Le Pays des Hommes Intègres

Parce qu’à l’heure où j’écris ces lignes, le Burkina Faso traverse de nouveau des heures troubles, je ne peux que vous inviter à vous pencher sur l’histoire de ce pays.

Triste événement qui m’offre l’occasion de remettre ici mes docs en cours de tri. Je vous invite donc à écouter et regarder des émissions sur le Burkina Faso et la françafrique, c’est la seule chose que je puisse faire…

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Documentaire vidéos :

Thomas Sankara, l’homme intègre

De : Robin Shuffield – 2006

http://silva-rerum.net/medias/files/Burkina/Doc-Burkina-ThomasSankara-LHommeIntegre.m4v&arve

——

Emissions Radio :

L’Afrique enchantée (France Inter)
Soro Solo & Co

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– Se souvenir de Sankara 55:32
Émission du 12/10/14
[fvplayer src=”http://silva-rerum.net/medias/files/Burkina/AFREN-20141012-SeSouvenirDeSankara.mp3″]

– Nicolas Sarkozy l’Africain 55:57
Émission du 13/05/12
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Rendez-vous avec X (France Inter)
Patrick Pesnot

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– Burkina Faso : Thomas Sankara
Émission du 23/02/2001
[fvplayer src=”http://silva-rerum.net/medias/files/Burkina/RVX-20010223-BurkinaFassoThomasSankara.mp3″]

– Burkina Faso : Blaise Compaoré, l’ex-putschiste détrôné 37:37
Émission du 29/11/14
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Culture Monde (France Culture)
Florian Delorme

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– Burkina-Faso: L’An I de la révolution (1/4) – Retour sur une insurrection populaire exemplaire 52:49
Émission du 02.03.2015
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– Burkina-Faso: L’An I de la révolution (2/5) – Une transition politique sous tension 52:53
Émission du 03.03.2015
[fvplayer src=”http://silva-rerum.net/medias/files/Burkina/CMONDE-Burkina-Faso-25-Une transition politique sous tension.mp3″]

– Burkina-Faso: L’An I de la révolution (3/5) – La jeunesse et le culte de Thomas Sankara 53:13
Émission du 04.03.2015
[fvplayer src=”http://silva-rerum.net/medias/files/Burkina/CMONDE-Burkina-Faso-35-La jeunesse et le culte de Thomas Sankara.mp3″]

– Burkina-Faso: L’An I de la révolution (4/5) – Les chemins du développement 52:04
Émission du 05.03.2015
[fvplayer src=”http://silva-rerum.net/medias/files/Burkina/CMONDE-Burkina-Faso-45-Les chemins du développement.mp3″]

– Burkina-Faso: L’An I de la révolution (5/5) – Le Burkina face au terrorisme 53:46
Émission du 06.03.2015
[fvplayer src=”http://silva-rerum.net/medias/files/Burkina/CMONDE-Burkina-Faso-55-Le Burkina face au terrorisme.mp3″]

Et aussi :

Les Enjeux Internationaux (France Culture) – Burkina-Faso. Les premières leçons politiques et régionales de la chute du président Compaoré 12:07

Émission du 24/11/14

Mesurer

Robert Barbault :

« Un indicateur c’est fondamental (…) ça correspond à une vision du monde que l’on veut se donner et aux moyens d’y parvenir.

On est en train de passer d’un indicateur monolithique et dictatorial (le PIB) à un autre qui est le carbone, et quand on voit qu’un indicateur est tellement important psychologiquement qu’il finit par “contraindre” la réalité qu’il prétend simplement indiquer.

(…) il faut quand même se poser la question de faire intervenir le peuple : Qu’est ce que vous voulez comme avenir, et sur quels paramètres vous voulez que l’on appuie pour atteindre cet avenir ? C’est plutôt social, c’est plutôt santé, c’est plutôt environnement, c’est plutôt biodiversité. »

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/co2monamour/

Gestation d’une société coopérative…

Lorsque je rédigeais les statuts de la SCIC que nous voulions alors créer en 2007, je le faisais en inscrivant noir sur blanc le fil de ce en quoi je crois, ce qui fait sens dans ma vie. Les nombreux débats que nous avions eus à l’époque m’avaient amené à formuler le préambule, la charte et les statuts du projet en y formulant ce qui me paraît être aujourd’hui le seul modèle économique valable pour toute action de création, de développement, de production et de commercialisation de biens et de services.

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Extraits :

« CHARTE du Projet

(…)

Cette charte prend en compte l’ensemble des besoins et des liens qui tissent un territoire, son patrimoine, ses acteurs de développement et ses résidents. Ces engagements s’inscrivent dans un projet de vie (développement ?) durable et d’aménagement du territoire.

L’ensemble des adhérents/sociétaires se fixe comme objectifs les points suivants : respect de l’environnement, qualité des produits, qualité des services, action collective, soutien à l’agriculture paysanne.

La démarche comporte plusieurs approches :

Approche sociale :

Recréer, développer et soutenir les échanges et les concertations entre le milieu agricole, les autres acteurs de développement et les consommateurs (particuliers, collectivités) dans une démarche de proximité visant à renforcer notamment un tissu rural local. Garantir le respect des droits élémentaires et fondamentaux de la personne, refus de l’exploitation des producteurs, respect des droits sociaux du travail (repos hebdomadaire, hygiène, sécurité et santé) et de la protection des enfants dans le travail…,

Approche économique :

L’objectif est de développer des filières de proximité créatrices d’emploi (en favorisant un partage équitable de la valeur ajoutée et une juste rémunération des opérateurs). Pratiquer une politique commerciale de « prix minimum garanti » permettant une juste rémunération des producteurs et des salariés pour subvenir décemment à leurs besoins et à ceux de leurs familles, et s’inscrivant dans un objectif de rentabilité économique de l’activité de production.

Approche territoriale et environnementale :

De nombreuses initiatives sont apparues localement afin de travailler au développement d’une agriculture durable, respectueuse de l’environnement (respect de l’eau, des sols, des paysages). La coopérative s’engage à soutenir ces démarches et favoriser la création de nouvelles activités complémentaires.

Approche éducative :

Volonté de sensibiliser les élus, les gestionnaires, les producteurs et les consommateurs sur les relations entre les modes de production et de consommation des produits alimentaires et de consommation courante, y compris en restauration collective, dans le milieu scolaire, auprès des enseignants et des parents d’élèves…

Les différents acteurs s’engagent à soutenir, par leurs choix de consommation, un cahier des charges commun visant aux objectifs suivants :

Dans le domaine agricole (production, transformation, distribution) :

• Mode de production exempt de tout produit chimique de synthèse (pesticides, engrais de synthèse),

• Maintien de la fertilité des sols par des méthodes écologiques : rotation des cultures, utilisation d’engrais verts…,

• Diversification des productions sur les domaines.

• Participation au sauvetage du patrimoine génétique et à la défense de la semence fermière.

• Exclusion totale, à tous les niveaux des filières, des OGM (Organismes Génétiquement Modifiés),

• Respect du bien-être animal

• Maintien d’un lien au sol pour l’alimentation animale,

• Liaison au sol de l’élevage obligatoire, les surfaces doivent permettre un accès au plein air des animaux et assurer tout ou partie de leur alimentation et de l’épandage de leurs déjections.

• Protection de l’environnement des domaines en rétablissant les équilibres écologiques (haies, protection de la faune et de la flore…).

• Promotion de la transformation à la ferme et des formes de commercialisation qui responsabilisent producteurs et consommateurs et induisent une dynamique sociale (exemple : fixation des prix).

Dans le domaine environnemental et des énergies :

• Réduction des déchets et de la consommation énergétiques à toutes les étapes de production, de transformation et de transport.

• Promotion de la revalorisation des déchets, notamment par la cogénération.

• Privilégier la proximité pour les ventes afin d’éviter au maximum les pollutions des transports et favoriser le dialogue entre producteurs, consommateurs, transformateurs et distributeurs.

Dans le domaine social :

• Privilégier les domaines à dimension humaine, source de main-d’œuvre, où chacun peut conserver sa dignité et trouver son épanouissement.

• Refus de tout système commercial qui pratique la politique de l’écrasement des prix.

• Création de liens entre les consommateurs et les producteurs par l’organisation de rencontres, visites, dégustations.

• Promotion des productions et transformations locales et artisanales respectueuses de l’environnement.

• Actions sociales et interventions pour encourager et développer les initiatives publiques ou privées répondant aux mêmes objectifs.

Mode d’action :

L’ensemble de ces approches se réalisera sous la forme d’actions complémentaires :

A — Un « point de vente coopératif » de type coopérative de distribution de produits (biologiques, écologiques ou respectueux de l’environnement), provenant soit du plateau ardéchois, soit des zones géographiques les plus proches si les produits ne sont pas disponibles sur le plateau.

Ce point de vente distribuera de manière plus générale des produits courants (épicerie, produits nettoyants, etc.) issus de filières respectueuses de l’environnement.

(…)

B — Un système de soutien à la transformation coopérative visant à regrouper, soutenir et cofinancer les groupements de producteurs adhérents souhaitant créer des ateliers de transformation.

(…)

C — Un système de soutien à la distribution équitable de type « circuits courts » favorables aux producteurs et aux consommateurs :

« Paniers maraîchers » en livraison régulière directe par les producteurs adhérents de la SCIC (selon des contrats avec les consommateurs adhérents),

« Groupement d’achat » qui pourra proposer des commandes collectives en gros ou demi-gros pour les produits de producteurs paysans ou artisanaux non locaux.

(…)

D — Des « services coopératifs » visant à permettre des échanges solidaires :

Ces services organisés dans le cadre de la coopérative, avec éventuellement le soutien des moyens de la coopérative, consisteront en l’organisation et à la mise en œuvre d’une partie des actions de la société coopératives, ainsi que d’autres services d’échange entre les adhérents de la coopérative.

Ces services pourront être valorisés par l’attribution de parts dans la société, ou permettront de bénéficier d’une réciprocité de la part d’autres coopérateurs. »

Als sie mich holten, gab es keinen mehr, der protestieren konnte.

Quand ils sont venus chercher les intérimaires, je n’ai rien dit, je n’étais pas intérimaire ;
quand ils sont venus chercher les ouvriers, je n’ai rien dit, je n’étais pas ouvrier ;
quand ils sont venus chercher les fonctionnaires, je n’ai rien dit, je n’étais pas fonctionnaire ;
quand ils sont venus me chercher, il n’y avait plus personne pour protester…

En ce moment, on revient souvent, et d’une certaine façon, à juste à titre quant aux drames personnels, sur les « suicides à France Télécom », sur la situation des agriculteurs « prêts à tout »

La France découvre-t-elle le « Management » des personnels ? Les Français découvrent-ils la dégringolade sociale à l’œuvre depuis la fin des années soixante-dix dans les pays occidentaux, les Français découvrent-ils la désindustrialisation de leur pays ? « Travailler plus pour gagner plus », « Le pouvoir d’achat » n’étaient-ils pas les deux tartes à la crème de la dernière campagne présidentielle ?

Quand dans l’entreprise le climat social n’en est pas au niveau de celui de France Télécom, c’est sur les sous-traitants que s’exercent les pressions du même acabit, et ce n’est pas une nouveauté. Depuis les années quatre-vingt-dix, la novlangue nous a concocté des discours sur la « flexibilité », sur « l’externalisation », sur « l’outsourcing ».

Tous termes qui consistent simplement à faire produire les biens et les services le moins cher possible, en flux tendu, avec le minimum de contraintes (salariales, sociales, légales, environnementales) pour permettre aux ayants droit (CA, actionnaires et partenaires financiers) de tirer les marges maximales et aux consommateurs d’acheter « moins chers »

Quand les lignes téléphoniques sont posées par des équipes de sous-traitants, venues du Portugal, qui s’en offusque puisque c’est moins cher ?

Les syndicalistes, à la flamboyante époque publique d’EDF, ne se sont jamais souciés des mineurs dans les mines de cuivres et d’uranium, les fonctionnaires de La Poste ne se sont jamais souciés des chauffeurs de camions des sous-traitants qui faisaient la liaison entre les centres de tris, les usagers ne se sont jamais privés de critiquer les « cantonniers payés à rien foutre » sur le bord des routes, les prolos ne se sont jamais souciés de savoir d’où venaient leurs chips et leur lait, et les bourgeois ne se sont jamais souciés de savoir dans quelles conditions étaient produits les cornichons vendus dans leurs épiceries fines…

Les agriculteurs conventionnels et la FNSEA ne se sont jamais souciés du dumping européen sur les marchés africains, les céréaliers français ne se sont jamais souciés des conséquences environnementales et de santé sur les habitants aux alentours de leurs exploitations, les éleveurs français ne se sont jamais souciés des conditions de production des compléments alimentaires OGM sur l’agriculture sud-américaine et sur la forêt amazonienne…

La France entière se tordait de rire quand Coluche, en bon héritier du poujadisme, faisait des blagues sur l’horloge que l’on ne risque pas de voler parce que tous les fonctionnaires ont les yeux rivés dessus…

Même si j’évite au maximum ce genre d’endroit, Il m’arrive parfois de me poser quelques minutes dans un centre commercial, vous savez, sur les bancs installés en face des caisses, dans la galerie commerciale. Et à prendre le temps d’y réfléchir, je ne me fais aucun souci pour la surcharge pondérale de M. Le Métayer, aucun souci pour l’avenir de la famille Sarkozy, aucun souci pour le bronzage de Séguéla, aucun souci pour les intermédiaires financiers.

Une crise ? Quelle crise ?

[edit: 09/2015]

Révisionnisme

Extrait du Petit Robert :

révisionnisme [YevizjCnism] n. m.

• 1907; de révision, d’apr. le russe

Position idéologique préconisant la révision d’une doctrine politique dogmatiquement fixée. Voir : réformisme. Le révisionnisme poststalinien, dans les partis communistes.

(v. 1985) Position idéologique tendant à minimiser le génocide des Juifs par les nazis, notamment en niant l’existence des chambres à gaz dans les camps d’extermination. Voir : négationnisme.

Dans l’émission « J’ai mes sources » du lundi 20 avril 2009, la « journaliste » Colombe Schneck (je mets des guillemets sciemment), présente et participe à une discussion autour de la chronique de Pierre Langlais qui parle d’un des héros de la série « Rescue me » qui défend l’idée d’un « Inside Job » concernant les attentats du 11 septembre 2001…

Dans son introduction du sujet et dans ses propos, Colombe Schneck utilise le terme « révisionniste » pour qualifier ceux qui parlent d’un complot intérieur à propos des attentats. Il ne fait aucun doute que pour Colombe Schneck, ce n’est pas à la première des définitions de « révisionnisme » présentées ci-dessus qu’elle fait référence, mais bien de la seconde : cette « position », pour le moins polémique, défendue par nombre d’états-uniens, est de manière générale systématiquement présentée comme douteuse, stupide, fascisante, insupportable dans les médias traditionnels.

Douteuse ? Soit !

Personnellement, je ne me sens pas le droit de dire quel est le vrai du faux. Je ne suis pas journaliste.

En revanche, un « journaliste » qui présente un point de vue différent de la doxa et qui l’assimile directement au révisionnisme, hors de toute question liée à la Shoah, ne me semble tout simplement pas acceptable. En réalité, je suis sur internet les différents développements de cette thèse depuis qu’elle s’est fait jour, et je me contente d’écouter, de lire et de regarder les arguments présentés par les différents « partisans » de la théorie du « complot intérieur » et si la plupart de leurs arguments me paraissent grossiers, quelques-uns mériteraient quelques éclaircissements… J’attends avec impatience des contradicteurs offrant des arguments construits et étayés.

Quand on ne craint pas ses adversaires, ou ses contradicteurs, on n’a pas peur de débattre.

J’aurais cru que le rôle d’un journaliste était de permettre au débat d’avoir lieu, de présenter les faits et éventuellement les différents points de vue.

Pour Colombe Schneck donc, quelqu’un qui n’est pas d’accord avec elle est un « révisionniste ».

Ça laisse songeur.

Plus on est de fous…

Depuis… bien longtemps, Rezo.net est une de mes premières adresses quotidiennes…

Et bien aujourd’hui, il y a L’autre Réseau, et l’on peut s’en réjouir.

C’est bien, (on se demandait un peu ce qu’il se passait avec Rezo.net), comme c’est bien de lire que tous ceux qui ne sont pas « pour Val » ne sont pas du coup forcément «  pro Siné », personnellement, je ne me sens pas à l’aise ni avec l’un ni avec l’autre (et je dis ça en ayant grandi avec, entre autres, Charlie Hebdo, les albums de Reiser et de Wolinsky etc.) je ne me suis donc pas précipité pour acheter le numéro 1 de « l’hebdo satyrique du gars qui ne se prend pas au sérieux, mais n’a aucun problème à ce que l’hebdo porte, en toute modestie, rien moins que son nom »

Bref. J’attends de voir, j’apprécie énormément certaines des signatures que l’on y trouve.

Un peu de subtilité, néanmoins incisive, et de diversité de points de vue, est d’un bien meilleur goût que les sales blagues misogynes (les femmes sucent, les mecs montrent leurs couilles, leur bite, etc.) et limites racistes ou discriminantes : il ne faut pas confondre représenter un président avec une plume dans le cul et traiter ses adversaires « d’enculés ».

On peut être sardon sans être gras ou lourd ! CQFD.

(note en retard du 11 septembre 2008 15:04)

Fête de la Conf’, Services Publics en Ardèche, pouvoir d’achat…

Samedi c’était la fête de la Confédération Paysanne de l’Ardèche, à Sainte Eulalie.

Je n’ai pas pu m’empêcher d’aller y faire un tour, c’est plein de copains, et outre les gens intelligents et sympas que l’on peut y rencontrer, j’ai glané çà et là quelques petites choses qui me remontent le moral (qui va bien pourtant). Au moment de repartir, je suis retourné ramasser quelques bouts de papier d’une idée bêtement géniale :

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Ben oui, ça fait des mois que certains Ardéchois se sont mis à arborer une affiche ridicule à l’arrière de leur véhicule, et ce à l’initiative du Conseil Général de l’Ardèche, rien que ça !

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Outre le côté pestilentiel fondamentalement réactionnaire de cette revendication identitaro-localo-pseudo…traditionaliste (?) digne des commentaires de comptoir d’un retour de partie de chasse bien arrosée, il m’était apparu à moi aussi totalement obscène que l’on arbore fièrement cette ineptie alors que l’on n’est pas capable de se mobiliser pour défendre, citoyen, ses services publics, pour ne citer QUE cet exemple.

Et d’ailleurs, puisqu’on y ait, et que je vais démissionner dans quelques jours, il y a quelques semaines, j’étais une fois de plus convié, en tant que président d’une association pour l’école publique, à une nouvelle réunion concernant les services de transports publics pour les écoles primaires du plateau ardéchois, et je n’ai pas été « déçu » en matière de spectacle : si les élus de ce département étaient aussi prompts à défendre les services publics, notamment pour les écoles primaires publiques (héhé, cherchez l’erreur), qu’ils le sont pour faire du chauvinisme et s’autocongratuler, on se sentirait tout de même plus rassuré… Mais voir main dans la main des élus dits « de gauche » (le VP du département chargé des transports scolaires pour ne pas le citer) et de l’UMP (le conseiller général par exemple) vous expliquer calmement que vous n’aurez pas droit à un transport scolaire pour les enfants parce qu’il n’y pas le quota âge/nombre sur la ligne, puis ensuite discuter le bout de gras avec le conseiller général sur qui va avoir droit au ramassage à telle ou telle ferme et qui va y aller à pied, alors que je réclamais en vain, à voix haute et distincte, régulièrement, une copie de la liste déjà préparée à l’avance avec les critères inscrits pour chaque enfant et que l’on me regardait sans daigner me répondre…

Triste spectacle C’est d’autant plus dégoûtant que l’année précédente, nous avions déjà eu à subir ce même mépris lors de la suppression d’une ligne de transport pour les mêmes écoles, j’avais d’ailleurs exposé cette question et quelques autres, notamment sur la responsabilité des élus, lors d’un débat public sur le thème « Les services publics sont-ils solubles dans la mondialisation ? » où intervenaient Gilles Balbastre et Christian Tran au Festival Résistance 2007.

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Pour poursuivre, j’avais vu le même vice-président, chargé des transports du département quelques jours plus tôt littéralement se donner en spectacle avec son imper « département de l’Ardèche » à la buvette du festival de la Chabriole à Saint Michel de Chabrianou, avant le concert des Têtes Raides. Il m’avait reconnu du coin de l’oeil et n’arrivait sans doute pas à « me remettre » alors que ma tête devait lui dire quelque chose, et pour cause : je l’avais déjà un peu bousculé au micro avec ses petits copains lors du débat sur les services publics qui avait suivi la première du film « Le temps de l’Urgence » de Christian Tran, à Aubenas, toujours à propos des services publics de transport sur le plateau ardéchois…

Du coup, je vous fais profiter aussi de cette affichette détournée, et si vous êtes ardéchois et que vous voulez défendre les services publics, téléchargez-la et affichez-la, fièrement, celle-ci…

Le service public en 07, moi j’y tiens…

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Par contre le type qui tenait le stand de la CGT à la fête de la Conf ‘, et que j’avais déjà rencontré lors de réunions pour la défense des services publics en Ardèche, au collectif de Privas je crois, a voulu me faire signer une de ces pétitions dont la CGT à le secret sur « l’augmentation des salaires et du pouvoir d’achat »… Mal tombé le gars…

Ben oui, parce que si je me bats sur le plateau depuis mon installation pour qu’il y ait des débats et une mobilisation pour le service public, que je suis pour une amélioration des salaires et contre les contrats de précarisation, je suis aussi un « petit patron », déjà évoqué largement ce sujet notamment (d’ailleurs il ne connaissait pas le film « Ils ne mourraient pas tous mais tous étaient frappés »)…

Bref, les pétitions de base qui n’engagent à rien d’autre qu’à meugler contre les patrons/sarko/lekapital et à demander plus de sous pour dépenser plus, sans rentrer dans le moindre début de commencement d’une explication sur le système, ça a plutôt le dont d’être énervant.

Non pas que je ne veuille pas que le pouvoir d’achat ou les salaires augmentent, ou que je vive dans une tour d’ivoire en contemplant le peuple criant famine, mais plutôt parce qu’en tant que « petit patron », je pourrais en dire long sur les raisons qui m’empêchent moi de garder mes salariés en CDI et de les augmenter, et parmi ces raisons, l’esprit consumériste du « plus de pouvoir d’achat dans mon caddie de supermarché » y est pour beaucoup… Les consommateurs (en cela incités par les grands groupes et la grande distribution, évidement) jouent un rôle primordial lors de leurs comportements d’achat dans la mécanique qui à l’autre bout du cycle font qu’eux-mêmes se retrouvent fragilisés, pressurés, licenciés. Ils veulent plus, hors saison, moins cher, tout de suite…

Dans les classes moyennes, il y a une majorité de cons-sommateurs qui veulent plus pour consommer plus, tous simplement. Et ceux-là tirent l’ensemble vers le bas. Ben oui, si vous voulez que la mayonnaise, l’huile, les œufs, les cornichons le pain etc. coûtent moins cher dans une grande surface, croyez-vous que ce soit sur sa marge que celle-ci va faire un effort ? La chaîne de pression remonte donc ainsi en chaîne sur les producteurs, et les sous-traitants : et ce sont eux qui doivent travailler et produire plus à vil prix pour que le prix baisse (pas tant que ça en plus) pendant que la grande distribution se goinfre et que les productions finissent par se barrer à l’autre bout du monde…

Consommer beaucoup, beaucoup, beaucoup moins pour consommer vraiment mieux, c’est un combat, quotidien, et ce n’est vraiment pas facile tous les jours. Surtout quand on à pas les sous justement. Et d’ailleurs, c’est souvent les gens qui n’ont pas les sous qui font le plus d’efforts. Cherchez l’erreur.

Pour conclure avec le sourire, une image qui m’a fait beaucoup rire et que j’avais trouvée dans le calendrier 2006 de la Conf , je me fais une joie de la partager avec vous (et pardon pour les droits d’auteurs) :

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[edit: 09/2015]

CNR etc.

Bon, contrairement à ce que l’on pourrait croire en lisant ce site, et ceux qui connaissent mes engagements personnels réels concernant le personnage vous diraient que je ne « fais pourtant pas dans la dentelle », je ne suis pas d’un anti-sarkozisme primaire : on a le président que l’on mérite (en tant que société). Donc je ne peux pas adhérer comme ça tout simplement à une démarche qui fait de « stop sarko » son (ou un de ses) leitmotiv.

Mais effectivement, on l’attend depuis longtemps, le sursaut républicain ! Serait-ce enfin le bon ?

Allez lire l’appel, sur la page de l’autoproclamé « Conseil National de la Résistance. » 2008…

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Après, vous ferez bien ce que vous voudrez… Mais au moins, l’info circule…

Rompre

Voler son appareil, ses négatifs ou sa carte mémoire à un photographe, c’est sans doute pour lui aussi douloureux, aussi intrusif dans son intimité que de voler un manuscrit à un écrivain… Enfin, je me l’imagine. Enfin, je ne sais pas. Pas l’intimité de choses que l’on voudrait ne pas montrer, mais plutôt l’intrusion, la destruction ou la punition privation gratuite de quelque chose de soi que l’on cultive et cherche à préserver.

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Je ne suis ni photographe ni écrivain… Mais je crois que je comprends.

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Depuis mes seize ans, j’ai toujours un appareil photo pas loin de moi, et depuis que j’ai photographié des plagistes sur la plage de Sète, ou modestement contribué aux compétences photographiques des étudiants de mon école d’architecture, un appareil ne me quitte plus.

Mais vraiment plus du tout.

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J’ai aujourd’hui, en bon « écolo de merde* », délaissé l’argentique pour le numérique (très modeste), mais cette envie irrésistible de fixer, capter, voler, observer, examiner, savourer, surprendre, témoigner, restituer, interpréter des instants et des lieux dont on a l’impression qu’ils ne seront plus jamais les mêmes et dont on veut s’approprier, ou créer, une trace ; cette envie je l’ai là dans mes yeux et dans ma tête, au bout de mes doigts, tout le temps…

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Et quand j’écris tout le temps, c’est tout le temps, jusqu’à rendre les autres dingues.

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Aussi, je comprends le désarroi, la tristesse de Phil.

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Voilà, noter une bafouille pour un ami qui comme moi pleure comme enfant, qui m’a témoigné son attention, me paraît être une bonne raison de rompre un silence douloureux.

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Tiens, Phil,en grattant dans mes ruines il y a 15 jours, j’ai trouvé la réponse à ta question, tu penses si j’ai pensé à faire une photo rien que pour toi :

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Merci à, et pour, Philippe.

* Petit clin d’œil à la FNSEA.

NKM – UMP même combat ?

Aaahh Nathalie… (permettez que je vous appelle par votre prénom  ?)

Comme je pense à vous, comme je compatis… Je vous revois encore face à Nicolas Hulot dire avec force conviction que vous étiez engagée dans « l’écologisation de l’UMP »

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Je vous revois encore découvrant votre ministère, appuyée nonchalamment contre le montant d’une porte posant la question qui tue : « La cantine, elle est en Bio ici ? »

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Croyez-vous qu’un jour celle de l’Assemblée Nationale sera aussi en Bio, avec 0,9 % d’OGM ?

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« J’en ai marre d’être confrontée à une armée de lâches » dites-vous ?

Rien que de très normal : Chassez le naturel et il revient au galop…

Comme ceux qui se sont abstenus lors du vote, allez-vous vous coucher pour préserver votre carrière politique, ou aurez-vous le courage d’aller déchirer votre carte de l’UMP sur le bureau de votre cher président ?

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Bref, désormais, en France, nous n’aurons plus le droit de nous alimenter sans OGM.

Vous n’en vouliez pas ? Malgré le fait que vous représentiez la majorité (72 % des personnes interrogées), que les pros OGM sont minoritaires dans le secteur agricole agro-industriel, que la contamination des filières non-OGM est irrémédiable dès lors que les OGM sont en plein champ ; peu importe que les bénéfices des OGM soient contestés et contestables, peu importe que tout cela mette à genou la production agricole alimentaire mondiale face à quelques firmes multinationales…

Je fais mienne la question posée par Greenpeace : « Texte de loi ou acte de vente à Monsanto ? »

Extrait du site de Greenpeace :

« L’Assemblée nationale vient de rédiger l’acte de vente de l’agriculture française à Monsanto, conclut Arnaud Apoteker. Le Premier ministre est le premier à vouloir le signer. Les sénateurs trouveront-ils le courage d’afficher un autre visage ? »

Ce scrutin, caractérisé par une très courte majorité et une abstention inhabituelle, témoigne par ailleurs du manque d’unanimité et de la mauvaise conscience des députés UMP sur la ligne définie par M.Copé et la frange la plus extrémiste du parti. Greenpeace en appelle maintenant au Président de la République : l’intérêt général doit passer avant les intérêts des firmes de semenciers et la politique politicienne.

Je me suis mordu la langue depuis l’élection de Sarkozy, notamment concernant la tartuferie du « Grenelle de l’environnement », parce que je voulais attendre de voir quelle serait la conclusion. Je ne suis pas déçu. Les députés ont donc voté pour la loi qui s’assoit sur les principes fondamentaux de protection de l’environnement, sur les principes de précaution et surtout rend irresponsable celui qui contamine.

Extrait du Petit Robert :

corruption [kCYypsjT] n. f.

• v. 1130; lat. corruptio, de corrumpere  corrompre 

1 (1170) Vieilli Altération de la substance par décomposition. ⇒ Décomposition, pourriture, putréfaction.

2 Littér. Altération du jugement, du goût, du langage. ⇒ Corrompre (I, 2o).

3 Le fait de corrompre moralement; état de ce qui est corrompu. ⇒ Avilissement, dépravation, gangrène, perversion, souillure, vice. Corruption des mœurs. ⇒ dérèglement, dissolution. « Les hommes sont tous pareils, enragés de vice et de corruption » (A. Daudet).

4 Emploi de moyens condamnables (⇒ bakchich, dessous-de-table, pot-de-vin) pour faire agir qqn contre son devoir, sa conscience; fait de se laisser corrompre. Tentative de corruption. La corruption électorale est un délit. Condamné pour corruption de fonctionnaires. ⇒ Prévarication. Être convaincu de corruption. Corruption active, passive.

Quelle définition* du mot corruption parmi celles-ci, pensez-vous qu’il faille utiliser concernant l’adoption de cette loi ?

Y a-t-il encore quelqu’un dans ce pays pour croire qu’il est sain pour la démocratie française que celle-ci soit dirigée par des avocats d’affaires ?

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*Pour ma part, je retiens la troisième, mais sait-on jamais…

(maj à 22:24)