tribunal de première instance sont au centre de Sisters in Law, un documentaire anglais réalisé par Kim Longinotto et Florence Ayisi.
Nommées toutes deux à Kumba en 1998 (dans la partie anglophone du Cameroun), les deux “sœurs en droit” défendent la cause des femmes et des enfants. Elles réalisent un admirable travail en profondeur dans l’évolution des mentalités.
Ainsi, on suit le parcours de Manka, petite bonne de 8 ans, soustraite aux tortures que lui inflige la parente à qui elle a été confiée ; ou celui d’Amina, musulmane qui a fui un mari brutal et fini par obtenir le divorce.

24h en 6 mn par Thomas Chauvineau
L’association “Beauté Solidaire” accompagne les femmes en recherche d’emploi pour les aider à reprendre confiance en elles en les réconciliant avec leur apparence physique…
beautesolidaire.org

programmation musicale
MIRIAM MAKEBA : Pata Pata
EMILY LOIZEAU : L’autre bout du monde
JEAN LOUIS MURAT : Dolores

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BEAUTE SOLIDAIRE

éclectik : Riad Sattouf et François Begaudeau

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© Photo Pierre Maurer

Émission diffusée sur France Inter le 16 février 2006

Écouter l’archive audio de cette émission :
[audio:http://silva-rerum.org/MULTIARCHIVES/AUDIO/ECLEC2006/20060216-ECLEC.mp3]

Producteur / Productrice : Rebecca Manzoni ; réalisation : Lilian Alleaume ; attaché(e)(s) de production : Joëlle Levert et Fanny Leroy ; avec la collaboration de l’e-doc. Reporters: Thomas Chauvineau et Antoine Ly ; programmation musicale : Jean-Michel Montu.

Chroniqueurs étrangers : l’Afrique avec Zyad Limam d’Afrique Magazine, Eyoum N’Guangue de Planète Jeunes et Francis Laloupo de Continental Magazine ; l’Amérique avec Luisa Corradini de la Naçion d’Argentine, Eduardo Olivares du portail francochilenos.com, David Page de la rédaction anglosaxonne d’RFI et Michel Dolbec ; l’Europe avec Joëlle Meskens du Soir de Bruxelles, elle est accompagnée par Johannes Wetzel et Edita Urmonaite.

Fiche de l’émission extraite du site de France Inter :

Elles ressemblaient à quoi vos années collège ? Vous vous souvenez des posters accrochés aux murs de votre chambre d’adolescent ? Des cours de sport ? De la musique dans vos oreilles ? De vos fringues peu élégantes ? De votre appareil dentaire ? Des portes qui claquent sous la colère… Et les années collège aujourd’hui, à quoi ressemblent-elles ?
Riad Sattouf est auteur dessinateur de BD. Il a passé 15 jours dans un collège des beaux quartiers de Paris, rebaptisé pour l’occasion le Collège Charles-Henri. Il en a tiré “Retour au collège” (Hachette Littérature).
François Bégaudeau écrit des romans. Il est aussi critique aux “Cahiers du cinéma” et prof de français dans un collège en ZEP, à Paris. Pendant un an, il a consigné tous les soirs un épisode de la vie du “Collège Mozart”. Le résultat s’appelle “Entre les murs” (Verticales).

24h en 6 mn par Thomas Chauvineau
Quelque part dans le grand laboratoire de Gyf-sur-Yvette, une vingtaine de chercheurs, tout ce qu’il y a de plus sérieux, sont en mission pour le Seigneur… hum hum! En effet, ils font de la recherche sur les médicaments déstinés à améliorer nos performances sexuelles.

La revue de presse du pire de Guillaume Erner
Les eurocrates sont sur le point d’obliger la France à commettre l’irréparable, autrement dit à contraindre notre gouvernement à autoriser les clubs de foot à s’introduire en bourse.
Déjà le cyclisme a dévasté le monde de la drogue. Mais là, avec le foot en bourse on cours à la catastrophe. Comment faire confiance à des sportifs, c’est pas des gens responsables. Je le dis posément : coter les équipes de foot en bourse, c’est comme laisser entrer le poulet enrhumé dans le poulailler.

programmation musicale
RITA MITSOUKO : C’est comme ça
(Delabel)

FRANZ FERDINAND : Walk away
(Domino)

DIONYSOS : La métamorphose de Mister Chat
(Barclay)